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DEUXIÈME PARTIE

S^éerouUnt sous les UrtiU de ces brûlants orages.

Volt.

Un rempart qui ^éhouU est une masse de terre dont certaines parties cèdent et se détachent. « Venise était un rempart de la chrétienté contre les infidèles ; rempart à la Yérité {boulé en cent endroits, mais résistant encore par les villes qui lui restaient en Grèce. » Volt.

Si le ciel d'une carrière i'écrouU^ les ouvriers qui y travaillent courent risque d'être écrasés. Ceux qui fouillent une mine ont à craindre des ébouUmenU capables de les ensevelir. Une montagnesVcrott{« par les secousses des tremblements de terre ou par l'action des volcans; elle f éboule lorsqu'elle est minée par les eaux ou par la sape des travaux qu'on y a faits pour en extraire des métaux.

€URE, 6UÉRIS0N. (INCURABLE, INGUÉRIS- SABLE). La cure et la guérison sont opposées à la maladie : elles donnent l'idée d'un retour à la santé, d'un rétablissement à la santé. On dit également opérer (Volt.) , ou faire (Volt. , Sév. , Mol.) des cura , et opérer (Mass.) ou faire (Volt.) des guérisons ; une cure et une guérison imparfaite (Acao.) , une cure et une guérison merveilleuse (Mol.)

Cure^ tiré du latin cura, soin, se rapporte exclusivement aux maladies dont on guérit par les soins d'un médecin; au lieu que guérison se dit bien aussi d'une santé recouvrée naturellement ou par miracle. « Ce médecin a opéré plus de cures que les prêtres d'isis et de Diane n'ont jamais fait de miracles. » Volt. « Les disciples avaient la vertu d'opérer des guérisons et des prodiges. » Mass. Un médecin fait des cures (Volt., Sév., Mol.); un dieu ou la nature fait des guérisons : < Les guérisons ûiites dans le temple d'Esculape étaient innombrables , et nous avons encore des monuments chargés du nom des témoins oculaires des miracles d'Esculape. » Tolt. < Quand je suis malade , je me tiens coi , en attendant la mort ou la guérison. » J. J.

Mais la synonymie entre les deux mots est plus étroite , quand guérison s'emploie comme cure , en parlant de malades confiés aux soins d'un médecin. Alors , « la cure est relative au malade guéri et au médecin qui l'a traité , et la guérison n'est relative qu'au malade guéri. » Cond. On .fait une cure, on travaille à la guérison. On dit d'une cure qu'elle est belle (SÉv. , Volt. , Mol.) , et dans ce cas le succès fait honneur au médecin qui l'a entreprise, on lui en est redevable et reconnaissant. On dit de la guérison qu'elle est entière (AcAD. , S. S.) , parfaite (Acad. , Gir.) ou prompte (Id.)) et on s'en réjouit, on en félicite le malade. « L'ami' Seron est bien le bon ami d'avoir guéri cette demoiselle. Je lui en sais le meilleur gré du monde , et parmi les obligations que je lui ai je lui alloue cette cure comme faite à ma propre personne. Je voudrais bien pouvoir me réjouir de même, en toute sûreté, de la guérison de M. votre père, mais vous ne m'en parlez pas d'un ton assez ferme pour finir mon inquiétude. » FÉM. Une cure merveilleuse prouve le talent merveilleux du médecin; une guérison merveilleuse était inespérée. Une cure imparfaite accuse

l'inhabileté, la négligence ou l'inexpérience du médecin , l'inefficacité de ses remèdes ; guérison imparfaite fait concevoir la persistance du maL

Quelquefois même cure signifie, à la rigueur, le traitement, les soins, l'art, les remèdes, la conduite de la maladie, indépendamment du résultat, et, pour déterminer celui-ci, on se sert de l'épithète heureux; une eure heureuse (Acad. , Roll.,'Mol.)»

Le médecin Tant-plt allait voir un malade Qae visitait aussi son confrère Tant-mieux...» Tous deux s'étant trouvés différents pour la c«re. Leur malade paya le tribut i nature. Làv.

« En Egypte, chaque médecin se renfermait dans la cure d'une seule espèce de maladie. » RoLL. < Le charadrios (nom d'un oiseau chez. les Grecs) guérissait de la jaunisse : toute la cure consistait à le regarder. > Buff. On dit bien une longue cure (Volt.). — Guérison^ au contraire, marque l'effet, et non l'opération ou le moyen. « Un médecin promet ses soins {cura\ et non la guérison, » Volt. < L'espérance de guérir est déjà la moitié de la guérison, » lo. « Qui sait d'où viennent nos maux et notre guérison ? Au moins les médecins n'en savent rien. * Id.

Dans la cure veut dire pendant le traitement : « Pangloss , dans la cure , ne perdit qu*un œil et une oreille. » Volt. Dans la guérison^ c'est proprement, étant guéri : « Lorsque, dans sa guérison , il eut appris ce qu'il avait dit dans sa maladie , il fût sur le point de mourir de doulear. *

ID

Dans la peste d'Athènes, < Hippocrate fut eniployé à la cure des malades.... Dès qu'on était attaqué, le désespoir saisissait les malades et les empêchait de rien faire pour leur guérison. » RoLL. « Les cures extraordinaires que fkisait. Galien à l'égard de malades absolument désespérés, la certitude avec laquelle il marquait l'effet que devaient produire ses remèdes, et le temps de la parfaite guérison.,, : tout cela le faisait regarder comme un médecin d'un rare savoir. > In. « Le médecin , remarquant tous les signes d'une prochaine guérison , prit un air de triomphe, comme s'il y eût mis beaucoup du sien , et dit qu'il ne fallait plus qu'une médecine pour achever son ouvrage; qu'après cela il pour^ rait se vanter d'avoir fait une belle cure. > Las.

Incurable ^ inguérissable. Qui ne peut être guéri , qu'on ne peut faire revenir à la santé.

Incurable, du latin cura, est de tous les styles.

D*un incurable amour remèdes impuissants.

Rac.

Inguérissable ^ formé du verbe français guérir y dérivé lui-même de quelque mot vulgaire , peutêtre de l'allemand wahren, conserver , appartient plutôt au langage familier.

Mais , en outre, incurable est relatif, et tn^ii^ rissable absolu. Le mal incurable l'est relau'rement aux secours de l'art , et aux soins de la médecine; le mal inguérissable l'est absolument, en soi, la nature même n'y peut rien. Contre l'un il n'y a pas de remèdes connus , et contre l'autre pas de remèdes possibles. La folie est un mal incurable, pour la guérir les médecins sont impuissants : mais elle n'est pas ifi guérissable.

SYNONYMES À RADICAUX DIVERS

on en guérit. On cesse de soigner on tnetirable, il est abandonné des gens de l'art, on le met aux fncttrables; on désespère du salut d'un homme inguérissable^ il est perdu.

Inguérissable enchérit donc sur incurable^ soit que ce qui est inguérissable le soit par sa nature, ou, comme le veut Condillac, qu'il soit porté à un degré où les remèdes n'y peuvent plus rien, et la nature pas davantage. On vit avec des maux tnetim^tef; seulement, on en est in-

commodé, on en souffre. Les maux inguérissables sont mortels.

Du reste, inguérissable se dit des personnes et des choses , aussi bien qu'incurable, c Votre lettre m'a bien consolé , mais ne m*a pas guéri , par la raison qu'à soixante-dix-neuf ans , avec un corps de roseau et des organes de papier m&ché, je suis inguérissable. » Volt. « Philippe III avait chassé les Maures d'Espagne , ce qui avait fait à la monarchie espagnole une plaie inguérissable» » Id.

DANGER ^ÉRIL, RISQUE, HASARD. Ces motl désignent la situation de quelqu'un qui est menacé de quelque malheur. Courir des dangers y des périls , des risques et des hasards,

Danger, du latin daninum, donmiage {damnum gerens^ portant dommage), d'où nous avons fait aussi notre vieux mot dam (à votre dam) , parait être le terme général. Il exprime toutes les situa.tions où on craint un mal , quel qu'il soit, petit ou grand, léger ou grave , tout ce qui peut être dommageable, nuisible, préjudiciable, pernicieux sous un rapport quelconque, depuis un simple inconvénient jusqu'aux pertes les plus considérables, celles de l'honneur, des mœurs, du salut.

Féril , latin periculum , de per ire , aller ou passer à travers, périr ^ signifie Tespèce de danger la plus pressante , la plus extrême , la plus imminente , la plus terrible , et presque toujours celle où il y Ta de la vie , celle qu'on court dans les combats , par exemple. « Féril s'applique principalement au cas où la vie est intéressée, a JD'Al. c Le péril est une rude épreuve par laquelle on passe avec un grand danger. > Roub.

Vous avez pressenti jusqu'au moindre danger, Où mon amour trop prompt tous allait engager. Pour vous, pour votre honneur, vous en craignes

les suites....

Mais aTes-Toiis préTU, si Tous ne m'épousez, Les périls plus cerlaios où tous tous exposez? 8ongez-Toos....

Que TOUS ne respirez qu'autant que je tous aime !

(Roxane à Bajazet.) Rac.

Oui , Cinna , contre moi moi-même je m'irrite Quaiid je songe aux dangers où je te précipite.... Te demander du sang , c'est exposer le tien : D'une si haute place on n'abat point de têtes Sans attirer sur soi milfe et mille tempêtes; L'issue en est douteuse, et le péril certain.

(ÈmUie dans Cinna.) Coaii.

« La prudence du pécheur est insatiable : il prend toujours de nouvelles mesures : les postes les plus périlleux n'ont Tien qui l'effraye : les périls qui relèvent cessent d'être des périls , le mauvais succès de ses mesures est l'unique danger qu'il craint ; et il ne compte pour rien d'exposer son salut, pourvu qu'il assure sa fortune. » Mass.

On dit bien, une doctrine et des liaisons dangereuses; et» le saut périlleux , un poste périlleux. On craint , on redoute ce qui est dangereux , et

on l'évite; on a peur , on est effrayé de ce qui est périlleux^ et on fuit d'épouvante. Il faut du courage pour tenir contre les dangers , et de la valeur pour affronter les périls. Un malade est en danger; une sentinelle avancée est en péril. • L|t solitude m'est dangereuse (par le souvenir d'un amour coupable), précisément parce qu'elle m'est douce.... Hélas I sans doute, il (mon amant] a péri dans ce long et périUeux voyage que le dàespoir lui a fait entreprendre. »i.J.

Risque et hasard désignent des dangers possibles, qui inspirent non pas de la crainte ni de la peur, mais de l'inquiétude. Courir des dangers ou des périls, c'est être exposé à des maux auxquels on peut échapper sans doute de manière ou d'autre, mais réels et certains; c'est se trouver dans une position fAcheuse ou terrible.: courir des risques ou des hasards, c'est avoir des chances pour être exposé dans la suite à des maux, qui laissent cependant espérer encore qu'ils ne seront pas, mais qu'à leur place aura lieu un certain avantage ; c'est se trouver dans une position incertaine, qui donne du souci. Philoclès dit à Idoménée en partant pour l'expédition de Carpathie : « Souvenez-vous qu'en vous servant au péril de ma vie , je courrai risque de n'avoir d'autre récompense que votre indignation. » Ï'én. Contre les dangers et les périls il faut du courage; à l'égard des risques et des hasards, il faut delà prévoyance d'abord, et de la prudence ensuite ou de la hardiesse. Quand on entre dans le commerce, quand on fait un pari, quand on met à la loterie, quand on place de l'argent , quand on épouse une femme qu'on connaît peu, ce ne sont pas proprement des dangers ou des périls qu'on court, mais des, risques ou des hasards. Enfin , les dangers et les périls Regardent plutôt les États; les risques et les hasards, les entreprises.

Risque et hasard, de leur côté, diffèrent en ce que hasard se borne plus strictement à marquer la simple possibiUté du mal , et Tincertitude de son événement. Risque fait supposer des chances plus défavorables , et une plus vive inquiétude. On court hasard, ou le hasard de...; on court grand risque, courir grand hasard nest pas usité. Quand Tartufe dit à Elmire :

Votre honneur stcc moi ne court point de hasard, il veut faire entendre que l'honneur d*Elmire

DBDxiiaa;

M eeort pu le mtAoàn rtéfwg. « Je yan iAdier

de donner quelques règles pour estimer lee rafpports de yraisemblaxice , les degrés de ptdlMibiUté, le poids des témeignages , ItnflcMioe àm fcorardf, rincefi^énient des rit fiiet . • Bvff.

Xnsvite, les rts^tisr, ne dépendant pas ds hê^ tord seul , peuTeni jusqif à un certain point être calculés €ft prévus. « A se fait un emprunt en France ; croyez-rous que je pourra» placer là mon argent sans risque^ » I. J. « Il le fait sans réflexion sachant bien qu'il le fait sans rû^tie. > Id. « Il voit d'ayance les risques qu'il ya courir. » Id. oc Passer rapidement entre deux bûchers n'était pas un grand risque; on pouvait tout au plus brûler ses cheveux et ses habits. » Volt- » Les hasards , au contraire , sont absolument éventuels et incertains, comme tout ce qui est soumis au caprice du sort. « Ce commerce de lettres ne vous exposera point, parce qu'il ne passera jamais par les hasards de la poste. » FÉK. « Mithridate fat trahi par Phamace et par une armée effrayée de la grandeur de ses entre-

Srises et des hasards qu'il allait chercher. » [oimsQ.

OÉBAUGHE, GRAPOU. Dérèglement dans la jouissance des plaisirs des sens, usage immodéré qu'on lait de ces plaisirs.

La déban^ie est un débordement de volupté^ la crapule, un débordement de sensualité. On peut mettre, non pas de la retenue, mais du choix , de l'esprit et une sorte d'élégance dans la débauche : il n'y a dans la crapule rien que d'obscur, d'ignoble, de bas, de sale, d'avilissant, c tin voluptueux se vante de ses excès et de ses débaiiehes; mais il y a je ne sais quoi de bas dans la jalousie qui fait qu'on se la cache à soimême. > Mass. < Philippe de Macédoine aimait que ses camarades de plaisir excellassent dans la science de la débauche. » Roll. « On a reproché à Spicure de s'abandonner à la crapule et aux débauches les plus honteuses. » Id. « Néron tomba dans la débauche grossière et dans la erapule. > Lab. « Vitellius désira l'empire pour assouvir la débauche la plus crapuleuse, > CoNo. « Antoine fut débauché jusqu'à la crapule. > In. c M. de La Chaussée eut part à ce recueil de basses plaisanteries , connu bous le nom d'Étrennés de la Saint- Jean, espèce de débauche ou plutôt de crapule d'esprit. » Câl.

De plus , la débauche peut se rapporter à tous les plaisirs sensuels, particulièrement à ceux qui sont attachés à l'union des deux sexes. < L'impudicité s'appelle brutalité quand elle court ouvertement à la débauche. » Boss. « Aristote passa une partie de sa jeunesse dans le libertinage et la débauche. » Fén. « Sodome et Gomorrhe avaient attiré findignation de Dieu par l'excès de kurs dissolutions et de leurs débauches. -9 Mass. « U y avait sous la protection de l'évêque, comme prince de Genève , des lieux publics de débauche établis dans la yiUe; les filles légalement prostituées payaient une taxe au prélat. » Volt. « Ce qui nous attache le plus aux femmes est moins la débatuhe qu'un certain agrément àt vivft avec elles. » J. J. « Nous nous moquons des paladins I C'est qu'ils connaissaient l'amour ,

PAKTS:

et qot aow as conaissoBe pins q«A la dtf»

feMdbe. 9 Is. « 9n cèlébrani les débouchés de SufÊÈKt, m idnirait la continence de Zan0crate. v In. — La eropvie, nu ocntraife, est plus spécialement «t -peut-être imiquemeni nu eaEnès dans le beire et dans le aunger; ce n'est plus àm rimpaékité ni du libeittnage, mais de l'intaMpéranee et de livrognerie. « De queU scarutahie les fidèles ne eerom-ib pas ftrappés par la arafNiif et linrtflHfpérance , par l'avanoe sordide d'os mauvais pasteur? » Mass. a Horace fut toiyours loin des excès : il n'était sujet ni à la débauche grossière , ni à l'ivresse, ni à la crapule. » Lah. c Tacite vit les ignominies de Galba, et la crapule de VltelUus. » In. « J'aime les plaisirs de la table ; mais je ne puis souffrir ni la gêne de la bonne compagnie ni la erapule du cabareL » i. I. « Je n'ai jamais été dissolu ni crnpnletts, et ne me suis enivré de ma vie. » in. « On a vu dans la duchesse de Berry jusqu'à la honte de l'iviognerîe complète et- de tout ce qui acoQiB|Hfne ia plus basse oreptiie. > S. S.

Cbacon de son vin en fila ,

St foélqaes^tiiw trop en tàlèreni,

C<esUi-4ire qu'ils erupaièrtmt. ficftia.

« Cestnvec eux que Philippe de Macédcina se plonge dans la plus horrible enipuie, pwnl les nuits à table, presque toujours ivre, prtsqne toujours ftirienx. • Barth. « André, mari de Jeanne de Naples, révolta les Napolitains par ses mœurs grossières , par son ivrognerie et psr sa crapule, v Volt.

OfiBOOT , BROIT. Dans une sitnaticn vaitieBli, en parlamt d'un homme.

Celui qui est d/éboui n'est ni oouché ni asâs, mais sur ses pieds. « Le roi mena la reine d'An* gleterre chez Mme la Dauphine , qui fat troufte dt^ut; cela fit un peu de surprise; la rôn fan dit : Madame, je vous croyais an Kt. » Shér. « Ledit avocat se transporta ches k malade : il le trouva debonl à la vérité, mais les yenx un peu égarés , «t le ponls élevé. » VeLr. « lis «auvage reste nonchalamment couché dans eoa hamac, dont il ne sort que pour aller à la chasse, ou pour se tenir debout dans la mtee attitude pendant des heures entières. » Bofp. K Les plus justes même affligent quelquefois TËglise par des chutes éclatantes, et celui qui est di^aul doit toujours craindre de tomber. » Mass. « An lieu que le publicain baisse les feux par respect et se prosterne contre terre, le pharisien se tient debout et lève la tète. » Boonn. « Un parterre où on est assis , et un paiteire où on est debout. » Mark. « Après son élection , Trajan se présenta pour faire le serment; il le répéta de^onl devant le conseil qui était

COVD.

Celui qui est ébroit n'est ni cnnrbé , ni « Je voudrais que vous lui eussiexantendn < nég(ligemment sa contusion.... S'il afait vos leçons, et qu'il se fût tenu drsil, M fftâx mort; mats, suivant sa bonne eontune, énnt assis sur la banquette, il était penché sm In comte de Guiche , avec qui il causait. Tons n'eojsiez jamais cru, ma fille, qu'il e4t été si inn d'être un peu de travers. • Bév: « Cdni fsi

SYNONYJiiSS À ftABlGAUX BIVERS.

porto nir iB'dos te penche en avud; «t« an contraire, quand cm pQcle.aaT ia tète, la^ku^s natnreUemeni se tient droit, » JBoee. •« L'hoflune est panai ]m animain le seul qui est éroil^X^ seel tourné vert le oiel, le eeul où reluit, ipar one ai belle et ai eingulière aituation , rindination naturelle de la naMire raisonnable aux choses hwtes. » In. « Artaiarze Lom§u0 Mmin fut ainsi appelé, selon Stiaboa, A eauae que ses mains étaient si longues, qu'étant tout drosi, il pouTait toucher ses genoux. » Ecull.

Lerea U lèle. Saoer. âsycc droit». AppmdieB. F&ui-tt lendre tovjours le dos qaand vons mairfhes?

Par conséquent drotl est proiwe à enchérir 4Rir d^nnU : il marqne une position plus ^laotement verticale, et c'est pour cela qu'on dit hien tout drotf. Chez les Égyptiens, quand le corps d'un mort était embaumé , « on le plaçait debwii et dmi contre la muraille. » Roll.

DtÉGABEKCE » DÉCLIN , — SECOURS. C« trois tsnnes sont réunis par l'idée commune d'abaisseoMnt, de diminution de gtahdeur ou d'éclat.

Décadence est formé du latin eodere, tomber, d'où d^dMMT, coonnenoer i tomber. /Mcttn, eamme d^cUaér, ^annonce quelque chose qui va en pente , en descendant. La d^eodenoe est donc l'étal de ce qui va tombant , et le déclu^ l'état de oe qui va haïssant On dit la d^codenoe d'un édifice, d'une maison, d'une ¥iUe, d'un empire, d'mie ft>rtnne, toutes choses ausceptihles de dégradation et de chute ; mais on dit le dédin du jov, de rige, d'une secte, d'une p^isaance^ d'une nalséie, paroe -que oe sent des choses qui doiwnt &iir et qui s'affaiblissent en âniasant. Ce qui esl en déeaàemce n'a plus la mAme solidité et menace mine ; ce qui est sur son déclin est ssrle retour, n'a plus la nAmb toroe, pasie et tire àsa fin.

De plus, âéeadenu se dit toujours au singulier, et marque l'étal, un étal de dépénisement; auMeu ifue ddcit» s'emploie aussi an pluriel etie- (it^nmti , dansoet état, dilléeento moments ou degrès. € Rome alors commença à déchoir par des d^elias d'^ord imperoeptiblas.9 Rqll. « L'ordre des temps ■'« paru plus prQ|»re à ihire eeunsâtse la naimaace, les piogrès, la parfinstion et la iécadenu de la poésie latine.... La tfoùième IgBCQtftieBdn les années suivantes, où par des déûkm aasec parampls, elle est décAïue de ce itBl,et a enfin «dégàiéié entièrement de son aoâane «épmation. » Jbw

n semble enfin que décadence renchérit sur d^dia, qu'il eapnme un «haogemenl en mal |âus marqué, une perte de Taîeur pins 000sidéraUe. «i!ar le tanssemenl des sources de la ^ngédie, par répuisement ^es oombinnisons.... il secii possiMe d'annoncer son déUi»€i sa 4d-

Ousatàd/couru* la apéciaUté de sonapplicatton « lait un mot à part ; il signifie iniquement le décnns^ment ou te déoiin de la tune, c If. Uiloa a TU et employé de grès roseaux qui étaient plus noanis d'eau quand la bine était des» son péein <^diBs te ten^ du croissantet du déeaitn. > ^OLT. «ténaa, aussi bien que te lune , est tantôt

en croissant, tantôt en d^oour^, iantôt plaine, seten les .diiesses situations où eUe est à l'égard de te terM. » Eons. « Il aperçut é te lueur (aibte d'une hine en déeotmâ un objet qui attira toute son attention. » Las. « Vous me partes de ma santé ; elte /est paofaito : je n'ai point passé de déeours sans pvendre au moins deux pilules ayec te petite eau. » Siv.

D^GAfiEHCK, RUnVE, GRUIS, RE]ff¥ER8B- MENT. On emploie tous ces mots en parlant de oe qui tombe.

lUis décadence eiQ>rime l'étet d'une chose qui tombe, c'est-à-dire qui déchoit, baisse eu décline; au lieu que ruine ^ chute ei renversement supposent des choses qui tombent, c'est-i-dire qui sont actuellement jetées par terre. La ddcadeace d'une chose rabaisse sin4>lement, lui teit perdre de son éléFation ; te rutne , la chute ou te fan««r«ement d'une chose l'abat, lui ôte toute élération. Décadence d'un empire représento cet empire dana un étet de dépérissement; ruine ^ ohtUe ou renverfemenl d'un empire fait ctmcesoir cet empire comme périssant, comme succombant ou prenant fin dans te moment.

La mine et te ckute sont ordinairement l'effet ou le complément de te décadence. « Lorsqu'on a pour voisin un État qui est dans sa dtfeodeiise , on doit bten se garder de bâter sa ruine, » Jio*. TBSQ. «Auguste fit ces lois (contre le céUbaiQ dans te décadence ou pluiôt dans te chute de te république. » D'Al.

Cependant te ruine est moins soudaine qne la chute. Quoique cette dernière putese être égatement prépsjée par te décadence y elte se con^ somme en un seul coup, et non pas suooessivement eemeas te, mène; on ne dit pas qu'une chose est en chute, comme on dit qu'elle est en rutne. « L'empire alte., de degrés en degrés, de te décadence à sa chute , jusqu'à ce qu'il s'afihissa tout à eenp sous Arcadiue et Honocius. > Mon* nsQ. — Sa autre, mtiie consent profuement à l'égard d'une chose qui s'en va parmoroeanx, et chute est aussi iqiplicable à celles qui peu^«enl être portées à terve dout d'une pièoe. « On peat jugnr du bruit que fit ce colosse en tombant <un géant). La mine d'une tour teit moins de Isa» cas..^ A te éktete de ce monstre, les specteteuiv chrétiens nemplirent l'air de crû de joie. » I«B8. — Enfin te mine est plus essentieUement et ptea définftiTenmnt destructive; on ne s'en ndèw pas comme on se relève de ses chuter. « On A vu les nations se reterer des plus terribles chuter, revenir de Télat te pbis désespéré. » MàUi. « ''A><eeic signifie «omdium, te deetructten, te mtutf, te perte totate. » Bois. «Rome, cette nouvelte Bahylone, tombe aussi comme elte d'une grande chnte, «t aaini Jean chante ■ mtne. • te.

Jleiioefuenisut a plus rapport à te cause q^*i l'effet ; le tmoeramenf est produit par quelqu'un qui remceree, qui a te mérite ou qui commet te crime de renvereer : te renaoereement des lois, de la morale, de te religion, des idotes ou des images. « La Hoenca qu'on a prise d'ébranler tes règles tes pies saintes de te conduite chrétienne, se porte jusqu'au ivwersfmsnl entier de la loi

de Dieu. » Pasc. — Ensuite le renvenement^ comme le bouleversemerU j s'opère dans une chose susceptible d'être troublée, déconcertée ou mise sens dessus dessous : le renv9rsement d'un système, d'un projet, de toute la nature, c A la fin du monde , la nature rompra tout le concert de ses mouvements, et on entendra un bruit tel qu'on peut se l'imaginer parmi de si effroyables ruines et dans un renversement si afifreux. » Boss.

DÉCENCE, DIGNITÉ, GRAVITÉ. Qualit^ du maintien , de la conduite ou du discours : être , agir, parler avec décence, dignité, gravité, c'est être, agir, parler comme il faut, bien, convenablement.

Mais la décence a rapport au public, et consiste à satisfaire aux bienséances. « Je tremble que cet intrépide amour de la vertu, qui lui fait mépriser l'opinion publique, ne lui fasse braver encore les lois sacrées de la décence et de l'honnêteté, y» J. J. « Où de jeunes personnes à marier aurontelles occajsion de se voir avec plus de décence et de circonspection que dans une assemblée , sous les yeux du public? • Id. « Une fille de seize ans , qui met de la décence dans son maintien et de rhonnêteté dans ses propos. » lo. c Nulle décence, nulle bienséance, ni dans les procédés ni dans les paroles. » Volt, c Ils ont donné au monde littéraire un grand exemple de politesse dans la dispute. Ces égards et cette décence conviennent également aux deux antagonistes. » Id. « Notre régularité (de prêtres) n'est qu'une décence que nous donnons au monde. » Mass. « Nos actions, considérées par rapport i l'opinion, sont estimables ou méprisables, décentes ou indécentes. » Cond. « La fuite la plus prompte aurait pu délivrer Xerxès de ces vaines terreurs ; mais un reste de décence ou de fierté ne lui permit pas d'exposer tant de faiblesse aux yeux de ses ennemis et de ses courtisans, b Barth.

La dignité a rapport i notre place , et consisté à ne pas déroger, à rester i notre rang. « Dès qu'on a oublié la dignité de son état, on s'oublie bientôt soi-même. > Mass. « Soutenir la dignité de son rang. » Acad. « Le parlement crut qu'il n'était pas de sa dignité de relever cette injure. » Volt, c Voilà ce qui a rendu si vénérable aux fidèles la majesté des temples, la sainteté des autels , la dignité des prêtres. » Boubd. c La dignité dans un grand et l'accord parfait de ses actions , de son langage , de sa conduite en un mot , avec la place qu'il occupe. » Marm. c Louis XVI, avec cet air de simplicité, conserva cette dignité sage , qui est la décence de son rang. »Id. La di^ntV royale (Boss.), ecclésiastique (In.), épiscopale (Acad.), du sacerdoce (Mass.) , du saint ministère (In.).

La gravité est relative au caractère, et consiste à éviter toutes les frivolités qui n'y répondent pas. « Le pontife de la loi portait partout les ornements augustes de la souveraine sacrificature pour lui marquer que la gravité de ses mœurs devait répondre à céï]fi de ses vêtements. » Mass. cU faudrait qu'un pécheur fût frappé de la modestie , de la gravité, de la sainteté d*un prêtre.» Id. « Voilà un magistrat prêt à écouter avec une

gravité exemplaire, s Pasg. « Du côté de YkAe était Vénus, c'est-à-dire les plaisirs, les folles amours et la mollesse : du côté de la Grèce était Junon , c'est-à^iire la gravité avec l'amour conjugal, s Boss. Hérodote dit à Lucien dans les enfers : « Te voilà encore toi-même , tournant tout en plaisanterie ; ne serait-il pas temps que ton ombre eût un peu de gravité f»Ftt(. c Je composai toute ma personne au plus de gravité^ de modestie et d'air simple de reconnaîasanoe qu'il me fut possible. M. le Duc me fit signe en souriant que j'avais bien dit ; mais je gardai mon sérieux. » S. S.

Sans décence on manque à l'honnêteté. Sans dignité on descend à des familiarités trop pea mesurées qui dégradent ou à des bassesses qui avilissent. Sans gravité on est léger, indiscret, d'un enjouement déplacé, on se manque à soimême.

La décence sied à tout le monde , particulièrement aux jeunes filles. La dignité sied aux rois, aux grands , aux prélats , à tous les personnages élevés. La gravité sied aux vieillards , aux maîtres , aux magistrats.

DÉCIDER, RESOUDRE. Fixer l'esprit, faire qu'il ne continue pas à être en suspens, lui ftiie prendre un parti.

« La décision est un acte de l'esprit, et suppose l'examen. La résolution est un acte de la volonté, et suppose la délibération. » Gii.^ c Vindéds ne sait à quoi se décider; il est aussi lent à avoir un sentiment que l'homme dédéé est leste à s'en former un. Virrésolu ne sait à quoi se résoudre; il est aussi lent à prendre un parti que l'homme résolu est leste à le faire. » Roob.

Décider se rapporte proprement à l'intelligence , et résoudre à la volonté. On décide après examen, on résout après délibération. La décision fait prendre parti relativement au viai, et la résolution relativement au bien : l'une est , un jugement, l'autre quelque chose d'arrêté; l'une doit être juste , l'autre ferme. Quand une chose a été décidée, on sait ce qu'on doit croire; quand une chose a été résolue , on sait ce qu'il y a à faire. Vous dites, les décitions des conciles, et les résolutions d'un conseil : les premièzes demandent à être tenues pour articles de foi , les dernières à être exécutées.

Toutefois résoudre peut avoir aussi le sens particulier de décider , savoir celui de déterminer la croyance , de faire cesser le doute ou Tincertitude : résotidre une question, décider une question.

Mais on décide soudain, sans tAtonnement, avec assurance; au lieu qu'on ne parvient à résoudre qu'à force de travail et de recherche.

Décider , du latin de et cœdere , couper, trancher, c'est mettre fin à l'hésitation de l'esprit tout d'un coup , en tranchant la question, c Les gratnds savent naturellement toutes choses : ils ont toujours raison, quoiqu'ils décident des questions desquelles ils n'ont aucune connais* sance. » Mal. c Docteurs sans doctrine qui pour toute autorité ont leur hardiesse , et pour toute science leurs décisions précipitées, v Boss. * le vis un homme bien content de lui. Dans u

SYNONYMES À RADICAUX DIVERS

quart d'heure il décida trois questions de morale, quatre problèmes historiques et cinq points de physique. » Mon tbsq. « La déeisùm ne contient ni à mon âge ni à mon peu de génie. » Volt. — Ménudre, de resolvere^ déployer, délier, dénouer, expliquer, signifie défaire le nœud de la difficulté , en décomposer toutes les parties pour les bien connaître, c il faut délier le nœud de la difficulté. La secte de Zenon n'ayant pu le délier, l'a coupé d'abord.... Ainsi Zenon ne peut résoudre la difficulté proposée par les épicuriens. » Mal. < Il sait trancher ce qu'il ne peut révntérê. » Boss. « En toute question , ramasser et considérer avant toutes choses les idées qui serrent à la résoudre. • Id. « Ne nous arrêtons point i éclaircir cette difficulté , et laissons aux interprètes le soin de la résoudre, » Bodrd. « Cest U trancher la question sans la résoudre, » J. J. c N*est-ce pas couper le nœud au lieu de le délier, éluder la question quand il faut la répmdre? » Bqff. —Alexandre décida la question da nœud gordien en le coupant; pour la résoudre^ il eût fallu délier le nœud, s'en expliquer le mécanisme et le bien comprendre, c il frot avoir bien de la foi pour croire Aristote lorsqu'il décide hardiment sur des questions qu'on se Toit pas qu'il soit possible aux hommes de pouYoir Jamais résoudre, » Mal.

Décider convient en parlant de questions sur lesquelles on ne veut que savoir ce qu'on doit penser. Mais on résout les questions difficiles, obscures, embarrassantes, tout ce sur quoi on veut s'éclaircir, tout ce dont on veut se rendre compte, les problèmes, les objections, les arguments captieux , les énigmes, c U aurait bientôt décidé la question, et résolu le problème, s D'As. La foi et l'autorité décident , et cela souverainement ou bien en invoquant des témoignages, des exemples, des traditions, des coutumes; la science résout , et cela par l'analyse, la réfleiioQ et le raisonnement. L'homme suffisant décide;, le raisonneur exact, le dialecticien con- Ktencieux résout.

Gomme résoudre se prend bien dans le sens intellectuel ou spéculatif de décider y de même, i son tour, décider signifie quelquefois, ainsi que fffoiidre , amener à vouloir, porter à agir, à tenir une certaine conduite. Voy. l'article suivant.

DÉCIDER, RÉSOUDRE, DÉTERMINER. Faire en sorte qu'une personne veuille, prenne le parti d'agir.

De ces trois verbes le dernier, par rapport aux deux autres, marque un commencement d'action seulement. En effet déterminer, c'est fixer un parti éprendre, rompre l'équilibre, faire cesser l'état fi<Ktlant de la volonté ; au lieu que décider et ré- Mvdrt expriment quelque chose de décisif j de réss^Mtif, de définitif, qui fait cesser toute difficulté, qui emporte la volonté péremptoirement. De là vient que déterminer se met bien avant ^éddn et résoudre, « Tout cela forma un amas de raisons qui non-seulement détermifièrent le toi, mais le décidèrent, » S. S. c Vous dites que c'est Dieu seul qui me détermine à faire le bien; 9<Mirquoi donc employer votre zèle à m'y d^ler- «««•r et à m'y r^ondre ? » Bouao.

Entre décider et résoudre , la différence vient d'être indiquée par les deux exemples qui précèdent. Ce sont les raisons qui décident; c'est le zèle qui résout , le zèle et toutes les autres choses du même genre , c'est-à-dire qui agissent non sur l'esprit, mais sur le goût, l'humeur, l'âme, la sensibilité. Ce qui décide instruit , convainc , parait concluant : c Cette raison m'a d^ctd^ À partir. > AcAD. Ce qui résout touche , persuade , anime , donne la force de faire où entraîne à faire : c Quand on est maUde , on prend médecine gaiement, le mal y résout, > Pasc. On ne se décide pas, faute de considérations assez puissantes; on ne peut se résoudre , faute de résolution ou de courage , parce qu'on est faible.

DÉGISIONS, CANONS, DÉCRETS. Ces trois mots expriment des actes émanant des conciles ou de l'Eglise, des choses que les conciles ou l'Eglise ont résolues , déterminées , arrêtées.

Les décisions font cesser l'indécision, le doute, l'erreur; elles n'ont rapport qu'à la foi et au dogme ; elles déterminent ce qu'on doit croire, c Dieu nous propose ce point de créance par les d^cirioni des conciles qui nous l'ont expressément déclaré, b Bourd. « Saint Grégoire ne crut pas que les décisions des quatre premiers conciles fussent de nouvelles révélations que Dieu eût faites à son Eglise. » In. < Les décisions des conciles contre les erreurs de Pelage. » In. < Doctrine contraire aux décisions de l'Eglise. » Fén. « Les décisions des conciles exprimaient les principes les plus généraux pour la condamnation de l'erreur. » Boss. « Sur les matières controversées , l'Eglise catholique ne reconnaît point d'autres décisions que . celles du concile de Trente. » In. « Saint Augustin n'a pas enseigné de choses contraires aux décisions des conciles ou des papes. » In. « On n'a pas coutume (dans l'Eglise) de prononcer des décisions sur des vérités qui ne sont pas contestées, s In. c M. Molanus attribue ce sentiment à quelques auteurs catholiques; mais il n'est pas nécessaire d'en discuter ici les sentiments , puisque nous avons une décision expresse du concile de Trente. » Id. a L'empereur Charles-Quint crut devoir prendre des mesures pour suspendre les disputes de religion. U fit un formulaire qu'on nomma intérim, parce qu'il contenait les articles qu'il fallait croire en attendant les décision^ du concile. » CoRD. « En vain Gerson sollicita (du concile de Constance) une décision sur chacune des neuf propositions (extraites de la doctrine de Jean Petit) ; en vain il appuya sUr toutes les raisons qui devaient au moins porter à les examiner. » Id.

Canon est le mot grec xavi&v , qui signifie règle. Les canons sont les règles de l'Eglise , lesquelles déterminent, non pas ce qu'on doit croire, mais ce qu'on doit faire; ils ont rapport, non pas à la foi, mais à la discipline et aux mœurs. Massillon appelle les canons « les anciennes règles de discipline consacrées de siècle en siècle par la décision de tant de conciles. « Les décisions sont toutes contre l'erreur. Parmi les canons^ U y en a contre la simonie (Pasc., BouaD.), contre le duel (Pasc.), contre la fré-

DEUMftME PARTS :

quentstiott des 5jpectaele8(Boss.), contre Finare des ecclésisstiques (Id.), contre Tindiilgenoe •excessiye des confesseurs (lo.) , contre les brigues pour arrirer à î*épiscopat (Mass.) , contre IVisage des prêtres d'arorr à leur service des pewennes d'un sexe différent (Id.) ; sur la juridiction ecclésiastique (CovD.), etc. «Le cortège des archevêques fut réduit , par les -eomom des conoiles , & cinquante chevaux, celui des évoques à trente; celui des cardinaux à vingt-cinq. » VetT. « Le concile de Chalcédoine iit plusieurs t&nom sur la discipline, s Cond. « L'figlise était dans l'usage de foire, sur la police ecclésiastique on même civile, des canot» confonnes aux lois des empereurs. » Id. a Les conom qu'on a attribués aux apôtres contiennent la dîscipHne commune des * premiers temps. » Fén. « Quand neus voyons la discipline Tiolée, nous sous iissemlilons pour proposer les cmami. s Boss. c 'Cette drstributton du corps et du sang mêlés ne commence & se faire Yoir qu'au m* siècle , dans le concile de Brague , où encore elle est défendue par im cafum exprès. « Id. « Le don apostolique de décider nous est-il seulement accordé pour annoncer 'la sainte parole ? N'est-ce pas aussi pour poîicer les églises , pour y établir la discipline, pour trppliquer les canons in^irés de ZHeu à nus prédécesseurs? » Id. « Ce ne sont pas les saints prêtres qui ont obligé fÉglise à former tant de cantms de discipline , et à menacer de ses censures ceux de ses ministres qui refuseraient de se confbrmer à ces règles saintes. « Mass.

Cependant les canons sont quelquefois des règles tle croyance; mais dans ce cas, ils diffèrent bien encore des décisions. Les décisions sont particulières et relatives au fkh ; les conorw sont généraux et relatifs à Tidée, au droit. Un historien rapportera les décisions des conciles contre Eutychès, contre Pelage; et, dans leurs controverses , des docteurs invoqueront les canons. Les canons sont des règles de croyance, ou plutôt presque toujours des règles de discipline , fondées et consacrées par les décisions des conciles, c N'est-ce pas une règle constante de toute l'figlise catholique, ou qu'il faut acquiescer aux censures de FÊglise, ou qu'il faut se pourvoir par les Toies que les eanons ont prescrites sur les matières de doctrine ? • Boss. «e II sera toujours véritable, ô men Sauveur, qu'en remettant datantage, TOUS voulez qu'on tous aime davantage. Cest le canon fondamental de la pénitence : c'est la règle que vous avez prononcée de Totre sainte et divine bouche dans Totre Évangile. > lo.

Décret, du latin dscemerv, arrêter, ordonner, statuer, désigne les d^cûton* et les canons, et en général toute espèce de jugements , de prescriptions, ou de règlements des conciles ou de fSglise, par rapport à l'autorité dont ils sont revêtus. On les admet (Volt.)/ on y obéit (Co5d.), on les reçoit (Boss.) , on les confirme (Id.) , on les ratifie (Volt.). cSur les myrtères de la foi, l'autorité du trône fait gloire de se soumettre A celle de TËglise. Les rois n'ont pas d'autre droit que ide faire «xéeuter ses décrets, « Vxn. « Chariemagne envoie atiz nouveaux docteurs les lettres', les décisions et les décrets fermés par l'auto»

rite aocléaiaftiqii», les exhortant à s'y sovmettre aracim, et à ne pas le croire ph» avants que râgli» iui¥enelle. « Boas, c Les pélagieM avaiem été condamnés par les conciles d'Afrique, et le pape avait confirmé les déerêls de ces oo»ciles. » lo. « Les réformafeors ont renverfè la sainte acotorité de l'Sglise. Ainsi les déenUs d« eoBoiles, k doctrine des Pères, l'ancienne tndition du saint-siège et de l'Église catholique n'ont plus été comme autrefois des lois sacrées et inviofad»les. 9 In. « Il ne fsut rien demander qifi renverae la fermeté des décnts de Vf ?lise et des conciles , puisque c'est sur de «semblables décrets qu'on veut fonder en dernier lieu la paix que l'on propose. • In. c On ne put jamais obliger saint Cyrille à laisser affaiblir, pour peu que ce fdt, les décrets et l'autorité du concile d'&* phère. » Id. « Le pape cassait les décrets des conciles nationaux. « Cond. « Le pape Grégoire écrivit aux princes d'employer la foroe même pour contraindre le clergé à se soumettre sux décrets du oonoHe de Rome. » Id. « Aussitôt pofurent ime bulle', par laquelle Buçène ordonna la dissolution du concile, et des décrets (du csbcile) qui ordonnaient à Eugène la révocation et sa bulle. » In.

MOLAm, Aimorf OBK , ]|600I7VHK, 1U!V- FESTER. Porter tfuelqoe diose à la ninniiwaiww de quelqu'un , agir de manière à appieadre «{ueV que dhose àquelqu'un.

On déclare 'Clairement; de darvt, clar. Oa annonce quelque chose de nouveou; de mmmUm^ message ou messager; messager, homme euToyé pour communiquer une nouvelle. On deoovor» 00 qu'en met à âécontvert , ce qui était eotsceri cm caché. On manifeete ce qu'on met tous la fflam {manvs) , oe qu'on étale.

On déékert okirement. Décla/rer se rappoits à l'action et à oélui qui lafiit. Il marque meactioB fsite par une personne d'une manière nede , tolontaire, décidée, hardie, sans ambiguïté ni Msitation. La d^eforatten ne laisse aucune, incertitude , aucun doute sur ce que sent , pense ou veut celui qui en eA Tairteur; ou c'est une sorte d*»cte public, de sentence ou d'affirmation posHivs, expresse. «Afin d'Oter toute ambiguïté, et de tous déeUsrer nettement ma pensée , mon dessein est de foire voir.... ■» Bourd. « Dieu dictera espressèment aux H^ireux que c'est rejeter Dieu ^e d'obéir à des monasiiueB. » Voit. « Je le M ai déclaré très- nettement. • Id. « Je suis comae le Bîdcerstairde Londres, à qw on pMUfs qp*il était mort. H eut beau dMcrrerdns les papinp publics qu'il n^ était rien. » In.

Je prétends n'expliquer an pied de ees sntds.... Mes senfiiBents, mon dieix, yûSklèm.Jédmég, AUes , oses su ni Aédanr fei vous ê

« EUe lui plut , «t il osa le lui déolamr,9 c Jacques n aurait pu protéger les oal sans le d^ctorer ouvertement. * Cord. « H le parti de déokifer et de soutenir hsateBa mariage.» Lab. «L'arcftievêque de Paris III fier aux religieuses de Port-Boyal une par laquelle il les déclarait déssbéiissntss » Uahm. « Le lendemain , le cardind DiAeis fM déclaré premier ministre. » lo.

STNONnU À tAmCAUX »1YERS.

Ob «M9Mf t^eique ch«n de nipuiMU. In* MOiMfr sa rappinte é ftàjA «oi phAlU à l^?è- MBHOt : Ml n*ea »adv lien jfnn— là, '^«t un hH qa^OÊt iganmit, ^ par floosé^iMiit c*<«it Mm- TiBl «1 1^ àmnir. m Je Tomawowagiuiie chose qn. 1911S ssrpreDilnL * j&CAX». « Le Mnl-BeprH in^in «otseioBS les pvptaètes , et ieir dooM -une Tae aetiolpée de raveoir, aia ^v% r-otMOUfosptrtoees et «a peuides. • BomoL Poor eon letotir "k wêl feeewe, AiB]diilryoii kri envoie floeie (Mol.). « Iiss lettin lieBsent «n finde de Aone; toittes .awiesceel félemement où Von 7 est de cette caLQiBme.« Bom.

EOe-vilnM (Érifblle] taolôl, d^mie coime leblle,

ie Ttees 9Mi«wMiM9riiiie gnoide nonveUe. Mol. c La Kneontredes fims (eiseain} en aenumonet sam sàxement nnx aavigateiirs ie Yoieinege de qvelqae leore. • Bofv. «On a p« cn^e que les oisesK B—aecsel l^venir.» Volt. « Lee crk des pédants OMumeent «ette révolntioQ comme les croassements des cert>eaux ofHtoneeiif le beau temps vin. « La pslete eet inslnil des signes qui efiiioA«eiiC le calme-et la tempête. » Coiid. « La sitntiem ot se trovm Vitfariâate commençant à rigaer n^oMuumçmU pas ee ^*û àtmai dans la foite.^ SciLL. LesniaioBfunpes vont oaiiencer la fn à des fesples qui n'en ont point d'idée.

On ééû9H9re calque chose de caché. Meowvrir m npporte «nesi à T-oèjet, comme «mieacer; miàSyVa liett de le supposer înoenira eeulemeiit, il le suppose secret , éîeigné de la me , enveloppé de Iteèhiesv mycténeox. On d^oonvM ce qn^l y a^ephMÎittime dananiie ofaeee, les eeosetsva lefeoddeieaevnr, lasouroedesespeiBeB, un complot on antre chose semblable. « No«s qfni sonmesji itéreesés, ô «on (Bien, «que vws ne ddsDaifsHr pas eneeve les aMmas de ces ocboxb et Jes aysiécas des toaeeienees, » WiàM. « Tons us dffiienwiiut le seeeet Istal te oe848mbûelie8.« iD. «les vérités longtemps «adhéea se dëisonervaf «ite.9l.J. «Cela tâent aune ppvofimde raolne qas voos o'apevcevez ^u, «t quHl finit ^ne IV mhiè veos^Memieve. • la. An Jugement deraier, FhTpoente verta ses artilees Jtonwf<i(BepBD>)- « DéBoèmsats ^ dJneni^wirt toacnmes les plus saches. • Labs. « Vous «vea plus eujet de urain- *edWenser Dieu «a me taisadt les choses , ou mae me les diasiit pas asesa 4 fond, qu^ me Iv d^ssufwwl simplement. • Boas. « Il Ihvtieifr1sa«sqoe€t ddpo ner ira vos Teui lesTérita. Mss sentimenla de mon useur. > Mol. « Ce n'est fts^os la rue -qw Otariee é^souvre à sa soubrette les secrets de son cœor. 9 'Volt. « GombîMi dsi^^tn estimer œn qm nons découvrent le dàiïn , et neua apprennent à coimaStre le eens CMhél s Asac « Je me sens obligé de dtfeottvrir nmjettre de vntre conduite. » lo.

mtà mieomÊert an roi les sentantes pratiques ^^» tenaient centre lui deningrato domesilqaei.

Où mÊmiférte oe qifon montre plemement, à pldn, avecécUt. Fentîfeflerest relatif i l'état oft en met Tobjet : on fétend, on le développe , on le met au grend Jour. « Ce Verbe divin , après avcHr bit édater sa eageese dana la stmoturuet le goo-

vemement^ eet univers, nous mamfate son amour d^une fh$on tout ensendde plus famibère et plus OTceHente. • Bosa. « La nature, indépenr dannnent de ses hautes puissances qui se déploient par dee effets universels , a, de plus , les feaihés de noe «ts, qu'elle manifeste par des effets 'particuliers. > Bufp. « Cette détonation du nitre eet le plus terrible phénomène que la nature , sollicitée par notre art , ait jusqu'ici moinfSffi^.yln. « L'Apologie de JPort-Royiâ, les Imagnuares , mÊnifnkriefU à toute la iene l'ii^'astice de cette persécution, b Bac. « 6a fierté Tempèche de vous «lontfeifef pleinement «on désir. » Mal. c Ces intrigues, dont on accuse Ydstein, ne furent jamais manifeitéês. » Volt. « Il n'est pas étonnant 'que, pour découvrir les crimes secrets , et pour manifester rinnocence accusée, on ait imaginé quetDien même interrompait les lois de la nature. » In. — Jrnnlfssfer est surtout propre à endiérir eur âicowvhr; on tire un objet de Tobsonrité et on le met ensuite dans une grande lumière. «Consentirions-nons que tout ce qui est vnd denns personnes fût d^ourert et «lamfeiitff» Bouan. « Bes gôiB lutèressés à dioeuertr etUMnifeeter une fraude. 9 7. J.

DÉCLABflBpBËwniGW* Action de porter quelque chose à la connaissance de Tautotité , ou action de Tautorité qui porte quelque choee à la connaissanoe de quelqu'un.

Dans le premier cas, quand il s'agit d'un avia ou d'un renseignement donné à Tautorité , ddciorerse dit de toutes sortes de choses, au lien que âénxmcer ne se dit que de ceïles qui sont mauvaises ou dangereuses , criminelles ou suspectes. On ddclore des marchandises à la douane , on déclare àrétartcivil la naissance d'un enfant, le décès d'une personne ; mais on dénonce à la justioe un crime , à rSglise un livre hérétique, à un propriétaire un vol qui lui a été fait.

Bans le second cas, quand les deux verfam marquent une décision, un arrêt de rautoritét quelque acte qui en émene, la même différenoe se retrouve d'abord entre l'un et l'autre : éét^a/Nfr s'-emiAoie également pour le bien et pour lenud; au lieu que dénoncer se prend d'ordinaire en mauvaise part. Il 7 a des objets que la loi déluré insaisisBables , autrefois certaines villes maritimes étaient détordes porU francs , Mithridate d^duro ses projeta 4 ses deux ilh ; mais Dieu , les pn^hètes, les prédicateurs, ddaeneent la vengeance ou les châtiments pendants sur la tête des pécheu». La d^darafîofi n'est rien qu'une explication ou une sentence. « Dieu déclara expressément aux Eébreoz que c'est rejeter Dieu que d'obéir 4 de» monarques. » 'f olt. « Le roi François 1" dépêcha Langei en Allemagne , uvec ordre de d^iorer aux princes qu'il était prêt de les secourir. • Bo«. « L^impie Adraste fut «onservé par le père des dieux.:.. Un nuage que Jupiter assembla dans les airs sauva les Dauniens, un tonnerre cflBroyable déclara la volonté des dieQX. » Fén. Mais dans démmeer se trouve ridée d'une menace. «Dieu dénonce à Salomon qu'û le punira en la personne de eon fils. » Boss. « La colère de Dieu est ddiieticdravx pécheurs ipar son oerviteur Noé. »Ib. « Jôsu»- Christ isépare ta agneaux d'avec lee boucs-; «

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