DEUXIÈME PARTIE t
en mAnqu&U absolnment (Volt.)* « ChapeUin avait uxM liuérutwre immense; et, ce qui peut surprendre , c'est qu'il a¥ait du goût. » lo. « U y a eu de tout temps de ces gens d'un bel esprit et d'une agréable littérature, » Labr. « Le double titre d Inscriptions et de Belles^Lettree que porte cette Académie marque assez que son but est de joindre la délicatesse de la liUérature à la profondeur de Yérudition, » Roll. « Quoique d*Alary ne manqu&t ni d'esprit , ni même, 4 certains égards , de discernement et de goût , il n'attachait absolument de prix qu*à la connaissance des faits : les agréments de la littérature n'avaient aucun attrait pour cette &me desséchée par Vérudition la plus aride. » D'Al.
ftAVOURECX, fiTOGDUENT. A^eotift applicables 4 un aliment qui est bon.
Savoureux^ plein de saveur, d'un goût exquis, se dit d'un aliment doux, agréable, délicieux, c II n'appartient qu'à Jésus de nous donner une telle viande (la vie). 0 délicieux banquet des enfants de Dieu J û table délicate, 6 manger savoureux! Jugez de l'excelleDce de la vie par la douceur de la nourriture. » Boss. Succulent^ plein de suc, de substance, sert 4 caractériser ce qui nourrit abondamment, c'est un mot relatif 41a quantité plutôt qu'4 la qualité. « Les anciens ont appelé taureaus^lëphatiU les boeuis d'Ethiopie et de quelques provinces de l'Asie , où ces animaux approchent en efiîet de la grandeor de l'éléphanL L'abondance des herbes et leur qualité substantielle et succulente produisent cet effet. » BuFF. Une personne voluptueuse , délicate , friande , recherche les mets savoureux; un homme épuisé par le travail a besoin d'une nournture suuulente.
L'agrément est tellement essentiel 4 ce qui est savoureux^ qu'on dit par extension un tanaur reux plaisir.
MouB ne troublerons plus vos swomreux plaisiis.
DSST.
On dit aussi une vengeance bien savoureuse (J. J.). « M. de Cambrai goûtait un élai^issement de cœur et d'esprit, une aise, une sorte de dictature enfin d'autant plus favotireuie, qu'elle était plus rare et plus pleine. »S.S.~Desoncôtê,succtfhnt exprime si bien la qualité de nourrir beaucoup, qu'il a d'ordinaire pour analogues nourrissant^ substantiel, et abo»danr.- des fruits fucctilenif et nourrissants (Lab.); des alimeuis substantiels et succulents ÇJ.^,); des enfants accoutumée 4 des nourritures succulentes et abondantes (BuffO.
Savoureux a pour contraire insipide. « Cette manne est fade, elle est insipide. Mais quand j'y considère le Sauveur Jésus , vrai pain des anges , ahl qu'elle est douce, qu'elle est savoureuse! 9 Boss. Succulent est opposé à sec « En très-peu de temps la quantité de la chair de l'animal (le bœuf) augmente, les sucs et la graisse abondent, et font d'une chair assez dure et assez sèche par elle-même une viande succulente. » Buff.
SÉDUIRE, SUBORNER, GORBOMPRE. Porter au mal , 4 faire une mauvaise action ou de mauvaises actions.
On séduit en s'attaquant 4 l'esprit, qu'on déçoit, auquel on fait illusion, en faisant accroire ce |
qui n'est pas. On suborne en t'attaquât à U to. lonté, qu'on «ngage ou qu'on entntoe ftx fat* trait du plaisir oa par l'app&t du gûn. Oa corrompt en s'attaquant 4 la moralité, en ehsogeuit en mal le cœur, les instincts, lesidMi,eftiafoctant de sentiments détestables.
liO seipent qui séduisit &ve, l'induinte&ow reur en lui persuadant qu'il n'y await pas ât mal 4 manger du fruit défendu; et le sédMOeo d'une femme l'enjôle le plus souvent, lui « conte, lui en impose, lui fût des promes» meosongàres.
QaHuie âme généreasecst facfle i sèiairel Déjà mon cosnr crédule , oubliant son coqitwi. AdJainit des vertos^ ao sent point en rov.
« Ces sciokoes imaginaires, semblables i de fimtômet, ne laissent autre chose 4 eeax qoiie embrassent que la confusion et la hoate de ^èus laissés séduire, » Mal. « LepràetSymmaqwà valoir contre la religion chrétienne des nias populaires très-capables de sédwire. » Moite; c Le négociateur doit avoir le talent de penader et de séduire même, s'il est possible, f» jamais tromper. » D'Al. « On avertissait les jigB de se bien tenir sur leurs gardes eooUe léquence éblouissante de Socrate , et de se ikâf: extrêmement des tours insinuants et aitifiôs qu'il emploiecait pour les ^daitre. » Rou. « ^f une puissance d'enchanter les esprits, deie séduire, de leur ôter Ul vérité. » F^. -^ femme et le témoin qu'on JiibenM, on ia^os ordinairement en secret 4 mal faire, par dissaf gestions, en cherchant 4 les capter soasioiii< par tout ce qui peut tenter U sensualité oo b cupidité. On ne les trompe pas, on les gigat- « N'avez-vous pas profité de la faiblesse,^ l'imbécUlité de cette malheureuse...? Toosf» VQBux tendaient 4 subormer ma fille. > |h«L c Yalèce s'est coulé chez moi, sous le titre « domestique, pour me dérober mon aigeot^ pour me «ubom^ma fille. » Vol. < L'avis do» par Tarquititts (que Crassus était de la eaai^ tionde Catilina) fut décUré faux, et lui-oAst mis en prison jusqu'4 ce qu'il révélât Icsatf de ceux par lesquels il avait été suborné.* W' « Les ennemis de Socrate dressèrent de i^i leurs batteries et l'attaquèrent d'abonl pir » souterrains et par des voies sourdes et cacbées-- U n'est pas bien sûr qu'Aristophane ait é^^ borné par Anitus pour composer contre lai ^ pièce satirique. » In. « Astarbé aocasa ^ bal d'être entré dans une conjuratioa aH^ Pygmalion, et d'avoir essayé de subofMf'^ peuples pour se faire roi au préiodioe de Balëtzar. » F4n. — Quand on eorroti^t un jng^i^ lui fait perdre son intégrité, on Tamèoe i » Caire par la dépravation , en lui inspirant le vm<- On ne le trompe ni on le gagne proprenMDtt ^ le pervertit, « Tant nous sommes dépraf» » corrompue. » Boss. « Dans un siècle aussi ofrompu et aussi perverti que le nôtw. » ^^ « On n'a jamais vu de peuple une fois «^'J'^ revenir 4 la vertu. » 1. 1. « Un juge s'^^^^jT corrompre par des présents fut ^^^^ ment condamné 4 mort par GaDbfse.»!^'
SYNONYMES À RADICAUX j^IYERS.
c IL Hiîszi, dédwgBem des towBM, pour les arotr, j'alUif dire 0frr#fnp«if , mai» il jeraplus poli4e dini tàdaiis. » Couusxs.
Le tédmtBttr veut on idt une àmpu-^ ie fiik>r- «eiif , «n instrwmcai ou un complice; le €orrup^ teur^ ooe ime damnée, nnnaUioznèteliaaiiie eu «a coquin à sa dévotitm.
Vous lAItttfejr vue personne «n abwnat de «on ignorance ou de ea simplicité ; wus la mtbomejt en abusant de sa ftHilesse; tous la correiipeir ea détrmsent (corrumpfndcf) en elle lomt priac^ de Terta . de pureté, de jnatîoe, d*tM»iiBeur.
La personne séâuiie est toBibée dans le pié^; la personne subomét a cédé à la teniatioii; la personne corrompue est perdue moralement.
SEIN, GIRON. Partie eztérienre et caxtérienre du corps de l'homme.
Le setn est la partie où sont les mamelles , celle qui forme la surface de la poitrine et s*étend depuis le I>as du cou jusqu'au creux de Testomac. Le giron ^ du latin gyrui, rond, cercle, est l'espace demi-circulaire, en angle ou en pli, qui est depuis la ceinture jusqu'aux genoux dans une personne assise. La nourrice , pour allaiter reniant, le tient sur son tein, appliqué à son sein , entre ses bras; assise , etlé le tiendra dans son ^tron, sur ses genoux. On presse une persoxme contre son sein ou contre son cœur; quand on joue à la main chaude , la personne qui présente la main a la tète cachée dans le ^o» d'une autre personne.
Je rose dans ces Terg soatenir derani tous. Oie , sur «on gin», i l'exemple d'Homèie, Tient de les retoucheri atteniife à Toas plaire.
Laf.
L'aigle redoutant l'escarbot, et voulant mettre ieë QsuXs en sûreté, les dépose dans le^iraii de rupiter, c'est- é-dire sur ses genoux (In.)'
Au figuré, les deux maU s'em|>k)ient également A parlant de rÊglise. Mais êein Annonce un raplort ou une liaison plus intima. jUissi dit-on entrer daas le mmi de TEglise , et retourner au îiron de TËglise.^ Je conservais, dit le renégat, me volonté déterminée de rentrer .daas le eein « r£glifle. I» Las. « Staphjrle (protestant) ouvrit 3S yeaz^ et retourna au giram de l'Ëglise catboque. » Bées. Dans le tem de l'figtise, on apparient bien à TËglise , on est au coeur ou dans le QBur de l'Ëglise , pour ainsi dire. « Si on prend » choses 4 la lettre, faudrart-il être aveugle, oiteuz, etc., pour être dans le m» de l'Élise ? > YoLT. « Tertuliien^ im prêtre si docte t si vénéraUs , tant qull demeura dans le sein 9 r£gliae. » Boss. Buis Ugirmi de l'Eglise, on % fait partie de quelque façon que ce soit, on en est pas hors , on est de sa circonscription : Aujoonl'hui il n'y a pas la vii^tiéme partie de . nation (anglaise) qi» soit hors du giroti de l'Eisa dominante. » Yox.t« Outre cela , grtron, trés-peu usité du reste, est Uement consacré quand il est question de l'fi* ise , qu'on s*en sert bien dans cette acception une manière absolue. « Les sociniens sont »r8 du ^trofi. » Yolt. « Les anabaptistes et laïques autres communions qui sont hors du
giton. » In, « Si les auteurs sont hors du giron, je suis aussi hors du ^tron. s lo. « Je suis fâché [ d'avoir chez moi quelques Suisses qui ne vont pas à la messe de minuit; je travaille à les ramener au ^tron. » Id.
SElffiR, ENSOfENCER. Ces deux verbes actifs se disent d'une terre dans laquelle on jette de la semence, on épaad des graines ou des gcains, afin de les faire produire et multiplier.
Ils ont même radical, cemeA, semence, de serere^ semer, planter. Toute différence entre l'un et l'autre tient à ce que l'un est un verbe simple et l'autre un verbe composé.
Etant un verbe simple , semer a d'abord pour caractère distinctif de se dire seul d'une maniera absolue. Il fait bon setner^ c'est la saison de temer (Acad.). En Egypte «nsésie ordinairement dans les mois d'octobre et de nov^bre (Roll.). Les missionnaires apprirent aux sauvages du Paraguay à êemer , à labourer , à cuire la brique , à façonner le bois (Yolt.). « Ce n'est pas pour lui que l'habitant des rives du Danube et du Borysthéne a seai^, c'est pour le barbare qui s'est emparé de son pays. a> Id,
•Be son côté , Je verbe ensemencer^ étant composé, sigoifie une action volontaire; ce que semer ne marque pas toujours. Bagnard dit en padant d'un pays très-fertile de l'Allemagne : c Ce qui tombe de l'épi en le coupant su£&l pour semer les terres , et ceux qui veulent les ensememeer deux fois recueillent de même. » — * Pour l'ordinaire, cependant, l'action de semer est aussi faite à dessein; mais elle est plus facile que œlle d'ensemeficer. « Dès que .le Kil est retiré , le laboureur n'a qu'à retourner la terre , en y mêlant un peu de sable pour en diminuer la force; après quoi, il la sème sans peine, et presque sans frais. » Boll. « Quelle triste gloire et quelle ressource pénible que le blé.... Les trois quarts des peuples de notre petite Europe sont obUgés d'adieter de l'Asie et de l'Afrique des grains pour ensemencer leurs maigres champs; et ces champs , après plusieurs labours qui excèdent les hommes et les animaux, rapportent d'ordinaîM cinq ou six pour un , quelquefois trois. »
Voit.
Enfin l'action d^ensemencer est généralement plus nmarquable que celle du simple semer, non plus en ce qu'elle exprime une volonté plus expresse, une attention plus marquée ou déplus grands efforts de la part du sHJet, mais en ce qu'elle s'applique à des objets plus étendus. On sème proprement ua champ , ou même une planche, une couche (Acio.); on ensemence des terres. «J'aurai eeméun champ de lin qui m'aura rapporté deux cents écus. » Yolt. « Les Liguriens Apuans avaient fait si souvent des courses sur les territoires de Pise et de Bologne , qu'il n'avait pas été possible aux habitants de les ensemencer. 9 ROLL. — a lA fauvette habite dans les jardins, les bocages et les champs semés de légumes, conune fèves ou pois. » Buff. « Ces oiseaux (les freux, espèce de corbeaux) vont par troupes très-nombreuses, et si nombreuses que l'air en est quelquefois obscurci. On imagine tout le donimage que ces hordes de moissonneurs