DEUXIÈME PARTIE
une oisiveté éternelle (Boss.) , toUle (J. J.) > profonde (S. S.), molle (FÉH.); OQ dit un moment de tomr(AcAD.), un Joitir laborieux (d*Ag.), studieux (Volt.). On vit (Volt.), on s'endort (CoHD.) dans VoiHveté; on fait ceci ou cela dans 8on loisir ou dans ses loisirs , dans ses instants de relâche et de liberté. « Je consacrai mes Unsirs y non à l'oisiveté, encore moins à des travaux nuisibles, mais i remplir ma tête d'idées charmantes , mon cœur de sentiments délicieux. » J. J. cLes sciences, dit-on, naissent du loisir, mais elles garantissent de Yoisiveté, » In. « Ennemi de Voisiveté au milieu de son loisir. » D'Âo. « Voisiveté est l'abus du loisir. » Beauz. D'ordinaire, oisiveté se met k la suite de lomr pour marquer quelque chose de plus, et parfois pour exprimer un excès ou un abus. « On ne saurait allier les mouvements sages et mesurés de l'ambition avec le loisir y Voisiveté^ et presque toujours le dérangement et les extravagances du vice. » Mass. « Hérode veut faire servir Jésus- Christ de spectacle à son loisir et à son oisiveté.» Id. « Rien n'était plus propre que l'action et le combat à détourner les esprits des soldats de ces sortes de pensées que le loisir et Yoisiveté nourrissent et entretiennent. > Roll.
Le désœuvrement consiste à être sans ouvrage , et la désoccupation à être sans occupation. Le désœuvrement, comme le loisir, est passager, seulement il n'a rien d'agréable , et an ne le considère pas comme pouvant être utilisé : c'est un court défaut d'emploi, une vacance momentanée. « Cet ouvrage abandonné me laissa quelque temps.incertain sur celui que j'y ferais succéder, et cet intervalle de désœuvrement fut ma perte, » J. J. « Un jour votre gouverneur, voulant vous punir, vous ôta vos livres et vos cahiers. Vous ne pûtes pas vous souffrir dans le désœuvffgment. » Cond. La désoccupation , au contraire , est un défaut d'emploi absolu et continuel, c L'avantage que les jeunes filles tireront de leurs connaissances sera de . n'être pas obligées , pour éviter l'ennui et le dégoût d'une vie désouupée^ d'en remplir le vide par le jeu et par des conversations frivoles. » Roll. « Dans les soins publics, une condition privée paraît plus propre au salut: est-on personne privée ,' on croit qu'une vie désoccupée ne peut presque être innocente. « Mass. Dans une place , qui est presque une sinécure , on est souvent désœuvré; un homme désoccupé n'a point de place ; ce n'est pas l'ouvrage , c'est une fonction qui lui manque. On dit bien un instant désœuvré : c Je me suis imposé tous ces travaux pour n'avoir pas un instant désœuvré et triste, s Volt. On dit surtout une vie désoccupée (Mass. , Roll. , S. S.). — Ensuite , le désœuvrement regarde toutes sortes de travaux, et la désoccupation principalement ceux qui occupent, préoccupent ou absorbent l'esprit, qui demandent des soins, de la sollicitude : l'homme désœuvré ne sait que faire ; le désoccupé ne sait à quoi songer, s'appliquer, s'attacher. « M. de Pomponne, après sa disgrâce, était- désoccupé y et commençait à sentir la vie et la véritable longueur des jours. » Sfiv.
inatteution, inadveetance, iiègakde.
MÉPRISE. On manque à faire une chose oi onU fait mal par inattention, par «nactrerfonce, par mégarde ou parfiWpme.
VinaUention se considère par rapport an sQje: qui agit et en marque la disposition ou U brii; au lieu que Vinadvertance se considère objectIT^ ment, hors du s^jet, comme un trait, on coomie un défaut dans la chose qui a subi l'action ào sujet. Par inattention on commet ane iwimtance ou des inadvertances. VinattentUn nà la personne coupable , et rûiadwftanee rend h chose défectueuse : la critique doit sans ce» gourmander l'inattention des écrivains et relerer leurs inadvertances. « Ce qui est trop fréquesi dans Voltaire, c'est un certain degré dïnatt» tton, qui, dans ce qu'il a de plus soigné, hisse toujours quelques défectuosité qu'on aurait k. disparaître sans peine. » Lah. Ces défectoositè sont proprement des inadivertances. On se pl^ de Vinattention de quelqu'un : « Les maîtres & plaignaient de l'indocilité, de Vinattention ^to^. enfant. » Maric. Mais , en parlant de ce que quelqu'un a fait par inattention , on dit : c'tA viinadvertance: « Dans le livre de VEsprit. il es dit que le P. Malebranche est l'autear de li Prémotion physique. C'est une inadtemrj- > Volt.
En général, Vinattention est relative à la cm, et Vinadvertance à la chose ou à l'effet. Pirnattention , on ne traite pas les choses ou les personnes comme on le doit; par inadvertoMt^ <£ ne les traite pas comme elles doivent être tnitées : c'est, d'une part, un manquement bimable, et, de l'autre, un accident ficbeai,ii mal en soi ou seulement par rapport aux cb»6 ou aux personnes qui l'éprouvent. Pariiwtt» tion nous nous laissons surprendre, nous laisse» échapper les choses; par inadvertance H itn» qu'on nous surprend ou que les choses n* échappent. Soyons indulgents : la plupart d« inattentions sont pardonnables; ne soyons P» trop difficiles : la plupart des inadverlanasif' légères. « Ces petites négligences (dansComei-t seraient à peine remarquables , si elles n'etaïC fiéquentes, et ces inaUentions étaient irê-ps^j donnables pour le temps. » Volt, « H «t aj-' doute échappé à Montesquieu quelques taûfffftoncea légères, presque inévitables dans ic« carrière si vaste. » D'Al. ^
Et quand les deux mou ont rapport à la o«-. ou au sujet, ce n'est pas précisément 1* n^ffaute qu'ils lui attribuent. Vinattenttw b^ qu'on ne songe pas, et Vinadvertance qûo» ^ pense pas aux choses : Vinattention «V^!"^^ gligent, et Vinadvertance d'un malanse. ^^ d^ Vinattention on ne prend pas U P«b« faire; avec de Vinadvertanu l'idée «"^IÇ de faire : l'un accuse notre peu de soï^oofl» rêt, l'autre, notre peu d'intelligence, û««^* de sagacité. ^
Mégarde ne s'emploie qu'avec par , J»»
^ard€; et comme c'est toujours de quelque de mauvais ou de dangereux qu'on se 9^^^^^ mégarde (en se gardant mal, en ne pren garde) indique une inadvertance n»'*^""
SYNONYMES & RADICAUX DIVERS
5st OU amène la prcduction d*un mal , un malieor, en un mot, et non pfts une erreur simplenent. « Présumez que celui qui vous a ofTensé le Ta pas fait par malice , mais par inadvertance ït mégarde. » Charr. Philoctète laissa par mé- ]arde tomber sur son pied une des flèches i'Hercule (Féh.)- « '^^ Égyptiens égorgèrent un \omain qui arait eu le malheur de tuer un chat >ar mégarde, » Volt, c Assan étant au bain , un le ses esclaves lui jeta par mégarde une chaulière d*eau bouillante sur le corps. » In. « Il a irisé ce rase {>ar mégarde; il lui est arrivé par né garde de blesser son ami. » Acao.
La méprise est une autre sorte d'inadoertonee : ille consiste à mal prendre , à prendre une chose in lieu d'une autre qu'on devait prendre , A faire m quiproquo. Ce mot suppose un choix ou une dternative dont on se tire mal.
Vous donnez une main pour l'autre par méprise.
Bbok.
l'est par méprise que Hucius Scévola tua un offi- ;ter de Porsenna au lieu de Porsenna lui-même ; :'est aussi par méprise que , dans y Avare de Moière, Harpagon applique à sa cassette ce que Galère dit de sa fille. « L'auteur du Spectacle de a nottire est tombé dans une méprise : il dit que a lumière vient en sept minutes des étoiles , seon Newton; il a pris les étoiles pour le soleil. » roLT.
f IlfaPAClTÊ, INSUFFISANCE, INAPTITUDE; - 3* INHABnETË, KALHABaETÉ, — 3» MAL- I11»ESSB, GAUCHERIE. (IMPÉRITIE). Défauts qui rendent impropres à certaines choses.
Vais, d*une part, Vincapaeité y Vinsuffisance et [*im^titude se considèrent plutôt a priori^ avant 'action. Vinhdbiletéy la malhabileté, la malidresse et la gaueheriet au contraire, s'attribuent i an homme qui agit , qui exécute , et marquent a naniëre peu heureuse dont il s'en tire. Inea' xible on inepte, on n'a pas de dispositions; «nfto- •r/«ou maladroit y on n'a pas de succès. Il y a [ans un sujet de Vincapadté^ de l'insuffisance ou le Yinaptitvde; un agent montre de Vinhahiîfé, de la malhahiletéy de la maladresse ^ delà a^icherie. On ne dit pas une conduite pleine l'afieopact^, d*tfMii/]fl«anee , ou d'tnaphïvde, onme on dit une conduite pleine d'inhabileté, le malhaHUté, de maladresse , de j^atie/ierte.
1* Incapacité, insuffisance, inaptitude,
Vincapaeité et rtnfu/)Uaiioe sont plus générales [ae Vinaptitude, Celles-là excluent les moyens tour quoi que ce soit, et celle-ci le talent partilaller de faire une certaine chose, c Si j'eusse eu 6 talent d'emprunter et de m'endetter, je me erais aisément tiré d'affaire; mais c'est à quoi Qon inaptitude égalait ma répugnance. » J. J. lie sentais mon inaptitude à m'exprimer imnramptu. » lo. Le même écrivain dit du gour- Dand : « Son Ame est toute dans son palais , il l'est fait que pour manger : dans sa stiipide inapacité , il n'est qu'à table à sa place , il ne sait uger que des plats. «
De leur côté, Vincapaeité et Vinsuffisance difirent, non plus par l'étendue, mais par le dejré.
Vincapaeité rend impuissant; Vinsuffisance ^
STS. FBAKÇ.
faible. Vincapaeité constitue la nullité ou à peu près, c n est à croire que Louis XIV aura aussi bien reconnu Vincapaeité de M. de Chamillart que les faiblesses de M. de Pomponne. » Volt. c S'il s'engage dans un emploi avec une incapacité absolue, comment pourra-t-il s'y sauver?» BouRO. Hais insuffisance ne marque guère qu'une grande médiocrité. « Un amour aveugle pour vos enfants vous fait coopérer à leur choix malgré leur insuffisance et la disproportion qui se rencontre entre leur faiblesse et les ministères qu'ils prétendent exercer. » Bouan. c Un grand fonds de médiocrité et d'tnni/)(sance. » Mass.
2» InhabiUté, malhabileté.
Vinhabiletéei \Amalhahtkte ontété distinguées l'une de l'autre dans la V partie , p. 147.
Pour ne les point confondre avec la maladresse et la gaucherie, il est à remarquer qu'elles ont rapport à de longues séries d'actes, à tout un art , et non à un acte particulier, à une opération, à un coup de main. On taxe un général ou un ouvrier d'inhabileté ou de malhabileté, en ayant égard à la manière dont ils agissent toujours; on les accuse de maladresse ou de gaucherie, d'avoir fait une mcihdresse ou une gaucherie , dans une certaine circonstance. De plus, Vinhàbileté et la malhabileté ne regardent guère que les fonctions de l'esprit; au lieu que la maladresse et la gaucherie sont plutôt une inhabileté ou malhabileté de main , c'est-à-dire qu'elles se disent plutôt des mouvements ou des exercices du corps.
8*" Jfaladf Mffs , gaucherie.
Quant à la maladresse et à la gaucherie , celleci est plus lourde , plus grossière , plus pommée. Aussi le mot gaucherie est-il familier.
D'ailleurs, la gaucherie regarde plutôt la forme, et la maladresse, le fond. La maladresse fait manquer le but. c Diogène vit un jour un maladroit qui allait tirer; il courut aussitôt se mettre la tète devant le but , de peur d'être frappé. » FÉN. « On veut que Rufin , pour ruiner Stilicon , ait imaginé d'appeler les barbares. Cette conduite eût été bien maZadrotfe. » Coirn. « Quand on connaît le défaut d'un homme à qui on veut plaire, il faut être bien maladroit pour n'y pas réussir. » Les. Mais la gaucherie fait qu'on agit sans grftce. « La démarche gauche de l'oie et son allure de mauvaise grâce nous font appliquer son nom aux gens sots et niais. » Boff. c Je ne vois rien de plus grattée , de plus maussade qu'un homme qui ne sait que se battre. » Maric. c Vous m'aviez vanté votre fille comme une personne admirable par ses grâces, par ses talents et par son esprit.... Et moi , je vous la donne pour la plus gauche , la plus ignorante et la plus imbécile de toutes les créatures *. » Dbst.
4 . A toute cette série de mots on peut ajouter encore impéritiô qui paraît avoir beaucoup de ressemblance avec inkahileti et malhabiUté. C'est le latin imperitiai et, comme celui-ci se trouve seul de sa famille dans notre langue, il n'y a jamais été complètement naturalisé. On le dit en parlant des anciens Romains, en termes d'école, et dans le langage de la science ou bien encore en badinant. Rollin observe que Grassus blâmait, non les écoles de rhéteurs ,
DEUXIÊUE PAIlTlfi :
INCEimiE , EMBRASEUENT. Destruction par le fea d'objets considérables , comme des maisons , des forêts, des villes , des pays entiers.
ln§endie vient du la&in «ncetidere, allumer; mbriiuevBLeni^ du français embraser, faire d'une chose .un brasier ^u JÂ mettre* en braise. A la rigueur, Vincândie précède Y^mhnMiMnt puisqu'il tant qu'une cbose ait été allumée avant de pouvoir être séduite en braise ou en «barbons jurdents. Vinemdie est dono tout ce qui se passe avant que le ifou, n*ayant plus rien à envahir, pénètre dans laur substance les objets qu'il a atteints, y reste attaché et les consume : VemhrasemerU est précisément et uniquement la cornbustioa de oas ^iliicla. c tin ineendU ne se ^rmine jamais qu'à Vmbraument de quelques xDaiaont. » TÙ. « Un tncendte qui s'alluma autour de la place publique en plusieurs endroits tout à la fois, pendant la nuit, interrompit ces disoouxa. Venibratêiment dura une nuit et un jour entier, et ffonffl"V^ un grand nombre d'édifices. > ROLL.
Le mot incBndM est explicatif et descriptif : il eiprime un fait par rapport à sa cause, à son conunencement, i ses progrès, à sa durée. £mhrasemefU marque plutôt l'effet, la oonson^tion par le feu, indépendamment des circonstances qui dépeignent une aotion. Le spectacle , les flammes , les circonstances d'un inùendie; un état d'embrotemenf . L'tncendte s'allume , éclate , s'accroît, se communique, avance, gagne , s'étend , dévore; on l'évite, on y échappe, on le souffle, on l'entretient; c'est un courant de feu, 0 porte et lance de toutes parts les flammes , et les pompes à incmdU sont destinées à en arrêter le progrès. L'embrosemanl est grand , général , universel, total, affreux; la lueur de Vembrasement ; c'est plîuêt un objet qu'un agent, qu'un fléau dévastateur. « Ces brûlots, portés au pont de bois , causèrent en divers endroits un grand em^ hrasement. Les Sabins, qui virent la flamme de tous côtés, coururent au pont pour arrêter l'meenditL » Roll. « Comme il y a plusieurs charbons de terre qui sont extrêmement pyriteux. les en^brosemenU spontanés sont assez fréquents dans leurs mines ; on en a plusieurs exemples , et Ton a vainement tenté d'arrêter le progrès de cet incendie souterrain , dont l'effet peu violent n'est pas accompagné de forces explosions. » Buff. — Embrasement spontané est sensiblement préférable à incendie spontané , parce que Vincendie se rapporte toujours à une cause. Vaugelas allait
mais Vimpéritie des maîtres. « Cette loi (romaine) était dressée avec beaucoup ^'impèritie. » RoiiL. « Les pontifes , qui étaient chargés de maintenir cet ordre (dans le calendrier) , soit par impéritie^ soit par négligence, avaient tout brouillé, s Id. c Les lois romaines voulaient que les médecins pussent être punis pour leur négligence ou pour leur impéritie, » Moic- VMaq, c Qu'on raconte i un jeune rhétoriclen une «ventnre qui l'intéreate et qu'on Toblige i la retracer, cet exercice peut lui être uUle; mais les grands procédés de l'éloquence peut-on les proposer à Vimpériiiê d'un écolier? » Mabk. Le docteur Sangrado se plaint que la vie des hommes soit de son temps < en proie i la témérité, à la présomption et A l'ùnp^ri^ttf. » Les.
même jusqu'à prétendre , maïs c'était une engèration, qu'incendie signifiait Un^oiuiim feam & dessein, et emlrafement, un ièa aoddoiiel, allumé par hasard.
Bans les exemples qui suivent, tMea^ indique visiblement le Hait , et embromnenl TeSeL
«•Quand Dieu voulut préserver Lot derenAni» «lanl de Sodooie , Lot ne voulut pas demesiir a milieu de Vinotndie, il ce demanda pas qoe ttea le igacantit nimculsusement des fiamao. i fiannn. On alliime un incendie^ on est c^^iùk d'un emdffaeemenl. « Cet incsndie (ces disnsions et ces vengeanoea qui ont éclaté) n'est na que d'une éthiceile; nais c'est pour cela isist que voue ^dévies l'éteindre dès sa naiuaBce,«i que voue êtes coupable de VmbraumeKt p cette étincelle a causé. > Bodru* «Comme kbcii de l'incendie arrivé à Miedes se répandit dan '^ ville , cette femme se mit dans l'esprit qat es embraxement devait être Touvrage de don G# lem.«Id8.
On se irappéllet on saoonte enhistonm^ tneendies ^omme ayami eu lieu; on dé|dose moraliste des embrosemeiilr oomme STasl ci^ plue ou moine itanestea. « On gaide le wm» desiDauvaiei)rinoee, comme on se somicBlte inondations, dee tnoeitdfM et des {leftse. > ^ m On pnfle des peetee, des txwmblsmeBli ^ terre, des embrasements y des déluges, quni désolé le globe. » lo.
Lors même qu'au lieu de se rapporter éftffflment à l'effet, embroMement s'entend tu»* l'action, il ne la représente ni pariappot*» cause, ni comme suooessire, comme comiBei^ en un lieu ou en un «temps pow s'achewH* d'autres. « Piston alla voir en Sicile les «nw» ments du mont Etna. » Fé». « La to"»** ** signe du feu et nous fiait prévenir le» ««««^ mentt. » Boss. On reprochera à Louis B'i* bf otemena du Palatina* (Voit.) sans plw *^ tails. Mais quand on voudra dépeiaW ^ barbarie commandée par LoUvois, on ^^ Voltaire : « Les flammes dont To»»?,^ brûlé deux vflles «t Tingt villages à»WX^ n'étaient que des étincelles en coinpart»«»" dernier incendie. 9 ,
La différence au figuré est la vàna qu"*^ pre. Une guerre , une rérolte oi ime J^ qu'on représente comme s'ètant aflum«« ^^ vement, comme ayant gagné de V^^..L vlnce est un incendie. Voltaire dit, su s«« ,^ guerre qui s'alluma en Europe apiéf »rL. rempercur Chafles VI : « L'tiK»<yJr^.
commencé vers le Danube, ^^.^^ semblé ne devoir durer que peu de iw » ^ parvenu après ëix ans sur les côtes de u ^ Mais s'il s'agH d'une guerre, ^'^?l^^ d'un mouvement d'insurrection ^^^*^)^ un seul coup, ou qu'on **PP^. "^-jicH^ dre , c'est un mbrasemmt, « Le t^^ssra^ ^
le massacre de Vassi fit enfin ^'f ",aîiP» entière aux armes ; et si ce hasard a ^ été la cause , d'autres étincelles vff^ pour alhimer l'emftriiwfiw**- » ^^^'iuitUfi INCERTAIN, DOUTEUX, - PBO*'^
SYNONYlHIg k R1DIC4UI DIVERS.
Wl
flacroyaaoe.
JMcrfatn et 4mUeu9 dîfCàrent d*aboxd an ce que incertain est subjectif ,At4loii|sitf ol^iectiî^Qe qui &it qu'on dit bien qa^joa .eetimcenaMi, Imdis que doutetm s'appllgue eauleiaent 'aux choses, a Qvd 1 Mom marchez aur.ce fondement^d'un pas incertain ; tous n'appuyez dessus qu'en tremblant, comme s'il iteit dmUuat et mal affermi I « Bots. • Chacun, oraignaot de paraître ineertain dauB les AoufeUes douteuses, ou peu joyeux dans les &T0rables , courait avec une avidité jnarquée «n-donnt de tous les bruits. » l, J,
Saraite inesnotii convient mieux quand il s'agit de faits : nouvelle (AoAn.)i expérience (VoLTw) , tradition .(Uh.) incertaines, Poutmuf est préfénd^e ^en matière 4-opiniQns ou de disputes , là où il y A du pour et du contre z preuves dovleiiser{(YQLT.),TdrQits douletis (In.), équité donttfuse çààm:). 11 est incertain si.... (Boff.); il est doic«nwqofl.....(VoLx.) : il est^neSRlata si telle dmee -est arrivée ou ariivera; il est doii(su«que telle cause vaille jniaox que telle autne.
Enfin on peut dire .en général qu'tnceriain regarde l'événement des choses, l'événement futur surtout, «et doviem (de duo, deux)., les clUMMB mêmes , quand elles impliquent une contestation, on la dispute des choses ou sur les choses, -c Dans les guerres que nous fieiisons sous Jésu»C]irist,*révénement n'est pas imertain ni Ia ▼icioife dotUsufs. » Boss. « Il se fait un balan* cernent doutetw entre la vérité .et la volupté , et la coanaÎMance de l'une et le sentiment de l'autre lèntun combat dont le succès est bien tncertots.» P.AflC. « Il n'y a pas jusqu'à l'existenoe de ces ecqs barbus qui ne soit «loerkitns.... Les queues liumsinss,quoique attestées.parjdesToyageurs et des missionnaires, sont au moins doiifeiuai. « BovF. ▲ l'égard de ce qui est incertain, l'esprit hésite faute de renseignements sumsants; à l'égard de ce qui est douteux^ l'esprit balance, faute de raisons suffisantes qui le déterminent pour ou contre*
ProbMialtque, du grec npô^Yiiia, proposition à discuter, est un mot savant , usité surtout en termes d'école et de spéculation. « Les gens du monde e^amueent des disputes des philosophes ; et, finissant par les mépriser, ils jugent que tout est probiématique. » Cosn. « On n'examine pas si quelque secte a raiocu : il suffit qu'on ait contesté tous les principes pour qu'on les croie généxalement problénuUiques. »Vauv. «Des dialogues sur certains traits d'histoire, assez pro52^maltgttef pour Atre discutés , pouriraient être un ouvrsge utile. » Vàrm. « Bien des gens ne demandent pas mieux que de regarder comme prob/^mah'gue tout ce qui tient aux matières de goût. > Lab. « Si H. Jurieu avait voulu parler de bonne foi, il nous aurait avoué que les interprétations des protestants sur les autres endroits de l'Âpocal7pse ne sont ni plus claires ni plus certaines; c^est pourquoi un an auparavant il nous les donnait pour problématiques. » Boss. — Dans le langage commun, problénuttique ne signifie pas tout à fait la même chose qu'tscertom et doutevix. On hésite ou on balance & croire ce qui est
incertsts ou doaleitff on ae sait que croire sur ce qui est probUrnatique, Ce qui est intMtatffi i»« doirfeiie demande uns confirmation par les •faits 4)u par le raisonnement; ce qui est prMh mofifue demande une solution. Défiea-vous deoe qui est «nsertots ou doulaue ; proeuras-Tcns, pour l'afilnner ou le aier, denouraaigc lenadgnements ou de nouvellsB preuves* N'ayaat aucune opinion sur ce qui est preiMtMAiqwe ^ travaillez par Itexamen, la disGttssioa, desied^ ches, à savoir ce que ^ous en devez penser. iProbl^malique se dit propsement d'une qusstion (CoMn.., n'As., Mahm.), ou de ce qui peut étie mis en question et regardé comme suseeplihle de recevoir une réponse -quelconque. « Ces questions n'étant d'aucune conséquence à Tégavd de la foi , sont des questions problétMkiiqme surlesquelles l'Bglise a gardé le silenoe et n'a rien prononcé. • Booai>.<«c al fut toujouBB prebMsMiltftte à la cour si Mme de ICaintenon était mariée (avec Louis XIV). > Volt.
V WGBRTITODS, DOOIS; ^ 2** IICDiTEBIII- KATIOM, INltofilOir, BmÉflOLlITiC» , FBR- BUSXITÂ. Situation 4'un ihomme qui dèUMnire en suspens et sans prendre de parii.
Mais dans l'tnssrtiHids et *le doute, c'est J'eotendemsDt qui hésite, qui ne prakid pas de parti relativemeat au vrai; dans VindétenmiwUi» , rvid^firtoa , l'irrtfsoMten et la jverpiseittf', c'eii la volonté qui ne se poste :pas à agir, qui ne ,pnod pas parti relativement à la oonduite. La>difîévence est jïroCbnde : dans un oas, il s^agit de oroim, et on n'a pas pour oela des lumières ou des raisons suffisantes; .dans l'autre , il s'agit de faire , et on n'a pas .pour cala des motifo assez puissants ou assez efficaces. C'est, d'une part, un état tout spéculatif , un état d'ignorance ou d'incrédulité; et, de l'autre, -«m état pratique en quelque sorte , un étatd'inuqobilité ou d'inaction. « L'trr^olution est une timidité à entreprendre \Vinteriiu»dB^ une irrésolution à croire.» Vauv. Or, il est évident que , sous ce rapport , le doute ressemble à V incertitude , tandis que la définition donnée de Virréeoluiion convient aussi à linditerminùiion , à Vindécieion et à la perplexité,
1« Ino^ttfiide, dottle.
Incertitude vient du latin in certus, non sûr, non instruit ou informé; et doute ^ de dubtum, qui a pour racine djuo , deux. Doute , comme am^^ biguité (d'ambo, les deux , l'un et l'autre) implique une dualité tout à fait étrangère à l'idée de rtneerltlttde. Je suis dans rtncerltfude touchant le sort d'un ami absent; je suis dans ledoste touchant quelque chose qui a été posé, avancé , ou touchant un point du dogme , toutes les ibis, en un mot, que je ne puis me tirer d'une alternative, d'un choix à faire entre le pour et le contre. Daos l'incertitude , on est dans la position d'un homme qui ne sait pas , d'un voyageur qui ne sait pas son chemin , d'un correspondant qui n'a pas reçu d'avis ; dans le doute , on est dans la position d'un juge qui n'est pas encore en état de Caire pencher la balance d'un cdté ou de l'autre. De l il suit que rtncertitude a plutdt lieu en fait d'événements , surtout d'événements à venir, et le dottle en matière d'opinions : un avenir tn-