‹ Dictionnaire des synonymes de la langue françaiseChapitre 28 sur 444 · INTRODUCTION. LUI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. LUI

bniil qae fait le fluide électriqae dans certains orages, et la foudre le fluide électiupie lui-même en tant qu*U produit certains effets, celui de frapper, de ren- Terser , de briser ; que le sermon l'emporte sur la prédication en apprêt et en solennitë ; que la stature est par rapport à la taille quelque chose d'extraordiluùre; que le service Tient d'un inférieur^ et le bienfait d'un supérieur. C'est ce que pourront ensuite confirmer des passades tels que ceux qu'on trouvera rapportés aux articles Tonnerre et foudre S Sermon cXprédication\ Stature et taille\ Semée ^ bienfait, etcl^; passages dans lesquels des écrivains considérables ont employé les deux mots en leur attribuant manifestement les nuances distinctives qui viennent d'être marquées. Voilà les exemples auxquels Q faut s'attacher par préférence : eux seuls ne laissent aucun doute sur le sentiment de l'auteur dont le témoignage est invoqué.

A la vérité , l'usage conunun l'emporte toujours sur l'usage particulier, par la raison que, en matière de langage, l'autorité de tous vaut toujours mieux que l'autorité d*un seul ou de quelques-uns. Toutefois, lorsque l'usage particulier est aussi formel que nous venons de le supposer, il mérite qu'on en tienne grand compte, et alors il peut aussi passer non-seulement pour un contrôle, mais encore pour un moyen de découverte qu il faut employer concurremment avec les premiers, l'étymologie et la considération d'une, de plusieurs ou de toutes les applications du mot, autres que celle qui est en question. Beauzée a donc tort, à notre avis, de partager la t&che qui a pour objet la formation d'un bon dictionnsdre des synonymes entre deux classes de savants, les uns assignant avec préciâon, comme Girard, les caractères distinctifs des synonymes, les autres recueiUant les preuves de fsiit, que leurs lectures pourront leur présenter dans nos meilleurs écrivains, de la diflérence qu'il y a entre plusieurs syno- ^ nymes de notre langue. Ce sont là deux opérations très-souvent nécessaires l'une à l'autre, qui doivent être faites simultanément et par les mêmes hommes. Mais il a raison d'ajouter qu'A faut s'attacher surtout aux phrases où les auteurs n'ont pensé qu'à s'exprimer avec justesse, et qu'il faut spécialement compter sur les auteurs les plus philosophes, et préférer ceux de leurs ouvrages qiu' sont les plus pbilosophiques. D'où fl suit que les poètes doivent avoir, sous ce rapport, un crédit restreint : la plupart, comme chacun sait, regardent moins souvent, dans le choix des mots, à leur justesse, qu'à l'harmonie, à la mesure et fi la rime'.

Une fois que les différences sont trouvées et justifiées, fl s'agit de les présenter

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