PREMIÈRE PARTIE
s'arrête plus à ^expression , à la forme. Dieu nous distribue les biens et les châtiments d'une main amie (Boss. , Mass.); regarder quelqu'un d'un air amical (X. J.) , parler & quelqu'un d'un ton amical (Beadm.), avec une liberté amicale (Mark'.).
De même en latin, parilis^ pareil, à peu près égal, est nn diminutif de par, égal; il signifie un peu plus que similis, semblable. C'est aussi la difTèrence qui existe entre regius , adjectif dont la désinence n'a pas de valeur propre , et regalis : animus regius veut dire le courage ou les sentiments d'un roi ; animus regalis, des sentiments de roi ou dignes d'un roi. On distinguera de la même façon gracilus , malade , et gracilis , maladif. Amûms fidus est un ami sÀr; amicus fidelis , un ami qui est comme sûr, en raison de ses bonnes qualités , de sa constance , chose d'où dépend cette sûreté relative.
BRUTE, BRUTAL. Il y a quelque synonymie entre ces deux mots quand ils s'emploient substantivement , pour qualifier une personne trèsdéfavorablement , et de manière à la ranger plutôt parmi les êtres privés de raison que parmi les hommes : c'^st une brute ; c'est un brutal.
Brute reproduit pleinement le sens primitif du mot; brutal l'affaiblit; le brutal est celui qui participe de la brute, dont un des attributs est une manière d'être de brute.
Mais , en outre , brute , n'ayant pas de terminaison significative, est absolu , et brutal est relatif, par la raison contraire : c'est pour soi qu'on est bruie, c'est-à-dire sans raison, sans esprit, ou sans modération dans la satisfaction de ses appétits; c'est envers les autres qu'on est brutal, c'est-à-dire grossier, rude et violent; d'autant plus que la terminaison de brutal lui donne nn rapport particulier à la forme, aux manières, aux procédés. — Pareillement en latin , xquus est opposé à varius, qui change, et signifie égal à soi-même; apqualis est opposé à diversus, qui difïère , et signifie égal à un autre.
« Le jeune Caton, durant son enfance, semblait un imbécile.... S'il ne fût point entré dans l'antichambre de Sylla , peut-être eût-il passé pour une brute jusqu'à l'âge de raison. 9 J. J. Voltaire dit en parlant de la théologie : « Nous avons été plus loin que les Grecs et les Romains dans plusieurs arts; et nous sommes des brutes en cette partie. ^ — « Ce sont des brutaux (les Parisiens) , ennemis de la gentillesse et du mérite des autres Tilles. » Mol. Le même écrivain dit de certains Hiaris que ce sont
De ces brutaux fleffét qui , sans raiion ni suite.
De leurs femmes en tout contrôlent la conduite.
Même différence entre les 'adjectifs brvt et brutal : ce qui est brui n'est nullement dégrossi , est tout à fait brutal^ mais d'une brutalité absolue, dont les autres n'ont pas à souffrir: ce qui est brutal a quelque chose de brut, des manières d'agir qui sentent la brutalité. « Toutes les habitudes du buffle sont grossières et brutef . vBuff. « Le monde pensant s'améliore un peu , mais le monde brut sera longtemps un composé d'ours et de singes. » Volt, c L'idée de vie immortelle se trouve dans toutes les nations qui ne sont pas
tout à fait brutes. » Boss. « Le peuple est livré en naissant à un naturel bruI et inculte. > Mass. - « Les soldats de la garde de Pilate traitèrent Jés^js d'une manière également brutale et impie : brutale , sans aucun sentiment d'humanité. » Bourd. a Yauban avait un extérieur rustre et grossier. pour ne pas dire brutal et féroce. » S. S. < La crapule endurcit le cœur , rend ceux qui s'y livrent impudents, grossiers, brutaux, cruels.» J.J.
TERMINAISONS AL et IF.
Causal y ca%uatif»
CAUSAL, GAUBATIF. Termes de grammaire, applicables aux mots et aux copjonctions qu'or. emploie pour arriver à rendre raison de ce qui a été dit : car, parce que, sont des conjonctioL causales ou causatives.
Causal, relatif à la cause, ayant rapport à b cause ; causaiif, qui a la faculté de marquer h cause. Il y a dans la première désignation plus de mollesse et de vague ; que d'autres choses peuvent aussi se rapporter à la cause et de combieD de manières I La seconde annonce précisémeat un terme de grammaire, un terme technique, et détermine dans quel rapport est la conjoDCtiou â l'égard de la cause qu'elle a la vertu d'exprimer. En logique on distingue des propositions eai«oi« (Marm.), et non pas causatives .-j'existe, puisque je pense.
TERMINAISONS AL n EUX.
Matinal^ matineux,
MATINAL, MATINBUX. Ils qualifient quelqu'un par rapport à l'heure de son lever.
Mais la qualité est exprimée par matineux atec plénitude; c'est-à-dire comme habituelle; cir c'est là le sens que donne au radical commun U terminaison complétive eux.
Je ne vois nulle part ma belle matùuute; ^
Quel caprice aujourd'hui la rend si ptreiseoie.
L'Ane d'nn jardinier se plaignait au DesUn
De ce qu'on le faisait lef er devant l'aurore.
Les coqs, lui disait-il, ont beau chanter matio» Je suis plus matineux encore. ^^'
De son côté, matinal marque avec le matiu un simple rapport, et un rapport passager, accwe»; tel; en sorte que ce mot se dit de quelqu'un qui s'est levé matin , à qui il est arrivé un jour de se lever matin. « Mon réveil fut ce jour-là aussi «Jtinal que celui de l'auroïe. » Mark. « J'***", *■ puis six jours dans cet état violent, ^^^^^ bonne femme, aussi matinale^ mais Dto*°^ r^,: que l'aurore, me fit éveiUer pour me dire de la suivre. » Lis. •
U langue latine offre des exemples d oppjwitlons semblables. Exitialis, funeste, qui pourra» bien mener la chose à sa ruine; exitiosus, pw de danger, amenant sûrement la ruine. Ntv(^^ de neige; nivalis dtet , jour où il neige; ntros^ abondant en neige; nivosa Scyihia.nivosa ntt^ i^emorolw, de forêt; antrum nemoraU, aowj placé dans une forêt . nemofosus, «<>"'?", f orêto , nemorosi motUes , montagnes dont des w
SYNONYMES QUI ONT LE MÊME RADICAL
ré(5 eouronnent le fatte. Fwialis , qui ressemble aux furies; fitrtinntf, qui est possédé par les furies.
TERMINAISON IQVE.
Droii mu», droit canonique. Colère j colérique. Un, unique.
Cette terminaison dérlye du grec txoç et du
latin im. "Hpotnéc, heroicuiy héroïque; icoXi-
Tixa;,pQ/i{t(«f, poZttique; IffTOpix^, hi$torxcuty
hisbm^; ^oixoc , fhysxcue , Tphyiique; 91X090-
foEÔ;, pMoiop/itcu«, philosoTphique ; fcoiYittxâ;,
Vot»iatt.]^ique, Il ne faudrait pas conclure de
ces exflDpIes que tous les adjectifs grecs en ixoç
se retrourent en latin et s'y retrouvent avec la
dénwnce ietu^ et que tous les adjectifs latins en
Ânv aieot en grec des correspondants et des cor-
Rendants terminés par txoc Sous ce rapport .
1» deux langues sont indépendantes Tune de
Taotre, malgré leur parenté évidente : on cher-
chenit aussi vainement en latin des formes équi
valeutes à ab>(iaTtxô; , «l'^x^^^^i àva>wTix6c, ini-
ftovtxôc, i«3ptx6;, cj>èix6;, qu'en grec des formes
équifalentes à dvicuz^ puhlicui, modicus, lu-
bricks, antiquus. En français, la désinence ique
npooà tantdt au grec txoc , tantôt au latin icus ,
tantôt i tous les deux en même temps; le plus
norent même Tadjectif qui finit par tqu«, bien
^e formé sur une base grecque , est d'invention
Iraoçaise et non calqué sur un adjectif ancien.
Oooi qu'il en soit , et sans prétendre assigner au
gnc txo; et au latin icue une signification tou-
jovs aussi restreinte et aussi précise , nous pen-
soDs qu'en français la terminaison adjective ique
ie distingue par les caractères suivants.
Elle a d'abord avec la terminaison al une ressanblaoce incontestable. Elle marque comme elle Q& rapport entre la chose dont on parle et celle qni est signifiée par le radical de Tadjectif. Une action héroïque est une action de héros , qui connent à un héros , qui a rapport au héros , considère comme un type; uti traité p/it{o<ophtque se rapporte ou a trait à la philosophie ; mélancolique, qii a un rapport avec la mélancolie , qui 7 est enclin. Le tout .est de déterminer précisément la nature de ce rapport , car par là se trouvera déterminée la valeur toute spéciale de la terminaison ique , et par conséquent préparée sa distinction d'avec les autres terminaisons plus ou noÎDs équivalentes.
Si a< est relatif à la forme , tgue TeA à la matière. Celui-ci regarde ce qui entre dans la composition, les éléments. De lÀ vient que les noms d'an très-grand nombre de sciences finissent en tqw, comme physique, arithmétique, logique, oauiique, rhétorique, éthique, c'est-à-dire science qui ont pour objet, qui travaillent sur la na- ^Y?v«tc, sur le nombre, àpi6|iôc, le raisonaement, ^ôyoç, etc. De sorte que l'adjectif fait coiinaitre la nature du contenu de ces sciences. Vais ce n'est encore là qu'une indication.
Sn général , l'adjectif en ique caractérise ce ou «Itti qui participe et en tant qu'il participe aux <IuUtés intrinsèques, essentielles, génériques,
de ce ou de celui qui est marqué par son radical. Un homme apathique , caustique , cynique ^ defpotique, énergique, impudique, mystique, est, non pas dans un rapport de juxtaposition, de forme ou de fin , mais dans un rapport de participation à l'égard de Vapathie , de la causticité , du cynisme , du despotisme , de Vénergie , de Ttmpudicité, de la mysticité. Une chose comique^ angélique, authentiqtie , chimérique, classique y didactique, historique, inique, scientifique, est à l'égard du type repréisenté par le radical de ces adjectifs comme l'espèce relativement au genre, elle en reproduit les caractères essentiels : dans une chose comique , vous retrouvez les traits constitutifs du comique, dans une figure an^^itque, ce qui compose l'idéal d'un ange sous le rapport de la figure , dans^uth^nftgue , les caractères de l'authenticité , et ainsi des autres. Une question ou une science philosophique se rapporte à la philosophie quant à ses caractères essentiels ; on la rèconnatt à ses traits principaux pour être du domaine de la philosophie. Ce n'est plus une ressemblance de forme, un rapport de juxtaposition ou de fin , mais une identité de nature , d'essence. De même héroïque , athlétique , ptndartque, homérique, anacréontique , marquent une conformité essentielle à un type qui est le héros , l'athlète , ou à un genre fondé par Pindare , Homère , Anacréon.
Voilà pourquoi l'adjectif en tque , en cela différent de l'adjectif en ai , est d'ordinaire formé d'un substantif féminin abstrait, marquant un genre : poétique , de poésie ; analogique , d'analogie; ^ner^ytgue , d'énergie ^ ma^tque, de magie; allégorique , d'allégorie ; et ainsi d'une foule d'autres. Voilà pourquoi avec beaucoup d'entre eux on peut et on doit sous- entendre le mot genre : comique , dramatique , cynique , didactique, folmque, académique, aphwristique , aleaique.
En un mot , al désigne un rapport éloigné , extrinsèque , formel , résultant de la considération extérieure de la chose. Ique désigne un rapport prochain , intrinsèque , matériel ou essentiel , faisant connaître de quelle nature est la chose, à quel genre elle appartient , à quel type elle est conforme , ou ce qui entre dans sa composition , son objet. Les adjectifs en al ont d'ordinaire pour base un nom de lieu , de temps , d'homme en dignité , d'objet ayant une certaine forme ; les Adjectifs en tque dérivent d'un substantif féminin abstrait en te , on d'un nom d'homme considéré comme créateur d'un type ou d'un genre. Les uns expriment conformité pour le lieu , le temps , la forme , la fin , ou l'extérieur , de quelque façon que ce soit; les autres, conformité pour la nature , l'essence , l'ensemble des propriétés intrinsèques.
Le sens propre de la terminaison tque mis en lumière, il faut commencer par distinguer les adjectifs qui la possèdent d'avec ceux de leurs synonymes qui leur ressemblent tout à fsât sous le rapport grammatical , si ce n'est qu'ils ne la possèdent pas. Quelle diflérence y a-t-il donc, par exemple , entre colère et colérique^ droit canon et droit canonique; entre un et «ittque, quand
fM
PJtQIIÈEE PARflE :
ils signi&e&t êevl : Dîau est un; la chasse est Vunique occupation de cet homme 7
L'adjectif marque la possession de la ^qualité
sous. deux points de Tue, dans les personnes et
dans les choses. 11 la représente d'ordinaire dans
les personnes comme pleine, entière, absolue;
dans les ichoses, comme incomplète, relatlTe,
oonmie quelque chose d'emprunté, de possédé
par participation. Or, il arrive assez souvent au
même adjectif d'exprimer à la fois les deux points
de vue. Ainsi /Isnatt^tie , hérétique^ iteptique.,
eomique, cioMi^iie , cyntgue , s' ^pUquei^ é^de-
ment, et dans le sens .absolu, aux .pensonnes
xiouéfis des qualités dont ils sont les signes , puis ,
dans le sens .relatif, aux choses dans lesquelles
il y en a quelque trace : un famatique^ un héré-
•Itgue, un sceptique, im oonu^ue, un doêsiquey^
un eyniqyie ; doctrine fanatique , hérétique , scep-
iiquBj €omique^, eUunque^ cynique, \
D'autres fois., oes deux fonctions sont remplies
.par deux sortes d'adjectifii, et quand de ceux-ci
i'un se termine «en ique , c'est toujours celui qui
s'emploie lelaiivement et en parlant des choses.!
Ainsi diffèrent 'aristocrafv}ii« à'wrisioerate,, démo-
xraUque de démûerate, asênnûmique A'astro-
^tome^ philologique de philologue.^ géométrique
de géomètre , .propJWligvt de prophète , et même
iSyaonymigice de sftMmyme, quoique ce dernier
ne se dise pas des personnes.
Ihie chose xemarquable, c'est que parfois la langue hésite beaucoup à ajouter l'adjectif relatif en ique à l'adjectif absolu qui lui oonrespond , tant elle craint<de se surcharger de mots inutiles, /doldirtque est un mot nécessaire quand il s'agit de qualifier des choses dans lesquelles on jmnarque un peu d'idolâtrie, une sorte d'idolâ- •trie : rendre à l'antiquité lu culte ou des hommages idûldtfiquet, Jdolàtrê exprime la même chose , mais d'une manière plus pleine , plus forte ou plus affirmative. « En Chine on honore les ancêtres et Confutzée ; on immola des animaux, etc. Ces cérémonies sont-elles idoUUriquee? sont-elles purement civiles f.^ Le ouré Maigret déclara non<seulemeat les nites observés pour les morts superstitieux et tdolâlreff , mais il déclara les lettrés athées. » Volt. Cependant l'Académie ne mentionne point idoldtrique , malgré l'autorité de Voltaire et de plusieuts autres écrivains qui l'ont employé comme lui. « Les jésuites , en Chine, permettaient .À leurs néqphytes des cérémonies superstitieuses et iéMdtriquee. » 8. 6. « La philosophie égyptienne est la plus idoldtrique de toutes. > Lau.
Un autre at^ectif du même genre a peine à s'introduire : artistiqus excite une répugnance presque générale, nuis mal fondée. Sa nécessité d'abord n'est pas douteuse. Comment l'éviter dans une phrase telle que celle-ci : examiner une eeuvre sous le poinl de vue mocal et sous le point de vue arlislique? Dirai-je, sous le point de vue de r«rt? Ilaisje serai moins concis, et c'est uniquement pour éviter l'inconvénient d'une semblable périphrase, que j'emploie morale philosophique^ littéraire^ quoique je pusse m'en passer «n disant, paraxemple, sous le point de vue des ~- irs, da la fhiloiçpkiê, des Uttra. Serait-on
choqué de la composition du mot ? Elle n'a c^ pendant rien que de régulier. D'art , latin ort, vient artiste, d'où artistique: tout comme de lingua, langue, linguiste, d'où Itngutsttqitf; science du linguiste; tout comme de pape^ pur piste, d'où ptipistique, fréquemment employé par Bossuet; tout comme de cabale, cabdisk^ d'où e(û>aHstique; tout comme de canHèn,»ractéristique , au moyen de l'imaginaire caraeUriste; tout comme d'aj^homme , aphorù(tçii«, de s^fUogisme , syUogistique. Artiste qualifie la pe^ sonne; artisUgue peut seul qualifier ce (pnh concerne, ses œuvres, son genre d'occnpâtioD. Les deux mots exprimant deux vues de l'esprit, méritent d'avoir cours l'un et l'autre.
Un Arabe y un Terse, sont des hommes né» et demeurant en Arabie, en Perse, ayant I« mœurs et jouissant des droits de ces pays; tods appelez arobt^ue , persique , certains genres de choses , et ces choses ont avec T Arabie et la Pêne un rapport moins étendu, moins complet; dles se trouvent en Arabie, en Perse, oueDes© viennent.
De même, la désinence latine ùms yappUqK particulièrement aux choses et dans tous les eu elle est diminutive, atténuative. Gallui se dil d'un tomme bien plus Gaulois que le (kMieo: celui-là est né en Gaule; celui-ci ne fait quiabiter la Gaule où il n'est pas né : eopùe jfoXHat^ les -troupes de la Gaule.
En général, la confusion n'est guère -pwsilne entre les deux qualificatifs , l'un en ique, VvOn dépourvu de terminaison adjectivequiait uns»»* assignal)le, puisqu'ils s'appliquent, le p^n*' aux choses et le second aux personnes. Leur synonymie n'a lieu que quand ils se disent, ou tous deux des choses, comme idolâtre et tdotoirigw, canon et canonique , ou tous deux des personne, comme colère et coZ^iie , ou tous deux des c^ ses et des personnes , comme un et tinig«- 1^ WIre et idoldtrique ayant été déjà distingués, l» autres exemples méritent seuls un examen t part. . .
DROlf CANON, -DROIT CANONICOB. Drort û»
canons, science du droit ecclésiastique, wm sur les canons de TËglise, sur les ré^'f'J^ conçues, les décrète des papes et les msaeo» des Pères. -.
Pendant le xvur siècle le JHcfionnaire (Urs' cadémie , au mot Drotl , donnait également (^ canon et droit canonique. Par quelle feûtaw l'édition de 1835 a t-elle retranché ^^f ^ nique P Qlest une innovation que rien nejustin^ et qu'auraient désapprouvée, comme on ▼» voir, Hontesquieu, Volteire et Condillac.
Le droit canon , le droit appelé ou m^w conon, se dit quand il s'agit de la chose ou w science en général, du corps ou code, oc »f^ gislation des canons , sans égard à Q^^^^^^^« i de particulier qui y soit contenu. « ^'J-T^ii entendre le critique, que Fauteur (de 1 î>Pj* loù) vient de faire un traité de théologie ou u» droit canon ^ et qu'il résume ensuite ce ^^^^^ théologie .et ile droit canon, » MoNTEStf.*» 1^*^^ de droit canon. » Yoli. « Savant dans te ^";..
vil etia droHetuum. » In. < L'empereur
Frédé-
SYNONYMES ^lUI OKT I£
RADICAL
Tie n i«çoh«dleim«llaaniit ie ànA «oium, {mblié pÊT Grégoife IZ. » Id. « Il n\j a -là (ckez tes Tartares) Bi droit eÎTil ni lirmi «won, ni conciles , etc.-* Id. — Bais le droA cattomqm , en coBsèqnenee de la terminaison ùpÊe, q^ donne lu serând mot un certain rapport à latmatière des cmoBs , àee tpri y eat Haité , se dit quand il stapi des particukritéa , des diseusaion^, des «naocimes, des décisiona, des questions, des ■ègles' eontenecs dans cette sorte de droit. «Par le droit, eoMonique eelni qni enlève d'an lieu sacré une chose prirée est pani du crime de sacrilège. ^»; MosTBso. « Get usage s'était introduit dans lescours d'Ëglise, où Ton ne voyait que les-mazimes* du dm't eswom'qMg. » b». « Le droit emnoniquê nej pennet pas le divorce. » Volt. « Nous avons dansi le dfoir eamowique un décret du pape Innocent III , ; qui enjoint.... vlD. « Tels sont les principes du- • nmtes^les du >véritablé droit OMOiiiQtiedont'les rt^cs et les décisions doivent être jugées d'i4>rès ks vérités étemelles et immuables du droit natnrel. » lo. « Selon les principes du itroit cano* mtpu , les biens^eoolésiastiques sont sacrés et intmgibteB.^I]). «Cest une grande question dans le droit eanemque, si.... » In. «lie drott eamo- •tTve offrait de moindres difficultés : car on i'au- Tsit aisément reconnu , si on eût consulté TËcritue , la tradition , les décrets des cenoiles , les teb des empereurs , les capitdlaires de «Gliarlemgne.etc.» Gohd.
On étudie ou on enseigne le droit conon; on Bsmine ou on éclaireit un 'point de tiroic eaaonqae, *
ÎOIXXE^ COCÈRIQDE. Qui se laisse aisément BBporter à des mouvements de edlèps.
Ce qui est habitude dans llionnne «sldre m^t ^propension dans niomme'€o)^i*ique : l'un est ^ ûi\ et décidément ce que l'autre est simple- ■ent disposé à être. Aussi dit-»en caractère {Birrp.)et humeur (Acad.) ce{^riqife,'et noneoiÀt. Et , d'un autre côté , on dit bienooWre , mais 3A eoUrique , pour qui est actuellement en colère: « Si Tardeur d'un sang qui s'enflamme rend • enfant vif, emporté , Toi^e , euToit le moment i après tonte la bonté de son comir.^ J. 7. Il faut niter les cmportemens de Thomnie colère, et thereher à corriger le naturel des eaftmts ooién^wt. — De même le detpote gouverne de fait fane manière absolue et arbitraire; V homme tepottqve a simi^lenient le godt de cette sorte de gravemement.
En second lieu , colérfquele oèAeencore à colère Q ce qu'il dénote une colère plutôt risible et petite qoe sérieuse et redoutable. Achille (H arm.) et Alexandre (Féif.') -étaient cdlëre» : « Dieu nous prt«rTed*un despote eofére efbarltarel-» Vour. CsJéri^ est comme un diminutif ou un terme c^^qne : il se troure dans le S^omirvlle de Kolière, dans Zadig et Canâide de Voltaire , et'Buf- &n remploie pour exprhner le caractèpe de petits 'i^'nttnx , d'une belette et d*une sortedemésange , P>r exemple. < Le pasteur Dnmdl est un faon-
^^tBOBt an fond , mais îl est fort eol^fijgfife. »
^^t> Puis sitfit un trait plaisant de «olère de
K^Buniol.
^>VmQOE. "SeaL ^Bieu est iiit; fat fol on la
Telighm est sine. Son fils unsgfMs; son luitgM^ soin , son iimfKe intériêt
Dans lin l'idée de l'unité est phis dominante et -plus essen^elle que dans imtqua. Ce qui est un ne peut pas être plusieurs , on tenterait en vain de lui isusettar un rival : ce qui est wUquif se trouve n'être pas pfaisieurs. Un entraîne l'idée de l'obligatian de respecter l'unité et de rimposaibilité de la détruire; c'est pourquoi la république française s'était appelée tme et indivisible. ~ Un estdDstrait, purement numéral, et dans .les.looutions'quile comportent, il attire toute l'attantion ; «fiifae se place avant ou après un substantif sur lequel il n'empêche pas l'esprit de se pocter : le malade a fait -venir son unique héritier.
De nouveaux exemples .pourjraient être agontés aux précédents. Mais la r^le de distinction, autrement e^rimée peui^tre, resterait au fond la même. Ainsi il y a plus de misanthropie dans ee qui est nmonthrope que dans ce qui est «aifont/iropiçtêe. « Tontes les passionasont mùoiUhroptt» et ne tendent qu'à la 'destruction totale -de rhomaie.»P. A. L'esprit géomètre (Volt., d'Aj..) est comme le géomètre , empreint de géométrie , c'est hL'géométrie qui te caractérise et soct i le dénommer; l'esprit ^em^lriqiie a quelque rapport À la gfècmàtrie, annonce pour la géométcie un talent moins décidé et moins dominant. Mais , en iwaaohe, œ taAent étant moins spécial., est plus étendu et peut s'appliquer à d'autres ahoses que la géométrie. C'est œ que remarque ez|ic«ssément d'Akiid>ert.
TERMINAISONS iQUE VT EUR.
Paeifique , jKict)iealetir.
FAOriQUE , PACIFIGÂTSUR. Le radical et l'idée commune de ces deux mots sont pocem faoere , faire la paix.
Mais le paoifique a simplement rapport à rétablissement de la paix,. y est porté, enclin; au lieu que le poci/isateiir agit on a agi effectivement pour opérer ^a paix. Paù^que qualifie mjx sujet d'inhérence et marque un trait du caractère; posi/lcateur qualifie un sujet d'action et exprime un trait de la conduite. Bourdaloue dit devant Xouis XIV qui venait de donner la jwîx à l'Europe : « Heureux les jpaci/tgurf , et encore plus les poci/tcoteurt. »
TERMINAISONS IQUE et EUX.
Harmonique y harmonieux, Sulfurique, sulfureux; nitrique, nitreux; arséniquey arsénieux; phosphorique , phosphoreux; sélénique^ tiUnieux.
Ces deux terminaisons expriment que l'oli^let qualifié contient deee qui cet signifié par le radical auquel elles sont unies. Hais elles diflèrsnt «par le degré et l'efTet de oette participation. Terminés en iquie , les adjectifs marquent simplemant qu'il y a dans l'objet, dont ils accompagnent le nom, de la ohose représentée par teur radical , de manière-A faire oonnaltre seulement le genre auquel appartient «et ol^et. Quand latermiaaiaan •est enew , «e même o^et apparaît comme pas*