‹ Dictionnaire des synonymes de la langue françaiseChapitre 29 sur 444 · Voy. p · texte numérisé non relu

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5. c L'assajettissement à la rime ûiit que souTent on ne trouYe dans la langue qu'un seul mot qui {NDHe finir un rers : on ne dit presque jamais ce qu'on voulait dire: on ne peut se serfir du mot ROffe. > Volt.

Le plus éloigné synonyme ,

Chez nous , rimeurs, passe à la rime. Scar».

' LfV INTRODUGTIOIC

de manière à porter dans les esprits la lumière et la coniviction ; detrnière partie de la tâche, qui a aussi son importance et ses diflBcidtés. Deux méthodes y peu*- Tent être suivies : l'une, dogmatique et succincte, cherche à frapper d*abord par* une formule nette, tranchante, catégorique, où les mots sont mis dans une opposition aussi grande que pos»bIe, sauf à y ajouter des développements et de& preuves; Tautre, analytique et descriptive, ne donne le résultat qu'en forme de conclusion, ot après avoir reproduit tout au long le travail qu'il a fallu pour y arriver. La première, dont Girard offre le modèle, est plus commode, plus sa«» tisjEusante pour le lecteur et plus propre à l'éclairer ; mais elle donne lira à de perpétuelles antithèses, qui peuvent dégénérer en jeux de nxots. La seconde, qaà e$t celle de Roubaud, a moins de charme : mais elle inspire plus de confiance, ea faisant participer le lecteur à toutes les recherches, en ms l'amenant que pas à pas à admettre l'opinion de son guide. Cependant, tout bien considéré, cette dernière nous paraît inférieure , parce qn'eUe a pour écueil ordinaire, presque inévitable, la diffusicm, et que la diffusion engendre trop souvent la confosioir, défaut capital dans de pareils ouvrages. Au surplus» la réserve qu'elle affeeto n'est qu'apparente,, l'auteur ayant son idée to«te foite dès l'aiiord ; et la plupart des lecteurs ne se soucient gu^ère de suivre lentement le synonymjate dans tous ses t&tonnements , dans toutes les voies qu'il est obligé d'essayer»

Mais la simple énonciation des différences , quelque précise et signifieatiw qu'elle soit, sera parfois insuffisante à rendre avec exactitude des nuances ne- , cessairement déUcates* Il faudra donc insister ; il faudra citer des lArases où chacun des termes synonymes figure avec le caractère qui lui est assigné, et où l'on sente bien qu*il convient seul. Tous les synonyBiîstes le prati«|uent ainsi. Hais, conune ils composent eux-^mèmes ces phrases, o& a toujours lieu de craindre qu'ils ne soient pas les interprètes fidèles de l'usage, qu- ila ne fiassent violence au génie de la langue en la contraignant de se pUer à des dj^tinctîoiis préétablies. Si de cette &çon ils réussissent à expUquer leur pensée, ils n'ea montrent pomt ta justesse. U faudrait donc ici s'en tenir eiijclusivement à des exemples empruntés aux auteurs classiques : on n'a pas le droit de faire parier l'usage , mais seulement d'en recueillir les décisions*

On peut avoir recours à un autre moyen pour mettre en évidence les nuances propres des synonymes : il consiste à marquer à chacun d'eux son contraire. On distinguera, par exemple, la pétulance de la turbulence ^ la première agressive, la seconde inquiète et brouillonne, en disant que péiulanê est opposé à retenu et turbulent à paisible. A la fois et ensemble marquent, l'un simultanéité, l'autre union ou réunion : l'un se rapporte au temps et signifie le contraire de successivement, l'autre a rapport à l'espace et veut dire le contraire de séparément* On opposera de même aimer à haïr, chérir à détester ; gloire à obscurité, honmur à honte ; feM & grand , menm à gros, minoe à épais, exigu à ample, fin à grossier, etc. Mais il faut bien prendre garde que les contraires ne soient sy* nonymes entre eux , car alors on reculerait simplement la difficulté , ou même on l'augmenterait, au lieu de la résoudre» Quelquefois ou atteindra le même but

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