DEUXIEME PARTIE
soi-même. L'eau-, du métal eo fusion (Buff.)i le sable d'un sablier, eouleni ; on glUiê aur la glace, un rabot glitse sur une planche quand il ne mord pas (J. J.) > àes enfants s'amusent à glis- HT sur une rampe (Lab.) ; une bo.ule et tout ce qui 7 ressemble, pierres, cailloux, pommes, œufs, globes célestes ou autres , roulent.
Au figuré, rouler diffère bien des deux premiers mots, qui, au contraire, se ressemblent beaucoup. ÏBiouler^ conmie en latin verm^y désigne une action qui se fid$ itératiyement, qui se r^ète souvent sur le même objet; de même qu'une boule, après avoir fait un tour, en fait un second , un troisième et ainsi de suite , appuyant souvent sur les mêmes points de sa circonférence. On route des projets dans sa tête, l'esprit y revient sans cesse , y pense et y repense; un livre roule sur une matière, qu'il tourne et retourne dans tous les sens. On rouie dans un pays, quand on y va tantôt d'un cêté, tantôt d'un autre , sans se fixer nulle part. < Je roulât longtemps sur les vagues émues , qui tantôt me faisaient voir la profondeur des mers, et tantôt m'élevaient jusqu'aux nues. » Las.
CouUr et glisur signifient un mouvement doux et facile. Mais celui qui consiste à couler peut être lent et tranquille : le temps coule ^ il a une marche paisible et uniforme; une période et un vers cou^ bien , quand il ne s'y trouve rien d'embarrassé ni de précipité. « La marche de l'hirondelle est peut-être moins rapide que celle du faucon , mab elle est plus facile et plus libre ; l'un se précipite avec efibrt , l'autre eouU dans l'air avec aisance. » Baf f. c Ces matières demanderaient d'être traitées avec plus d'étendue ; mais la nature de cet ouvrage ne le permet pas. Je voudrais couler sur une rivière tranquille; je suis entraîné par un torrent » Mortisq. L'action de gliiteTy au contraire, est vive et rapide; elle ne fait pas d'impression et on l'aperçoit à peine , tant elle est vite. Il y a des matières délicates sur lesquelles un orateur doit glisser. « Il y a beaucoup de terres qui s'imbibent d'eau facilement ; il y en a d'autres sur lesquelles l'eau ne fait que glisser. » Buff. < La nature du monde est de glisser, de passer vite. » Boss.
COUP (TOUT À) , TOUT D'UN COUP. Sn un instant.
Tout à coup, c'est-è-dire brusquement, à l'improviste, sans qu'on s'y attende, de manière à surprendre. Tout d'un coup , c'est-à-dire tout en une seule fois , et non pas à plusieurs reprises ou par progrès, c Ce qui se fait tout à coup n'est ni prévu ni attendu ; ce qui se fait loul d'un coup ne se fait ni par degrés ni à plusieurs fois. • Bbauz.
• La mort vient toujours imprévue : et pendant qu'à la manière de ces oiseaux niais , nous nous repaissons de ce qu'on présente pour nous amuser, le lacet vient tout à coup, nous sommes pris, et il n'y a plus moyen d'échapper. » Boss. — Labruyère appelle les balles « de petits globes qui vous tuent (oui d'un coup, s'ils peuvent seulement vous atteindre à la tête. »
« Aux jours de Noë le déluge vint tout à coup, lorsqu'on y pensait le moins. > Boss. « N'ayes aucun regret à ce que tous avez écrit : j'y ferai
réponse foui à coup quand voas vous y attendrei le moins. > In. « Dans le moment où P^gmalion et Astarbé allaient commencer leur repas, la vieille fit tout à coup du bruit à une porte. » Fék. c Un des regards de Mentor arrêtait louf d coup Télémaque dans sa plus grande impétuosité. » In. c Si le bien suprême venait à se montrer lout à coup, il ravirait d'abord tout l'amour de la volonté. » In.
Quel sujet tout k coup tous a mis en colère? Bioii. L>8pril ne se sent point plos vivement l^«ppé Que lortqa*ett un sujet d'inirigae enveloppé D*Qn secret tout à coup la vérité comme Change tout, donne à tout une face imprévue. Bol.
c Des personnes qui marchaient devant moi s'ètant tout à coup brusquement écartées , je vis fondre sur moi un gros chien danois. • J. J. « Quatre wlientes vinrent fondre sur moi tout à coup et me jetèrent brusquement dans un carrosse. 9 LB8.
c Se trouver tout d'un coup (par héritage) dans de grands biens dont l'amas n'a coûté aucune peine. ■ Boss. « Trouver lout d'un coup , en naissant , ce qu'une vie entière de soins et de peine n'aurait pas pu même faire attendre. » Mass. c Les lois criminelles n'ont pas été perfectionnées fottf d^un coup. 9 MORTESQ. « Un trait de lui le peindra fou< d'un coup. » S. S. c II Caal tout d'un coup voir la chose d'un seul regard , et non par progrès de raisonnement. » Pasc. « Dieu remuera-t-il d'abord les parties de la matièr* au hasard , pour en former le monde peu à peu , en suivant certaines lois, ou bien le fonnera-t-il tout d'un coup ? » Mal. « Qu'il m'envoie tout le reste de ce qu'il dit avoir à m'objecter, afin que j'y puisse répondre tout d'un coup , sans avoir la peine d'en fÛre à deux fois. » Dbsc. s U eûtfalln changer fout d'un coup l'opinion des hommes, qui ne change qu'avec le temps. > Voit. « Dans les écrits de Moïse , la poésie naissante parait tout d*un coup parfaite , parce que Dieu même la lui inspire , et que la nécessité d'arriver à la perfection par degrés n'est qu'une condition attachée aux arts inventés par les hommes. » Roll.
COUPLR , PAIRE. On désigne ainsi deux choses de même espèce.
Couple est tantôt féminin, tantôt mascolin. Féminin , il se dit de deux choses mises accidentellement ensemble, et qui n'ont entre elles d'autre rapport que celui de cette rencontre : ose couple d'œufis, de pommes, d'écus, de soofflets , c'est-à-dire deux œufs , deux pommes , deux ècus , deux soufflets. Masculin» il exprime quelque chose de plus spécial ou de moins vsgue, savoir, l'union de deux êbjets et presque toujours de deux êtres animés qui se conviennent, qui sont faits l'un pour l'autre, ou qui se sont choisis l'un l'autre particulièrement pour propager l'espèce : un couple d'amis, de fripons, d'amants; un couple de pigeons, un couple heureux, c 11 faut vingt livres de blé pour nourrir une couple de moineaux. » Buff. « Il n'est pas sans exemple que quelques coup/es de bécasses se soient arrêtés dans nos provinces de pUine el y aient niché. » Id. Voy. I'* partie , p. 6.
1* Une pâtre, une couple-
SYNONYMES À RADICAUX DIVERS
La poirt m distingua de la towpU en oe qu'elle ne marque pas nne liaison fortuite et arbitraire entre les deux premières choses Tenues de la même espèce, Biais la réunion constante et Taccompegnement de deux choses qui , poor rusage, vont nécessairement ensemble : une paUtê de bottes, de gants, de boudes d'oretlles, de flambeaux. On dit une wuipU de bœufs, quand on ne considère que le nombre, et une pairs de bœufs quand il s^agit de bœuCi destinés à unir leur force et à travailler l'nn avec Vautre : un boucher achète une eofupU de IkbuCb, un cnltiTateur une pairs de boBuls.
S* Une pâtre, un eoiipte.
Deux amis qui sont toujours ensemble, qui Tirent sur le pied d'égalité, ou pairs et compagnons l'un STec Tautre, forment ce qu'on appelle familièrement une pairs d'amis; un coupU d'amis annonce deux amis entre lesquels l'union et rintimité sont parfaites. < Si tous voyez M. le bailli de Froulai et M. lecheralier d'Aldie , dites à cette j^re de loyaux chcTaliers combien je suis reconnaissant de leurs bontés. » Volt. « Et quand on trouverait dans tout l'univers un ou deux eouples d'amis véritables, qui peut dire que cette union durera? » Boas.
Mais une t^u et un ttmpU se disent plus souvent en parlant de certains animaux et surtout de certains volatiles appari/s ou aseoMpUïs, c'est-à-dire associés ou réunis perdes qualités communes : une pairs ou un couple de pigeons , de tourterelles , etc. Alors pairs suppose que les dgnx animaux sont égaux {pareé)^ du même Ige, de la même grosseur, de la même couvée ou de la même portée : une pairs de poulets; quand J. C. fut présenté au temple, le jour de la Purification, on offrit pour lui une paire de tourterelles (Boss.). « Hercule prit deux jeunes garnements et les attacha par les pieds au bout de sa massue , la tête en bas , comme une paire de lapins. » Volt. Un coyple (de copuki , lien) marque l'union la plus grande, celle des sexes, et par conséquent suppose toujours que l'un des deux animaux est m&le , l'autre femelle, c Souvent la pie-grièche attaque, et toujours avec avantage, surtout lorsque le souple se réunit pour éloigner de leurs petits les oiseaux de rapine, > BuvT.
Toutefois, le mot paire désigne aussi parfois une association conjugale , l'association de deux oiseaux de la même espèce et de sexe différent. Même alors il ne doit pas être confondu avec couple. Faire exprime l'habitude de vivre ensemble, la porit^ de sort et de fortune, et ompfe l'union des sexes ainsi que tous les soins qui regardent la naissance et l'éducation des petits. « n est peut-être plus rare de voir deux peirtt d'aigles dans la même portion de monta^ que deux familles de lions dans la même partie de Ibrêt. » Boff. c Ce wupU heureux (d'oiseaux), qui s'est réuni par choix, qui a établi de concert et construit en commun son domicile d'amour, et prodigué les soins les plus tendres à sa iainiUe naissante, craint à chaque instant qu'on ne la lui ravisse. > lo. De même il est eer^ tein que Rapparier n'a pas avec la génération un
rapport aussi direct et aussi prochain que s'accovpler.
COURT , BREF ; — CONCIS (LACONIQUE) . SUC- CINCT (SOMMAIRE , ABRÉGÉ). Tous ces adjectifs attribuent une petite étendue en longueur.
Mais il y a cela de particulier à court et à bref, que chacun d'eux a son domaine spécial où ne peut jamais figurer aucun des mots suivants Court se dit seul des corps et relativement à l'espace : nez court, habit court. Bref^ de son côté, se rapporte à la durée et sert à qualifier , non ce qui est , mais ce qui arrive ou se fait : un bref délai (ACÀD.), un chant (Buff.), un cri (In.), un son (In.) bref; une syllabe brève se prononce en peu de temps; un parler bref est précipité, rapide. Quand on dit , la vie est courte , on la voit en imagination comme une étendue matérielle ; mais s'il s'agit de la représenter comme passant ou s'écoulant , le mot bref est préférable. « La vie s'écoule si vite, qu'il n^ Ikut pas laisser passer dans l'accablement des jours si brefs, > Boss.
Tous les mots qui suivent ont uniquement rapport au discours et marquent le contraire de la prolixité. Mais s'ils ne peuvent jamais se mettre à la place de court et de bref pour qualifier quant è l'espace et quant au tempe, court et bref s'emploient très -bien comme eux pour déterminer la manière dont on s'exprime. En ce sens , les deux premiers mots sont étroitement synonymes des autres.
Mais court regarde proprement la dimension; bref, la durée; concis et laconique, la forme; succinct , eommaire et abrégé , le fond.
Court regarde la dimension , bref la durée. Ce qui est court n'occupe pas beaucoup de place; ce qui est bref no dure pas longtemps. Un discours écrit, couché sur le papier ou dans un livre; est court; un discours qu'on prononce est bref. Un auteur est court , quand ce qu'il dit est contenu dans quelques pages pu dans quelques lignes. « Érasme a dit d'Origène qu'il était court quand il le fallait. » Boss. c II doit y avoir cinq traités dans mon ouvrage ; mais les trois derniers seront très-courts, et il n'y aura plus qu'un volume comme celui que vous avez. » In. « Les mandements de Massillon sont la plupart aussi court» qu'une lettre. » Lab. Mais vous avertissez une personne qui vous parle d'être bfhe , c'est-à-dire d'avoir bientôt fini. < Parlez, mais surtout soyez bref, » Mol. , RsoR. « Ne m'ennuyez pas par un long discours. — Je serai bref. » Dbst. Un orateur ne doit se permettre que de brève» digressions (Boss.).
CwMx» , avec son synonyme laconiqiàe , regarde la forme ; Mucdntt regarde le fond , ainsi que eommaire et abrégé. Ce qu'on appelle coMis est considéré quant au style, littérairement; ce qu'on qualifie de succinct est déclaré tel eu égard à la chose et à ses circonstances , qu'on ne développe point. Le concis manque d'ornement, le succinct de détails. Quand vous jugez qu'une narration est concise, vous vous placez au point de vue de l'art ; et vous vous placez au point de vue des faits, quand vous jugez qu'elle est taccincte. Une narration conciu est vive; une narration succincte, subsUntielle. On dit un style ou un tour
i>KU1UfiM f^AflTie :
QILknu.) conçu, une langue eoncîse (ftOLL.) , »Ô« l^rases et des périodes eaheises (Acad.)i lesibrmes conciits du .st^e de Labruyère ,^aku1); mais on^t en jpensantauz ôhoses qiiiTont lamatiëre du .disdaurs y et non à la manière de les présenter, Jin mémoire j(JEIegii.), un compte (S. S.), un récit (Les,), un avis j[Boss.) , un ertrah'(LAH)) sueciMJt,; une histoire (VoltJ, vne eipositira (BourdO, une Indication (Boff{), ane-airtlyse SLAB.)suc€in4tte, «Je traiterai de ce» «xpédifioBS ie la manière la plus tuedndte quf41ine sen^posstble , sans j)ourtant tien omettre fte «e q«i tte paraîtra digne d'atteotioti.» Itoix.
Concis , laconique.
Le laconisme, comme le dit ft>^ Men'l^eattéixtie , est uiie;grande conetiton. On ne tnûle'gtt^ de laconiques que Ites persontkes ;qui Téponâent par un seul mot du -^expriment ^sr sealeBcas.
Non, oui, noQ.'beaa diacoun '."vos impliques lie paraissent, fçm méi» tout i flilt ^fteowfaiM.
ft 11 étâft laeonique et 'sentmoieis •4aiK <se8<propos.» J.J. « 15xï>rime2*moi le «jjet -dont il s'agit, mais surtout d^un style vif, «erré, fressè, -so»vif, jocontgtie. » 11e«n. -- RoBin pi^HeMi que k langue de l*fieritiire -« ^e9t serrée , tfonetse et dégagée d'ornements étrangers. * 'Mais dans Ile ISonge Ûe Vxsux^e LafofftaiBe, 'un'péisaon ûH^^ea parlatft fte Pouquet, désigné «sus ^ noaud'Oronte :
là Jfilui fis ma petite InurangoSy Petite certainemen t .
Obt tï-'êtait en notre lasgoe, Lmamiquê enremiicpt. . hm,
ITàilleurs , laconique IkH con^attre la 'manièie de dire {ilutdt que celle â*ècrire, et parfois 11 «st relatif au caractère dont il indique un défaut, a Catinat était peu agréâ3>ie dans le commandement, parce qu'il était sec, sévère, laconique,'* S. S. «c L'orgueil et même la dignité alfecrte une expression froide et laconique '. » Hauii.
Succinct, sommaire, abrégé.
Succinct signifie un jgenre dont -sûmmaire et abrégé désip^nent des espèces. Ce qui taXtuccinci n'est pas circonstancié ou détaillé ; t» qui est sommaire pourrait «ou pourra Tôtre; ce qui -est abrégé Fa été. Sommaire laisse entrevoir d«s développements possibles. « La JHrection de 9^nelon est un examen sommaire de tous ies devoinf du prince. > Lau. « L'iiistoire d'une nation ne peut jamais 'être écrrte iiue fort "tard; on commence par quelques re^ji^res itès^wmmeHres, 9 Volt. Mais abrégé rappelle des développements donnés ailleurs. «Ouene "puisse rapporter ici, dans un recneil abrégé, ^oyxi ce que les Pérès ont dit de l'invocation de Marie !*Boord.« C'est une récapitulation et répétition abrégée de ceqni -a été représenté au kmg dans les visions précédentes. » Boss. « Combien l'ancienne philosophie grecque devait être abrégée dans liSncyHiopéûie ! 9 Lab. — Ce qui est sommaire est une e^ pèce d'esquisse ; ce qui est tÊbrégé est une sorte
4 . Précis se diatingue stbsdlument comme concis des autres -mou de celte familhe. lis âilTt-rent néon- ■nroinsTmi de l'autre. '^y., i" partie, p. 164.
de rèftudtrtn. ^u^vattt FMdd , les iMèesiginénles sont des Idées «ommocre^/et, «lAvint ce sont'des idées •ofrrlgf^.
^CRiMRBIffi , JnnilEflERKR , VBi À¥Olft «BOR. "On crmia, mi.'9ff^f€kmU^ «a reimne tm àBOgcr , 'Ot «on «en « feur,
Oroûnâre est le torme ^nériqve. '{l>& oyi Aant phis dteakigie vavee mpfvékersder, Tmn denr^exprlmoBt une ^dîHfAe-^us 4s IV^pôl; ils su^nseilt nm dasigerA Tenir, ««tse i>fijïsiÉBBt;à la prudsnee. Onxmtrrt, <an oiqprtflMHde on neiae«ft,«ti'qu*sui tMnemisnt 'a^uriw.
ne s'emirtoie ^s <do ;o0lte mmaSétt^ et si peur se dit quelquefois «n^v» sensvtlsst gératioB , iOMkDS le vonuwfte Ovèa^lBan fâsadfailie.
MiÔÊ mn «rtftel mtk danger ipv0)Mlbta,ielam^prifhmiâe un ^Isnger - possible. C^ost qiar oigpaiié et poroe'qtf'DirvGiK bsenœ gai>pentBRmr qu^on eraMUel qiton s'darme; <f est par 'préeuition fit pavée qn'en f rassent ce<qux'pMirBSft InenarriBcr qu*OB appféhenés tt «qnfoQ s'inquiète^ Oa miles raisons de se isiHNfe menacé du danger -qnfoa cmùU 7 ^est ainsi iq«(%n plasdeBEr q«l saut ia fitiblesse de ee cause torosnl «de ià pnèn. i>n s^ préhende, quoique tout à fiait ineeutasnasi jt ger se rèalisen jaunis.
liohi d'agir «n 'anant qdî , ^os ^e^la BMnH 1 Appréhende <m^m dWenacr se tqn'
« Tout ne que vons «rons un pcm ^a été ique la briguie 4>«verte de oertatnes tir&t rofltaire à des «oessives loagneu^. ■' Bas. «^méoB ne disant rien en partimlier ii Marie itti laisse oipps*&ienéar :ti)ates cbnses. » In. «& «nsgrand trouve l'eooasion de faire plaisir ism hoBuae de bien , dl ddt opfrâimdfr ^D'elle ae lui échoppe. » Ximt. «Xa plupart des teoBS '(•en Suède, apsès la ^ibnnalton,} apftéSsm^ tiMsnf ^fue, foute lée l'usage du sel et des eserxismes ordinaires, ieursenfuts ne fiusenl pas bien baptisés, j» ¥brt.
On reéSM^ ee qui est supérieur ou ee i|in provient d'tme omise snpérieaie, iernbèe, «[ui tmX trembler, à laifueUe en ne peut av&niageMsrment résister, fieésutor te crédit, ia pnissBooe, •ies fiorosB éen^uelqa'mit uneibrigue, ie oeunaix d'un maître , la justice de Dieu , le jugement des «onmdsseurs. c Bn naissent sbns la |impc et 4anB l*éclBt, Tésus-Christ n'aorait été ^pKses- •pecté , que révéré , t^e «edBMt^ et il vDukitiIre laimè. sfiaoïo). « Aptes avoir oonveiacu iles aianinelsid'Êtat, au moment qu'ik attendaient -oae isentence ée jasort et qu'ils rtdùuUjàentisaais^ '«ournmx , Tkéodose leur fendait la vie. » in,
^Socs tile de ces lienx, .rtdmtejDon.
-a Oûus CrracchuB rsdotttott la tribune, qui tssil -été si funeste à son frère.» Rûll. «CaAaa Pompée ssdoulaâ la fottnne et .la valeur ^ «e i^SnsA capitaine (Géaar) , il tâoba rde le liaBr dm gouvemeawot des Oaules. » Vsbt. « JevedoeM» moins le 'caractère de Mme la maràchale qœ son «spTÎt; C^était par li qu'elle m'en imposait. «I* ^ « ^La sature a4-^lle fait les enfants pour ^tB obéis et «raints? leur a-t-elle donné mnair i»-
SYNOrqYMK À RAMCAinC DIVERS.
posant, on (sfi séfère, ^ne -voit Todo «t nnoa- ' la cruint» de itai, lUi Mi, d« l'^înioa da canif pour se faire rêâouterf » Jb. « O Sdten. dit not pstenli^ «Ihin s^périaur, dkm «nxumi,* té- Tba!ès, tiAIft ce qui tt'a fait lemtetfre le mriage ; | zBoigneMalenant'qM ne» éproof ona pour eux^ j'en redoutais le joug et je connais maintenant | du rtsptct, ée la somniaeion, de restime , Jiiu
que Je cœar le plm feran ne p&m smttenirles afOictions qui naissent de l'amour et Su soin des cn&nts. > Fin. On peut^roKwIi^ ttutn'Chose que ce qui est supérieur , tout ce qu'on verrait arri- Ter avec peine , l'eiAK il'un aini , yar ^oemple.
iwnr pevr exprime «ne éiiotten tierlente et subite causée par l'idée qu'il y a du danger , un danger pissent et -piessant ^ili -menaoe notre GOQserralion. C'est une marque de faiblesM. ivoif ^peifr de tout. « Sant Pierre, voyant les flots de la mer agités , eraiffnit : « fioaime <ài peu de Toi, Im Alt léina^Chrfet, penrquoi vous eu peiir^ » Bouan. « Les eeprita forts par dérision qtfun tel -a pewr de l'enfer.» In. ■ Les edbxits onl rarement peur du lomierre , i moins que les éclats ne soient affreux. » J. 9. « Tous les exifants oftt peur des masqnes. » la. « Les enlants chantent la nuit quand ils oM peiir.« lo. « "Si f entrevois de nuit uae figure sous nn drap blanc, j'aurai peur.« Ifi. Geome on vint rapporter au duc d'Tork , au moment de livrer bataille à la reine tfarguèrite, que son fils Edouard marchait pour se joindre à lui , «t qtte , sH attendait cette jonction , la victoire «eiait inbillible , « il répondit fièrement qu'il ne serait pas dit que le 4ac dTork eût peur â'une^felmlle.» Boss.
f CSmnrrË, XPPRÉHWSIOlf; — Î*WQ0IÉ- ■TCBE, AL4RME, PEUR; — 3* ÉPOUVAIfTE, EFFROI, AlaTEOTR, TERREUR. Idée d'un danger, d'un mal à venir doitt on est memtoé, et sentiment pénible d'aversion pour ce mal, tel est le sens coonnon à tons ces mots.
Crainte est le terme générique. La crotfife wt Fopposé de Teip^anee. « La crainte est l'attAbut naturel de Thonone. » Volt. « H y a onze passons, parmi lesquelles se trouve la cramte : c'est une passion par laquelle l'âme sTéloigne d'un mal diîAcile à éviter. » Boss. «La vie de \à, cour n'e^ qu'une révolution Atigante de craintes, de précautions, d'espérances. > Has6. — Cependant ce mot se distingue , ainsi qu'appréhension, de tous ses.airtres synonymes, «en ce que d'ordinaire il n'exprime de Tièée oommune que la partie intellectuelle , une vue de Teaprit , et non pas en même temps, comme tous les autres, un état passionné, un trouble de l'âme. > L'état de prospérité où ee trouvait Vartus ne calmait point les inquiétudes que hn donnait la erainfe du retour de Syila. » Roll. « La crainte^ qui produit la tristesse , nVït point une émotion de Time , mais un simple jugement. » Kal. On peut en éin autant de V appréhension, La crorinte fitTeppr^h^naton sont tles effists de'lapradenoe et If ont rien que de louable; elles naissent de la prévoyance d'un danger à venir et assez >Aoigné pour ne pas émouvoir : elles sont plus ou
ttvible , tas anoun meuveaeot pMaioimé.
1* CffOôMs, sfçpeékemimL
lA «Bsoimte a .pour objet un mal on un danger pn>briifte,«t Yeuppréhmmon un mal ou un dangtf pwsibte. Ceainére^ qui paaatt avoir ^walqua npport étgiEmelogique avec le latin caœre , pmi>die garde, prendre des précautions, fait e&^ tendre qnton a des raisons plus ou moins fortes de croire 4 la réalité d*un danger. Appréhender, suinaittson aecepiioD teolastique, signifie simplement H^OMamr sans croire à sa conception, sans y ajontar le jugement ; ai bien que ïetppréhennon est vtï ^Kressentimenl , une idée, un avertÎBseMent vague qu'on se donne i soi-même, phitAl quhine pvévisien ayant un fondement dont on puisse rendre compte. Un voyageur appr^ hende toajenm k mauvais temps; il ne le craim que qnand le oiel est chargé de nuages ou que le tonnerre «onnenee à gronder. La craiftle est la me , et Yioppréheneion le soupçon d'4in danger. Si la ervtffie esi un effet de la prudence, yoppré" kêMùm dénote une prudence attentive et sera* pulense. Après le départ d'Ulysse, Pénélope fui dans «ne appr^/iewton continuelle que quel» qu'un ne vftnt âa surprendre par des apparences trompeaBea. (Pàx.) « Job portait au fond de son coeur utas contimieUe appr^eiute» de déplaire ii Dieu. » BosB. « I^opositions qui nous semblent vraies , mais dont la vérité ne nous est pas si évideifte, que nous n'ayons quelque appréhem^ sfon qu'elles ne soient fausses. » P. R. « Après avoir loué )• courage que ces soldats avûent fait paraître pendant toute la guerre, SyUa leur laissa entreroir quelque légère appr^henaûm qu'ils ne se débandassent sitôt qu'ils ae verraient dans ienr patrie. » Vskt.
2* inquiétude, alarme , peur. Ces mats ezpn» ment à un lisible degré l'émotion pénible produite d»BB l'&rae par l'idée d'un danger.
Inquiétude^ de inquietus, non tranquille, ûA le plus faible des trois : il marque seulement que l'âme a perdu son calme , aa .sérénité , qu'elle eat .troublée. C'est une simple absence de repos causée par l'appr^^^twcen. Dans cet état on eat en peine sans savoir précisément pourquoi. « Pompée n'était pas sans inquiétude. » Vbrt. « Cet £tat -nûseant (Rome) commençait déjà à donner ée l'ombrée et à causer de ïinquiétude À Oarthage. • Roll. « Toutes ces précautions ne guérissaient pas les inq/uiéludes dont était tourmenté Louis XL... Quoique son fils fût encore enfant, il appréhendait qu'on ne lui mît la rébellion dans l'esprit, v fioss. « Dites à celles qui ae troublent, que mon repos doit calmer leur tuquiétude. » ID. « Ce malade n'est nullement convaincu qu'il doit mourir; il a seulement quelque doute, quelque inquiétude sur son état, mais il
moins fondées. Les autres mots signifient 4es ' •craint toiiyours beaucoup moins qu'il n'espère. » tentimems qui sont les effets de la faiblesse , et Boft.
ont plus ou moins de violence. D'aiUeure, 4e not | Alarme signifie, au propre , l'agitation causée cratnie , eu particulier , se charge d'accessoires parmi des gens de guerre à la nouvelle que l'enqnine supposent dans Tftme aucone agitation : nemi approche, et cette agitsftlon est ainsi .dé-