‹ Dictionnaire des synonymes de la langue françaiseChapitre 319 sur 444 · HISTOIRE; — 2* ANNALES, FASTES (AR · texte numérisé non relu

HISTOIRE; — 2* ANNALES, FASTES (AR

CHIYEB), emOIVIQIïES; — S* XBllOinB, 0»

BIBNTAHtBS, RELATIONS, ANECDOTES, Vns.

Ecrits contenant le récit d'événements panés.

1* Histoire j grec lero^a, de la même liniiik que les mots tot«^, témoin, qui sait, et lottpiii, s'enquérir, rapporter, est l'expressioB ordinm et littéraire. On s'en sert continueUement, eteflc représente une couvre d'art, une sorts d'écrit dont la composition exige l'obserratioa de attainet règles. Lueieo , dans son petit tnitè : Comment U foui écrire rhtffotrt , et FéoetoD. dans sa Lettre sur les oeeupations de VÀtaàim* ont écrit sur les règles de l'hùlotre. « L'objet de celle-ci n'est pas de tout recueillir, mais de cboi» sir les faits propres à faire connaître rorigineto lois, des gouvernements, des arts, des sciences. les usages , le caractère , les mœurs des peuplesles causes de la grandeur et de la décadeocede empires. Tout y doit être lié , tout y doit ptéMh ter, autant qu'il est possible, la chaîne des éiénements; ainsi elle demande beaucoup denéthode ; elle veut de plus des réflexions oooites. des vues étendues, des narrations claires, priO' ses, raiHdes, et des tableaia bien dessioèset bien coloriés. » Covb.

Les annales, les faites et les ehrontfiiefSit simples , sans ornement , sans unité, sass eooliBr locale; espèces de registres où les faits sont mgés scrupuleusement suivant leurs dates, et i^ duits d'une manière sèche, nue, dêcossaeei monotone. Le goût n'a rien à y voir; lafomey importe très-peu , et tout autre ordre que c^de la chronologie y est interdit.

Que si les annoies , les fastes etles chteMp» manquent d'art et sont plus ou moins infonaeS' les m^mot'ref , les commenf atVf « , les f«W««. les anecdotes et les vies manquent de géoéralite sont d'un intérêt plus restreint. « Je ne puis JW frir l'htrtotre où l'on s'attache à démêler les cases morales des événements et les réflexioaspiiilosophiques; c'est pour cela que je préfère le anecdotts aux n^moires^ et les mimwm^ histoirts.iÈ Dudbpf. Les mémoires etles fl» menfatref ne vont pas au delà de ce que rauiear» vu , de son observation personnelle: les rete'wW' au delà de certains faits particuliers ; les osante* , au delà de certains petits faits secrets, qi»» soi ont d'ordinaire peu d'importance; et lésa*, au delà des faits qui concernent l'existence do homme. Avant qu'on sût écrire, les peuples <>« eu des annales , des fastes et des chrontqvf'*^ sont comme des squelettes d'hwtoire. Un but»rien qui se home à quelque chose de pw^^^PjJ! les faits, le temps, les personnages, ^^)^^^ moires^ des commentaires y des *^'^'*^"'' f? onecdotM, des vies, qui sont, par rapport àl*f toire proprement dite, des pièces ou des tttw* gnages à consulter, des matériaux, et coB» des éléments*

2« Annales , fastes ( archtoe»), chroniqvet- Citalogucs de faits écrits les uns à la smtcdei »r très selon l'ordre des temps. ^

Les annales rapportent les faits a^nee ptf née, comme les journaux les rapportent jwrp jour. « Qui prêtera aux femmes les «»*^'? "^ lantes et le journal amoureux? » UM- ^

SYNONYMES À RADICAUX mVERS.

iseat îndûtîaBMMnlAi tons te-peniileiaiieiBiis Il iBod«rii«s , et oonticimeiit d«B ùâtt de toutes >rtes. « Il M reste pas ud« ligne des ancteiiiiee tmmiet égyptiennes, ohaldéeniies , persanes.... ee seiilee omiate «n peu antiques sont les iniennes , lea chinoises , les hébniques. » Volt. Que de peuples ont subsisté longtemps et subtstent tneore sans antudu! » lo. < On sait par is «nfiolif dltnlie que le premier bttfOe 7 fut mené vers la fin dn ti* siècle. Tan 69&. • Bufp. Les faites étaient chez les anciens Romains !5 tablas ou les lirres du calendrier : les jours 'y trouvaient distiagnés en fasiu éi néfutei^ eux pendant lesquels il était permis, fae , da saluer aux affitres civiles, et cens pendant les- [uels eela était défexidn, nêfat; on y lisait éga* ement l'indication des jours de fêtes. Bn outre, 1 existait à Rome , sous le nom de fuUi , nn re- ;istre de tons les laite impartants avw Leurs da* es, tenu par les pontifes, et pouvant servir à expliquer à quelles occasions les fêtes avaient été ibodées ; c'était donc une espèce de commentaire listorique du calendrier; Dans notre langue commune , ce mot désigne quelque chose de fat^ t«eu«, de gnnd, de mémorable. A la différence les oimales, les fastet ne recueillent et no pré* tentent que des fkits illustrés* Les fmtêi de la gloire (AcAD.) , de la vertu (d*Ag.)- « Rien n'était plus capable de ftÉ« fhire tant d'efibrts et de dépenses (pour être vainqueur aux jeux olympiques) que Tassuiance où l'on était d'immortaliser son ncai, qui, dans la suite des siècles, devait se trouver dans tous les fulet et à la tète de tous les actes passés pendant l'anDée de la victoire. » Roll. « On ne dira pas en prose coufMrs pour efcsvotia, fatiet pour fv^tifret. » Volt. « Les combats, après tout, ne sont que des cboses fort communes dans les /fautes d'un siècle mimorable par tant d'autres endroits singuliers.* Is. « La Grèce voua offre ses fattet. C'est là que veut pouvez faire une ample moisson de vérités politiques. » Conn. — Les fattet de l'figlise n'en signalent que les hauts faits, les exemples de ses mrtyrs et de ses saints; les etmuUes de rfiglise pir Baronitts racontent année par année tout es qui est arrivé k l'Ëglise. « Le vainqueur de Friediingue et de Denain (le maréchal de Villars) m«rtieQt aux fastee de la France , et non aux etmakt modestes d'une société littéraire. » D'Al. •éatiolef , latin ûnnaiee , se dit bien aussi dans le style soutenu , comiUe jfattes , mais il n'y annonee riea de distingué ou d'éclatant. « Si on feuillette Ite aniMieff du monde , on ne trouvera pas aux coauissances humaines une origine qui réponde à lidée qu'on aime à s'en formera > J. J.

4* Le mot archives y pris dans tm sens étendu , pind exprimer préedément le eeniraire dey^«féw, c'eiKi^re un reeueil de finii bas, «dieux, criniaels. « Oa uymve encora ces hisleices absovées daas nos dtcUoDoaipef, qui ont été loaglemps, pour la plupari, an archives aîphabéllques du mensonge. » Volt. « Je me louviens d'atoir lu autrefois rhisloire du trand schisme d'Occident.... Paisqoe les arcfupes de ^ horrenrs n'ont corrigé personne , Je eonelus que ilûitolre D'est bonne à rien. » Id. « 0 muse de Vhis- ^ire! la n'as vu qa'horreor et délire. Les Mnales

ChroHiquee, grec xpewmdl, de xp^voc, temps, exprime une histoire rédigée suivant l'ordre des temps. C'est un terme érudit qui ne s'applique guère qu'aux vieilles omia^ef européennes, écrites presque toutes par des prêtres ou des moines, en grec, en latin ou en ancienne langue vulgaire, depuis la chute de l'empire romain jusqu'à la. fin du moyen fige. « Dans nos c/iroftiqt«e«, les moines ne peuvent se lasser d'admirer la dévotion et bi libéralité des Pépins. » Montbsq. « Voilà la fable qui rendit le prêtre Jean si fameux dans nos anciennes chroniques des croisades. • Volt. « Notre savant et sage Middleton a découvert une chreniquB I d'Alexandrie, écrite par deux patriarches d'Egypte , dans laquelle il est dit que....» In. «Il y a un Geofliroy de La Bruyère que toutes les cfcrofitques rangent au nombre des grands seigneurs qui suivirent Godefroy de Bouillon à la complète de la terre sainte. » Labr. « Les plus aneiennes ehrûmques des Vénitiens sont du xi' siè» cle. C'étaient des annoÀes écrites en mauvais latin, ou en langue vulgaire et barbare , sans dis* oeraement, sans choix et sans critique. > Comd* •— Clifwitqiiaf signifie par extension les premières traditions éontes d'un peuple quel qu'il soit, criles de ses annales qui se rapportent à son origine, à ses commeneements. « C'est ici (à propos des Chinois) qu'il faut surtout appliquer notre grand principe, qu'une nation dont les premières c/iromqifes attestent l'aûstence d'un vaste empire, puissant et sage, doit avoir été rassemblée en corpe <ie peuple pendant des siècles antérieurs. » Volt. < Toutes les nations ont eu des historiens qui ont parlé de l'antiquité de leur origine avec tant d'exagération, que l'on ne peut guère s'assurer sur ce qu'en disent les auteurs des anciennes ofirsaîque». » Vbrt.

2" Jféînotrea, dmmenUiires^reUuioms^ ansedO' Us, vies. Ouvrages contenant des particularités ou des détuis historiques sur un point, un événement, une époque, un homme.

Les m^motret sont des dépositions écrites, propres à rappeler lanWmotre ou le^souveair de Caita auxquels l'auteur des tnénmres a pris part ou assisté. On écrit lesmemotret de sa vie (Bouro.)* 1^ m^^notrerde son temps (Volt.). En eux-mêmes, les m^oiret sont plus détaillés et plus- simples que l'histoire; mais leur grande utilité consiste à instruire l'historien : aussi dit-on mémoires pour servir à l'hûloire de France , pour servir à T Wflotre des l^Tes(n'AL.). s Les «i^motrrf qu'on donne pour une histoire en sont uniquement les matériaux. « In. « Les Grecs voulant divertir par les àtseotfet anciennes la Grèce toujours curieuse* ils les ont composées sur des mémoires confus, qu'ils se sont contentés de mettre dans un ordre agréable, sans se trop soucier de la vérité. ^Boss. « 11 ne MUS reste de César que deux ouvrages,

de chaque empire sont les archives des forfaits. » Id. On dira donc bien que le nom de Cicéron se trouve inscril dans lcsy«*/e* de ia gloire, et celui de Catllina dans les arelùves du crime. Cetie accepUon à*arehivet ne vient- elle pas de ce que anciennement la firaude e remplt les arehims de pièces (tasses, afin de Jaslifier des usorpations ou des prélevions tajostes?

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