‹ Dictionnaire des synonymes de la langue françaiseChapitre 392 sur 444 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

subjuguer tofit te mte? > Y. 9, K«u employa les Romains pour détruire Jêrttsalera : « Tant il eal nai que le» plus grands poteniaU de la terre ne sont autre chose que les ministres de ses consella. * Boss, « Voilà quelle était Tarmée arec laquelle Gharlee YIII devait trayerser toute l'Italie , pleine de potentats armés contre lui. » Id.

Un roi de France, dit Saint-Simon, a les moyena de tenir une cour spl^ndide, digne d'an aoasi grand monarque , et ses ressources pour la gumre le rendent redoutable à tous les poÈtntats do^Europow

B0I9EUR , — RIGUEUR , RK&HMTÈ. Ces mots soot définis de même par TAcadémie , grande tévétiêi. Peut-être ont-ils an fond même radical^ et Roabaud a en raison de les traiter comme synonymes.

La Tùidgur cependant difVêre bien de lart^uair et de la rigidité. Elle consiste , non pas à épargner, comme ces dernières, mais à ménager. On se montre rûidê dans le commerce de la vie, dans ses relations avec les autres ; on se montre rigoureua et rigide dans Tapplication des règles et des lois. L'homme roide est très -attaché à son sens, et n'en démord point; il est hautain, obstiné, inflexible-, il va droit à son but, sans se laisser détourner , sans craindre de choquer , de froisser, de rebuter : l'homme rigourextx ou rigide est très-attaché & la règle ou 4 la loi ; il ne

s'en départ poînt, il la suit tout entière, il u connaît qu'elle; il est très-régulier, tiès-eucL C'est par humeur qu'on est roide ; c'est par pdocipe qu'on est rigoureux ou rigide.

Voltaire dit. un rotde calomniateur, etiléciil à d'Alembert : c Envoyez-moi votre raide discours sur l'Hûfotre, prononcé dans rAcadémie.^ J'avais trop ménagé mon monde. » < Le P. Tell» avait été renvoyé de Rome en France poar Virdeur de son naturel et son rotde.... Une casnaissait ni monde, ni mesure, ni degrés,! ménagements. » S. S. « Les hérésiarques oQtc courage roide et hautain , un zèle amer vm les abus, s FÉN. « Vous prenez sur le pêcb% un ascendant trop impérieux : vous vou5 te vous vous obstinez contre lui, ne tenant il compte du triste abandonnement où votre inCd ble roideur le précipite.... Il eût été bien pl&>. propos de seconder ses bonnes disposiUoQs p:: de sages et salutaires ménagements, en le irM. avec plus de circonspection et de modératiCL : BouRD. < Un homme d'esprit , et qui est né l? ne perd rien de sa fierté et de sa roideur ^ se trouver pauvre : si quelque chose au contnh doit amollir son humeur, le rendre plusdosis plus sociable, c'est un peu de prospérili' Labr.

Quant à la différence de rigueur et de rigi^ Yoy. I** partie, p. 214 et 215.

SACEBIKKS, ntÈTRISE. Etat, qualité, caractère ô» ministre de Dieu.

Sùeerdoce, latin sacerdbtxum^ se dit bien en pariant des religions de Fantiquité , soit païenne soit juive. Prêtrise , mot formé, depuis l'institution du christianisme, du grec icpE<r06T6* poc, plus ancien, est surtout usité quand il est question de Jésus-Christ, de ses apôtres et de leurs successeurs. « C'est là que , par la comparaison du sacerdoce de la loi mosaïque , je tâcherais de vous fiiire connaître la dignité infinie de la prêtrise de Jésus-Christ. > Boss.

D'être part , sacerdoce est plus noble que prêtrise, 11 s'applique aux places les plus éminentes; auUevtque prêtrise annonce un rang inférieur dans la hiérarchie. « A Rome , on avait fait de la prêhim une diarge civile.... Les rois de Rome avatenH une espèce de sacerdoce. Il y avait de certaine» cérémonies qui ne pouvaient être faites que par eux. s Montbsq. « Le sénat se vit obligé, pour éloigner Scipion Nasica du péril et le mettre en sûreté, de le faire sortir de ritaûe, quoiqu'il fût rerètu du plus grand des sacerdoces. » Roll. — La supériorité de noblesse de sacerdoce se montre aussi en ce qu'il est général et désigne la dignité d'une manière absolue : les droits du sacerdoce (CoHD.), les fonctions redoutables du sacerdoce (Mass.), l'état du sacerdoce sous la loi de Moïse (FÉw.), les querelles de l'empire et du sacerdoce (Volt.); à Rome, l'autorité de l'empire et du sacerdoce se trouve réunie dans la môme personne (Mass.). FrêtHse^ au contraire, est

plutôt particulier,. et signifie une place âffî^ fo^erdoce ou. la dignité considérée par rapporte pieu auquel elle attache. « Le sec<^d des archontes est chargé de juger les contestatiocs <[s'élèvent dans les familles sacerdotales as ss^ de quelque prêtrise vacante. » Babth. « Césif k présenta devant une assemblée du peuple pac demander la prêtrise de Jupiter. » Vebt. «fl»* pala dit que d'abord ces mystères (des baobnales) avaient été célébrés par des femmes, së qu'on y admît aucun homme; que les dames pl^ venaient & la prêtrise chacune & leur toor. > Roll.

Dans la religion chrétienne, le saeerdoetn)^ partient pleinement qu'au pape et aux éTêqi»' qui ont seuls le droit de conférer tous lessacaments sans exception; la prêtrise est au-» sous et ne donne que le pouvoir de dire laoesf et d'administrer certains sacrements parmi K quels il ne faut compter ni la confinnatioa f l'ordre. « Dubois n'attendait que le momeot a mettre le pied dans le sacerdoce.... Tresm » administra dans une matinée depuis la toos^ jusqu'à la prêtrùe ; le cardinal de Rohan wb» bien se charger de l'ignominie de son sac** Mark. On n'est pas dans le sacerdm 4 »f* d'être sacré; dans la prêtrise, on a'^^'^r donné. — Sacerdoce se dit particulièrement «» en parlant d'un évoque ou d'un arcitfT«ï»J < filant déjà en possession d'être jog« du «"^ dans son fief, et pensant ne l'être qu]«n,**^^. sacerdoce i chaque évêque crut deioifl**"'^'

SYNONYMES k RADICAUX DIVERS.

ore dans toas les fle6 dont il était évèquo. » :oND. « Cet archerêque, heureux d'aroir yu, «ndant les jours de son ioeerdoee , la piété d'un litre fizéchîas.... » Hass. Il n'est pas rare, au ontraire , de trourer la prêtrise opposée à Tépieopat. c les Aériens niaient l'utilité des oblations K)Qr les morts, avec la distinction de l'épiscopat t de la prêtrise. » Boss. < Dans les premiers sièlea de l'Eglise, il fallait faire violence aux saints lour les engager dans la prêtrise ou dans l'épicopat » RoLL.

Jamais prêtrise ne contient â regard du haut lergé. Mais sacerdoce se trouve parfois employé tovLT exprimer les fonctions d'un simple prêtre, dors c'est un terme de choix, honorable, propre k relever le ministère des autels. « Que l'honneur Lu sacerdoce est grand I Prêtres du Seigneur, l'oubliez pas votre qualité, votre dignité, votre ainistère. » Hal. « Restes de ces désirs du siècle [u'one sainte discipline a bannis du sanctuaire, il qui blessent l'excellence et I4 gravité du sa- '£fioce chrétien. » tfAss. Le sacerdoce vous élève i une dignité qui vous iq)proche de Dieu et fait le vous son organe; la prêtrise vous engage, vous enrôle dans le clergé, c Le cxar Pierre a fondé â ICoscou trois collèges, où Ton apprend les langues , et où ceux qui se destinaient à la ^étrise étaient obligés d'étudier. » Volt.

SACRIFIER , IMHOLER. Offrir ou vouer quelque ïhose à la divinité.

Sacrifier, sacrum facere, faire ou rendre sacré, cotisacrer, c*est renoncer à une chose, s'en priver, en faveur de Dieu. ImtMler, c'est offrir m sacrifice sanglant, égorger une victime, déruire ce qu'on dévoue-, ce mot vient de moîa^ tspèce de pâte salée qu'on mettait sur la tète des inimaux qu'on allait immoler»

V Sacrifier exprime un genre dont immoler est ine espèce , l'espèce la plus considérable. On sarifiê toute sorte de choses : c Les premiers hom* ne» ne sacrifiaient que de l'herbe. » Vontbsq. )zi nHmmole que des êtres animés. Aussi fomier s'emploie bien d'une manière absolue pour ignifier un acte de culte quelconque , comme de >rûler de l'encens. « Salomon sacrifiait à des lieux étrangers. Ses successeurs permettent le milite de ces dieux et leur offrent de l'encens. » ^OLT. Hais immoler est toujours suivi d'un mot ésignant une victime. « Si les Juifs avaient eu lors leur loi qui leur défend de sacrifier aux ieux,'îli n'auraient pas immolé leurs enfants à es dieux. » Volt. Voilà le Dieu k qui Hoé a sarifié en sortant de l'arche, k qui Abraham a bien oulu immoler son fils unique (Boss.}.

Je vais sacriJUri mais c'est à ces beautés Queje vais tmmoUr toutes mes volontés.

Coav. '

2* En parlant des êtres animés , sacrifier n*mique pas qu'on aille jusqu'à les égorger. Ce u'on sacrifie^ on le voue seulement à la divinité ; 9 qu'on immole , on le détruit en Fbonneur de i divinité. Tous les saints qui ont souffert pour ssus- Christ des persécutions ou des mauvais 'aitements se sont sacrifiés ou ont été sacrifiés k 'ieu. Ce mot s'applique aux confesseurs conune ux martyrs ; les martys seuls ont été immolés.

Jephté sacrifie sa fille en la dévouant à Tétat de vierge; mais il ne l'immole pas, puisqu'elle va dans les bois avec ses compagnes pleurer sa virginité.

3* Sacrifier emporte une idée de renoncement, de peine qu'on éprouve à se séparer de la chose, c Dieu commande à Abraham d'immoler Isaac. A quelles épreuves la foi est-elle exposée f Abraham allait sacrifier ce fils en qui seul Dieu lui promettait de le rendre père et de son peuple et du Messie. » Boss. Agamemnon sacrifie Iphi génie; Calchas et les Grecs Vimmolent (Rac). Des peuples sauvages , croyant qu'il fallait sacrifier aux dieux ce qu'on a de plus cher,, ont immoié des victimes humaines (Volt.).

Pris dans un sens profane , ces deux mots gardent les mêmes différences : immoler signifie toujours positivement faire mourir , et sacrifier veut dire simplement offrir ou exposer à la mort, ou même à des dangers, à des inconvénients. « On dit qu'un général a sacrifié ses troupes ; on ne dit pas qu'il les a tmmo/^e«, parce que , si on peut le soupçonner de témérité , on ne peut pas lui supposer le dessein d'avoir voulu les faire périr. » CoNO. Pyrrhus , renonçant un moment à son amour pour Andromaque , s'écrie :

Que d'amis, de devoirs J'allais sacrifUrg

Quels périls I BAtf.

Mais c Brutus tmmoZe â la liberté sa propre famille. » Boss. Sacrifier ses jours ou sa vie à quelqu'un , c'est les mettre à son service , les lui vouer, quoi qu'il en coûte, quelque danger qu'il y ait à courir ; les lui immoler^ c'est rigouieusd' ment mourir pour lui.

Telles sont aussi les nuances distînctives de se sacrifier et de s'immoler. «On se sacrifie pour quelqu'un lorsqu'on renonce pour lui à ce qui peut être plus agréable; on s'immole lorsqu'on s'expose aux plus grandes peines, aux plus grands malheurs, lorsqu'on périt pour lui. » CoNO. « Nous devons nous faire un devoir de nous renoncer, de nous sacrifier , de nous immoler pour Jésus-Christ. » Bourd. Deux amants qui par devoir renoncent fun à l'autre se sacrifient (Rac). « Un roi doit s'oublier lui-même pour se * sacrifier au bien public. > PéN. Du temps de Louis XIV, un gentilhomme qui se battait en duel se sacrifiait à l'honneur, car, s'il n'était pas tué, il était contraint de quitter le royaume (Mol.). Mais Codrus s'immole pour sa patrie (RouB.). Il y a des peuples sauvages qui s'tmmolent sur les tombeaux de leurs proches (Mass.). c Les oracles étaient vérifiés : on voyait dans Jésus-Christ ce Messie, d'une part victorieux et triomphant, et de Tautre sacrifié et immolé- • Bourd.

Au figuré, on sacrifie et on immole ce Hi quoi on renonce volontairement , en faveur de quelqu'un ou pour quoi que ce soit. Mais immoler exprime toujours un sacriBce plus considérable et qui va jusqu'à Tanéantissement de la chose. On sacrifie tout à ses intérêts ou à Tamour, c'està-dire qu'on y subordonne tout, c Ce sont de petits désagréments qu'il faut sacrifier à la nécessité. » Volt. On immole son bonheur au devoir (J. J.), son amour à son devoir (Volt.),

c'est-à-dire qu'on anéantit son bonheur ou son

amour par devoir.

n Giiit qae mon amour te yenge avec éclat , QaUci yimmole tout à ma ftirear exirème. Mol.

Un père sacrifie sa fille à l'intérêt , quand il n'a en vue que la fortune en la mariant (Mol.)* Autrefois des pères barbares immolaient leurs enfants à la cupidité, quand il les faisaient mourir au monde et les enfermaient dans des clottres, afin de laisser tous leurs biens à un seul fils

(Mass.)*

On revient donc toujours aux idées primitives: le tacrifice est un simple renoncement , un dommage, une offrande; et Vimmolation, un saeriftce sanglant, qui détruit une victime. « Par l'aumône on sacrifie ses biens; par le jeûne on immole son corps. » Boss.

Bendez vains mes serments, sacrifiez nos lois , Immolez votre époux et le sang de vos rois. Volt.

SAGESSE , PRUDENCE, — VERTU. Principes d'action que suivent les êtres moraux, les êtres intelligents et libres, lorsqu'ils agissent de manière à mériter l'approbation et l'estime.

Plusieurs différences séparent d'abord la sagesse et la prudence de la vertu.

1<* La sagesse et la prudence ne sont louables que sous un point de vue ; la vertu Test absolument. La sagesse et la prudence guident bien , elles font connidtre, choisir et employer les moyens les meilleurs pour arriver à un but ; mais ce but peut être mauvais, personnel ou coupable. La vertu pose le but, un but essentiellement bon, l'accomplissement du devoir ou de la loi et y dirige par les voies les plus convenables, si rudes qu'elles soient. Sagesse 9i prudence donnent l'idée de lumières , d'habileté , de talent utile : l'homme sage ou prudent n'est pas insensé , extravagant , fou ; tel fut le sage ou le prudent Ulysse. Vertu donne l'idée de courage {virtus)^ de dévouement , de sacrifice, de désintéressement : l'homme t7ertueiuD n'est pas vicieux , lâchement asservi à ses passions égoïstes, malveillantes ou criminelles; tel fut le vertueux Caton. « Dans la position où je suis, me livrer aux amusements qui me flattent est une grande sagesse y et même une grande vertu ; c'est le moyen de ne laisser germer dans mon cœur aucun levain de vengeance ou de baine. » J. J. « Voici les pièces du procès des Sirven : nous vous les adressons à vous, mon cher frère (Damilaville) , dont la philosophie consiste dans la vertu autant que dans la sagesse. > Volt. Ainsi la sagesse et la prudence peuvent n'avoir rapport qu'à nous ; la vertu a nécessairement rapport aux autres ou au bien en soi. — V Sagesse et prudence expriment des principes de conduite doux, calmes, qui ne demandent pas beaucoup d'efibrts^ la vertu, au contraire, exige de la constance, de l'énergie, veut qu'on se fasse violence , oblige à lutter. « On se plaint de manquer de force quand il est déjà trop tard pour en user. La vertu ne nous coûte que par notre faute; et , si nous voulions être toujours sages, rarement aurions-nous besoin d'être vertueux. En cédant à des penchants faciles et à des tentations légères , nous tombons dans des situations périlleuses, dont nous ne pouvons plus nous tirer sans des

efforts héroïques qui nous effrayent. >].).-. 3* La sagesse et la prudence n'agissent que su l'esprit : les conseils de la sagesse on de U prsdence. La vertu intéresse le cœur; ce n'est jAsa une lumière qui éclaire , c'est un sentiment qui nous fait incliner au bien ou nous y poosse : la attraits , l'enthousiasme de la vertu. La philosophie et rexpérience peuvent rendre loye et predent; la vertu est plutôt l'eflet du naturel cultiié par la religion et par l'exercice habituel de TeiBpire sur soi-même.

La sagesse et la prudence difilèrent aossi l'o de l'autre.

La sagesse est positive , la prudenee négatire: l'une dirige, l'autre contient. Sage entreprise. prudente retraite; sage réponse, prudent sUeca. « Comme les monarques doivent avoir de la «• gesse pour augmenter leur puissance, ils ne doivent pas avoir moins de prudence afin de la bxner. » IContbsq. « Le sage est éclairé snr ceqi'<^ doit faire; le prudent, sur ce qu'il doit ériurj CoNo. Le démon de Socrate lui inspirait, non li sagesse, mais la prudence; car, sans loii^quer les actions qu'il devait faire, il le détonnait de celles dont il devait s'abstenir. Or, i prudence, consistant à s'interdire le mal, estiiièrieure à la sagesse qui prescrit le bien. Arec à la prudence seulement, on est circonspect, l^ serve, innocent; avec de la sagesu, on «a contente pas de dire :

Si non cnlpahor^ sot miki UudU eriti

on se rend digne de louanges par un mérite efe* \ tif. Les sages de l'antiquité n'ont pas sealeoe: | tenu une conduite irréprochable ; ils ont eootâbué au progrès de la civilisation en tout goff. Rien ne périclite sous une admiaistratioQ P dente; mais tout prospère, tout fleurit sovc: sage administration. — D'autre part, la «^ et la prudence sont relatives , l'une A la tbéw« l'autre à la pratique, c Dieu a donné à SaloQ^' la sagesse pour L'intelligence de la loi d^ maximes, la prudence pour l'application. • BoR « La sagesse est la connaissance certaine^ effets par les premières causes; comme qmi^ rend raison des événements ou de l'ordre de Tunivers par la Providence.... La prudence est itf connaissance des choses qui regardent ^ mœurs ; ce qui nous conduit tout natureliepKj' à la morale. » In. « De toutes les qualités -• l'&me, la plus éminente est U sagesse, Up utile est la prudence. » Bartb. U sagtsK djca des préceptes certains ; la prudent donne •* règles sûres. La sagesse est la raison perfectff' née par la science; la prudence est la droite i»son appliquée à la conduite de la vie. I^f^lf voit plus en grand et montre les voies gencrale: la prudence voit plus en détail, et dttemui»» choix et l'emploi des moyens particuliers. A «îgesse s'attache une idée d'excellence et de tgnité ; à prudence une idée de savoir faire-

Une femme sage se conduit bien; une ît^ prudefOe ne s'expose pas; une femme r^rtwn* résiste , se défend , triomphe de ses P«»<^^^ des tentations. Dieu est sage, car en tout u ^^ ce qu'il y a de mieux et s'y conforme :

Le ciel est juste et sage, et ne faitrien ea^-^

SYNONYMES À RADICAUX DIVERS

irais on ne peut pas dire que Dieu soit prudent; car, comme le remarquait très-bien le pontife Cotta , au rapport de Cicéron , il n'y a point pour Dieu de mal, de foutes, de dangers possibles. Et il n'est pas non plus vertueux; car il agit conformément au bien sans peine, sans effort, sans avoir de penchants ou de passions à combattre.

SALUT , SALUTATION , — RÉVÉRENCE. L'idée commune à ces trois mots est celle d'une démonstration eitérieure par laquelle on témoigne aux personnes quelque sentiment favorable , de l'intérêt, de la bienveillance, de l'estime ou du respect.

Salut et galutation ont été distingués l'un de l'autre dans la I** partie, p. 169 et 170. Ils diffèrent considérablement de révérence.

Salut et salutation viennent du latin talus , salut , santé , de salvere , se bien porter ; en sorte que le talut ou la salutation consiste à dire , portez-vous bien , bonjour, ou à souhaiter une bonne santé. Révérence dérive de revereri, craindre par respect , éprouver une crainte respectueuse , et indique une sorte d'hommage ou même de culte , rendu à une personne qu'on vénère. On salue un inférieur ou un égal, comme un supérieur; au lieu que la révérence s'adresse toujours à un supérieur, devant lequel on s'abaisse pourThonorer , et ce n'est pas seulement le respect qu'elle marque , mais un grand respect mêlé de ci^nte. « Mon Dieu I laissez-là votre révérence ; ce n'est pas de ces sortes de respects dont je vous parle.» Mol. « Alors l'ambassadeur ottoman fit sa révérence et se retira à reculons , sans tourner le dos tant qu'il put être vu du roi , fit ses deux autres révérences où il les avait faites en venant , puis s'en alla lentement. » S. S. « La révérence que j'ai faite à M. le duc de Bourgogne n'est pas.ce que TOUS croyez. » Fin. « J'embrasse Mlles de Grignan, et leur fais aussi mille souhaits pour cette année ; je n'ose (lasarder qu'une révérence à H. le comte. » SÉv.

Quant A la manière ou à la forme , on salue du ^ste , en se découvrant , en touchant la main , par un léger signe de tète, ou même sans se mou- Toir , en prononçant certains mots ; mais la révérence se fait en inclinant beaucoup le corps ou en pliant les genoux. «Je fis au magistrat une révérence si profonde , que je pensai donner du nez à terre. Il répondit à mon salut par une légère inclination de tête. » Lbs. « Calderone , secrétaire du ministre , mettait pour ainsi dire des nuances de considération dans les civilités qu'il faisait : il se contentait de Caire à ceux-ci une légère inclination de tête; il honorait ceux-là d'une révérence. » In. « Nous saluâmes ces Lapons en leur donnant la main , et leur disant pourist , qui est la salutation laponne, qui veut dire bien venu. Ces pauvres gens nous saluèrent de même , et nous rendirent le salut par le mot de pourist oni^ soyez bien venu aussi. Ils accompagnèrent ces mots de leur révérence ordinaire , qu'ils font à la mode des Moscovites , en fléchissant les deux genoux. » Rbor.

La révérence n'est pour l'ordinaire qu'un vain cérémonial, un acte de pure civilité ou d'étiquette , comme sont la plupart des compliments.

' « On croirait que c'est une contradiction que le pape fût venu en France se prosterner aux pieds de Pépin , et disposer ensuite de la couronne ; t mais non; ces prostemements n'étaient regaMés alors que comme le sont aujourd'hui nos rêvé-' rences : c'était l'ancien usage de l'Orient.... Tout cela était sans conséquence. » Volt, c On vient au prince par cérémonie , en effet on traite avec le ministre. Le prince a les révérences , le ministre a l'autorité effective. » Boss. Racine à Uzès, chez un chanoine, son oncle, à cause duquel on lui faisait force caresses, écrit à un de ses amis : « En ce pays , les civilités sont encore plus en usage qu'en Italie.... Je suis épouvanté de voir tous les jours des villageois pieds-nus ou ensabotes, qui font des révérences conune s'ils avaient appris à danser toute leur vie. »

SANG-FROID (DE) , DE SENS RASSIS. Calme OU d'une manière calme , sans être ému.

De sang- froid se rapporte à l'activité , de sens rassis k l'intelligence. Quand on est de sangfroid, on n'a pas le sang chaud, on n'est pas bouillant, fougueux, prêt à commettre des violences; quand on est de sens rassis, on a le sens droit, et non troublé, on n'est pas dérangé mentalement, prêt à déraisonner. On agit de sang^ froid; on juge de sens rassis. Le furieux et le fanatique ne sont pas dt sang-froid; Tinsensé, l'extravagant, n'est pas de eens rassis. Alexandre n'était pas de san^^-frotd lorsqu'il tua Clitus; des juges prévenus, aveuglés par la passion, ne sont pas de sent rassis. De sang-froid, c'est-à-dire sans emportement; de sens rassis, c'esV-é-dire sans égarement, sans folie.

L'homme ivre n'est pas de sang-froid, maître de lui-même , de ses mouvements ; il peut faire un mauvais coup. < Un homme de ce caractère (un coquin) entre sans masque dans une danse comique, et même sans être ivre, mais de sangfroid. 9 Labh. c Vous sortiez d'un long repas.... Soyez certain qu'un tête à tête où vous m'auriez traitée ainsi de sang-froid eût été le dernier de notre vie. » J. J. Un docteur entêté d'un système et un homme rempli de préjugés ne sont pas de sens rassis. Voltaire dit de certains docteurs en Sorbonne-;

Ils avaient l'air d'être de sens rassis :

Chacun passait pour sage en son logis...;

Quelques-uns même étaient de bonnes têtes;

]ls sont tous Tous, quand ils soni'sor les bancs.

c Alors nous pouvons mieux raisonner que jamais.... N'ayant plus ni préjugés, ni vues propres à quoi nous demeurions opinifttrément attachés, nous voyons d'un œil plus épuré, et nous jugeons d'un sens beaucoup plus rassis. • Booan. — Suivant Cicéron, l'orateur qui veut n'être que su-, blime , qui ne peut traiter aucune matière d'un air tranquille, qui s'enflamme dès le commencement , ressemble à un homme ivre parmi des gens à jeun et de sang-froid, à un homme en délire parmi des gens de sens rassis (Lab.).

On a dit quelquefois de sang-rassis et de sensfroid. « Le dessein diB oonquérir toute la terre est une idée romanesque qui ne peut tomber dans la tête d'un homme de sang rassis. » Volt. « Les feux de la jeunesse ont passé.... Je hais les fem-

lusuxiÈia PARTIS :

inflB depuis qm je les envisftge de sen$ froid. » MoNTisQ. Mais c'est s'eiprintr d'uae Iaçoa contraira à l'analogie. Le propre da mnp est d'être chaad o« froid , de s'échauffer» de s'enflammer, ou de se refroidir, da se glaoer, ntis non pas d'avoir uoe oftieff», d'être dnnt ou sdide. Le sêns^ «u oootraire, qui n'est suseeptible d'être appelé ni «ha«d ni froid , a oala de commua avec l'esprit que, comme il peut ètn renversé, il pe^t ètrei^aMtt.

lATniQOB, CAOtnQUB, HOBBiNT. Oni «tUque Us personnes «t relève leurs défauts. On dit presque indifféremment! un hommer vn caractère, un «sprit , un discours, un propos, des Tors sftlinfMf, causfiques ou mordatiff; une humeur saUrique , eatÊitique ou mordonfe.

Satirique signifie l'idée commune simplement, sane rien qui U f^se saiUir; au lioa que ooustique et mordant y ajoutent chacun une énergie particulière. Saliri(pà$ est seulement éoendaiif, il fait connaître de quelle sature est la chose dont on parle ; caueUquê et mordant sont cxprossift , ils font sentir combien est forte la qualiié attribuée mi sujet. Xn disant qu'une personne ou une chose est «altrigiie, vous la dassea; en disant qu'eUe «st tatuUqtie on «lordMle, vous la dépeîgnea. On «st Mfirtque, mais non pas canstiqw ni mordant , quand on se borne à signaler sans grande vivacité et sans beaucoup d'aigreur ce qu'on trouve de blftmable et de ridicule. Il se peut aussi que lesotmfue, à la différence en^ core du eauutiquê et du mordonl , prenne pour obfet de ses censures les personnes en général ^ les hommes , les abus et les vices publics , et non pas telles ou telles personnes en particulier.

Ge qui est coMitique brdle , cuit , eause une vWe douleur; ee qui est mordaiU déchire, fait une blessure sanglante, et produit une longue sottffirance. On est plus sensible à ce qui est Cdusftque; ce qui est mordanl fait plus de mal.

Le caustique lance des traits piquants qui ne sont guère dirigés que contre les travers et les ridicules; l'esprit mordant s'acharne contre les mœurs et déchire les réputations. Dans le caustique il y a de la malice, du dépit; dans l'esprit mordant, de la haine et de la méchanceté.

La eaustieiié n'est pas anssi odieuse , elle peut avoir quelque chose de léger et de badin, et n'employer pour arme qu'une fine raillerie. «Le Haquais était salé, volontiers caustique, gai, plaisant , plem de saillies et de reparties. > S. 8. « Les mota railleurs d'nn «Mistt'que. •!.!.« Tr^ aille est vain , eaufltque et railleur. » Yauv. «Les nombreuieuvrages du moraliste satirique Lucien prouvent de l'esprit, de la finesse et de la gaieté covfftique. » Lab. « L'orateur Philippe avait dans les altercations, quand il était échauffé, quelque chose de piquant et de cavsfiqtie qui plaît tou^ jours beaucoup aux auditeurs. » Roll. Mais la mordacité ne connaît point de ménagements , ne respecte rien ; elle frappe des coups cruels qui tendent à détruire et emportent la pièce, comme on dit. Les ouvrages de luvénal , qui poussa jusqu'à l'excès sa fnordatifs hyperbole et dont la mordanfe plume fit couler des flots de fiel et d'amertume , sont pleins d'affreuses vérités (Bon.).

« Vaut-il mieux être iMTooche, dédiigneu, ii. compatible et toujours mordant (AlciUaéi à Timon) ? • FéR. « Lorsque l'épigranutte estmordislc» il est rare qu'elle ne sait pas odieuse; et lia h difilmation elle joint la calomnie, elle eA atmt • MAaM. *- « L'abbé Furatière était eomu fum caractèitt eauêtique et marda»! qui a fini pir h déshoBorar et le perdre. » D'Al.

ftATISFAIT, OONTBKT.On mtioltffailflas»

teut d'une chose qu'on tient pour snfisali,fl qui ne laisse plue Ueu an déair.

^ Mais saUsfaa exprime wm soiBsaace et«» extinction de désir relatives; content, anesift' sanoe et «ne extinction de désir ahsDhKS.Cdi qui est Mlts/dtf d'une chose n'en demaaéepiai; celui qui est eonlenl d'une dioie ne degÎBii plus rien. Il y a des gens insatiables qui as un jamais satisfaits ^ qui ne disent jamais d'ase d» qu'ils reçoivent , c'est assez ; il y a des gev inquiets qui ne sont jamais coMtenff , qui se erân sans cesse de nouveaux sujets d'espérer oi é craindre. Vous venez d'acquérir an biea m^mI TOUS aspiriez; vous voilé satisfait pv eeteml £tes>vous eonlani ? Séiaas pas toojoon, m» oessairement; il y a tant d'autres choaci M vous lies privé et dont voua pouvez sentir hp vatioo.

SatisfêU regarde pàuiftt le paa^, stcMM l'avenir. On est satisfaii quand on nia pu fodL cfaenehé , travaillé en vain ; en est eeafcal ^ on n'est pas tourmenté du besoin d'aotri flhoa Celui qui est aattc^ de son soit estime qoç« affairas ont tourné, réussi A souhait; cdni^ eat eomtemi de son sort se trouve bien et ne toU pas de nouvelles entreprises ou de nouvfUavMi pour ajouter A son bien-être.

Sù/tùfêit est objectif «t marque eimpteaMin fait, un succès, l'accomplissemeat d'aniésr; coulent est subjectif et marque la ttanquilUti* rftme produite par la plénitude de la yxàasm et l'exemption de désirs nouveaux, l'ai va ae ra- User mes souhaita, mes idées, aaes di!nisdB< mes prétentions, je suis saMisfak, saiùfsitit pourvu , il a été (ait assez (salis fketm)] « (p je possède, ce qui est venu en ma powses* remplit toute la eapaeité de mon âne, eiletrt contente, c'est-à-dire qu'ette eU cmUtm^ qu'elle se eonfieni, qu'elle ne va pu tu delâ, qu'elle ne forme pat d'autres voeux, elle eit entente et heureuse. Votre saliffacfiofi est d'obte^ ou d'avoir obtenu; votre contsnUwmt cd *« jouir et de jouir sans autre désir qui voustroeba Il nous arrive souvent en cetu vie d'étrt ssftf' fatu, le fait d'ma homme qui obtient ce V^ convoite est assez ordinaire; il novsarm<{<* larement d'être eonlsnls , l'éUt d'an bosmêt qui ce qu'il a suffit, et qui s'y tient, ertp«?« une chimère , tant est imparfaite la J<««''**J! ce que nous obtenons et tant nos godli it» changeants. N'être pas saiiêfait d'un h«na«« rapport à sa conduite qui n'est pas tout â » ce qu'elle devrait être; n'être pas flwttw <■ homme a rapport au sentiment de dugi"» î* sa conduite inspire. .^^

La #alûf«elioii se rapporte moins •* "JJj, moins au bonheur que la contAiteawal. On t^^

ANONYMES À RADICAUX DIVEUS.

fait un léger besoin, on eomienie une grande ou forte passion. < Je me manifesterai à vous, dit Jésus-Christ à ses apôtres , non point pour tatisfaire des yeux curieux , mais pour contenter un cœur ardent. » Boss. Uopinioa remplit ses bôtee d'une satisfaction pleine et entière , elle les rend contents (Pasc.).^ C'est plutôt l'esprit ou le goût qui est satisfait^ c'est plutôt la sensibilité ou l'âme qui est contenle. On est satisfait de ce qui est vrai ou beau , content de ce qui est bon. Je suis satisfait d'un ouvrage de Tesprit ou d'un ouvrage d'esprit , d'une démonstration , de raisons qu'on allègue ; je suis content de la quantité ou de la qualité de mes aliments, des sentiments qu'on a pour moi , etc.

S^isf action est encore oljectif , et contentem^U subjectif, en ce sens que la satisfaction dé» pend toujours des événements , et le conAentement quelquefois ou en partie de l'âme. Un homme qui a toutes les ressources de la fortune se satisfait aisément; un homme qui a de la modération sait se contenter. Il n'y a nul mérite à être satisfait y c'est un accident : le eontenitement peut être l'effet de l'empire sur soi-même et de la prudence. Je ne vous dirai pas, soyez ou vivez scUisfaity mais sotyez ou vivez contenu

Enfin, on est plutôt satisfait des faits, des actions, de ce qui arrive, et coulent des choses ou des personnes. Je suis sertissait de vos démarches , de vos r^onses, de vos excuses, et je suis oontent de vous. Je suis content du sujet d'un discours, mais je ne suis pas tatisfadt de Tezécution. Luther était content des luth^ens , et satisfait des explications et des adoucissements de leur profession de foi (Boss,). Je suis content de la chose que vous m'avez envoyée , elle est bonne , et je suis satisfait de votre envoi. Voltaire écrit dans ce sens au maréchal de Richelieu : « J'envoie à Mme Dubarry ime montre de ma colonie ; si vous en èteseonterU, j'espère qu'elle en sera scUis faite; ce n'est pas seulement dans les ouvrages d'esprit que vous avez du goût. •

SAUVAGE, FAROUCHE. Ces deux mots se disent, au propre, des animaux qui ne vivent point dans l'état de domesticité , et , figurément , des hommes peu sociables. Ils ont la même différence dans les deux acceptions.

Le sauvage ne recherche pas la société ; il n'ose aborder : le farouche repousse la société; on n'ose l'aborder. L'un fuit, l'autre fait fuir. Le sauvage est craintif, timide, méfiant; il fuit, s'éloigne et vit à l'écart : le farouche est violent, indompté, plein de fureur, mais d'une fureur concentrée, sombre et silencieuse; il n'a pas peur , il fait peur«

Le lièvre, le cerf, le daim sont des animaux sauvages : les oies et les canards sauvages sont, comme les premiers , des animaux fort doux. Mais les bètes farouches sont les botes féroces (les deux mots ont la même racine , le latio férus) , avec cette seule différence que la violence des bêtes farouches est considérée en elles-mêmes, comme menaçante , comme prête à se déployer à la moindre tentative de les approcher et de les dompter, plutôt que comme se déployant actuellemeut et sans provocation. « Les civettes sont

naturellement farouches et même ub peu féroces. > BUFF.

« Le canard, si privé la veille, est devenu saut^a^e aujourd'hui : au lieu de présenter le bec» il tourne la queue et s'enfuit. » J. J. « Polyphème , toujours à l'écart , mène une vie brutalt et sauvage, » Feu. c Contre des périls si terribles , des religieuses ne sauraient être trop sauvagee^ trop alarmées, trop enfonoécs dans leur solitude. » In. « Kadame était sauvage ^ toujours enlermée à écrire. » S. S. « Nous appelons smt» vebge un homme de mauvaise humeur , qui fuit la compagnie. » Volt. « Les animaux les plus soin vages et les plus solitaires sortent de leurs tanières quand l'amour les appelle. > In. « Des animaux siiti«a0et et peisibles. » Barth. c D'un naturel timide et sawM^e..^ Bdff. « Les éléphants sont aujourd'hui moins défiants, moins sûuvagu , moins retirés dans les solitudee. » In. « Le naturel de ces animaux (les chevaux dans l'état de nature) n'est point féroce; ils sont mu* lement fiers et sauvages. » In.

« Semblables é deux bêtes farouches, Timooratt et Protésilas étaient tQi\jours prêu à se dévorer l'un l'autre. » Via. Achille , ce guerrier si irri» table, avait l'humeur farouche (Laf.). « Nemred, homme fartNcche, devint par son humeur violente le premier des conquérants. > Boss. « La véritable gravité est bien éloignée d'une austérité farouche ou affectée qu'on n'ose aborder. » FÉir. « Le pape Urbain , homme impétueux et faromche. » Volt* c II fallait adoucir les Corses , et on les rendait encore plus farouches. » In. « De nos quatre animaux , les deux mâles étaient ft^ rouches et méchants. * Boff. € Le chien, même sauvage , n'est pas d'un natuirt farouche : il s'apprivoise aisément. ■ In.

L'honmie sauvage est triste, chagrin, misanthrope , particulier , renfermé en lui-même, c Ita Salle était un homme chagrin, particulier, sauvage ^ avec qui on n'avait guère d'habitude. » S. S. Autrefois David

Calmait d'un roljalouz la stmmge tristesse. Bas»

— L'homme ftunmche est dur, rude, fier, iotrai^ table, rébarbatif, inexorable.

Jéhn n*a poiat un cwarJuroÊÊchA, inemnbto» Rac c II y a des hommes d'un aaUirel fier et intraitable qui doivent soutenir cette vertu austère et farouche jusqu'à la mort. » (Cicéron à CatoB>. FÉn. — « Le dus de Bourgogne, d'abord formiche y orgueilleux, superbe, violent dans tous ses désirs et dans ses volontés les plus oapricieusei, emporté jusqu'à la fureur dans ses penchants pour tous ks vices, terrible dans ses passions; puis ramené insensiblement par une éducation pieuse, et devenu timide, modeste et recuetUi jusqu'à paraître «auvo^e, tant il était en crainta de sa propre fiaiiilesse et des séductions de It cour. 9 ICark*

Une vertu sauvage fuit le monde et ses piaisiit.

Que veas sert, disenl-ils, cède vertu smm9sge9 De tant de plaisirs si doua t^>urqttoi fuyez- vous l'usage?

Votre Dieu ne fait rien peur vous* Rao.

— Une vertu farouche s'emporte contre les vieei : telle était celle de Caton le censeur. Dans un dia-

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