J.C.>B0SB
n y a de l'un à l'autre une gradation sensible. ^Niênire marque ce qu'on se propose de défen- <ire; avancer , cejqu'on propose pour le défendre ; <ntmir, ce qu'en défend actuellement. On pré- M et on avance, c Je prétends et j'avance que tovta teie ohrétienne doit désirer la communion.» ^ta. On ocofice et on tmuieni, « J'ovaiice et je *Mittnu, dit Cicéron , que dans toute cette tle il ^} aaoïn vase d'argent ou d'airain que Verres ti'aitcoirraité. » Roll. a Itetrons dans la s^lle de ^1*1 «t voyons avec ifueUe hardiesse la calom- >K oMMw les plus grossières hmpestuivs , et avec ^Ue Mbiasae elle leseoutteia. » B«9b».
Oa pntend àtocto»àwieDn;aii«wrece ylus nu noèos hatdiiaent-, ioii aotiH—t avno pina jou ADHis de floToe»
é* QanmUr^^éptmdu.
Cea'tontveriies ne sont paads tous \m stf les; il8iM«eiindeniMntfuèDe qa^àveiaide la oiaiveraation. Ilsvat d'aiUeora leur sens profae^qui -eet d'aasurer ou de eo&thvier une chose ea enga- Heapat ta reeponsahiiité , «n s'exposant, al la obooe n'est paa 'véâtable, à «x noaitia, àdee npoo*
On garoïKIU les qualités, on rdjpand des éiiéoMments. Oa 9»raattl m hommetel ou taL J'ilW)!* ee qe'aa foaA keaervUeer peut être; liais pour homatt de Uen je gÊuemmù le maître. (Ifadame Femelle parlant de TarUife). Hdl.
a Parbleu I je vous la garmuHs (oette pièoe) détestable.» In. .«Je vons le foraatai trop délicat pour vouloir sa faufiler avec des vauves de ouBr maadeuvs. » Ln. c Voilà de l'eathoumaana ; il en népoHe; et, àot seul trait, je ^m»Mltgaramitis tel.» HaaiH.
Je m gûrmuiâ poédi «a aeienee profonde. Bemt. « Croia-ta qu'il m'aime t -*- Lut? je voas gonMléf qu'il a ie gaût tvop mauvan peôr aimer auira chose que lui-mâme. » Daer*
€a f^^oiMl qu'un homme Ibra teUe oa telle oboee , on que telle ohoae arrivera, « Si la petite n'avait lesoerises de son goûter que par une opération d'arithmétique, Je vous r^^onds qu'elle «aurait InontM calculer. » J. J. « Noas avons des ennemis communs qui cherchent à nousbnuiller : je vous réponds de mon celé qo'ila auront beau faire. » la. « Lefioanmeile peut réimprimer...; je vous reponds que ses nouveaux cbefa-d'OBUvre ne me feront aucune peine. » Volt. « Laisse-moi faire , je te fëponds que je le coiqurerai lui-même (ce devin) , et qu'il sera bien hardi ei ja ne le fais pas mourir de peur» > J)est.
5" Fromeltfe. ^
Verbe décidément familier, et qui signifie répondre d'un événement dont on diq>oae , diza ou assurer qu'on le féia arriver* « Je voua promets qu'il s'en repentira. » Âcao.
Ah! Je le promets bien que Je nVd pas enrie
De te rèler, riafâxae à tes Csox asservie. Mol.
ACâllTBX.
Ifds eemmencet par avoir mon esliaie.
U GSBVUJEE.
Cest le seal bat que l'ausai déeemisis ;
J'ea «erai digne, et Je vous le ftomett. Volt.
!• AFFREUX , HORRIBLE; — 2» EFFROYABLE, ÉPOUVAirrABLB. Très^nauvais.
Affreux et horrible expriment une impression de peine produite sur notre nature sensible ou morale; effroyable et épouvantable une impression d'étonnement et de peur. La laideur et le crime sont plus proprement affreu» et horritles; les grande périls, les bruits ou les faits extraordinaires qui annoncent de grands désastres sont plus proprement slfroyMes et épemanUMes.
Affreu» et horrible signifient plutôt très^manvais esthétiquement et movalenent; ifWyaUeet ^poMwntoble, trts-maavaîB en égani à U candeur du mal que l'objet contient et amène.
Ensuite , aiffmm et hornWe ewit des qnalifica-
DEUXIÊHE PARTIE
tiens essentielles, absolues. U esta/Ti^etis de calomnier on bienfaiteur. « C'est une chose horrible de tomber entre les mains du Dieu yiTant. » Boss. Effroyable et épowoantMe , qui peut ou qui doit causer de Teffroi et de l'épouvante , sont des qualifications contingentes : ce qui est effroyable et épouwuUable ne produit pas nécessairement son effet. « Le péché est horrible et l'enfer épouvantable, » Boss. De 14 vient que effroyable et épowvantable moins stricts , moins rigoureux, se prennent plus facilement par extension pour trie-grund^ sans rien garder du sens de memoaû. Foule (BoiL.), nombre (S. S.), quantité (Sév.) , distance (Pasc., Mol.), différence (P. R.) effroyable; fkim (ACAD.) , étourderie (J. J.) , sabbat (Séy.) , vacarme (S. S.) épouvantable,
1* Affreus, horrible.
Affreux , qui cause des aJffree, Affre est un vieux mot français qui ne s'emploie plus que dans cette phrase , les affret de la mort , et signifie ilngoisses , souffrances. Horrible vient du latin horrere^ se hérisser , parce que les poils se hérissent à la vue d'une chose horriMe. « Le dos de ce sanglier était armé d'une soie dure , aussi hérissée et aussi horrible que les piques d'un bataillon. » Fin.
L'objet affreux est lugubre , triste , noir, sombre; il abat, il atterre, on en souffre , on ne peut le soutenir, on en est accablé. Tristesse (Rsgh.), mélancolie (Moittbso.) , p&leur(FÉii.), obscurité (1d.), nuit (In.), vieillesse (SÉv.), pénitence (BoDRD.) affretues; transes affreusee (Boa.); accablement affreux (Mortesq.) , deuil affreux (In.). Lafontaine parle d'un antre
affreux et solitaire Triste séjour do rombre.
« Les cérémonies lugubres et affreusee employées dans le dévouement. » Roll. « Cette situation triste , pour ne pas dire affreuse, » S. S.
Où sois -Je 7 quelle nuit Couvre d^rn voile affreux U clarté qui doqi luit7
• Volt.
Vais, au lieu d'être passive, l'impression produite par ce qui est horrt&le est active. Vhorrible soulève, révolte, provoque une réaction de la part de notre &me qui s'en détourne avec empressement. On reçoit des noureUes affretuet (Volt.); on frissonne en entendant d'horribles discours (In.). On dit un éXaiaffreux (Fâir. , J. J. , MoNTESQ.), et une horrible physionomie (S. S.), un horrible sacrilège (lo.). « U tarde à Télémaque de s'éloigner de la prèMUce horrible de Pluton. » Fin,
Je l*ai rendue honihle à ses yeax inhumiios ,
Et ee fer malheureux profanerait ses mains. (Phèdre parlant de Tépée d'Hippolyte). Rac.
Bourreau de votre fille, il ne vous reste enfin
Que d'en faire à sa mère on horrible festin.
(Gljtemnestre à Agamemnon). lu.
OBgine, arrache-moi de ce palais korrihte.
(Jocaste). Volt.
«La Brinvilliers, cette horrible femme.» S^. « II ne faut pas pousser le terrible jusqu'à l'hor- | rible : on peut effrayer la nature (sur la scène), i mais non pas la réyolter et la dégoûter. » Volt. \
PftT conséquent, horrible renchérit sur affreux, [ Mon eœur sonflire, à vous voir, une peine incroyable : C'est un supplice qui m'accwle ;
Et je ne vois rien sous les eieox
D'4ffr0UXy d*karribU, d'odieux.
Qui ne me fût plus que vous supportable.
(AIcmène à Jupiter dans jimfhUryom). Ifcn.. 2* Effroyable , épouvantable.
Ils diffèrent comme e/|Voi et épouvante. Ce qui est effroyable , glace , confond , rend stupéfait, tout ébahi. « 0 nuit désastreuse, nuit effroyable , où retentit tout à coup comme un éclat de tonnerre cette étonnante nouvelle : Madame se meurt , Madame est mortel > Boss. « Des regards effroyables. • Bac. «L'indignation leur fit élèvera tous un cri si effroyable , que l'on rapporte qu'on corbeau qui volait au-dessus de l'assemblée en fut frappé comme d'un coup de tonnerre, et tomba au milieu de la place. » Roll. — Ce qui est épouvantable trouble l'esprit , rend tout éperdu et porte à fuir en désordre. « Les esprits faibles se figurent des spectres épowùantahUs; ils se troublent et se récrient comme si tout était perdu 1 s Mal. Menaces épouvantables (Acad.)* « Les hypocrites se sont armés contre ma comédie avec une fureur épouvantable, > Mol.
ALdiiirB.
Et mol, partout Je vous fUirsi.
Je suis donc bien époupoiUaUe,
(Amphitryon).
Effroyable est plus voisin d'étonnant, et épwvasuîable d'étrange. U en est de même dans le sens hyperbolique de ces mots. Effroyable se dit pour marquer qu'il y a prodigieusement de quelque chose : c II y arait un monde effroyable à leur assemblée. » Acau. < Une multitude effroyable d'Allemands. • Boss. « Des essaims effroysMa de sauterelles. » Roll. « Il en mourut un nombre effroyable. » S. S. Épouvantable se dit pour signifier qu'une chose est ou se produit d'une manière inconcevable , qui trouble les idées , qui &it qu'on ne s'y reconnaît plus. Désordre (J.J.,BOss.), carnage (Boss.), confusion (Mol.), (aute (J. J.\ étourderie (In.), fracas (AcAn.) époueaMxble. Effroyable ne regarde que la quantité seule; épouvantable se rapporte 4 toute autre chose ^Is complication ou le mélange. Dépense efftoyable^ arrête l'esprit sur la grande quantité de choseï dépensées: «Huit cents livres! Mais voilA une dissipation effroyable, » Dbst. Dépense ^poiMMWtable , appelle l'attention sur la manière extravagante , désordonnée dont on a dépensé. — On dît un bruit effroyable (Boss., Fi!f.)i ^^ ^^ vacarme ou un sabbat épouvantable (Acau. , SÉv. , S. S.V Pareillement, un cri est proprement effroyable: Un effroyable cri, sorti du sein des flot«. Des airs en ce moment a troublé le repos. Bac.
Mais une clameur , ou un mélange de plusieurs cris , est épouvantable :
Soudain de mille cris le bruit épouvantable Vient arracher ses seos à ce calme agréable. Volt.
Un temps affreux et un temps horrible sont des temps très-vilains, très-déplaisants. Mats l'un afOige, attriste, désespère; l'autre rexe, indigne, et fait, comme dit Mme deSévigoé, en employant cette expression, qu'on garde le coin de .son feu et qu'on ne met pas le nez dehors* — Un temps effroyable et un temps épouvantebU sont des temps très-mauvais, à faire peur. Itais
SYNONYMES À RADICAUX DIVKKS.
ruompposa de la grêle, des torrents de pluie, des Uxmerres, des oaragans; et l'autre, un dérangement des saisons, un désordre dans les élêmenfs.
AGIR, rAIBB. Se manifester' comme cause, exercer sa puissance.
^^tr es4 purement formel ou relatif à la fbrme :
on agit de tells oa telle manière. Faire est , au
contraire, matériel ou relatif à ce qui provient
d*un déreloppement de force : on fait ceci ou
cela. «L'homme fatf ce que Dieu yeut, il agit
par la fokmté de celui qui l'a mis au monde. »
Yâot. m Cest pour Dieu et par la volonté de Dieu
qn'un ehritien doit toiqours agir.... Tout ce qu'il
fait doit se trouver à la place et dans Tordre où
la règle nat qu'il se trouve. » Mass. « La sagesse
veut que, dans tout ce que nous faisont , nous
agistiom avec réflexion. » Gia. On agit pour faire
une chose, et il arrive parfois d'agir beaucoup.
de se doBoer beaucoup de mouvement , sans rien
fàén.
Agir regarde l'œuvre , la conduite , indépendamment de tout résultat; faire regarde l'ouvrage ou l'effet. Aussi dit-on agir, absolument, le pouvoir d'agir, tandis que à faire il faut un complément qvi indique ce qu'on produit en faisant. Et mèmeqoaad ce complément manque , il est facile à sous-entendre. « Si vous voulez absolument m'envoyer cet écrit, faites, » J. J.
Agit en sage , c'est être sage , se comporter en sage ; faire sagement , c'est effectuer quelque chose de sage. « Clovis rendit ce pays à Gondebaud. n fit sagement. » Coho.
AGnATION, TOURMENT. Grande peine d'esprit.
VagiMan est une ahemative de mouvements contraires; c'est la peine d'une âme partagée entre plosiears sentiments , l'espérance et la crainte, par exemple, qui va et vient de l'un à l'autre, qui flotte, qui est dans une grande inquiétude. Le iwvnMnt , au contraire , ne suppose ni pluralité de sentiments ni incertitude; c'est one peine causée par un mal déterminé et présent. Boxane qui doute si elle est aimée, qui croit tantdt l'être et tantôt ne l'être pas , éprouve les ogicoltoftf de l'amour : sûre de n'être pas aimée, Pltèdre souffre le tourment ou les tw,rv^ents de l'amour. ;— Une vie A' agitation est une vie sans repos , pleine d'alarmes et de soucis. Une vie de toânnefil est une vie de souffrances. « Qu'est-ce qoe la vie de la cour, qu'une o^^'latton étemelle nr l'avenir; qu'une révolution fatigante de craintes, de précautions , d'espérances ? X ais une âme seosûse à Dieu n'éprouve point ces troubles , ces (njears qui agitent les enfants du siècle. » Mass. Qu'est-ce que la vie d'époux mal assortis , sinon on étemel tcnurmeni ? ^ L'avenir nous agite; le P^nt et le passé nous tourmenUnt.
l^aiUeurs , Umrment dit beaucoup plus qu'oj^t- ^«M. Le lourmefitest une torture, un affreux ^^PpUce; X agitation n'est qu'une privation de repos, le plus grand des troubles. Dire qu'on est to«nn«iW de remords , c'est donner une idée de lexu^me intensité de la peine qu'on éprouve; dire qu'on est agité par ses remords , c'est seule- °><ot faire entendre que les remords ne laissent
pas un instant tranquille et ne permettent pas de goûter en paix le fruit du crime.« Dieu n'accordu aucun repos au pécheur , et sans relâche Tinquièlc (par les remords) , Vagile^ le tourmente. » Bouan. « Ce seul vers (de Voltaire) ,
Mais s'il n'était Bratat, il fallait pardonner, en dit plus qu'une scène entière ^agitations et de tourmenis. • Lab.
Aussi les grandes passions ne connaissent guère que les tourments et les transports. Le mot à*agitation convient mieux pour les sentiments ou les passions plus faibles. Lors même qu'il s'agit d'objets à l'égard desquels il y a lieu d'espérer et de craindre , auquel cas agitation est le mot propre, on emploie towrment de préférence, si ces objets sont importants, intéressent beaucoup. Dans une cruelle inquiétude , dans une mortelle attente , une amante ou une mère n'est pas seulement agitée , mais tourmentée.
1* AGRÉABLE; — 2* DOUX, SUAVE. FLAT- TEUR, DÉLECTABLE, DÉLICIEUX, DELICAT, EXQUIS; — 3* RIANT, GRACIEUX, ATTRAYANT, CHARMANT. Qui plaît, qui fait sur nous une impression bonne ou heureuse.
1* AgréaSble.
Agréable est le terme général : il sert à qualifier tout ce qui nous fait quelque plaisir, tout ce qui nous affecte en bien ou d'une manière heureuse. Il a sous lui deux espèces, représentées par les deux séries de mots suivantes.
DouXj suane^ flatteur ^ délectable^ délieieu»y délicat et exquis se disent des choses qui touchent les sens , produisent des sensations et intéressent la sensualité. Rtanl , gracieux , attrayant et charmant se disent de celles qui sont perçues uniquement par la vue, quelquefois par l'ouîe, qui produisent des sentiments, et se rapportent à l'esprit ou à l'âme. L'homme voluptueux n'estime que ce qui est doux , s%Mve , etc. ; l'homme curieux de belles choses, l'amateur, est heureux d'apercevoir des objets, des spectacles, des visages riants , gracieux , attrayants ou charmants. On dit une couleur douce ou suave , un son flatteur , parce que les qualités dont il s'agit frappent seulement les sens; mais on dit un tableau gracieux j une musique charmante ^ parce qu'il est ici question de choses qui parlent â l'esprit ou à l'imagination par l'intervention des sens.
2* Doux, suave, flatteur, — délectable, délicieux, délicat, exquis. Qui procure une sensation ou des sensations de plaisir.
Doux s'applique proprement aux sensations du goût; suave à celles de l'odorat; flatteur à celles de l'ouïe : une saveur douce, une odeur suave, un son flatteur.
Mais, comme le goût est une sorte de toucher, doux s'étend aux sensations du tact. Et même, comme l'action de tous les sens s'opère par un contact avec les qualités correspondantes des choses, l'épithète de dotes se donne â tous les objets qui peuvent satisfaire nos sens , les modifier d'une manière qui convient à notre nature et qu'elle aime. Seulement , il faut ijouter que le doux, à la différence de Vagréable , auquel il ressemble par sa généralité , exclut tout ce qui peut être piquant ou aigre. « Ce ne sont pas absolu-
DEUXIÈME PAITIE
ment lev éfaoaeB Im plus âôu€tt qni aeikt les plu» agréables aux sens, mais celles qui les chatottillent d'ane façon mieux tempérée; ainsi que le sel et le vinaigre sont sonvent pins açréàbles à la langue que Teau doues. » Disse. « C'est autre chose de dire qu'une eensonnanee est plus domee qu'une autre , et autre chose de dire qu'elle est plus agréable; car tout le monde sait que le miel est pins doux que les olÎTes , et toutefois tante gens rânerent mieux mangef des olires que du miel. » In.
Suave a aussi son acception étendue et déloornée. n s'emploie i l- égard des qualités senties par la tne , l'ouïe et le goût , quand ces qualités sont d'une douceur partionlSére, qui demande po«ir la rendre une expression extraordinaire. L'eau doues n'est ni* salée ni amère; l'eau simmm a une douceur propre. Les Tins eaavee ont parmi les Tins^ doux un je ne sais quoi qui les distingue et que les gourmets savent apprécier. Il y a des couleurs douces, comme il y en a de rades; la couleur de rémeraude est suave , tel peintre a un coloris fuave.
Flatteur ne convient qncpour co^ est senti ou perçu par Toreille : iln murmure fhttewr; le son flâneur de m votx; le Rhin dort au brait flatteur de son onde naissante (Boic). FkMewr veut toujours dire dou» à entendre.
Délectahie , dAttteuar , détieaf et exquis sont par rapport aux mots qui précèdent des superlatifs. Ils atuibuent aux choses la propriété de causer, non pas du plaisir simplement, mais des délices ou un très-grend plaisir.
Ce qui est d^cto&Ie paraît devoir être ce qu'est effectivement déHcieux^ très-agréable (voy. I'* partie, p. 243). Ce qui est d^toaf a la qualité exprimée par dUettaUe et délicieux, mais factice, et non pas naturelle : on dit un fruit déledàMe ou détideuxy et une chère ou une table délicate.
Exquis semble équivaloir tout A fiiit à délicat; étant participe passé comme ce dernier, il représente comme lui une qualité qui dépend de l'art et du goût des hommes , qui résulte de l'arrangeraent des choses , de l'apprêt , et qui est ibrt estimée, qui a une grande valeur d'opinion. On dit un mets exquis ou délicat, et, en parlant de la fticulté par laquelle nous apprécions un mets, un goût exquis ou délicat. Mais ce qui est exquis n'a rien de commun , est choisi ou distingué ; ce qui est délicat n'a rien de grossier , est fin. Il fallait à Apicius des mets exquis et recherchés avec soin; il ftiut à certains estomacs débiles des mets délicats , tendres , légers.
8* ittont, gracieux, affraffant, éhairmam. Qui excite un sentiment ou des sentiments de plaisir.
Ce qui est riant ou gracieux plaît; ce qui est affroyanf attire ; ce qui est charmant platt ou attire extrêmement , d'une manière merveilleuse , irrésistible.
Riant regarde Tair, et graetetup les manières. « Là , tonte la nature- était n'anfe et gracieuse. » Fin. Riante a rapport seulement à l'aspect , et gracieuse aux accidents de terrain , aux sinuosités des cours d'eau, aux agitations des arbres. Ce qui est rtani n'est pas triste , mais gai ; ce qui est gracieux sèment, se présente, se tourne d'une
manière aisée et élégante. 0» dit ua acpec:t rtoal ( ACAD.) , une maàson rimiUê (In.); et , un tour gndeux (FéN.), de ffracieux contours (Aoui.), des manières gracieuses (lo.). Pour réussir daasles arts d'agrément, un asteur doit choisir des siqits riants et les traiter d'une manière geadeuss. Ua spedaole Hmmt aappose des olgeta immobiles; an spectacle ^roctsn» supposa uq oertaia îsn d'acteurs K
^tlmyanf marque l'attrait , la proprîM d'attirer, de faire venir à soi. Ce qui est attfoywJ séduit. « Elle a la bouche grande; mais en y voit des grâces q«*on ne voH point aux astres bouches: et cette bouche , en la voyant , inspire dee ëésin; eHe est la plus oUrsysnCe, ia phttamomrauseds monde. » Mot. cDe là ils iront voirie Véeiive; Conçois-tu ce que cette vue a de si otCmyant? » J. J.
Channant, qui di#rme, q«i enehaole, qù produit sur nous une impression mysténeese el surnaturelle , a une force de sigiiificatioQ singulière. L'objet charmant nous transporte ; il ïfj a rien aa-dessus. « Le paysage de Genève est eèêrnuNir; il n'y a rien de si agréable danslanatBre.» J.J.
CoBunent me trouves-la T — CkmnmÊÊmi.
Taire beamè surprend, ravit, enlève^ enchialai
Rua.
Le colibri et l'oiseau-mouche, ces deux chefsd'œuvre, ces deux merveilles de la nature, sont dans toute la rigueur du terme , et suivant U juste expresaioB de BufTon, de charmants oiseaux.
AGRÉHENTS , GRA£S8 , AMOSOVITÉ. QuaUlés qui rendent aimable et par lesquelles plaisent les personnes , les discours , les écrits.
Vainénité, du latin anunuis, riant, doux, consiste dans la douceur. Il y « des ^dos laquantes, celles de l'épigramme, par exemple, et les agréments de la figure ne sont pas incompatibles avec un certain air de hauteur, d'empire et de fierté; mais Vaménité exclut tout ce qui est de nature à blesser les autres. Les agrémenté et les
4 . Girard a comparé ensemble agrêahU^graàeax senU et sans les antres mots eonsidérés éans touleei article. H a été oonduU i la même dSitioclioD. Os est ftgréaèie par toutes sortes de qualités ; on n^estfn»* ciVaur que par celles qui se voient, qnl tenibeat lew les yeoi. L'homme agréable peut plaire par ce <|ai n'est pas apparent, observable, extérieur, c'est-à-dire ' l)ar lo fond, par l'esprit, l'homear, le caractère; rhomme gracieux ne plaît que parle dehors, Tair, Tabord , les manières. Oa ne s'ennnie pas arec IV gréahle, II amuse, il intéresse ; on est rvA de I Vcodl et des laçons do grmdêma^ il est avenant oepoU. On dit d'une aaaaière générale et abatraile, il eat <v>^ Me de vivre avec ses amis; gmeiemx eattoajpoia ooa expreaaion concrète , relative aux formes oa à la forme. — D'ai'.Iears, agréahU n'in^Dque aucune aetion de la part du sujet ; et c*est au contraire ce qae gracieux suppose. « Gracieux est on terme qui OMB* qualt I notre langue, et qu'on doit à Ménage. Il vciit dire plus qa*agréahU / il indiqus TenTie de plaise. > Vour. c Jutton emprunts la ceintore de Véooa poor ae rendre toute graeimue. » Roll. ICaia Alcibiaéa était agréable {fin. ) naturellement, aans chercher à Pètre. En matière d'art, la choae agrémble agrée ; la chose gracieuse est tournée de manière à agréer, mais il est i craindre qu'elle ne tombe dans l'alTeetatloB.
SYNONYMES k RADACAliX. DIVERS.
grâem aoot plal6t des. qualités ««IliétiqiMft oa relatives à la baauté; YamémUâ est noe qualixd morale, qui se rapporte à la bonté, et quia sa source dans le ocraotèrt. Im agfFémeui^ et las grAies d'oa hoBuse galant ou d'ua Aarivaxa ^idtud ne noua iouahral pu de la^ nâme manière que Yamémité d'un TieUlard bon tt inoUonaif ou que celle d'un auteur plein: d^enctîoii, tel que Fénelon el quelquefois Lafoutaine.
JmiHiU , MMVftitaa, a Mseaoufdé des Min» au mu' sàek. U était inconnu au jmi*.
«Onappelail ce TaiUa le I%MfM( de AVtle, à cause de sa riante mmémUé, » HAaii, « VaménUé est dans le oanotto, dans lès mcaura ou dans le langage, une douceur aoeompagnée de politesse et de grâce. » Inw • GaSulus sTaii autant de douceur et d^om^tl^ dans l'esprit et dans les mœurs que Marias était rustique el féroce. » Rocx. « I^ langue Utâneioaiiqua de certainealettres^ comme upwQm et sita^ qui sont d'une douoeur estrène , et qui répondent dans le discours je ne sais quelle awèémUé. a In, « Fr^us écouta, cea réflezioas avec une paix profionde , et les paya de Voménit^ d'un sourire tranquille et doux. » S. S. « Dans une compagnie (TAcadèmie) où FéneLou plus gracieux et plus tttodre (qiw Besanet) apporta, cette oncr tien et cette aménité qui nous fiant aimer la vertu. > Vauv. c Toî qui as surpeaaé Boaauet et Pascal ea mnémté» et en grftoes (F éueUm) , aluia* Ue génie ; toi qui fis régner la vertu par l'onction et par 2a douceur, » In. a Point é*4méiM , pmt de douceur dans les ouvrages de J. B. Rousseau..» Teu. «La doneeur de aon eommarco (de Mari^ TaïuO «t Vaménité de ass nwaani faisait aimer et estimer sa personne, a D'Aa^
Us frdcet , à leur tottr, diffèiMmt des ^frémants, en ce qu'elles supposant la pefaenne en action. On dit de certains animaux, du cheval et du cerf, par exemple , qu'ils ont de lagrdce , et de certains objets inanimés, incapaMea de as raouiveir, tels que lieux ûu maiiians, qu'ils enf dea ûgrémenU*
Pareillement, les grâces dans l'homme tiennent auxaanîères, àlaparola, àTaecueil, au gesle. < n flMt de la grdêff dans tout œ qu'il &it. » ACAD. «Los grdoar particulières de la prononsia^ tUm. grecque sont ea partie perdues pour nous.» Ub. «a tcavera des dehors si alTreuz (de Cleopâtre défigurée et désormais sans a^r^mefita à cause de U privation de nourriture qu'elle s'était iflaposée pour mourir et des meurtrissures qu'elle i^éûit laites) perçaient le» srrdceaiottcheiites qui brillaient dans tous ses mouvements. » Roll. Les ogrémttUs , au oontraire , dépendent des traits. « Ce Georges Villiers est ce même Buokin- ^Éam , fameux dors dans l'Surope par las agrë^ menit de sa figure. » Volt. « Gorysante , la jeune fille d'une merveilleuse beauté , perdit tous ses agréments et devint hideuse. » Fin. -< « Le cardiosl de Rohan , doué de tous les les itgrémMU de la figure, de l'esprit, de Félocution , d'un caractère (telle et doux, d'un aeeueil enchanteur , d'une politesse parfaite, avec des grâces naturelles et touchantes. » Marit.
Par conséquent , les grâces expriment une qaalitè accidentelle, fugitive , de circonstance , et les offrémenU une qualité fixe et permanente.
On admire les frâcu d'une femme pendant qu'elle marche , qu'elle se présenta on^ qu'elle* danse ; les agréments des femmes se éonserveni mieiiK dans les pays tempérés que daos las paye chauds (MoNTBaQ.)« « Quelque grâce qu'ait aux jenx de. J. C. les tannes d'un pénitent, eUea ne peuvent jamais égaler les chaste» ogréeMmU d'une sainteté toujoura fidUe.» Boss.
Snauite, les ofr^sienta ae rapportant aivJbnd,, sont quelque choae de plus aolide, doi plus aé» riaux; au Ùeu que les grâces n'allant pas au delà de la forme , expriment une qualité plus superficielle et toute bornée à la façon. « Boileau a au plus de force et de vérité que d'élévation et de délicatesse 9 plus de solidité et de sel dana laciir tique que de finesse ou de gaieté, et plus ^agrémetU que de grâce, a Vadv. «Des auteurs aubli' mes n'ont pas négligé de primer encore par les oprémenfs, flattés de remplir l'intervalle qui a^ pare les «ctrémités et de contenter tous les goûts. >• Id» lia auraient dédaigné de primer par les gréir ces .* les frdMf ne coavienneat guêtre qu'a» petit et auy>li, i tout ce qjiû: n'a de valeur que par l'élégULce , In déiieatesse et le fini.
Enfin, oa dit également les agrémente de l'esprit et les agrémemts du corps , parce que l'esprit comme le corps , peut être doué d'avantages qui font qu'il agréow Mais comme c'est principalement pac la oerp», par aes^actions et aes meuvementa , qoe se développent' les manières, on dit particulièrement bien les frdaac du corps. « Les chemins qui conduisent les hommes à l'autorité et à la gloire étant fermés aux filles, eUes t&cbentdase^ dbédommager par les agréments de l'esprit et ducorps : de là vient leur conversation douce et insinuante : de là vient qu'elles aspirent tant à Ubeauté, et à toutes les grâces extérieures , eC qu'elles sont si passionnées pour les ajustements. » FÉK. «U semble, dit Girard, que la corps sait, plussusc^tibledeprdcef, et l'esprit d'ogn^tt^iiai;. l'on dit d'une personne qu'elle marche, danse., chanta avec grâcê^ et que sa conversation est pleine d'a^r^meiUf . »
AfiRiCULTEUE, GULTITATHUR , GOLOK. AUCUA de ces termes n'était wité dans notre langue avant le xvxii* siècle. Ce sont les noms des hommes qui cultivent la terre et habitent les champs , comme L'indique leur ndical commua, le verbe latin coUre , cultiver., habiter.
Àgriculter^ que reproduit exactement notre mot agricidteury avait déjà en latin un certain caractère de noblesse , qu'il tenait de sa termi* naison ou de sa première parti/e , ager^ champ cultivable, par opposition aux landes et aux bruyères. En français agriculteur est un terme relevé. Il représente en bien ou comme considérables les hommes auxquels il s'applique. liOs agricultewrs forment un ordre dans lÈtat. c En Scandinavie ^ la royauté et la liberté subsistaient ensemble; les agrieuUewrs avaient part à la législation aussi bien que les grands du royaume.» Volt. «Ea mortifiant la parlement, Louis XXV voulut encourager la noblesse qui défend la patrie , et les agriculteurs qui la nourrissent. » lo. *- Ux^ ^'^î* cuUeur est un propriétaire qui fait valoir par bii* même et en grand. « David descendit chax l'agri»