Voy. p. ÎM
î. Voy. p. Î05, 3. Voy.p.20S«t3f7.
IKTAOl^UCTION. XXXV
du livre même, nous pouvons an moins dès à présent ajouter à ce qui vient
•lètre dit quelques remarques générales importantes et qui ne demandent pas
!K)ar èire compiises de longs développements. Outre Tavaiitage de rassemUer, pour la distinction des deux mots synonymes
daas chaque exemple » les lumières que fournit l'examen non-seulement de tous les autres exemples , mais encore de termes étrangers à la classe et affectés de la même modification grammaticale , cette méthode a encore celui de rendre» sinon tout i fait inutiles, au moins peu nécessaires, les citations de passages ayant pour but de constater l'usage par rapport à chaque couple de synonymes. Cet Qsage, elle le fiait connaître à priori et oomme d'emblée, en même temps qu'elle, lexplique et eu rend raison. Soient les deux synonymes défiance et méfiaace. En procédant à la manière de Girard, on s'efforcera de découvririeur différence pa^ instinct, par la méditation et k l'aide d'une sagacité plus ou moins pénétrante. Cest ce qu'ont fait les auteurs des deux articles de TEiDcyclopédie sur ce si^jet On pourrait aussi, comme pour les synonymes à radicaux divers , s'attacher à savoir la déciâoii de l'usage touchant la valeur propre des deux mots, et à cette fin on recueillerait dans les auteurs classiques beaucoup de passages où cette vakur se trouve bien marquée. Mais ce moyen n'est ni le plus court , ni le plus SÛT, ni le plus satisfaisant; c'est seulement un moyen surérogatoire qu'on emploiera quelquefois par surcroît de précaution. Après que le sens précis de chacune des deux préfixes dé et mé aura été séparément déterminé par l'examen et la comparaison d'un grand nombre de termes français ou étrangers qu'elle commence, ou rapprochera deux par deux les mots peu ou point synonymes qui ont même radical et pour préfixe, l'ua dé^ l'autre mé^ et par exemple, dépriser et méprUer^ ééewnpie et métômpie, dédire et médire. On arrivera ainsi par analogie à connaître non -seulement ce que l'usage pense ou plutôt doit penser sur la différence des deux mots, mais encore pourquoi il le pense ou doit le penser. Sans doute les esprits méticuleusement positifs et empiriques jugeront qu'il vaudrait mieux constater l'usage que de décider au nom de la science ce qu'il doit être. Mais , outre que ks citations ne le révèlent pas infailliblement , il est bien permis à la science de le guider, de le contrôler même quelquefois dans les cas particuliers» d'après des données fournies par l'usage lui-même. Nous avons donc dû citer pins rarement dans la première partie. Toutefois nous ne nous en sommes abston que quand la d^érenee obtenue scientifiquement était si évidemment confinaée par l'usage, que toute démonstration au moyen des faits devenait superflue.
En second lieu, il ne suffit pas de ranger en classes les synonymes grammaticaox, il faut savoir aussi distribuer les classes entre elles. Le sujet entier se Hméj à notre avis, en trois parties principales sous les titres suivants : V Synonvmes dont les différences éépenéent de certsines ciroonstances grammaticales ; ^ Synonymes dont les différences dépendent de la valeur des préfixes; 3* Synon}TDcs dont les différences dépendent de la valeur des tcrmînaisoFns*. Dans la
1. Pour différender les moto synonymes à radical commun , la langue grecque a plusieurs moyens