‹ Dictionnaire des synonymes de la langue françaiseChapitre 187 sur 444 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

sédant avec plénitude , ayec abondance , de cette môme chose , de manière à produire sur nous tel ou tel effet , ou tout au moins plus d'effet.

HARMONIQUE, HARMONIEUX. Où, il y a de l'harmonie.

Harmonique, usité principalement en musique, qualifie d'une manière abstraite, froide, sans degré ; il indique le genre de l'objet en mar* quant son rapport avec l'harmonie, mais sans aucun égard à l'effet agréable qui en résulte ; il est simplement désignatif ou caractéristique : le beau harmonique (P. A.); les institutions harmoniques de ZarÛn (1d.). Harmonieux , plein d'harmonie , est un mot du langage commun qui se rapporte toujours et surtout à l'effet produit , et produit avec plénitude : il est expressif. « Vous me faites entendre les sons les plus doux, les accords les plus harmonieux: c'est un plaisir pour l'oreille. » P. A. — a H résulte en total pour chaque nation le même degré de plaisir harmonique de la lecture d'une page de Cicéron ou de Virgile , quoique tel vers de Virgile doive paraître plus harmonieux à un Français , tel autre à un Allemand.» D'Al.

SULFURIQUB, SULFUREUX; NITRIQUE, Nl- TREUX; ARSÉNIQUB, ARSËNIEUX; PHOSPHO- RIQUE, PHOSPHOREUX; SÉLÉNIQUE, SÊLÉ- NIEUX.

Ces mots , destinés à qualifier les acides , ont été inventés par les auteurs de la nomenclature chimique à l'époque où l'on croyait qu'un corps, en s'unissant à l'oxygèue, ne pouvait donner naissance qu'à deux acides , au plus. Il n'y a rien à dire contre leur formation ; elle est régulière et conforme au sens ordinaire des terminaisons ique et etup. L'adjectif en ique se dit de celui des deux acides qui renferme le moins de la chose exprimée par le radical de l'adjectif, et l'adjectif en eux de celui qui en renferme le plus. Acide sulfurique , acide du soufre , où il y a le moins de ce corps , et partant le plus oxygéné ; actde sulfureux , acide du soufre , où il y a le plus de ce corps , et partant le moins oxygéné.

TERMINAISONS IQUE et àL, ,

Numérique, numéral. Stomachique, stomçLcàl, Chirurgique , chirurgical. Monastique , mon<y' cal. Rustique , rurcd. Générique , général. Géométrique, géométral; philosophique, philosophai ; théologique, théologal; historique, historiaU

te sens comparatif de ces deux désinences ayant été déjà suffisamment déterminé , il s'agit ici simplement d'appliquer à des exemples particuliers les distinctions générales ci-dessus établies.

NUMÉRIQUE, NUMÉRAL. Qui a rapport au nombre.

Mais le premier annonce un rapport intrinsèque, de fond, une participation aux qualités essentielles du nombre, à ses caractères génériques. En disant unité numérique, opération numérique , vous faites connaître ce qu'est cette unité ou cette opération relativement au nombre considéré en lui-même. Numéral est une quali-

fication extrinsèque , de forme , qui se fonde n

un rapport au nombre considéré ^ non plus dai sa nature , comme étant tel ou tel , mais dans ] forme. Nom numéral, adjectif numéral, lett] numérale; c'est-à-dire ayant rapport au nombre non pas en tant que ses caractères constiluti sont tels ou tels , mais en tant qu'il est exprinv De même quand on parle de la valeur numérà de telle lettre dans la numération grecque ou n maine (Volt., Boss.) , il est question d'une quâlil de forme. — L'un de ces adjectifs est un tena d'arithmétique , l'autre un terme de grammaire.

STOMACHIQUE, 8T0BUGAL. Qui a rapport l'estomac.

L'un doit être préféré en médecine , Tautre e anatomie. Néanmoins on les emploie tous deu dans la première science , en parlant de ce qi est bon à l'estomac, de ce qui le fortifie. «TouU les recettes dont j'ai usé , quoique réputées sb machiques ou stomacales, car leur nom nei pas plus assuré que leur effet , m'ont fait plus d mal que de bien. » D'Al.

Alors reste toujours une différence , qui co^ siste en ce que stomachique marque avec Testt mac un rapport plus prochain. Ce qui est stomi chiqiie aide plus essentiellement , et par sa nature l'estomac à remplir ses fonctions ; ce qui est sU macal produit cet effet comme de loin , et ce pourquoi cet adjectif s'applique bien aux chosn favorables à l'estomac , comme le vin , sans qu'elli aient reçu spécialement cette destination; c'e pourquoi aussi on ne dit pas un stomacal , comn on dit un stomachique. Dans la poudre siomach que vous considérez surtout son genre de pr< priété dominante relativement à l'estomac, dans la poudre stomacale , ce pourquoi on pei l'employer et à quelle partie du corps elle om vient.

CHIRURGIQUE, CHIRURGICAL. Qui appartiei ou qui est relatif à la chirurgie.

Chirurgique qualiâe les choses dans leur raj port avec la chirurgie , considérée en soi , dai ce qu'elle a d'essentiel ; et chirurgical les qualij dans leur rapport avec la chirurgie , considér extérieurement, dans ce qui en dépend d'u] manière quelconque. On doit toujours dire uj opération, un essai, une expérience, chirur^ ques; mais , l'anatomie chirurgicale , c'est-à-dii qui prépare à la chirurgie, et des instrumen chirurgicaux^ c'est-à-dire qui servent à la cb rurgie.

MONASTIQUE, MONACAL. Qui a rapport ai moines.

L'un est fbrmé du grec i&ovaor^c , moine ; Ta tre du latin monachus , qui a le même sens. CU peut-être à cause de cette première circonstanc que monastique se prend plutôt en bonne pj que monacal. Mais leur principale différence ti< à celle de leur terminabon.

Monastique se. rapporte au fond , au genre ^ la nature de l'institution , des mœurs , de la d cipline , de la vie des moines , et monacal à le forme. On dira de préférence les vœux (Acad les institutions ou les ordres (In.), les id^ (M0NTB80.)i les vertus (Ducl.) monastiques; l'habit ou le chant (Acao.), l'office (Boss.},

SYNONYMES QUI ONT LE MÊME RADICAL

jjug(yoLr.)flioiui«iU; roisiveté, la captivité, la t}Tai]nie, la dévotion (Volt.), de petites prati- 'les (VoiTTBSQ.) immorales. On dira également la 'i£. U règle, V esprit manattique ou monacal; iauutiqu€ , si en considère ces choses en ellessémes comme bonnes ou mauvaises, comme ;lus ou moins rigoureuses au fond; monacal , si •ja a surtout égard aux habitudes , à Tair , à L'hait, aux pratiques extérieures. — c La pureté primitive de la vie monastique. » Lab. « La vie •.xtèrieure de l'empereur Léopold était plus monacale que de prince. » S. S.

RUSTIQI7E, lUSAL. Relatif à la campagne.

L'un nunpie un rapport essentiel , l'autre un rapport de lieu seulement. Ce qui est rustique se rapporte i la campagne comme à son genre , en 1 la nuaière d'être et les caractères ; ce qui est rurai n'est point dans la ville. La vie rustique jompreDd de la campagne même les occupations '-{ ie5 habitudes; dans la vie rurale il n'y a de la cimpagïa que 1« séjour qu'on y fait. Les occupauoMfBoss., d'Ag.). les soins (Boss.), les exercices (V\Mi.> de la vie rustique; il est difficile aux 'itadios de s'accoutumer à la vie rurale. Un des âajukmeDîls de Bossuet est adressé aux « doyens ruraux > de son diocèse. A ruraux substituez riMtigveff. ]liiq>ropriété sera manifeste.

Les moeurs rustiques impliquent quelque chose d'essentiel et qu'on considère en soi comme bon n: mauvais , comme empreint de simplicité ou de Sroâ»iereté; les mœurs rurtUes rappellent seule- 3ect des modes, des habitudes de se vêtir , de se Bxrrir, de s'assembler en certains lieux, par ^F^^'HioD à celles qui sont suivies dans la ville. ^ esprits rustiques sont tels ou tels , naïfs ou *uies: des esprits ruraux sont des esprits de RS5 éievés aux champs, l'épithète ne les carac- '£xis6 point, elle n'est qu'indicative du lieu où !^K sont formés:

Efphu ruraux volontiers sont Jaloux ,

N eunl pas faits aux coutumes des villes. Laf.

L'écQoomJe rustique entre dans des détails plus otimes que l'économie rurale , surtout en ce qui .oocerue le ménage. < Presque tous les livres sur économie rustique enseignent la manière de mul- -plier le blé , et de Caire pondre des coqs, s Volt. 'Le bruit de la basse-cour, le chant des coqs, le ^ogftsement du bétail, l'attelage des chariots, A repas des champs, le retour des ouvriers, et 'M Tappareil de l'économie rustique donnent à -i maison un air champêtre et animé.» J.J.—£co- -OBiie ruroie est une expression synthétique ou ^naire qui marque seulement où se trouvent ^ objets die cette sorte d'économie. « Un père de amilk qui vit dans sa terre avec 12 000 livres de 'eate ne peut vivre à Paris avec 40000. Cette proportion a toujours subsisté entre l'économie Turak et celle de la capitale, v Volt. La somme niroie de Boutillier (Mohtbsq.). « Nous avons une ^oale d|écrits sur l'économie rurale. > Lab.

GÈKÊRIQCE', GÉNÉRAL. Qui convient au ►s-enrc,

^f^érique^ qui a rapport au genre comme ^%re , en lui-même , comme se composant , dans l esprit, de telles ou telles idées élémentaires. ^^Ql , qui a rapport au genre , cotisidéré exté-

rieurement, dans la réalité, relativement au temps et à l'espace.

Les caractères génériques de l'humanité sont contenus dans la notion abstraite d* humanité; ce sont , par exemple , la vie , la mortalité , la raison ; les caractères généraux de l'humanité sont les caractères que tous les hommes ou la plupart se trouvent avoir effectivement partout et toujours.

Un terme générique est significatif du genre : tel est humanité par rapport au genre auquel les hommes appartiennent ; un terme général sert à exprimer une chose ou un genre de choses , de façon à s'appliquer à peu près à toutes , sans en désigner spécialement aucune , c'est-à-dire eo défini* tive . d'une manière éloignée , vague , peu précise.

Tout ce qui est générique ^ l'est au même degré ; ce qui est général , peut l'être plus ou moins. Générique ne s'emploie que didactiquement , en logique ou en grammaire. Cela doit être.

GÉOMÉTRIQUE, GÉOMÉTRAL; PHILOSOPHI- QUE, PHILOSOPHAL; TflÉOLOGIQUE, THÉOLO- GAL; HISTORIQUE, HISTORIAL. Ces mots ont tous ceU de commun, de marquer un rapport avec une science indiquée par leur radical.

Mais pour ceux qui finissent en tque , c'est un rapport essentiel, qui impose à Tobjet qualifié son caractère propre ; pour les autres , c'est un rapport éloigné, une convenance très-peu étroite , qui sert à désigner l'objet plutôt qu'à le caractériser , à le qualifier.

Ce qui est géométrique ou philosophique l'est plus ou moins, c'est-à-dire participe dans une certaine mesure aux qualités coilstitutives du type qu'on appelle géométrie ou philosophie : ce qui est géométral ou philosophai ne l'est pas plus ou moins , et ces adjectifs ne déterminent point du tout sa nature.

Au surplus , philosophai , théologal et historial ne se trouvent que dans un petit nombre de locutions : pierre philosophale , or obtenu par transmutation des métaux , ou le métal propre à devenir or , ou bien l'art d'obtenir cette conversion , qui était le but de plusieurs philosophes ou alchimistes au moyen âge ] vertus théologales , la foi , L'espérance et la charité , appelées ainsi parce qu'elles ont principalement Dieu pour objet , de même que la théologie ; historial s'est dit de certains livres d'histoire, le miroir historial de Vincent de Beauvais, le bouquet historial.

Quant à géométral y quoique d'un usage plus étendu , il n'exprime non plus avec la science à laquelle il correspond qu'un rapport extrinsèque ; tout ce qui convient ou répugne à la géométrie convient ou répugne à ce qui est géométrique ^ mais non pas à ce qui est géométral. Géométrai sert à qualifier un dessin^ d'architecture qui donne la position, la dimension et la forme exacte des diflérentes parties d'un objet, d'un ouvrage, abstraction faite des illusions de la perspective ; plan géométral; élévation , coupe géométrale.

TERMINAISON AQVE.

Bgpoconàre , hypocondriaque^

Les terminaisons aqtie et tque, latin aous et tcwf , grec ax»; et moç, sont entre elles comme

mEMËRE PARTIE :

ai et U^ c'est-irdire identiques. BUet ont et même origine et même valeur. Les ad|eetillb eo aque serrent donc à qualifier la chose dont on parle , en. tant qu'elle a un rapport essentiel arec Tidée signifiée par leur radical : éUgiaquê , qui est dogeiffe de l'élégie; maniaque , qui a de la manie, possédé de quelque manie ; syriaque , qui est d!un. genre originaire de Syrie , langue syriaque,

VIPOGONDRE, HTPOCONIHIUQCB. Atteint d^iiypocondrie., sorte de maladie qui rend biiarre et morose.

VhyjM>condriaque est comme hypoeondre^ a du rapport, ressemble à T^ypocondre , on le dirait hypocondre. Celui-ci possède pleinement la qualiîè^à laquelle celui-là ne fidt que participer dans une certaine mesure. Hypoeondre désigna nettement et sans détour celui qui est malade d'hypocondrie, a Un hypoeondre disait des tapeurs un mot profondément douloureux : que c'est^un état d'autant plus cruel, qu'il Ûdt roir les choses comme elles sont. »• D'Al. Hypoeondriaque n'a pas la même force; ii se dît d'abord des chose» relatives à cette maladie , aflection hypocondris'que (AcAD.), mélancolie hypocondriaque (IfOL.), lesr vapeurs hypocondriaques (Volt.)', et ensuite des personnes qui y ont simplement rapport , qui y sont disposées , ou bien qui eik tiennent ou s'en sentent quelque peu , ou qui semblent en être air teintas. • Un hypocondriaque de sa saaté. » S. S.

TERMINAISONS FIQVE Et FÈRE.

Sudorifique^ sudorifère. Prolifique ^ prolifère.

FHque se rapporte oommea(]^itr à la terminaison iqws. Mais ce n'est pas une désinence simple , non plus que le latin ficus , d'où cette désinence dérive : elle comprend outre et avant ique- le mot faeere, faire , et signifie que l'oljet qualifié fait ou produit ce qui est exprimé par le radical de l'adjectif : béatifique , qui- rend heureux; frigorifique^ qui cause le froid; sudorifique, qui provoque la sueur; merbifique , qui engendre la maladie ; maléfique , qui. produit le mai , qui a une influence maligne.

Fère, en latin fer y de ferr», porter, signifie que l'objet qualifié porte, apporte ou cause ce que le radical de l'adjectif indique. Lanifère ^ lanam ferre , porte-laine ; somnifère , latin *omnifer , somnum ferre , porter ou apporter le- sommeil , c'est ce qui procure le sommeil , et ainsi des autres , léthifère [lethum , mort) , mortifère , pestiféré y etc.

Un adjectif, susceptible de prendre ces deoi terminaisons', a le même sens à peu près avec l'une et avec l'autre : il présente dans les deux cas l'objet, au nom duquel il se- joint, comme possédant la qualité de produire la chose exprimée par le radical de l'adjectif. On peut donc considérer comme synonymes sudorifique et sudorifère , proUfque et prolifère,

SUDORIFIQUE , SDDORIFERE. Capable de causer la sueur , sudùr,

PROLIFIQUE, PROLIFERE. Capable d'enfanter; proUs , race , enfants.

La différence s'aperçoit aisément. La désinence fère montre la propriété d'une manière plus ex-

térieure, pliB objectiva dans ses effets; et la dé^ sinenoe fkqae la désigne dans l'objet auquel elle est inhéreote, 80l;(|ectivement, comme consti-* tuant son caractère essentiel; et c'est peuitiuei on se sert, par exemple, de prolifère en betanique et de froUfique en médecine. C'est la différence qui existe en latin entre horrifer et fiomfieuè; herfipBr est pittoresque , il fkit voir le sujet répandant çà et le l'horreur et l'épouvante.

De plus , la termûoDsisea fère , sans doute parce qu'elle sei prononce exactement comme la terminaison latine d'où elle dérive , n'a point été po* pularisée dans notre langoet Bile se trouve seulement à la fin de quelques termes scientifiques, usités en botanique le plus souvent , et quelquefois en médeeine. Bn conséqueÉice , on ne peut guère' se permettre dans le discours commun l'usage de suésrifèn; il aurait l'air, étrange et prétentieux:

TBRMIKAISONS WIQWB, FÈRE, IF bt EUX.

Soporifique^ sogorifère , soporaiif, soporeum.

SOPORIFIQUE, SOPOHIFÈHB, SOPORATIF, SOPQRfiUX. Qui a Uk propriété d'endormir ou d'assouiHr; racine, fopof, sommeil;

Soporifère est purement scientifique et à peu près inusité dans le langage commun. Sopofremx marque la plémtude , l'excès^et le danger dei'effet produit par l'objet qualifié : ce qui estsepo* reuKS cause un assoupissement lourd, pénible , et qui peut avoir une terminaison fâcheuse. Restent soporifique et soporatt/conune mots usuels signifiant simplement qai endort : Topiùm est seportfiqne ou sopofoHf : c'est un soporifique eu un soporalif.

Soporifique^ à base neminale , désigne surtout le genre d'état produit , et soporatif, à base tbtbale , soporare , la puissance de le produire. Le médecin voulait qu'on* Tempécbftt de dormir; mais la potion qu'on lui avait donnée était justement soporifique; il faudra pour endormir ce malade une potion très-^oporoltve. Ce qui est seporifique cause tel effet , il endort. « Erdaviraph , ayant bu trois verres d'un vin soporifique , eut une extase. » Volt, c Les voilà saisis d'une affection soporifique et léthargique, s Id. Ce qui est sope^ ratif a la vertu , la capacité de causer cet elfet , d'endormir. « Plus, dudit jour, un julep hépatique , soporaUf, sonmifère , composé pour faire dormir monsieur. » Mol. « Thomas Diafoims ré* pond que l'opium foit dormir, parce qu'il y a dans l'opium une faculté loporolii^s qui fait doi^ mir. x> VoLr. « Vous avez eu raison de dormir : le diable qui vous affligeait était un diable très-«eporatif. » lo. c Le poème sur la Grâce est un poème didactique et un peu soporaiif. » lo. — Un sopo-^ rifique ne doit pas être confondu avec ua autre spieifiqlae quelconque; il y a* des soporaHf» qui agissent pins énergiquement que d'autres.

TERMINAISONS nQUS BT ÀNT.

Vioifique.^ ■ vivifiasU,

ViviFiQOEj VTTOÏARr. Qxd Tivifle ott est propre à vivifier.

SYNONYMES OUI OlfT LE I8MB RADICAL.

flmffKt est pédaatespie et à peu près bon (fgqgt, fKMB qu'il a été ealqaè sur le latin vivifiauj à UAffèrence de vivifiatii^ participe présent du verbe, à forme française» vivifier, — D'aiUeuTS tmjiqw représente la qualité comme inhérente à Tobjet^ indépeadammeAt de Taction et antèrieureDeat à Faction; vivifiant qualifie Toliîei tt fiÉnde l'aetion ef de son eflbt sur ce qûlft salit

BsRori/lqiM,, JumoraUêt.

lOHBlVlQCJS, BOlfORÂBLB. Qui ftif qu'inrest hamé: titre honorifique ou honorable,

l&r litit honorifique attire des homieurs', des

haBBaus fixes , assurés , réglés : majaté , aUesse,

tnelM, /flitneiMe, e^ceUertee^ gtdte^ rêvé*

rma, ete. , sont des titres honerifiquetj le Bas-

JEBiêf a muHiplîé outre mesure* les titres hono-

rifqatt; César fit rendre ou accepta des décrets

hmofifiqmi (Lah.}. tJn titre howmMe est propre

i &ire lûnorer; hfmomble est une quaUilcatfon ,

noa ^ effective , comme honorifique , maiff fa-

cottiËfe ou de droit. Ce qui est honorifique est

boDoréoQ bit honorer, ce qui est honoriàle est*

àhonoiiff.

ZERMINAISOir FÉMNT^

Tconinaison qui vient, comme Is terminaison ftrtj du verbe latin /hre, porter, jeter, répandre. XBe correspond aussi à ta désinence fer des a^ectifr latins; mais , parce qu!elle en change le son, le seul mot où elle se trouve, savoir odort- ^«1, latin odorifer, n'est point relégué parmi les termes scientiffques , mais admis dans tous b genres de style.

TEBMIMAISOlslS FÉEÀNT ke ASX.

Odoriférant, odorant.

OMftVâuin, <»mAn» Qui a d» Ifodenr.

2a latijk odiBiriftfr et «Mfona.

Da objet odoriférant d'abord, a de Todeur en ce seos qu^ contient et porte en soi ou sur soi une matière odorante quelconque : le musc et la âfette ont une poche odoriférante remplie d'une liipiear ou d'une humeur odorante (Buff.)« Les ^lùffiaax porteurs d'une telle matière sont dits ea-mémes odoriférants , et cette épithète se donne aussi à l'homme qui a toujours sur soi des ^«ûeurs : « Notre odoriférant marquis. » Volt. '^Odoriférant qualifie ensuite des choses en moaiement qui vont portant de l'odeur avec elles tt il répandant çà et là. « Sophrony^ne brûla des pufiuDs, et il s'éleva un nuage odoriférant au mi^ des airs. » Féh . c Cette fumée odoriférante qae nous voyons s'élever d'iine composition de Pulaffls. » Boss. — Enfin odoriférant signifie qui cil>^ de l'odeur sans sortir de place, suivant uu troisième acception du verbe latin ferre , et ^est alors seulement qu'il y a. synonymie entre A^onf/rotil et odorant : bois odoriférant ou. odo- 'SBt; ptante odoriférante ou odor afUe.

^ cbote odorante est telle que si vous la por-

tez à votre odorat, elle vous oausera la sensation d'odeur : il y a des fleurs odorantes {J.J.), comme il y en a d'inodores. La chose odoriférante n'a pas besoin que vous alliez au-devant ou que vous l'approchiez de voua : elle se fait bien sentir d'elle-même, elle vous envoie , elle vous lance de l'odeur. « n y a des corps odoriférants qui , sans diminuer sensiblement de leur poids, envoient ti^loin des corpuscules. » Volt. Odorant est un terme didactique, amilytique, de naturaliste, simptementdésignatif, qui attribue à une chose la propriété deeentsr bon ou mauvais : particules odôfdiUes (BoFF.); le pellen est une poussière jaune trts-odomnie (71 T.)i Odoriférant est un mot expressif, descriptif, pittoresque, synthétique , qui fkit image et représente une sorte d'irradiation. Un beie(S8v.)et un boGage(Fâif.)odoriférants r^andent de tous les côtés comme des flots d'odeur. On dit bien aussi un bois odorant , mais en entendant par le mot bois , non pas ime collection d'arbres ou un bosquet envoyant au loin l'odeur des fleurs daneles airs, mais la substance d'un arbre partimilier auquel on trouve de l'odeur en le flairant : le cèdre est un bois odorant. Ce qui est odorant n'est pas inodore; ce qui est odoriférant embaume, d*où il suit qu'en générai la chose odoriférarUe a plus d'odeur que la chose odorante r c Le nard oéioriférant. » Mibm.

TERMINAISON lEJV.

Garde t gardien.

Cette terminaison a pour origine le latin antu , a, um^ de même que la terminaison ain^ dont elle n'est qu'une variété : froief», trojanus; prétorien , praetorianus. Elle a aussi le même sens ; elle désigne des relations extérieures de temps , comme giiafidten, ancien^ et plus souvent de lieu, comme phénicien ^ assyrien^ athénien , égyptien, indien, péruvien, parisien, lesquels marquent tous un rapport du siyet qualifié avec le pays où il est , ou plutôt d'où il est. Par analogie , elle sert à marquer , non plus à quel lieu on appartient, mais à quelle société, à quelle école , à quelle secte , à quelle profession : témoin les mots , chrétien , théologien , cartésien , épicurien y logicien, grammairien, chirurgien, musicien, opticien, physicien, pharmacien, comédien, gMrien. Après ce court, mais suffisant aperçu, l'ordre exige avant tout la comparaison du substantif qualificatif yardien avec son synonyme (^arde à termiiiaison indifiérente.

GARDE, GARDIEN. Ces deux mots marquent également une personne au soin ou à la garde de qui Ton a confié quelque chose.

Leur difiérence tient à la tenninaison du second, et beaucoup plus encore à l'absence de terminaison dans le premier. Garde étant un radical nu , exprime l'idée conmiune en soi , d'une manière absolue et objective; par la raison coutraire>, gearàien l'exprime relativement et subjectivement.

1* Dans garde, ce qui domine, c'est l'idée d'un eut et d'un état bien déterminé , réglé , soumis à des lois qu'on ne peut enfreindre. Un prince

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