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DEUXIÈME PARTIE

comme IL est arriyé dans le christianisme depuis Lather. « Je suis prêt de donner l'exemple auguste •t saint de la réunion après l'aycir donné de la division.» Volt. «Cent fois pacificateur des partis contraires , Gondé les a réunis par la seule opinion qu*ib ayaient de la droiture de ses intentions.» BouRD. «Le consul T. Quintius fit honte au sénat et au peuple des divisions éternelles qui les metUient hors d'état de défendre la patrie. Gomme son discours n'avait d'autre ohjet que de réunir les citoyens pour la défense commune , il persuada. » Cond. «On ne peut s'empêcher d'espérer quelque chose de grand pour la réunion des chrétiens, sous un tel ftope.» Boss. On raccommode des personnes qui sont en mésintelligence, qui ont des altercations, des différends personnels, comme il s'en élève d'ordinaire entre amis ou parents , entre amants ou frères , entre mari et femme.

Amante , que vos querelles

Sont aimables el belles !

Qu'on y voit succéder

De plaisirs , de tendresse !

Qaerellez-vous sans cesse

Pour vous raccommoder» Moi».

« Prends garde à toi , Scapin , les fils se pourraient bien raccommoder avec les pères , et toi deineurer dans la nasse. » lo. « Les courtisans conduisirent le roi d'Angleterre à se raceon^moder avec son fils.» 3. S. «Le fils de Vénus ne songeait à autre chose qu'à tirer Psyché (son amante) de tous ces dangers, et n'attendait peut-être pour se raecomr moder avec elle que sa guérison. » Laf. « Conune je ne me suis januis tenu pour brouillé avec lui , nous n'avons pas besoin dé raccommodement. » J. J.

On r^eofietlte des personnes ennemies , qui se haïssent et cherchent réciproquement à se nuire. Néron dit en parlant de Britannicus :

Oui , Nantisse ; on nous réconeilu. ...

Je ne le compte plus parmi mes ennemis. lUc»

«Les Vandales attaquaient partout les côtes d'occident. Il vint une ambassade des Italiens à Constantinople pour faire savoir qu'il était impossible que les affaires se soutinssent sans une réconciliation avec les Vandales. » Hoivtbsq. « Je parle d'un homme qui , rempli de fiel et d'amertume , après avoir passé sa vie dans des haines et des inimitiés scandaleuses , meurt sans jamais vouloir se réconcilier,.,» Combien voyons-nous de morts sans réconciliation , de morts accompagnées de toute l'aigreur du ressentiment et^de la vengeance 1»

BOURD.

Des personnes accordées sont désormais d'accord, ne sont plus en dispute pour des prétentions ou pour des opinions; des personnes ré%i^ nies sont uniet désormais , et non plus désunies , séparées, de partis divers -, des personnes raccom^ modées ne sont plus brouillées désormais; des personnes réconciliées ne s'en veulent plus , sont désormais amies.

ACCUSATEUR, DÉNONCIATEUB , DÉLATEUR.

Celui qui signale quelqu'un à l'autorité comme ayant commis une action coupable.

En latin, aceusator, denuntiatortX delator.

Mais accusator seul était usité dans l'&ge d'or de

la littérature latine» au temps d'Auguste et auparavant. C'est aujourd'hui le nom de l'officier préposé dans chaque tribunal pour poursuÎTre les crimes. V accusateur s'adresse à la justice, à l'autorité judiciaire, aux magistrats; il lefaitoarertement et donne la preuve de ce qu'il avance, ii exerce un ministère , celui de la vindicte publique. «En £gypte aussitôt qu'un homme était mort , on l'amenait en jugement. Vaecusateur public était écouté. S'il prouvait que la conduite du \ mort eût été mauvaise , on en condamnait U mémoire. » Boss. c U arrive souvent dans les États populaires que les accusations sont publiques , et qu'il est permis à tout homme d'occiaer qui il veut. A Athènes , Vaecusateur qui n'avait point pour lui la cinquième partie des suffrages payait une amende de mille drachmes. A Rome , l'injuste accusateur était noté d'infamie.» Mohtbsq. « Pour m'attaquer personnellement, il faut un délit, un crime; il faut que j'aie écrit unlirre pernicieux , et que cela soit prouvé , comme UQ accusateur doit convaincre devant le juge l'accusé. » J. J.

Le dénonciateur est bien différent.- l'Ilpeu^ ne pas s'adresser à un tribunal , mais à uae autre autorité quelconque, à l'autorité ecclésiastique (Boss.) ou papale (Volt. ) , à un prince (Id.), ^ la postérité (In.) , à une assemblée (Hoiitksq.}i ^ l'opinion. — 2" Il n'est pas tenu à convaincre et i confondre le coupable ; il se borne à révéler, i avertir ( denuntiat)^ à mettre sur la trace; c'est à ceux à qui il donne l'éveil de s'assurer de la chose. —3* U agit spontanément, de son propre mouvement , par zèle , pour remplir un devoir de conscience , et non par une obligation d'état; ce qui augmente le mérite de sa démarche. « ^^ pécheur n'attend pas qu'on l'accuse , il se rend, dénoTUiiateur de ses propres crimes. • Boss. Un esclave fut le dénonciateur de Cinna conspiraot contre Auguste (Volt.); Cicéron fut celui de i'ciécrable Catilina. « Quand Clément XI éuit le cardinal Albani , il avait fait imprimer un livre tout moliniste de son ami le cardinal Sfondrate, et H. de Noailles avait été le dénonciaUwr de ce livre. » Volt. — Pénelon ayant porté à Rome son affaire avec Bossuet , celui-ci dit qu'il n'est ni 1« dénonciateur ni Vaecusateur de son adversaire; car il n!est pas celui qui a informé le saint-siége des erreurs de Fénelon ni celui qui s'est charge d'en établir et d'en soutenir la réalité devant 1« tribunal qui sera désigné pour décider entre les deux prélats.

Le délateur est odieux. C'est son caractère pi^ faitement distinctif. C'est sous Tibère que lenoiA de delator fut inventé : on le donna à tout homme qui en accusait un autre du crime de lèse-majesté, secrètement, calomnieusement, par bain* ou par intérêt : « Alors , on yit paraître un geni« d'hommes funestes, une troupe de délaUurt; quiconque avait bien des vices et bien des talents, une &me bien basse et un esprit ambitieux , cherchait un criminel dont la condamnation pût plaire au prince. » Mortbso. Le délateur est un mâchant, ou un espion, un traître, qui sacrifie la vérité et tout sentiment d'hc^nneur pour satisfaire sa cupidité ou ses passions les plus basses. Aussi

SYNONYMES À RADICAUX DIVERS

dit-OB le métier (Voutbaq. , Siy.), le métier înfloe (YoLT.) de délateur; im tas de fourbes et de dékiiun ( J. J. ]; des délatewrt inr&mes (Td.). de riJs déUieuTS (lu.) , de lâches déUUturt (Rkgr.) , on êHaimr misérable ( S. S.).

n fti perler la noire etlomnie.

O iéiatmrs i monstres de ma patrie ,

Nés de renier, hélas ! rentrez-y loas ! Volt.

c Le trihmial de rinquisition , dans la monarchie , ne peot flaire que des délateurs et des traf < ^ 1res. » MosTisQ. « Le métier des espions est de vendre le secret de leurs amis : ils subsistent de d^Ielisatet souvent même de calomnies. » Volt. Les tyrans encouragent et soudoient les d^feurt.

IGCCSEK, INCULPER. Présenter ou signaler quelqa'nn comme étant coupable de quelque chose.

L'action ^accuser revient ou ressemble à celle da ministère public devant nos tribunaux ; elle se fait hautement , directement , formellement , J une manière positive, et étant ou croyant être certain des (iaits. L'action d'inculper, de mettre en fante ( in eulpa) , de supposer une foute , est . la contraire , conjecturale , arbitraire , fondée sur de tiguee présomptions , mal assurée.

On ecoife en attaquant ; Vaceutation vous dénonce comme étant la cause d'un délit. « Les pharisiens et les pontifes font que J. C. soit déféré au tribunal du grand prêtre , qu'il y soit accuse publiquement et juridiquement examiné.» Bourd. « Les Athéniens dénoncèrent Anaxagore devant les magistrats et Yaeeusirent publiquement.» Fil. «Soerate ne fut point accusé de vouloir fonder une secte nouvelle. » Volt, c Si j'ai fait •ton à quelqu'un, qu'il se présente et m'accuse hautement; Je suis prêt à lui foire justice, v Bbjlum. c Dans les anciennes républiques, tous les citof ens exerçaient de droit une censure réciproque, et pouvaient être à tout moment acctitateurs les uns des autres ; et les accusations ne tombaient pas seulement sur un fait, mais sur la personne. » Lab.

On tficttipe par insinuation, par des imputations hasardées; Vinculpation vous met seulement en cause, fait seulement planer sur vous des MQpçons. « N*tncit{pon« pas légèrement les hommes célèbres, s D'Al. « Soit négligence, soit misanthropie , Mézerai adopte trop légèrement les i^aiipaiicnt hasardées et les soupçons vagues. » Ub. < Les critiques ont toujours à la bouche des généralités vagues qui leur servent ou àtncu2per 00 à louer à tort et à travers. » W. «Un homme àoùX l'état est de juger les autres sur des formes établies ne devrait pas m'tficuJper aussi légè- TCBent. » Bbâuv. « Vous n'avez jamais senti la coQsèqnence d'avoir accordé à Lejay une lettré nendiée qui m'inculpait aussi gravement sur un l^qae vous ignoriez , et qui se trouve faux aujonrJThui. » Id. « On peut soupçonner de l'ezagèratioo dans les circonstances des foits sans inetàper la bonne foi de ceux qui les ont rapportés.» f J. « Il m'a toujours paru absurde de vouloir taeaiper un pair du royaume, quand le roi , dans WD conseil , a déclaré que ce pair n'a rien foit ^ par ses ordres, et a très-bien servi. • Volt.

On oecHse quelqu'un de quelque chose ; on tti-

eulpe quelqu'un simplement, sans exprimer de quoi on le prétend coupable , tant le mot imeulper comporte peu de précision. On xxeuse les actions, la conduite , choses sur leaquelies on peut être exactement instruit; onineiUpê l'intention (J. J.\ chose secrète et à l'égard de laquelle les suppositions sont seules possibles.

Outre cela , accuser se dit .en toutes matières ^ et inculper convient spécialement par rapport à celles qui ont peu de gravité, c'est-A-dire quand il est question de foutes ou de défauts, et non pas de crimes ou de vioes.

ACHAT, EKPLBTTB. Acquisition foite à prix d'argent.

Àckai rappelle acheter ei marque particulièrement l'action de ce verbe. < Les Anglais nous interdisaient insolemment Vctehat du tabac dans le seul pays du monde où sa culture était en vigueur. » Bbaum.

Noos pourrions, par un prompt a«é«# de eetle esclave, Empêcher qa'un rival vous prévienne et vous brave.

Moi..

a Louis de Germanie se jette sur la France (876), pour se venger d'avoir été prévenu par son frère dans Yadiat de l'empire. > Volt. « Le baron de Goértz négocia en Hollande Vachai de quelques vaisseaux. » In. « Cette métairie vaut le double de ce qu'elle valait au temps de Vaehat. » In.

Un fol allait criant par tons les carrefoars Qu'il vendait la sagesse, et les mortels crédules De courir à Vaehat, Lap.

^Emplette vient bien aussi d'un verbe, le hitin emerCi emptum, mais il n'y a plus de rapport sensible , et il exprime un objet , la chose achetée, plutôt que l'action de l'acheter, et c'est poar cela qu'on le trouve plus souvent au pluriel : une emplette utile, une emplette de goût. « Il nous exhiba toutes ses emplettes. » Les. « Je vais vous montrer mes emplettes. » Acau.

De son cété , emplette fournit un autre élément de diflérenee. Comme il a seul une terminaison diminutive , il s'applique seul-aux petits objets , à ceux surtout que vendent les marchands, et qui sont d'un usage ordinaire, des petitsmeubles, des habits , des bijoux , des livres , etc. «Cet autre aime les insectes , il en fait tous les jours de nouvelles emplettes. » Labr. « Levez-vous ; j'ai besoin de vous tout aujourd'hui :4*ai mille emplettes à faire , et je serais bien aise que ce soit avec vous.» UoNTKSQ. « Si vous pouvez faire donner à Mlle Levasseur l'argent de sa robe, vous lui ferec plaisir ; car elle a de petites emplettes à faire.» J. J. « Faites-moi Vempiette d'une petite table qui puisse servir à la fois d'écran et d'écritoire. » Volt. < Cette jeune personne est allée à la ville foire des emplettes avec sa femme de chambre. » In. — Achat , au contraire, est le mot propre pour les objets considérables , comme terres , maisons , vaisseaux , provinces. Le diamant le régent coûta plus de deux millions ; le duc d'Orléans craignit d'abord d'être blAmé de foire un achat si considérable. 9 S. 3. « Riperda fit remettre 150 000 livres à Beretti pour un ctchat de bronzes. » In. A gros ackat mon trésor ne safAt. Lap,

Faire achat d'un château (1d.). « Un grand eabi-

MO

DKUKlÊttS Pi^Tlfi ;

net é» piorâque et queiquet ackâit dt chvtvu m'oit «n ptu jépnisé. » Volt.

AiCHBVBa, fBRIDNBR, FHfOL Faire «B aorte ^'uie«faeee toit frite et non plw i flairs , ou bien à bout et non plus à moitié obemia, eo train dfaller, 4e ee éévelofper.

1* Achever, lerminer.

B*whutdm€hecer éSMhse «oaaidérabkiiMat de Itfnnîitflr* On ueMee loneuRrra^e^ et «la en y ■Mitant In demSèce maift^ en j ejoutaut un der- •ûflr trait on k d»^, la Jtète, le latte , ie «omble , ee qui doit le parfaire. « Tant s'^en laut qae cela aoît oDDtre la gloin deJ. G^ que s'est le^ieraier trait qui Vachève. » Pasc. « Il fallait enoore aux <dinétiiBi» oc dernier teait ( 1m denûer ooppUce )! •pear vocbeoer on ^ux l'ittage de i, €. oracifié. » 3oB. «ttQe<vo«sMaiMinait plus que d'être hypocrite peur «veoe œfcewr de tout point , et voUà le comble des abominations. » Mol. «J'ai tout Calot,

Jiemie «ne eeale eitaapei» ^ui n'eat pas, i la •léiité , de ses bonaou^iiages, au «ontraire, c'est une dOT moindres , mais qui achèverait Calot. » Lana. -* On lerimne une chose qui a un cours ou est eumottvementy et cela en y mettani un terme, une borne, en Vairètant. « Les docteurs aouiè- ▼eut eaitre eux mille questions nouveUes enr la. neligion : on les laisse disputer losiftempe , et la ^arredun jusqu'à ce qu'une déoisÀon vianue la terminer. » Montbsq.

Mon metteur est an eomble ainsi que ma furie : JiMiMMiis ttes fortaîU, meu désespoir, ma rie.

Auttiefaift, en4«miMaM(aiaflejetuioU8nfvlice....

Rao.

O foi qui TOUX ma mort^nie w»Uà seule, Asppe, Térmiéte, jnsle ciel» ma tle^et mea effiroL la.

Vous achevez un tableau , un édifice , lui repas ; ▼ous termines «ne course , un différend , unedieoussion, des peines. Dans la iable intitulée le iienard, les Moudra et le ifttfrwsof», le renard dtant dévoré par des jaMuches, le hérisson s'appioohe:

le les vais de Mies dwds enfiler par centaines , YoisiBrennd,dit-U, «tMmwMr les peines.

Garde- tP-en bien, dit l'aelra; aoii ne Je fais pas : •Laisse^les, je le prie, «cAever leur repas. Lav.

La chose achevée est complète, consommée, a imites sas parties; l'idée de oe mot est poBiti?e. La chose terminée ne oontinne plus i aller, est aaspendoe , oessée; l'idée de oe mot est négative. jltf^eeer ses jours ou une guerre , c'est en bie. . «emplir le cadre ou le plan, agir de façon que ce Joitune œuvre comfrfète, qu'il n'y manque rien : Jei teraiêner , c'est les empêcher d'aller encore oti ^luB avant, achever une histoire, c'est en flaire ïeiéeit en entier, de manière qu'aucun trait n'y «nanquo : terminer une histoire, c'est mettre un terme aux ftiila dont elle se compose , les faire itttir ou cesser.

Là finit de Psfobé le bonheur et la gloire : Bt là votre plaisir poormit cesser eossi. Ce n*eflt pas non takat d'adb«Mr nne histoire Qui se têrtmimê sinsi. Lav.

— On achève le cours encourant jusqu'au bout, en remplissant tout l'eapaoe, toute la carrière ; on Urminê Je cours en ne Gouiuut plus ou en faisant

qu'on ne coure plus. « ThaUs fixa l^onée à a6& jours , et borna chaque mois 4 trente joun : i la fin de chaque douaaine de mois il ajoutait cinq jours pour ocheÊiêr le cours de Tannée. > Fés.

De les difQcullés Urmiim donc le cours. Mot. — Qui achève votre bonheur y met le comble, le rend parfait; qui le temune l'anéantit.

Fitùr a les deux sens. U se dit d'un ouvrage, comme achever, at, comme terminer, de u qui est en train , de ce qui vit, dure, se développe depuis plus ou moins longtemps.

2" Finir, achever.

X l'égard d'achever, finir est subjectif : il se rapporte , non pas à l'ouvrage, mais au sujet et à son travaiL On achève ce qu'on a commencé; on finit comme on a commencé. U arrive quelquefois que , par paresse ou par hâte , on finit son ouvrage sans l'achever. « C'est aujourd'hui le 19 de nui: et c'est le 22 d'avril qu'un vieux fou coauneoça une tragédie finie hier. Vous sentez bien qu'elle est finie et qu'elle n'est pas faite. » Volt. - On achève une chose commencée , ébauchée, qu'on veut voir dans son entier, et, quandonascj^re. la chose est telle qu'elle doit être, entière, complète ; on finit après avoir conunencé et continué, et quand on a fini une chose , on ne s'en occupe plus , on n'y travaille plus, a L'abbé dQ Guénégaud s'est mis ce matin i, vous bégayer un compliment à un tel excès que je lui ai dit :)C. l'abbé, fmiuex donc, ai vous voulez qu'il soit ethné avant la cérémonie. » S£v« Xn termes d'art, un ouvrage achevé eetaccom^i , a tout ce qu'il faut, et un ouvrage Jliii est exécuté avec soin.

a* Finir, terminer.

A l'égard de lermt?i^ , /Inir marque une actioc moins brusque , ou plus douce , plus naturelle. En efliet on leriainf en mettant un terne , en coupant court; et on finit eu allant à la /in ou en amenant la fin, « Tous les avis allèrent i demander au pape le concile œcuménique pour /Uir les afiaires de la religioh, faute de quoi on les terminerait en France par un concile national.* Boss. Il vaut souvent mieux terminer les procès à l'amiable (J. J.) , que de recourir à l'action lente et coûteuse des lois qui ont été faites pour les finir { Fkicu. ). Deux puissauces terwmni un diflerend par un combat, ou le /iaûseni par <i«» négociations'.

ACTEUR, COMÉDIEN. Qui joue des pioces ou dans des pièces de théâtre.

Mais on est acteur de fait , et comédien de profession. Bans 4a comédie bourgeoise, lesectevri, c'est-à-dire les personnes chargées de xempUrle^ différente rôles , ne sont pas des comédiens^ obligés par état à amuser le public^ mais des amateurs rassemblés pour s'amuser entra eux. tsi^ et AthaUe furent représentées , non par des comédiene et des comédiennes , mais par des attricef, prises parmi les jeunee filles de Saint-Cyr. Voltaire s'étonne que, en France, on condamne

t . Conclure , du latin cortdmdere, fermer on dore ensemble , c'est finir une elMre eon KUgieiue, àt eoacert, en e'arraugeant, en s'aoeondasl 1^ a^ l'aulre, les uns evec les aiUres; ou bien, c'est,*) parlant d^ua discours, le «air de IsUc «orle, if^^ voie ce qui en résulte.

SYNONYMES 1 Bi^DIGAUl DIVERS.

comme impie un spectacle représenté chez les reUgiesx et dans les couvents , qu^on déshonore deijeuz où de grands princes , teU que Louis XIV et Louis XV, ont été, non pas ùimédiwi, mais sdmrf.

Toutefois le mot fadeurs s'applique aussi aux som^Acns, aux liommes qui ont pour métier de se moalrer sur la scène : c'est quand on les conndère à rflenyre , en tant quils jouent, eu égard 1 la minière dont ils jouent, et par opposition eux specUteors. Boa ou mauvais acteur; un ockur qvi reçoit des applaudissements (J. J.) , aceaeilli«t désiré du public (d'Al.) , que la critique épargn oa déchire (DbSt.) ; comparer la déclantttkm de Vadeur avec celle de Torateur (Varm.). c Dus aos théâtres modernes les actewrs paraissent iar la scène dans leurs proportions naturdJtf. » Masm . c II arrive à plusieurs osfetirs, et priiieîpilemeQt à des actrices ^ sur le thé&tre , de fsNer eflfectivement des larmes. » Volt. Uais am&Sen est le seul mot propre <, quand il n'66t pss question du jeu ou de Texercice de la profession. « La condition des eomédiene était infâme thtz les Bomains^ et honorable ehez les Grecs. > làBà. «L*état de comédien est un état de licence et de mauvaises mœurs. » J. J. € L'£gUse con; Aamat les eomédient^ les. lois civiles les ont toQJGurs flétris. » Boss. « J'allai le trouver ù l'hôtel des comédiens, » Las. —la fréquentation du (béltre peut amener Y par son appateil et la psrare des aeieure, le goût du luxe, qui peut ître iu^iré aussi par la fréquentation des cornéémt p. J.).

iu figuré , acteur se dit de celui qui Tait quel- <me chose , qui a «ne part active dans la condaîte oa Vtxécution d'une aâaire, dans une partie de jeu on de plaisir; «om^dten, de celui qui a telle qualité, ou plutôt tel défaut essentiel aux eotnédienSj celui de feindre artifîcieusement des passions ou des sentiments qu'il n'a pas. — Ki\ propre même , comédien est moins noble qu'ackw, qui n'exprime rien du personnage, sinon qu'il est sur la scène Où il déploie son talent. « Fmt-'il mépriser tous les comédiens? Non; ijuand on se sent un vrai talent , qui peut résister l son attrait f Les grands acteurs portent avec eux leur excuse. * 3. J. «On ne se douterait pis qu'un théâtre établi à Lausanne , des acteurs peot^tre supérieurs aux comédiens de Paris , etc., ffi'ont empêché de vous écrire plus tôt. » Volt. lufisi le nom de comédiens ne se donne plus fnère aujourd'hui à ceux qui jouent la tragédie.

mOttÈBKESt, ATTACHÉ, ANNEXÉ. Ces mots se disent d'une chose qui tient et en tant qu'elle tient à une autre.

idhtfreni, comme l'indique sa terminaison, e<t im véritable adjectif : ce qui est adhérent teten vertu d'une propriété. Attaché ei annexé sont des participes : ce qui est atUuhé ou annexé tintée vertu d'une modification reçue. Adhérent nurquèxme union naturelle; attaché et annexé, Q&e union qui est l'effet d'une action , factice par Conséquent, établie. Ce qui est adhérent adhère; ce qui est attaché ou annexé a été attaché ou ann«z^. Le caractère propre et distinctif A*adhérent saute aax yetix : c'est un terme de physique.

significatif d'une qualité originelle ou essentielle. « La couleur est une qualité adhéreÊVte au eorps. » Charr. c Le capuchon des mousses est d'abord adhérent à l'urne , mais ensuite il se détache et tombe quand elle approche de la maturité. «J.J. c La matière est physiquement divisible, c'est-àdire ses parties solides adhérentes les unes aux autres sont séparahles.» VoiiT. «On voit dans ces mines des fLsurs de soufre adhérentes à leui^ parois. » Bu FF. « Les deux pai^ières des petits chiens nouveau -nés ne sont pas simplement collées , mais adhérentes par une membrane. » In. c Dans l'homme et dans les anintaux , Tépiderme est partout adhérent à la peau; il n'en est pas de aiéftie dans l'éléphant. •> In.

Entre attaché et annes^ la différence est aussi facile à apercevoir. AMaché figure partoui dans la langue commune, et il s'applique à tout ce qui se trouve joint à une chose , quelle que soit k cause de cette liaison, ei dans quelque vue qu'elle ait été produite, a il n'y a pas de firmament auquel les étoiles soient attacMes, » Volt. flc L'esprit ne sait comment il est attaché à un corps. • ^i», a 11 y a des malheurs attachée à la condition humaine. » Volt. « Le bonheur du monde était attaché au sacrifice de Titus. > D'àl. — Annexé^ latin annexus^ d'adnscters , est, au contraire, un terme de choix dont on se sort dans le langage de TÉgUse , du droit , du droit politique particulièrement, et dans celui de la pratique, pour désigner une liaison abstraite et non pas physique, liaison qui résulte d'une institution humaine et quelquefois divine. « Les grâces annexées au sacrement du baptême. » Boss. a Quelles magnifiques promesses sont annexées à la sainte enfance des chrétiens ! x In. « Le sacerdoce et ce qui lui est annexé (les bénéfices). » BouRD. « C'est à ce jeune seigneur et aux en&nts qu'il aura de ma fille que je prétends lai^er tous mes biens, et les annexer au titre de comte d'Olivarès, auquel je joindrai la grandesse. » Las. ce Hircan et Àristobule entrèrent en guerre pour le sacerdoce , auquel la royauté était annexée, » Boss. a Genève fut annexée par héritage à l'empire germanique. » Û'Al. a Ces établissements sont dus à des Français ou du moins à des habitants d'un pays annexé depuis à la France. » Volt. & Je priai le greffier de représenter à Mme Goêzman la copie de la lettre qui a été annexée au procès. » Beau m. « Cette lettre a été atinexée à la présente délibération. » In. c L'acte conciliatoire entre les auteurs et les comédiens , tel qu^il a été annexé ài la minute de l'arrêt du conseil.» ID.

ADJECTIF, ÉPITHÉTB. Uot ajouté au nom pour en modifier l'idée.

Adjectif ei épithète ont le même sens radical, ce gui est ajouté à. Mais Vua est originairement latin, adjectiviun [nomen), à^adjicere; l'autre, grec, tieiesiov^ d'imiCdivai, équivaieni d'o^/tcere.

Adjectif est un terme de grammaire.

La grammaire du verbe el du nominalif.

Comme de Vadjectif avec le subslanUf , Nous enseigne les lois. Ha*.

c Notre langue n'ose jamais procéder que suivant

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