DEUXIÈME PARTIE
une graye autortttf, et la puissanu des armes, d'un ennemi , une puissance formidable. En parlant de l'ancienne Rome , on opposera bien Taiftfortt^ du sénat à la puissance tribnnitienne ou à la puissance du peuple (Roll. , Ykbt.).
Pouvoir étant primitivement un verbe, à la différence des deux premiers mots qui sont des rabstantifs purs , se rapporte spécialement à racte, à Texécution. Le pouvoir est quelque chose de délégué ou de communiqué par quoi se manifeste ou s'exerce l'autorité ou la puissance. Vautorité publique ou la puissance publique se divise en plusieurs pouvotrf on en pouvoirs particuliers; les différents pouvoirs partagés et répandus se réunissent dans l'unité d'autortf^ ou de puissance, « L'agrandissement de l'État donne aux dépositaires de l'auloril^ publique plus de tentations et de moyens d'abuser de leur pouvoir. » J. J. Le souverain remet aux juges une portion de son autortl^ en leur conférant le pouvoir de rendre la justice en son nom (Yolt.). En nous donnant la liberté de juger le prochain, nous attentons contre Vautorité de Dieu, nous prétendons nous donner on powooir qu'il s'est réservé (Boniu>.)* « Jésus-Christ a reçu puissance SUT tous les honmies : Toute puissance, dit- il, m'est donnée dans le ciel et dans la terre.... Il ne parle que du pouvoir de donner la vie» parce que c'est son pouvoir primitif, et celui qu'il veut exercer naturellement. Le pouvoir de juger et de condamner est un pouvoir dont il n'use qu'en second Ueu et i regret. » Boss.
On appelle autorités les dignitaires, les hommes revêtus d'un caractère qui doit les faire honorer; puifiances, les nations en armes; et pouvoirs, les différentes branches du service public. Tout est perdu si le pouvoir s'exerce ou s'administre de manière que la puiisance soit diminuée ou vaincue , et Vautorité compromise ou déconsidérée.
3* Empire , domtiuuion.
V empire et la domination , du latin imperare , commander, et de dominuSy maître, sont tout relatifs à la façon dont on use de l'autorité, de la puiffance ou du pouvoir; exercer une autorité impérieiue et dominante (Bovao.) ; être possédé de l'esprit d'empire et de domination (Id.). « De leur propre faiblesse (des enfants), d'où viexit d'abord le sentiment de leur dépendance, naît eusuite l'idée de Vempire et de la domination. » J. J. « Les princes de la terre, disait Jésus-Christ, exercent avec empire Vautorité qu'ils ont sur les peuples. » Mass. Ce qui est simplement autorité, puissanu ou pouvoir dans un homme ordinaire devient empire ou domination , c'est-à-dire presque toiijours quelque chose d'odieux, dans un homme enclin à là tyrannie et au despotisme.
Mais Vempire reganle plutôt le fond, et la domination la forme : l'empire est absolu , et la domination hautaine. Il y a plus de fermeté et de violence dans l'empire, il exige qu'on suive ses volontés à la rigueur; il y a plus de fierté daos la domination , elle veut paraître au-dessus. On traite quelqu'un avec empire (Boaan., Pasc.); on se donne des airs de domination (Boaan.) , on a l'orgueil de la domination (Mohtesq.).
AUTOUR, A L'ENTOUE. Ce qui, par rapport i
une chose , est on 7a «uloiir ou à reiiloirriavironne , renferme comme dans un cercle.
Mais, pour l'ordinaire, aiutour est une préposition et prend un régime, au lieu qu'd TeiUiMr est un adverbe et se dit absolument. « Le pie grimpe autour du tronc des arbres ; il niche dus les cavités qu'il a Çsites , et c'est du sein des arbres que sort sa progéniture, destinée k ramper à Ventouf. » Buff.
Cette distinction est vraie, mais insuffisante; car , d'une part , l'usage permet d'employer aussi autour comme adverbe , et , de l'autre , à feittow de est une locution prépositive encore usitée, quoi qu'en dise l'Académie (1855).
Ce qui est ou va autour est on va contre, tout près; ce qui est du va d Ventour, se trouve ou se meut plus loin , k une certaine distance , aux environs. On peut dire d'une table , dans un festin, que les convives sont autour, et que les sorviteois tournent à Ventour. « N'as-tu vu personne réder à Ventour de moi? » Rboh. ^ On renarfoe un vase et l'inscription qui est autour (Fia.); on est charmé de la beauté d'un vase et de Voiôa qa*il répand d l'enlour (Mass.). — « Combien Dieu a mis de défenses autour dn cerveau I » Boss. « La terre tourne d Teutour du soleil. » P. R. — cCes mésanges ont des marques blanches autour des yeux. » Buff. < Cet oiseau se perche haut par le besoin de découvrir à Ventour de lui > In.
Boileau, en parlant d'un Uvre qui avait été publié contre lui par Pradon , avait écrit dans les premières éditions de l'épltre vi :
. ^ VmUtmr d'un castor J'en ai lu la préboe. Sur une critique de Pradon , qui prétendit qu'il fallait dire autour et non pas à Ventour , le satirique mit dans les éditiona suivantes :
Auifmr d'un candebec J'en ailu la prélkee.
Il fit bien : car l'enveloppe d'un chapeau , an lieu d'en être k quelque distance , est tout contre , y touche. Mais du fait ici rapporté on a eu tort de conclure que Pradon et Boileau oondanmûent d Ventour de absolument, même dans les cas où la chose environnante est très-èloignée de l'objet environné.
D'ailleurs, anx passages cités dans l'article ci-dessus , on pourrait en ajouter un très-grand nombre où à Ventour est employé avec régime. Voltaire a dit dans la Princeue de Kçwurre :
Et le brave Alamir, il fkit tomber à bas
Tout aUntour de li nez, mentons , Jambes, fans.
c Durant l'épiscopat de saint Sulpice , tous les déserts à Ventour de Bourges étaient peuplés de saints solitaires. » Boss. « Conmie les montagnes sont d Ventour de Jérusalem, ainsi Dieu est à Ventour de son peuple pour le protéger. » In^ « Bon! en voilà un (des chasseurs) qui le blessa (le sanglier). Les voilà tous à Ventour de hiL ^ Mol.
Ésope raconte qu'un manant , Un Jour d*hiver se promenant A Ventomr de son héritage.... Uf.
A VmOùur de ce pin l'hoBune lendit ses rels. b.
Qu'à l'eiuomr de sa feaune une moudie bourdonne...*'
atautagb, dessus, frééhdieiicb, scpi-
SYNONYMES À RÀDICAUIL DIVERS.
UOUli. Ce ptr quoi on remporte sur un autre sur eux, et qu'ils eussent consenti, par un aveu ou sur d'autres. [sincère de leur faiblesse, à quitter leurs senti-
Vavatiiage est quelque chose d'avantageux ou defsTorable, quelque chose dont on est avantagé, un bien, une commodité, une utilité, qu'on a de plus et qui Cait qu'on est anant. Avoir sur quelqu'un Ya/vantage de la fortune, de la jeonesse, de la santé. «Quand l'uniyers l'écrasenit, l'homme serait encore plus noble que ce qui le tae, parce qu'il sait qu'il meurt ; et Vavantage que l'oniTers a sur lui , l'univers n'en sait rien. > Pasc.
Le desrat est l'aTantage qu'on obtient dans un combat ou dans une dispute. En effet, il consiste primitivement et essentieHement pour un lutteur à ne pu rester dessous , mais à se mettre dessus. Une armée a sur une autre l'avantagée du terrain>, du poste, du nombre; et, dans l'action, elle a, elle prend, elle perd ou reprend le deMia. «Conti paraît, arec lui la confiance revient aux troupes ; la valeor de la nation reprend le dessus : on le soit, rien ne résiste. » Mass.
Prééminence et supériorité renferment une idée d'excellence, étrangère aux deux mots qui précédent. La prééminence et la supériorité sont désavantages qui font, non pas qu'on est mieux placé, mieux partagé, mais plus élevé. Ce sont des avantages par lesquels on prime, on brille, on se distingue. Vavantage de l'univers sur l'homme n'est ni prééminence ni supériorité ^ puisque l'homme est plus noble que lui.
Li prééminence a rapport au rang; la supérîbntd k la valeur, à la puissance, à l'action plutôt qu'à l'état.' La prééminence vous donr.e place au4essus des autres ; la supériorité^ le droit de commander aux autres ou le pouvoir de les surpasser. La première est toute de forme et d'institution, et indépendante du sujet; la seconde, plus réelle ou plus effective, est ordinairement caractéristique du sujet même.
La prééminence est une préséance, une distinction honorifique ou hiérarchique par laquelle vous êtes établi au-dessus des autres.'* Une prééminence est nécessaire dans tous les corps. » Mal. c Le gouvernement monarchique suppose des prééminences , des rangs , et même une noblesse d'origine. La nature de l'honneur est de demander des préférences et des distinctions. » Montbsq. «Le titre de grand a toujours été donné en France à plusieurs premiers officiers de la couronne , comme grand sénéchal, grand veneur, etc. On leur donna ces titres par prééminence pour les distinguer de ceux qui servaient sous eux.» Volt. « Aq concile de Chalcédoine on décida que l'église de Coustantinople était en tout égale à celle de Rome pour les honneurs.... Dans cette dispute denng et de prééminence , on allait directement contre les paroles de J. C. » In.
La typérioriié est une qualité , une vertu , une lacolté, un talent, une autorité qui vous rend plus fort ou plus puissant que les autres. Supériorité de génie, d'esprit, de courage, de mérite, de forces (Acad.). Le caractère de supériorité empreint djans toutes ses actions, dans tous ses
ments.... » Bourd. « Remportez la victoire sur votre ennemi en le comblant de bienfaits. Peut-on voir une plus illustre supériorité? • Boss.
L'imitation de la parole ne donne au perroquet aucune prééminence , parce qu'elle ne suppose en lui aucune supériorité (Buff.). A une époque où l'empire d'Orient et celui d'Occident étaient également affaiblis et épuisés, « Coustantinople , échappée aux barbares , obtenait sur Home la prééminenu^ non la supériorité^ que donne le bonheur sur l'infortune.* Chateaubrianu.
AYANTAGE, UTILITÉ, PROFIT. L'idée également exprimée par ces trois mots est celle d'un bien qui dépend ou qui peut résulter de certaines choses.
Avantage a cela de particulier qu'il est relatif, qu'il implique une comparaison. L'avantage noua met en avant ^ nous fait précéder les autres, nous élève au-dessus d'eux , nous donne sur eux la supériorité. « Sylla et Sertorius aimaient mieux périr que de (aire quelque chose dont Mithridatè pût tirer avantage, » Montesq. «Voyez par combien d'avantages nous vous sonmies supérieurs. » Volt.
Avantage peut être encore relatif, en ce sens qu'il fait concevoir par opposition un mal avani lequel ou au-dessus duquel est un bien dont il s'agit : il y a avantage à se conduire ainsi , c'està-dire que se conduire ainsi convient âanantage , est préférable à se conduire autrement , que le bien à attendre surpasse le mal à craindre; et c'est pour cela qu'on dit un parti awjinJtageus plut6t qu'un parti iKtle ou proftMe.
A l'idée d'avantage correspond nécessairement l'idée d'inconvénient et celle de supériorité sur l'inconvénient ou les inconvénients. « Quelques pertes légères, mêlées avec des gains considérables , n'empêchent pas que le trafic ne soit regardé comme très-avanta(^eti«. > Roll. On fait à quelqu'un des propositions ou des conditions avantageuses, c'est-à-dire qui lui offrent plus de bien que de mal , qui lui promettent plus de suites heureuses que de fâcheuses.
Vais ce qui distingue encore plus avantage , c'est l'étendue et la noblesse de sa signification. Il désigne toutes sortes de biens , particulièrement ceux qui consistent à être avant , c'est-àdire dans une prééminence , dans quelque chose de grand , de considérable , d'honorable , de glorieux. L'avantage est le genre dont Vutilité et le proft représentent des espèces, et des espèces d'une nature intéressée, c'est-à-dire presque toujours peu relevée. « Nous avons cet admirable avantage de connaître que la mort est une peine du péché. » Pasc. Il n'y a rien d'admirable dans Vutilité et le proft. Un panégyrique doit avoir pour effet d'être avantageux à la personne qu'il célèbre, et utile ou proptable aux personnes qui l'entendent. « Ne perdez pas le fruit de cette vérité , qui, tout a/vantageuse qu'elle est au saint dont je fais l'éloge, sera encore plus utile et plus édifiante pour vous. » Boonn. « Le panédiscours (b.). <r Si les pharisiens avaient de { gyriste d'un faible académicien doit réunir avec bonne foi reconnu la supériorité du Fils de Dieu ; choix et présenter sous un point de vue ovanlo-
t^AtUt ^XkftÉ :
geux Cë qu'il ])eut y avoir de bon et d^utHè dans left oUyfages de celui qu'il est obligé dé louer. » D'ÂL. C'est un avantage que Vous procure ce qui vous fait honneur ; c'est de VuHlité ou du profU que vous retirez de ce qui vous fournit du ffuH, d«s ressources, des moyens de bien-être.
Utiliié et profit , de leur côté , diffèrent sensiblement l'un de l'autre. Vutiliié, du latin ult, «e servir, naît du service qu'on tire des choses. Onappelle utile ce qui sert à quelque chose (âcad.), iautUe ce qui ne sert à rien (Acad.). Un meuble a son utilité. « La vache (dans ce pays des Indes] deviendra sacrée, attendu sa rareté et son uft- Itt^. 3> Volt. iVutiliié de ces définitions et leur us^ge est d'éclaircir et d'abréger le discours. » Pasc. c Un peuple peut aisément souffrir qu'on exige de lui de nouveaux tributs ; il ne sait pas s'il ne retirera point quelque utilité de remploi qu'on fera de l'argent qu'on lui demande. » HoNTESQ. « La botanique est fort utile à la médecine. » Roll.
Le profit est lucratif; il naît du gain , de ce qui revient d'un commerce , d'une entreprise , d'une industrie , d'une exploitation. Le pro/it de l'usure (BouRD.), un profit usuràire (Cond.); le profit de l'extraction des mines de l'Amérique (Buff.). « EÎhsuite desquelles (paroles) on peut prendre du profit (de son argent) sans craindre qu'il soit usuràire. > Pasc. « Les corsaires égyptiens nous regardèrent comme des esclaves dont les Pnénicietas trafiquaient; et ils ne songèrent qu'au pro^t d'une telle prise. » Féif . « I^ourqùof n'y a-t-il pas des pensions attachées k l'encourâgement de l'agriculture?* Cet argent' retournerait de même à l'Ëtat', lùais avec pl'us de ' profit.Tf Volt. « Les Français ont dé][)ensé des sommes immenses pour entretenir aux Indes une compagnie qui n^a jamais rien payé aux actionnaires et aux créanciers du profit de son négoce. >' lo. c Les frais des mines d'or et d'argeht d'Italie en auraient absorbé tout le pro^t.-» Koll.
D'ailleurs, V utilité est dans les objeis q'uel(^ue chose d'immédiat, au lieu que lepro/ïf , de|>roficere^ avancer, faire dés progrès, suppose un travail pour le faire arriver avec plù^ ou moins de peine. Ce qui est utile sert , au Heu de nuire ; ce qui est profitable pourra amener quelque bien moyennant des efforts, dé l'application ou dés réflexions. J. B. Rousseau loue un auteur' qui sait «rendre l'attrayant utile ei profitable. > La lecture de l'Évangile est utile; la représentation du Tartufe peut être profitable (tfoL.). « L'adversité sans doute est un grand maître; màié ce' maître fait payer cher ses leçons , et souvent le profit qu'on en retire ne vaut pas le prix qu'elles ont coûté. » J. J.
A la fin d'un article sur ces trois' mots, l'abbé' Girard dit en parlant de son livre des .Synonyme/: « Je souhaite que cet ouvrage soit utile au lecteur ; qu'il fasse le profH du libraire, eî qu'il xné procure V avantage de l'estimé publique. >
!• AVARB, ATTACHÉ, INTÉRESSÉ; — *2«6bR- DJfDÉ, CRASSEUX, LADRE, VILAIN; — 3* CHI- CBR, MESQUIN, TAQUIN. —Tous ces adjectifs servent à qualifier un honmie qui a la passion àé' l'argéni ou des richesses.
1* Avdre^a^ààfi, inièrmï. Ces trois pfêmîefs mots font considérer sous diverses faces le vice dont il est question : ils ' en marquent les espèces , à la différence des mots sùvants qui en expriment les degrés.
Avare cofirespond â avarice , qui esi le nom propre de cette passion. Par conséquent, il en désigne les deux caractères principaux , qui s'ont de n'aimer pas à dépenser et de chercher à amasser sans cesseJ Au contraire, attaché et intéfèué n'en représentent chacun qu'une partie ou uà côté , savoir , attaché la crainte de diminuer ce qu'on a , et xrUéressi le désir dé l'augmenter. L'homme attaché est' parcimonieux, épargnant; rhomme inUreué est âpre au gain et avide dt profit.
l^ais", cômàié àtiàcfié est très^nrë, ainsi employé et entendu , avare le remplace et se troure dans le même rapport que lui avec iniérmi. L'homme avare ne dépense pas volontiers, soit pour lùî-mémé, soit pour les autres, il est, comme on dit dans Je style familier, (nioce; l'homme intéressé n'est point satisfait de ce qu'û a. Autant celui-là met de soin £ conserver, au- • tant celui-ci en met à. acquérir. L'dvare est serré', se concentré* ordinairement sur ce qu'il tient sous sa main, et il se peut qu'il n'ambitionne rien de plus; l'honmie intéressé ^ au contraire, peut être libéral pu xnême prodigue, mais pour lui la grande affaire est de gagner. c Celui qui n|oie toucher à' son argent , qui n'en est que le triste gardien, et semble ne se réserver aucun droit que celui de le réj^ider, est proprement celui qu'on appelle avare. » Boss. « Speusippe paruf intéressé^ ayant exigé une récompense de ses disciples , contre la coutume et lés principes de Platon. » Roll. — ' « Lei hommes ne baissent celui qVils appellent avorê que parce qu'il n'y a rien à gâ^er avec lui. » Volt. «Je ne parlerai plus à mon Oncle de résignation, parce que j'ai peur qu'il né me croie tnl^ren^; cependant* U doit bien s'imaginer que je ne suis pas venu dé si loin pour ne rien gagner. > Rac.
2* Sordide , crasseux\ ladre , vilain. Extrêmement , honteusement , odieusement avare.
Sordide y latin sofdidus\ de tordes ^ ordore. est de tous ces mots' le plus général. Use dit nonseulement des personnes, mais encore et plus particulièrement d'os choses : avarice ou épar^e sordide; lés attachements sordides de l'avance (Mass.). À quoi iljaut ajouter qu'il est le seul qui ait rapport à l'acquisition et qiîi sigoifie très^ intéressé; aussi dit-on gain sordide , sordidi intérêt, ne pas perdre une occasion «ordide de gain (Mass.).
Travaillez pour ùjloire, et qu'un sordide faia
Ne 8oit jamais ro$)«t d'un illustre écrivain. Bon..
Le crasseux se plaint tout k lui-même: c'est un grigou qui vit dans la crasse; il te néglige « \1 est mal vêtu, ^il- porte sur lui les xnarques àt son* vice , il est" craséeux, Boiléau , dans sa V satire, a donné dé ce persoùnagé une ezcelientt peinture qui commence ainsi :
Mais pour bien meitre ici leur ctmm en tout m lasfre y elc*;
ié iaérè et' b vtiam refusent aux autres. Msi*
SYNONYKES Â RAMGAUX DIVERS.
le lêân manqaa de sensibilité , et le vilatn de noblesse, ladre signifie primltitement lépreux, et les hommes eonverfs de lèpTte sont, comme on sait, insensibles aux impressionar dn dehors. Le ladre est donc Tavare que n'émetrrent ni la spectacle de la misère ni les cris de ]a détresse. Sus l^Âtare de llolière, Frosîne, ayant en vain hi^loié f assistante d'Harpagon, décrie à la fin : «La lodlrra été ferme à toutes les attaques. » De mlÉia, â la fin d'un drame de âaûl , par Vot^e, Bethsabée dit de Ûatid, quia sotrvenfréponâfu par de durs refus à se^ demandes d^ai^ent : « Pais»-vQ moarir tout k l'heure, la titain laân , et tons laisser régner en paiï 1 :0
te vOù/ta n'est pas noble , généreut ; ce (jfni le ACingne, c'est la' bassesse detf actîona et dtss sentiments, c Les gens riches ntf sont pas tous généreicr, et l'en connais qui sont des' flranc? ifilaint; mais don Bertrand en use ated moi fbrt noblement.* Las: « par la gémi, s'écria Sandio, qne ies infantes sont viîainetf Klles ^fons renvoient ma écoyer comme s'il leur (fêtait entore da reste. « In. < Ce garçon-là est bien généreui^: il ne TOUS tisssemble pas , vous Ôteir un' vilain , voQs.» Rseir. Le défaut du tilain est surtout rftTohant, lorsqu'il se développe contre un bienâiteor, lorsqu'il tourne en ingratitude : Grtûsse^ les bottes d'un tûakin^ dit le protarbr, il dira (jtt'on les hii brtne.
3* CKiche, me^^tH, taquin. Ces trMs'm'ots, à la différence de ceux qui les précédent immé- (fiitement , sont des diminutifs et feulent' dire on peu ou petitenîent avare ; ils annoncent un ridicule plutAt qu'un vice.
Kais cîlicfte et mesquin regardent la dépense , et ce qui les distingue l'un de l'AUtré, c*estque Tun est absolu, Tàutré relatif^ Chiche marq^ue le peu, et mesquin insuffisance. Le chiche épargne trop ; le mesquin épargne trop eu égard k sa (brtnne, à sa condition.
Li fégai fat petit et moi beaueoap d'appréls :
im galant (le renard], pour toute besogne » luit en' brouet clair; il virait ckUheàuni,
Uv.'
«Cette rusticité de TàmbasSadëur lui concilia le mépris , et sa vito meigutne , en table zfulle , et ea équipages pauvfes et courts, l'acheva. » S. S. Oa dît une moisson chiche , c^est-à-dire peu aboodante , et une décoration ihefqutne , c'esf-àdire pas assez riche pour le lieu , les choses o^i' les personnes.
ftkfuin se rapporte à la manière d'acquérir aussi bien qu'à la manière de dépenser. Le taquin dispute , pointillé, bataille , marchande , avec une sorte d'aigreur et d'acharnement , aân d'obtenip plo^ oU de donner moins, afin de faii^ quelque petit profit ôtt d'avoir quelque petite diminution. Son caractère entièrement distinctif est l'a chicane, c c'est' un homme taquin qui se ferait lemefpoor le' moindre profil. » Acad. c Sur le point de signer (le contrat de mariage) , tout se nanpit avec aigreur par la niahière altière donV la dmthesse de Roquelaure voulut exiger que le duc de Rohan donnât plus gros à son fils. Ce ^mier en fut justement très -mécontent. Il éttif ftiquiii encore plus qu*aiMifé; lui et sa
femme se pfquènnt, tlnrant fbme et nmpirenl « s. S. ^ AVEâTm , DORlMt AT18 , -^ INMKMtt . Faf M
connaître à quelqu'un un èténemem qui l'iktércsse^
Entre (tifef^ et^ àùàntef mtis ae trouvent les diffirences suivantes.
{• Avenir, de tfdvertere', tourner vers, rendîfe arftenttf à, etprîme une«cf?oo qui peut être farte par lea chosiè»' eK nefi pae seulement par les personnes : lee infimrhsés de la vieillesse nous ta^tisset» de notre ffai proclttifie. « Bonjour, nfon rrès-eher h^e^, idOAeat(ymao m'(i«érA'f de finir (cette lettrèy avànl que la mtttXe me gagne. » J. J, iffaîs il n'y e(ftte lea piem>mies dont l'tAsge p<Armetta de dire qu'elles donireiif avis.
It^ i«efffr est utie invitation à prendre garde, et par COnséc|Uefit a&noncfe un danger. On avertit quelqtfun d^m Con^yfOt Ç^avt.) , dé» périls auxqiteis il s'eïpOSD (^. J:), dti danger où i! est (Roit.y. c Tout le mondé sah qtfau Capitole les oies attrfireht les Romains dé Tassant que tentaient lefs (jfaulo!^,' et ca fbt fe saint de Rome. a> Borr. c tfonsfenr', je' viens fous avertir qiï'il ne fait pa!s bon ici pour Vous. »* tfot. IfaieleS bhoses dont ofi donne' avit sont moins essMti^lle^ à la personne qui reçoit Tavir, et, au lieu d'être pour' elle menaçantea, eiltea sont quelquefois htenrenses. é Jb vous donne atis^ mon cher ami, que je n^arié mademoiselle* Coriieille. * Volt. ^ Je vous dtmM avtr que tout va bien (pour vous). »'l!oL. c Je voua^ donne- atis', victorieux abbé , que vous avea remporté' un seetfnd triomphe à l'Académie: ^ tfoirrasQ. « Quand hspi^xes avaient trouvée lér bosuf A^is, ils en' dbhmtfefcr àeis au peuple de Memphis.» Rac.
3^ AVefHr, appâter l'âftentidn sur , invTtef à se mettre sttr ses gardes, suppose plutôt un événement futur, et signifie prévenir, c Madame , je vi)ens Vbus avettir que la comédie serït'bientôt prêté, tf-irot. < J'ai envoyé un livré au roi, mais' en ^at^ffistant bien que ce livre tfétaitpas fait p'oûf éti-eilif par Inl. »*'D'Al. « il«Wfisiés^t de sas IkuteS' avant qu'il' y tbmbe. « J. J*. M^is' doiifier abiii eomm% donnet ûàuvelle , se rapporte plntàVi Wi évtSnemefiV passé. « tâche de faii'ë dbhnw aH^^ k aéante du mariage qu'on a conclu. 9'HoL. «Je dois' vous^ dohttér' avis que j'ai trouvé' le moyen' de faire recommander votre affaire à â. le comté de Castellan^. *J. J. c Ma tante' accommoda mon affaire; elle m*écrîvit aussitôt pour m'en* don^eifonôis. » Las.
4-* Avertit' est panîcUîièffemiÈilt relatif à ce" que dôiffaii-è la péWônUé' dt«fïî»> û biëU' qU'ott dit, avenir de faire une chttsé: < Ce gTàfid prince vous afretttt, sTrë, en* ifi^iiraut', dô craindre le scîgireur. »-'MA8a. « Le père de'Thémistocle l'avertir db lie pas cômt^tèV beànicdUp sûr' la faveuf du peuple. » Roll'. liais OU n% dif j^ks dow(»r ae{» d'agir db telle oU telle manière , et souvent
l'avt» doniii éi\ safib éons^quenteiidur'la cdn-
dùit'6 de celui qUT le reçoit.
I. Vtt^aneUÊuc n'e« ni odleasemeul ni pedtemenl ware; il se monire avare dans les cas particuliers, il manqae à donner dans roceastbn. Vof. Avare ^ avth