DEUXIÈME PARTIE
gloire dtt nonde ]ii9(|iiViq oenblei... » Boss. | a Gondé joignait le parfait honnête homme à l'habile homme , au graind homme , au prinee , au héroi. » BouRD. Le tenne de hérot dMgnait d'à» bord un demi- dieu , et il lui reete encore <iuelque chose de cette première signification ; il fliit toujours conceyoir quelque chose de divin. • La conversation roula sur les divines qualités de ce véritable hért^ (Tiirenne). » SAv.
En revanche , les héros n'étant qu'une eepèce dans le genre des grandi hommes , ont par eeia même un mérite exclusif et limité. Aussi , sous le rapport intellectuel et moral , et quant aux sen* timents d'estime et d'affection qu'ils inspirent , sont-ils souvent inférieurs aux simples grands hommes; d'autant plus que les héros doivent beaucoup au succès , et par conséquent au hasard , ainsi qu'au tempérament. Le grand homme est un homme modèle sons tous les rapports ; on ne l'admire pas seulement, on le vénère et on limite. < Charles Xir, homme unique plutôt que grand homme; admirable plutôt qu'à imiter.» Volt* c Louis XIY fut, non pas un des plus grands hommes, mais un des plus grands rois.» In. «Le roi de Prusse ne regardait pas Charles XII eomme un grand homme y parce que Charles n'était que héros. » Id. c Un des ouvrages les plus estimables de l'abbé de Saint-Pierre a pour objet la différence du grand homme et de riiomme iUuttre. Il appelle homme iUustre {hé" ras) celui qui n'a fiit que des actions éclatantes , et grand homme celui qui n'a fait que de grandes actions de vertu, ou rendu à l'humanité de grands services. » D'Al. < Le duc d'Orléans était un jeune libertin, né pour être un héros , et peut-être même un grand homme. » Mark. < On peut regarder Cyrus comme le conquérant le plus sage et le prince le plus accompli dont il soit parlé dans l'histoire profane. Aucune presque des qualités qui forment les grand* hommes ne lui manquait.... n est assez ordinaire à ces héros qui brillent dans les combats et dans les actions guerrières, de paraître très-faibles et très-médiocres dans d'autres temps et par rapport à d'au^ très objets. On est étonné, quand on les voit seuls et sans armées, combien il y a de distance entre un général et un grand homme, » Roll.
Bnfln , si on applique ces mots seulement aux guerriers, aux hommes qui se sont signalés par les vertus militaires , c il semble que le héros soit jeune, entreprenant, d'une haute valeur, ferme dans les périls, intrépide; et que le grand homme excelle par un grand sens , par une vaste prévoyance, par une haute capacité et par une longue expérience. Peut-être qu'Alexandre n'était qu'un héros, et que César était un grand homme.» Labr. Les soldats mêmes peuvent être des héros ^ mais non pas des grands hommes^ tant le héros se borne à l'exécution seule, c Gengis porta une loi nouvelle qui devait faire des héros de ses soldats. » Volt. « Un roi soldat est appelé un héros ;\m monarque dont la valeur est plus réglée et moins éblouissante, un monarque législateur, fondateur et guerrier, est le véritable grand homme. » In.