DEUXIEME PARTIE
ou maaTaiiet, manière d'étra propre et dîatinctiTe de chacun.
Naturel seul se dit proprement au moral et en parlant des qualités de Tâme; les trois autres se prennent au physique et se rapportent aux qualités du corps. Un enfant d*un bon naturel a de bonnes dispràitions intelleotuelles et morales, est heureusement né ; un enfant d'une bonne eouiHtution y d'une bonne eomplesibu, d'un bon tempérament a un grand fonds de santé, est disposé à n'être pas malade. Comme le moral dépend en partie du physique, on dit très-bien que la constitution , la compli^on ou le temp^rament influe sur le naturel (Buft.).
En outre , naturel ne se prend qu'au moral, et eongtituiion qu'au physique; il n'est donc pas possible de les confondre. Mais comme oompUxion et tempérament , appliqués d'abord proprement au physique, ainsi que constitution ^ s'emploient bien ensuite au moral, ainsi que naturel, la difficulté est de les distinguer de constitution d'abord, puis de naturel^ et enfin de marquer les différences qui les séparent l'un de l'autre.
1* Constitution , — eompîesion , tempérament.
Constitution représente plutAt le bon état extérieur et visible du corps , la conformation des membres solide et capable de résister aux fatigues , une santé robuste. « Le corps humain tire ses Yéritables agréments de sa bonne êonstitution. * ROLL. « Sa rie unie , réglée , et le calme des passions lui ont conseryé une constitution si saioe et un air si frais qu'il paraît à peine avoir quarante ans. 9 J. J. « Les crftnes des Égyptiens, plus durs que les pierres, montraient la robuste constitution qu'une nourriture frugale et de vigoureux exercices leur donnaient. » Boss. CornpUxion et tempérament désignent l'état de santé intérieur , celui que les médecins s'attachent à connaître et à corriger, quand il y a lieu, celui qui dépend de la nature et du mouvement des humeurs. En médecine , où ces mots sont le plus usités, on reconnaît diverses sortes de cornplexions et de tempéraments qu'on dénomme suivant l'humeur qui y domine. Ensuite, quoique la conf (ttttlton s'afTaiblisse avec Tftge, elle semble moins susceptible de variations et d'altérations. D'ailleurs, c'est une circonstance considérable et dé grande conséquence pour Tapplication , que constitution , à la différence de eompUxion et tempérament , n'indique aucune influence morale. « La constitution de Louis XIV était si bonne qu'il fit toujours deux grands repas par Jour sans altérer sa santé ; ce fut la bonté de son (^mp^ramenl qui fit l'égalité de son humeur.» Volt.
2* iVa(ure), — eomplexion, tempérament.
Naturel exprime les qualités du caractère, les dispositions naturelles au bien ou au mal , ou même la trempe d'espq^t , les talents. Complexion et tempérament ne signifient que l'humeur, que les mouvements de la sensibilité , lesquels s'estiment par leur degré de force ou de vivacité , et non par leur rapport au bien ou au mal. Quand ' on est d'un naturel doux , on ne commet point ' de cruautés; quand on est doux par eompîesion '
ou par tempérament , on n*est pis emporté , fongueux, passionné. H ya des nolvrelt, mais Dca pas des complétions ni des tempénmtntt, mtueux. vicieux, bienfaisants. De plus, ks <[ulités du naturel sont représentées par ce zci comme innées dans Tftme et comme nitorelle. ce qui fait qu'on les oppose souvent aux qiulitâ acquises par Tèducation , par l'habitude, ob tu qualités qu'on affecte. Ces mêmes qualités, disignées par eomplearùm et par temfénmeM, soi indiquées comme dépendant du corpi oa n sang , comme on dit.
3* Complexion , lemp^iranienl.
La synonymie est très-étroite entre ea ia mots, au physique et an moral. Les mèdKùi doivent connaître la complexion ou le lenp^r ment de leurs malades; ils reconnaisieDt p': sieurs espèces de eomplexions ou de tewfinments. De même au moral, nous sommes ecc!:; à telle ou telle passion par complextox 00;^' tempérament.
Complexion^ latin complexio^ de eu» plan plié avec , ensemble , exprime un certain isscr Mage , une certaine union de tous les systèD^ et appareils organiques. Tempérament, ^i* perare, mêler, adoucir, annonce un EÙJt de choses violentes qui ont besoin de se car^ et se corrigent l'une par l'autre. Les desicr font concevoir une proportion entre les élëc::^ du corps, surtout entre les parties itqoiia c'est-à-dire les humeurs.
Mais tempérament donne de plus l'idée i^: certaine force ou violence attribuée aoi tt ments, et cette idée reste comme cancter.tique du mélange lui-même. On dira àoùcy tôt un tempérament chaud, bouillant (Ao: et , au contraire , une complexion bilieoff ; i tempérament fort, et une complexion delc' Avoir du tempérament , c'est être fort, n;reux. « Vous alléguez la faiblesse de votre a>^ plexion^ pourrons dispenser du jeûoe,rt t.. vous livrez à des plaisirs si fatigants, quilc^; qu'un heureux tempérament qui puisse aept!^ sentir de ces désordres. » Mass. « On forme li^ le tempérament aux mêmes choses qui le ^ truisent quand on l'y soumet déjà tout.fûnce - Un lit mollet fond et dissout le corps pc. ainsi dire. De là résultent souvent U \»^ ou d'autres incommodités, et inlaillibleisecti^ complexion délicate qni les nourrit toutes. > J • « Ne regardez pas tellement ces noirceurs cotscs une suite de votre complexion mélaocoliq* que vous oubliiez cependant qu'il 7 suoeiai' suprême et invisible qui conduit tout, etse*^* du tempérament qu'il a donné à chacun., por nous mener où il veut » Boss.
Au moral , tempérament signifie passion s général, fougue, emportement. « Rcteair^ saillies du tempérament. » Mass. « U »»|^ n'est-elle qu'une fierté de tempérament^*^ « Les exercices violents où se plaisait Oi^ les XII lui formèrent de bonne heure une ca»»tution vigoureuse capable de soutenir I^ ^ gués où le portait son tempérament. » Vû;r. w contraire, complexion marque une inci'fl*^ douce y une faiblesse qui ne se pro^iu^ P^ ^
STNOmrMES À EA0ICAUX DIVERS.
dehors 'par des éclats, par des Millies : corn* | rôti. Cette saillie de navvêté ptixut n plaisante, plexion amourease, triste, gaie (âcad.). « Sui- qu'on me fit rester à souper. » J. J. Tant TOUS, l'amour de la retraite et du silence NAYIKB, NEF. Du latin navis; Taisseau, bàtiest chez les déTOts l'efTet de leur complexion ment pour aller sur mer.
plntôl que de leur piété. > Pabg. c L'on a des
chagrins et une bile que Ton ne se connaissait
point ; Von se Toit une autre complexitm. » Labr.
Un homme d'un tempérament amoureux est toute
autre chose qu'un homme d'une eomplesion
amoureuse.
NATUREL, SIMPLE, IfAlF. Ces mots serrent à
qualifier une manière de parattre , de parler ou
d'écrire exempte de recherche. « Leduc du tfaine
aTait l'air le plus naturel , le plus simple , quelquefois le plus naïf. » & S. « Je ne fais pas de
doute que les règles du raisonnement , étant les
Téritables, ne doivent être stmpiss, nafres, natu-
relUM, > Pasc.
Mais le naturel exclut proprement Taflectation;
la simpUcUéy l'art; la naïveté, la réflexion* Le naturel exclut l'affectation, et la stmpltctt^
l'art. Ce qui est naturel peut être orné, brillant, magnifique; seulement tout y est conforme
à la réalité, et sans exagération. Ce qui est
simple , au contraire, n'est soutenu ni par l'éclat
ou la hardiesse des figures , ni par le pathétique
des mouTsments ; il y règne une grande sobriété.
« Pour faire entendre que le crédit d'un ministre
diminue, Mme de Sérigné dit que son ^(otle
pàlii. Cette figure n'est- elle pas heureuse et sans
affectation? son style n'est presque jamais simple, mais il est toujours naturel. • Soabd. — Le
fiafurel est plus essentiel que la simplicité ; car
l'emphase et l'enflure ne conviennent jamais, au
lieu qu'il y a des genres dans lesquels on peut et
on doit employer tout le coloris, toutes les richesses de l'élocution, toutes les fleurs du langage.
La naïveté exclut la réflexion. C'est, suiTsnt
La Motte, «l'expression fidèle et non réfléchie de ce qu'on sent. » Elle se troure surtout dans la bouche des entants, de cet âge qui ne réfléchit point encore, à qui les mots échappent, qui en dit plus qu'il ne croit, et parfois qu'il ne faudrait; ou bien elle tient de l'enfant, elle est enftntine, badine, familière, touchante, douce, gracieuse ou risible. « Louer la grâce, le tour, rélégance de Lafontaine, les charmes nat^s de son style et de son badinage. » Vaut. « La première scène du Devin est d'une natvef^ touchante. » J. J. « On dit â une personne les choses les plus dures et les plus piquantes de la manière , à ce qu'il semble , la plus douce et la plus naïve. » Bouan. « De Thou , écrivant en latin , 6tait aux paroles de Henri IV cette naïveté familière qui en fait la charme , et qu'on ne peut traduire. » Volt. « Les grâces ne s'acquièrent point; pour en avoir il faut être naff. *> Hontbsq. « Les grâces naïves de l'enfonce. » Acad. « On trouve tout naïf dans un enfant qui ne s'en doute pas. » Sâv. c Le grand , le sublime n'est point nat;^, et ne le peut être ; car le naïf emporte de soi-même je ne sais quoi de petit , ou de moins élavé. 9 BouH. « Lorgnsnt du coin de l'œil ce rôti , je ne pus m'abstenir de lui faire aussi la révérence, et de lui dire d'un ton piteux : Adieu, I et moins indispensable, il est néces^ire revient à
« L'usage a préféré navire à nef. » LABa. L'Académie disait d'abord : « Nef n'a plus d'usage ' qu'en poésie où même il est vieux , et seulement ' au singulier. > L'édition de 1835 porte simplement : « Hef n'est plus d'usage qu'en poésie : sur sa nef vagabonde. »
Que nef, dans le sens de nat>tre, ait totalement disparu de la prose depuis plus de deux siècles, c'est une chose connue de tout le monde. Qu'il ait continué quelque temps à se dire encore en vers et dans toutes sortes de vers , c'est un autre liiit non moins constant.
II (Pompée) devait mieux remplir nos vœux et notre
attente.
Faire voir sar ses ne/s la victoire flottante. Cotir.
Dans la tragédie &* Achille , par Lafontaine, on lit:
Ilion, qui bornait ses vœux â se sauver, S*est rendu l'attaquant : cette superbe ville Prétend brûler nos ne/s en présence d'Achille.
Mais à présent est-il vrai qu'en général nef soit encore admis en poésie, comme semble l'indiquer l'expression nef vagabonde , qui se trouve dans une ode de J. Q. Rousseau?
Cependant la ji^ vagabonde
Au milieu des nymphes de Tonde
Vogue d*un cours précipité.
La vérité est qu'il choquerait dans la poésie sérieuse , dans un poème héroïque , dans une tragédie , et peut-être même dans une ode. Là il est vieux et désormais désusité, que ce soit ou que ce ne soit pas une perte regrettable. Il ne convient plus qu'à la poésie légère ou badine , avec ou sans i'és pithète vagabonde. Ainsi Scarron et Voltaire s'en servent à propos, le premier dans l'^neide travestie, le second dans la Pucelle. Regoard a même dit en prose dans une de sea comédies les plus libres, la JVdûsance d^Àmadis: c Bonjour, accorte et gente Dariolette ; quel bon vent a poussé la nef de tes appas à la rade de mon espérance T »
NÉCESSAIRE (IL EST), ON DOIT, ÏL FAUT. Ces mots marquent une certaine exigence, signifient qu'une chose ne peut pas ne pas se faire ou être faite.
Il est néceuaire annonce une nécessité ; on doit, un devoir. Il est nécessaire d'être sage pour être content de soi-même (Acad.) , est une remarque par laquelle on signale une exigence naturelle ou de la nature des choses ; on doit être sage , est un précepte par lequel on impose , au nom de la raison ou de la conscience, une obligation à un être libre et moral, ^^i II est nécessaire d'aimer pour vivre heureusement. » Hol. On doit aimer son prochain comme soi-même.
Il faut est également propre à exprimer une nécessité et une obligation.
Quand il exprime une nécessité , sa synonymie avec il est nécessaire est assez étroite. Il en diffère cependant en ce qu'il indique un simple besoin , c'est-à-dire une nécessité moins essentielle
BEÛXIËfeË PjMU :
il fanU fiéeenairtflunt. « il faut MuffHr... Oui, il est nécessaire de souffrir pour expier ûos fautes.» ¥àn.
Quand il faut impli(][aè une obligatS^a, t*est atec on doit qu'il est fticile à eonfoadre. ïl s'en distingue en ce quHt marque, non pas un devoir proprement dit, mais une obligation de coûTenance ou d'utilité, en ce quUl est TeTpression d'un conseil plutôt que d'un précepte. Lorsqu'on ne fait pas ce qu'il faut^ on est imprudent, on déliait, on échoue dans ses démarches ^ ou se prépare des regrets ; lorsqu'on ne tait pas ce qu'ott doit , on est coupable , on viole les règles de la religion, de la morale ou de l*honneur, on se prépare des remords. < Mentor disait à Télémaque : H faut être toujours pr6t & fidre U gierre, pour n'être Jamais réduit au malheur de la £ûre.... Il ne faut s'attirer Fenyie de personne.... On dûit se sacrifier pour rendre les hommes bons et heureux. » Fait. Foûr réussir dans le gouvernement d'un royaume , « il fout savoir précisément q«nl «st le but d« la vk humaine , et quelle fin on doit se proposer en gouvernant les hommes.» I0.—/I faut hurler avec le» loups (ACAD.); on dolf révérer les choses saintes (Mol.). ^ n est avantageux, «xpédient , à propos ou séant de ftiire ce qu% faut; c'est un loi , une action moralement bonne ou juste, de faire œ qu'on doit.
NÈGRE , NOIR. Nom donné aux hommes ou à la race des hommes qui sont couleur d'ébène , et la plupart originaires de certaines contrées de l'Afrique.
Les deux mots ont la mime étymologie , le latin niger. Les Portugais, qui les premiers découvrirent la côte occidentale de rAfrique, appela rent $iepro le peuple de couleur noire répandu sur la plus grande partie de cette côte , et le pays, Migritie, Aujourd'hui encore les nèfffet sont par^ ti^ièrement les hommes qui viennent de cette contrée directement ou par leurs ancêtres ; an lieti qu'on nomme noirs les nègres originaires d'une autre partie du monde, des lies qui avoîsïnent l'Asie , par exemple. « Les peuples anthropophages , suivant Marco Paolo , sont d'abord les habitants d'une petite île auprès de Geylan , peuplée de noir«. % Volt. « Les noirs de Manille et des autres lies Philippines ont les cheveux Crépus comme les nègres d'Angola. » Boft.
Ou bien les n&irs, quoique peut-être Africains d'origine , sont des espèces de nègres, des nègres peu noirt, très-basanés seulement. BufTon dis^ tingue avec soin les nègres proprement dits, les noirs de la Nigritie, qui sont tous d'un noir très-foncé, d'avec les noirs qui habitent la partie orientale de l'Afrique , et qui ne sont pas aussi entièrement noirs. « On trouve les vrais nègres, c'est-A-dire les plus noirs de tous les noirs , dans les terres occidentales de l'Afrique, et, au contrains on trouve les Cafres, c'est-à-dire des noirs moins noirs dans les terres orientales.... Les habitante des côtes orientales de l'Afrique et de nie de Madagascar, quoique plus ou moins notf« , ne sont pas nègres,,.. Les Hottentots ne sont pas de vrais nègres , mais des hommes qui , dans la mee des neirs , commencent à se rapprocher du
blanc, comme les ttkures dans ta race IUk commencent à s'approcher du noir.... Les fwh ne sont pas tout à fait noirs comme lei tiègm.... Jues hommes bla&rds sont différents desUsaci, des noifi-n^^et » des noirs-caftes , des buaib, des rouges , etc. » Voltaire a senti U nèms ^ rence : « Le Qeuve Zayre est bordé d'ox» oahitude innombrable de nègres.»*. Bosaite, ùmi remontez à Sofàla, à Quiloa, àMontbta,àkélinde , vous trouvez des noirs d'une espèce diSi^ rente de ceux de là KtgnUe^desblaaesetiifi bronzés. •
Les idées accéttoires de nègre sa tirsal dt a qui est particulier aux notrt de la f^igntie.à leur conformation, de leur naturel, et m:^ de rétat servile où ils ont été réduits, dutn& infime et de IVsage inhumain qu'en ont Uà k Européens dans leurs colonies» Traiter comness nègre , faire travailler comme un nègre* « Vvm du testament du cardinal Albéreni propose dt cultiver lei terres espagnoles par des nèffm,* VOLt. « Sons Auguste » on regardait les Jùfs ii mime c^l que nous voyons les nègns^ cam une espèce dliommes inférieure. «Ib. «Aiitt! fois les Russes se vendaient eux-mlme» cubk les nègrts. » In. Mais notV est uniquemeatidifif & la couleur, c On appelle cette partie de )Uini la ritte-KToire, parce quTea effet les noin^m les phis nonlbreux. » Tolt. t XI y a à Kadsincir une grande quantité d'hommes de eouleuroidtre ou basanée -, ils proviennent apparenmeat is mélange des notrs et des blancs. » Burr. « Hp^ raR qu'il y a autant de variélés dans la nesie notrs que dans oelle des blancs.
NBT » BUNC» PROPBS. Qui n'est pas sik,^ est sans ordure, sans souillure, sanstaehs.
(Test ce que signifie précisément et simplaii net^ formé du latin nitidus, poli, laissât, por Un olûet net n^est couvert ou mêlé d'aacoaeoitière étrangère qui le salisse. ■ Quant au ituches trop grandes pour un directeur, il(sBtie> laisser tomber. C*est la crasse et la rouilla de 6e& vie I qui se trouve toiigours aur les visages et 13.' les vaisseaux les plus nets; de sorte qu'il &c> tous les jours se purifier.^ » Boss. < Tm»'^ corps net de toute souillure« » lo. « Plasos^: net^ plus on doit éviter de se souiller, àun}*désir d'être rangé avec ceux doit il est ^'qu'ils sont sans tache devant le trône dei)ett' Id. c tous ces marbres sont nets et purs, n«c(& tiennent point de gaieté ni de produciiow^'' rines dont la figure soit apparente. » Borr.
Blanc équivaut à net^ si oe n'est qu*il i'H^ exclusivement aux choses hlanehtt, aux «b^ qui sont de la couleur du lait et de la DsifB)'|° Unge , par exemple. Et quand nii se dit aassi <>< ces mêmes choses, il les représente plutôt fiOQS le point de vue n^tif ^ comme n'étant altérée ou salies par rien, et blanc les fait coitfidéffr sous le point de vue positif, comme ^ï*^^j^ jours leur couleur essentielle. Une assiette s^ est nettoyée, lavée, déchargée de ca ^i «^ dessus et la ternissait; une assiette UsiuMai«B conséquence de cette exemption ou de ^^^J^ rification , la couleur qu'elle doit aroic> < ^ "^ de fin lin net et blanc. > Boss.
SYNONYMES À RADICAUX DIVERS
Propre diffère de la même manière et de fut et B blanc. A Fidée qui lui est oomnume avee TuH tTautre il i^te celle d'arnuagemeotet ceUe de tt. Ce qui estpropre eatoffroprU^ i^stè , die- 9sêpov.
Le repas énit propre et Irèe-blen oidoftiiè. Volt. A la bonne nourriture on doit joindra la pro» reté. II faut que le linge soit btanc, la vaisselle ien écurée, les salles où Von mange bala^féea igulièrement, et chaque chose toi:uottr8 rangée sa place. > Rou. On dira mieux d'une chose impie qu'elle est iie^le où blanche « et d'une chose empesée qu'elle est propre ; «La robe du chereuil est toujours propre , son poil net et lustré; [ ne se roule jamais dans la fange. » Buff. Tlne bambre est nette quand elle a été balayée; elle st propTf quand elle a été' faite, quand tout a été rangé , mis en ordre. — Avoir les dents ettes, une chemise bien blanche^ un habillement rès-propre, o'eet souvent daae le monde une ondition de bon accueil.
Et quant à Vidée de fin ou d'usage, propre la appose aussi évidemment: ce qui est propre st propre à , convenable pour. < Ce qui doit couper le soldat, c'est le soin de ses armes, fin qu'elles soient toujours proprei et en bon tat. » RoLL. Vous dites à une personne qu'elle 'a pas les mains nettes, absolument; et, s'il 'agit de toucher à une chose qui peut être alie par Tattouchement , vous dites dr une ma-» lière relative : Prenez garde, vous n'avez^ pas les nains propres. La blanchisseuse vous rapporte 'otre linge blanc; il ne devient propre que quand haque pièce est raccommodée, repassée, ptiée et isposée convenablement eu égani à remploi u'on en doit faire; et, lorsque vous voulec vous a servir dans telle ou telle vue, vous prenez, OD pas du liage blanc, mais du linge prqpre, est-à-dire propre à cela.
IKmilsa, APPBLEK. Oésignev vam personne 1 une chose par un mal»
Hais ce mot est toujours un nom, un nom ropre quand on nomme; et quand on appelle ^ t peut être un qualificatif. On dit appeler quel* l'un par son nom (ce ^i est proprement le 7mmer)', on peut done l'appeler autrement. Comment la nommejK-vousT die- je au Biscayen. le se fait, dit-il, appeler madame la marquise. » ES. Le roi de Prance> nommé Louis XII, a été ipelé le père du peu|ûe. Le premier empereur main , nomm^ Octave , fut appelé Auguste par Hatterie, quand il eut usurpé la souveraineté, i peut appeler, et on a appela monstre le se* nd empereur romain, nomW Tibère. i^Tommef lelqu'un philosophe, ou l'appeler philosophe, n'est point la même chose; d'une part, c'est mettre au rang des savants auxquels est donné nom de philosophes, et, de l'autre, c'est le LÎter de philosophe ou de sage. « Jean de Uen«> ny , premier président du parlement de Paris , appelé le Boulanger par le peuple reconnais*-
D*autm part« nommer^ comme nom, Indique une désignation établie et usitée; appeler, au contraire , exprime une désignation libre et arbitraire. « Jl y a trois signes dans le zodiaque qu'on nomme, Fun Bélier» Vautre Taureau, l'antre Capricorne, et qu'on eût pu aussi hien appeler âépbant , Crocodile et Rhinocéros. » P. R. « C'est assez d'entendre nommer certaines pratiques pour en concevoir du dégoût. Eh bien , laissez le nom , mais retenez la chose ; il importe f peu , du teste , oonmieni vous Vappetlerex. » BouAO. c On a nomm^ le duc de Valentinois le cardinal Valentin, à cause de l^archevèché de Valence , en Espagne, qu'il possédait : il se fit depuis appeler César, et fit niettre à ses étendards cette devise ambitieuse : Ou César ou rien. » Boss. « jjse Phéniciens donnaient à Dieu le nom à*Ml : c'est de là qu'ils ont nommé Babel , la porte de Dieu, la ville appelée par nous Babylone. » VoLr.« Ce pic» nommé palalaca par les insulaires, est appelé par les Espagnols Kefrero» ou le forgeron^ à cause du grand hruit qu'il fait en frappant les arbres à coups redoublés. »
BOFF,
HONOBgTANT , OONTRS, MALGRÉ, "EN DÂPIT.
Ces prépositions servent à exprimer que le sujet du rapport est ou agit sans qu'il puisse en être empêché par la chose ou U personne <}ue signifie le complément. Vous faites une action nonobstant, contre, malgré telle chose « ou en dépit do telle chose.
Xonàbstant , non obslanfe, telle chose ne fai* santpas obstacle, est le terme générique, celui qui désigne purement et shnplemeni Vidée commune. N'étant pas spécial comme les autres, il a une acception plus étendue, et se dit très-bien, par example, en parlant de l'état, pour marquer qu'une chose est, quoiqu'une autre soit, qui semblerait devoir être incompatible avec elle. « Nonobstant des qualités éminentes , nous sommes misérables et impuissants. » Boss. « Ces eauz^ nonobstant leur fluidité, sont des masses pesantes. » Fia.. « Ifonobslant ces petits désordres pour la diction, tout est noble, vif et touchant dans ies apAtres. > In. — Ce mot convient bien aussi en fiit d'événements qui ont lieu, quoique d'autres ne semblassent paa Les annoncer.
Ckea ces gens peu tocyooss il (le folLel) ee lût «rrêié, Sonohêtanf la Tégi&relé A ses pareils il naiorelle. Là».
« On croit que, nonobslonl le bruit qui a couru q«e M. de Vende refusait Alby , il le prendra.» Siv. « Encore que notre ême» au sortir du corps, doive être jugée en dernier ressort, il a plu à Dieu que, nonobstant ce premier arrêt, nous ayons encore à craindre un examen au jugement dernier. » Boss. — Enfin, quand il s'agit d'actions, nonobstant représente le sajet seulement comme ne eengeant pas , ne faisant pas atten-
it des secours qu'il lui avait procurés dans • tion, n'ayant pas égard à la chose exprimée par « disette. Après lui, sa famille se nomma , le complément. «J'aime tom'outs 11. le duc de fouionger. »RooB. Un homme, nomm^ Pierre, 1 Bourgogne, nontibstant ses défauts les plus m, Léon, est appela par quelqu'un impie, I choquants. » F^n. « Larcins que les juges puuilorant , barbare. I raient nonobstant cette nécessité grave. » Pasc