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SENSATION, SENTIMENT, — PERCEPTION

Modifications de Tâme produites par l'impression des objets.

Sensation et sentiment se trouyent distingués dans lai'* partie, p. 173. Leur différence d'avec perception est extrêmement importante en philosophie; car il en doit résulter contre le sensualisme un argument péremptoire.

Suivant les philosophes sensualistes , nous n'avons de faculté essentielle que la sensibilité ; les autres, celle de connaître, par exemple, n'en sont que des transformations. Et, de même, tous les phénomènes et toutes les modifications dont notre ftme est capable se réduisent aux phénomènes et aux modifications sensibles. Un moyen bien simple pour renverser cette hypothèse, au moins en ce qui concerne l'intelligence , moyen qui a été employé par Royer - Collard contre Gondillac, consiste à établir entre la sensation et la perception une différence si profonde , que de Tune à Tautre tout lien de parenté, toute transformation ou génération soit mconcevable.

5en(tr , c'est éprouver du plaisir ou de la douleur : la sensation ou le sentiment a rapport au bien-être et au malaise , est essentiellement agréable ou désagréable. Percevoir, c'est apercevoir, avoir une vue des choses, une prise, une appréhension, par laquelle on les pénètre en esprit: la perception a rapport à la connaissance, au savoir , elle est essentiellement claire ou obscure. Par la sensation ou le eenitmeni on est ému ; par la perception on est instruit. On dit une sensation ou un sentiment de joie , de plaisir, de douleur; c les objets que je commence à connaître impriment en moi et y font la perception de quelque vérité particulière qui augmente mon intelligence. » Fân. Ce n'est pas à la vérité, mais au bien , que se rapporte la sensation ou le sentiment. « Le sentiment nous affecte bien plus que la simple perception ou la seule intelligence.» D'Ao.

Autre différence non moins certaine , opposée à Gondillac par Laromiguière : dans la eenicUton ou le f enttmeni notre flme sent simplement , elle est passive ; mais dans la perception elle agit. C'est une remarque déjà faite par J. J. Rousseau dans VÉmile : « Nos sensations^ dit-il, sont purement passives , au lieu que toutes nos perceptions ou idées naissent d'un principe actif qui juge. »

1« SENTINELLE, VEDETTE; — 2* GUET, PA- TROUILLE. L'idée conunune à ces quatre mots est celle de garde militaire , de surveillance exercée par la force armée pour la sûreté d'une ville ou d'un camp.

Mais la sentinelle et la vedette sont en faction , restent dans le poste où on les met ; au lieu que le guet et la patrouille vont de côté et d'autre, font des rondes , pour observer ce qui se passe. Ensuite, sentinelle et vedette signifient l'un et Tautre un seul soldat; guet et patrouille^ au contraire , désignent chacun toute une troupe.

1* Sentinelle , vedette,

La sentinelle est à pied , et la vedette à cheval;

différence rigoureusement observée par Tosige, et qu'il est difficile de tirer de Tétymologie -.mtineUe, italien sentineUa^ a été formé detnUtn, sentir, percevoir, apercevoir, et vedelti.ea italien t>édena, dérive sans aucon doute dumbe italien vedere^ voir. Buffon a fait de ces deox mots, dans l'histoire des oiseaux, l'applicatioi la plus juste. II dit d'une manière géoènie c Les oiseaux qui vivent en troupes ont une i» tineUe qui veille i la sûreté commune. » Mais ë parlant des flamants, qui sont perchés sur éi grandes jambes , comme un cavalier sur soc àtval^ il remarque que, « quand ils pèchent, latât plongée dans l'eau, un d'eux est en vedetu.k tête haute. »

T* Guet ^ patrouille.

Guet est vieux : il représentait autrefois'^ corps armé qui était au service de la pclc. c Tout le guet et toute la poUce étaient occcps à faire aborder, ranger, sortir les carrosses. i S. S. c Avant Henri IV, le guet qui Teilkili sûreté de Paris consistait en quarante-d:: hommes, qui ne faisaient aucun service. «Toii Pa<rottiIIe veut dire le guet, tout ou partie, r un détachement d'une milice quelconque, act^ lement occupé à faire une tournée. Le lieutasc du guet^ le chef d'une poftrouiHe; àesrk2 craignent ou ne craignent pas le yuef, 'ûivt contrent une patrouille ou des fùtm^ a Conmxe nous cherchions à nous instruire, ntant que l'obscurité de la nuit nous le pcsrc:: permettre, de TéUt où ils se trouvaient, Upi^ trouille arriva. > Lss.

!• SÉPARER, — 2« DIVISER, PAM^ Faire que des choses cessent d'être enseBus l'une avec l'autre ou les unes avec les autn

!• Séparer.

Mais on séparé différentes choses, an ea qu'on divise et qtfon partage les parties fa^ même chose. La séparation produit un éIoi;>^ ment, la division ou le partage une décosiptftion. On sépare de ou d'avec; ondfW<«^ partage en : les Alpes séparent l'Italie de t France et de l'Allemagne; l'Apennin dirin^ partage l'Italie en deux régions presque ^^ L'or est d'autant plus pur qu'il est plus tépert^ tout aUiage, et d'autant plus difficile i recueil-qu'il est plus divisé ^ réduit en parcelles plus^"^ nues. Ce qui n'est pas f^r^ touche i «^ chose, y est mêlé, confondu; ce qui n'esil* divisé ou partagé est entier ou considên c gros, en masse, sans distinction de parties.

2« Diviser, partager.

Diviser est le latin dividere, résoudre an es en ses parties. Partager vient de partet iÇ^ faire des parts ou des portions. Diviser sigo»^ distribution d'une chose en ses parties; et p<>^ ger, la distribution d'une chose en v*'^], doivent être données à différentes persoones.*»

divUion n'indique que la rupture de M«»=^ partage suppose des partageants. On rf«f**. cercle en degrés. Tannée en mois; <^"P*'*j^ butin, les dépouilles entre les associes, les «^ fices entre les intéressés, le pain entre les ^ vives, etc. Un géomètre dit?ife une terre ec^ de parties , un géographe divise un P»y* ^

SYNONYMES À RADICAUX DIVERS

le provinces; mais un père partage une terre à u entre ses enfants, et. des puissances coalisées e partagent un pays conquis. Vous divises une omme en plusieurs sommes particulières ; vous artagejt vos aumônes entre certains malheueux. « L'agneau de Dieu, dit*on, est divisé et 'est pas mis en pièces : il se partage à ses memres , et il n'est pas déchiré. » Boss.

Toutefois partager se prend aussi dans le sens 6 diviser^ c'est-à-dire indépendamment de toute lée de distribution faite ou à faire à quelqu'un. [ais , conune il a signifié d'abord faire des lots , )rmer d'un tout primitif des touts particuliers , uelque chose d'assez considérable encore, il ne e dit que des grands objets ou pour représenter e grandes divisions. « L'équateur partage le lobe. » AcAD. « L'espèce du canard et celle de oie sont partagées en deux grandes tribus ou aces distinctes, Tune pri?ée, l'autre sauvage. » lu FF. « Un homme qui voudrait diviser son smps par intervalle entre le monde et la solitude e serait bien nulle part II n'y aurait d'autre :ioyea que de partager sa vie entière en deux Tands espaces : l'un pour voir, l'autre pour réléchir. > J. J. « Les Gaulois partagent leur arlée : une partie demeure avec Brennus, leur roi , •our continuer le siège ; l'autre, divisée par troues, se disperse pour fourrager la campagne. » lOLL. c Romulus partagea d'abord tout le peuple n trois corps... ; puis il divisa chaque corps en lix autres.... > lo.

Enfin, au moral, une autre différence est 4 emarquer entre ces deux mots. Diviser, c'est aettre la division y la discorde', la mésintellience ; et partager , c'est seulement faire naître iflërents paWii . Des intérêts ou des prétentions ontraires nous divisent ; des goûts différents , es vues ou des opinions différentes xk>us parteent. Dans les premiers temps de la réforme , la iversité des communions divisait le monde h ré tien qu'elle ne fait que partager à présent. Deux partis divisaient alors et partagent encore ujourd'hui l'Europe chrétienne. Le premier est elui des catholiques , le second celui des protesints. » Volt. Un pays en proie à la fiireur des ictions est divisé; une assemblée où tous les vis ne se réunissent pas en un seul est partgée,

SÉRIEUX, GRAYE, ^ PRUDE. Qui n'est ni laisant, ni eigoué, mais réservé par rapport à i joie et aux divertissements.

Sérieux j en latin serius^ de sero, au soir, à époque du jour qui n'est pas riante, signifie cactement , qui ne rit pas. Grave est le latin ravis ^ qui n'est pas léger, mais circonspect, li s'observe , qui ne choque pas les bienséances 3 son rang, de son âge et de son caractère, homme sérieux ne rit pas, n'aime pas à rire; lomme grfive ne rit pas hors de propos, ne sscend pas & des ris, à des plaisanteries, à 1 badinage , à des futilités indignes de lui ou i son état. L'un est retiré (Boss.), concentré . S.), éloigné de l'amusement (Féh.), sauvage . mélancolique (Bourd.]; Tautre est composé EN.), modeste (Lab., Mass., S. S.), décent Fass.).

On peut être sérieux sans être grave : tel est un prédicateur qui , d'un ton sérieux et sans se douter qu'il manque aux convenances, débite sur Dieu et les mystères des discours impertinents et des jeux de mots. Un enfant peu enclin à rire est sérieux ; mais on ne peut pas dire qu'il soit grave f car il n'a point de décorum à garder ni de personnage à soutenir. De même , on peut être grave sans être sérieux ; car la gravité ne défend pas absolument de rire , mais seulement de rire d'une manière inconvenante et déplacée. < La véritable gravité est simple, douce, accommodante, et même pleine d'une gaieté modeste. » Fin. En conséquence et sous ce rapport, sérieux ajoute à grave; aussi trouve-t-on souvent ces deux épithètes ainsi jointes, grave et sérieux (Pasc., Boss., Boubd., Féh. , S. S. , J. J. , Yolt. ,

ROLL.}

Le contraire du sérieux est ^proprement la gaieté.

Plus vous paraissez gai, plus je suis sérieux.

Voit.

n entre de l'indécence dans ce qui est contraire à la gravité; ainsi la gravité ne permet pas qu'on rie ou qu'on badine dans le lieu saint, et elle ne souffre pas la galanterie dans un prélat. « La physionomie de Fénelon rassemblait tout , et les contraires ne s'y combattaient point : elle avait du sérieux et de la gaieté , de la gravité et de la galanterie. » S. S.

Avec du sérieiuB on est froid et sec. « Les femmes trouvent trop froid et trop sec tout ce qui est sérieux et éloigné de l'amusement. » Fin. Avec de la gravité on est imposant. « Gomme Claude Anet était «<frteiix , même grave ^ il m'en imposait , et je n'osais m'oublier devant lui. » J.J.

Ensuite , on est sérieux par hxmieur , et grave par système de conduite avec empire sur soimême. Le sérieux est une qualité agréable ou désagréable donnée par la nature et qui ne suppose pas d'idées ; la gravité est une qualité bonne ou mauvaise , fruit de nos efforts et qui suppose la conception de ce qui convient; c'est une partie de la sagesse, oelle qui consiste à régler, 4 contenir l'extérieur. Or, l'humeur étant capricieuse, se manifestant par accès , on est plutôt sériewF dans l'occasion , dans les cas particuliers , et grave constamment. Un homme vous a répondu d'un ton sérieux dans telle circonstance, et il a le ton grave. On dira donc de préférence une contenance s^'etae, et un maintien grave^

Enfin sérieux convient mieux en parlant des choses, et grave pour qualifier les personnes. cLa^légèreté et l'indiscrétion, ce vice si indigne de la gravité du chrétien , si éloigné du sérieux et de la solidité de la foi. > Mass. c Le grand parleur va se jeter dans un cercle de personnes graves qui traitent ensemble de choses sérieuses , et les met en fuite. » Labr.

Girard a eu tort de joindre à ces deux mots celui de prude, qui en diffère trop manifeste* ment. Il signifie toujours une réserve affectée^ et presque toujours , aujourd'hui surtout , la ré-> serve affectée d'une femme par rapport aux bienséances de son sexe et à la pudeur. Le Jft*

DESasmE PARTIE :

tanihfope ofte va modèle de jimderie dan la peisome d^Arsiooé. « Molière «ttrilme â Bhnire dans le Tartufe une ngesae iodalgeiibe et xBodèrée,. fort éloignée de la pnidtrîf , qui s'efiarou* cfae d*ine dédamfiioa, et qui fidt un éclat de lefns. » LikR.

La ptiÊm€ CêfHoêtWp en pebHc T0rtfie!ii8e« Ivec fon intcMlBnt est trèf«pea eesufoleneb

SEBMEifr, miuonr, jihon. âetioa te

pfendre Dieu à témoûL

S€rmmt Tient du latin sa/tru'mmtiÊm, tement militaire , eelai par lequel les soldats s'engsgeaient publiquement à rester fidèle» à leur drapeau, Juremenê est le latin jwram$ntum, de jv- Tortj affirmer, protester, en donnant Dieu pour garant de oe qu'on dit.

Le serment diflftre du jurement de deux façons. D'abord il se fait en public d'une manière solennelle , deyant des autorités , dans les affaires les plus importantes, dans les traités d'alliance et de paix , dans l'exercice ou rentrée en possession des charges, dans Fadministration de la justice. Les jvmnentiy au contraire, ont lieu entre particuliers, en société, en conTereatîon, dans le jeu ; et , comme dans ces diTers cas il n'est jamais nécessaire d« /ur«f , le mot jurnMnl se prend plus ordinairement en mauraise part , comme un nrmem lait ea vain ou dans l'emportement de la colère : ce sont les /«remento (Boss.), et non ks MnnetOi , que saint Louis preseiiTit aveo tant de séréâlé.

Xnsuita la aermenl a pour objet dé confirmer ia miaérité d'une peomesse, et iMjwranmU de confinner la Térité d*an témoignage. Jésus-Christ nous promet avec êêrment son royaume pour un verre d'eau donné en son nom (Bourd.) ; saint Pierre renia son maître avec juremmt (Bosa.). Le iermenê donaie assurance que tous tiendrea parole, et le jurement que vaus nementex pas. Le premier est un engagement, le aceond rafflrmation la plue positive*

« C'est sur ce sentiment (cf un Dieu vengeur) qu^cst fondé l'usage établi en tous lieux, soit de ce» jurements familiers, pour aiosi dire, qui ne sont que trop souvent dans la bouche de tous les hMames lorsqu'ils veulent assurer la vérité d'un feit et exiger qu'on le» croie sur lewr parole , soit de ce ferment solennel qu'ib regardât comme le plus ferme appui des engagemento humains, parce qulls y rendent Dieu même garant de leur bonne €01 et de la stabiËté de leurs promesees. »

Jlifemenl et ;sfOfi ont été distingués l'ta^ de l'autre dans la l" partie , p. «7.

mXBirr, TOBG. Promesse faite seleanellement sous les yeux d» Dieu et avec inTOcation de son saint nom.

3§rfnenty de sacrammtmK, serment militaire, exprime un engagement quelconque, portioulièlement un engagement envers un homme ou efivers des honunes. « Jurer frauduleusement à son proohain, et ne craindre point de violer la sainteté de son serment et de ses promesses, fiure servir A tromper ses frères le lien le plus sacré et le plus inviolable de la société. » Mass. « C'était

un ttsaga qu9 cliaqae seigneur eOt an gnaà semble de dienas <^ se déToaaisnt pour hii à la vie et à la mort , faisant sermau et Mlà peint auvrivre et de prodiguer leurs fies |Mr défendre la 8ieame.»IU>LL. Mais eow, onnak latin foluai, d'où U a été formé, démena eagagamsBt où on entre dinctement earenDici. et cela de son i^ein gié, sans que l'caiiretal on s'impose FoÛigatien soit de précepte. « CIotb fit MP» d*embnsBar le chrîstiaDisme, s'il raaps* tait la victoiie. » Cono.

Dieu prodigue ses Uen ▲.esK (leamoiae^ qui fsni f«» d'6tre dea

Lif.

c Le nonce relafa de son ««1» leroi HemiBl (d'Angleterre, qaâ avait fait smaait d'aUar&st la guerre en Palestine. » Yotr. « AaeaiM de es sociétés (seelas aneieimes) ne connut cette i( frayante oovtnme de se lier par t irawat aa gon de vie qu'elles embrassaient, de fiidre ce que m appdons des estai: Ce fut saint Basile qsi, k premier, imagina ces e«us, cescrmesldefe élevage. » b. C'est un stmisiit primordial Atk cite f«e cdtti d'être citoyen. Si le MOveraiBà ctare un vau incompatibie sfec le ssrsiailDia' rel, tous aevt dèa Ion déUéeen canide&eedes ma» (In.). cLe pape Adrien If promit de «01» ner Frédéric Earlienmase , et Frédéric jan à eooserrer an pape la vie, lea meaibref, k liberté, l'honneur et ka bieaa. C'était en psTfOca la formule des serments..,, Riehard et PUipp s'étaient engagés à marcher aa seeouis des cb» tiens de la PalestiiMk Impatients d'acnafii leur veni-, ces deux ceie firent la paix. »Cm « Les Israélites, dit l'aîbbé Fienry, étaient toi religieux à obserrer leurs emas et lean » mênts. Pour les venm , Teiemple de JepMé t'ti que trop fort; pour les sermeiifs, Josuégmies pronsesse qu'il avait faite aux Gaheoiiitsi,(iaa' qu^elle fdt fondée snr nae tromperie mamfesa.»

mSKmcm, ntÉiHC«TIOEI. Discoon (Mia pour annotteer et expMqaer la parole de Diei d pour exeiter k la pvatiipie de la vertu.

S^nnofs est un substantif pur, latin 9erm;fndieatSén 9ti uD'Sutistaattf verbal, dérifé de^nrdiearw, prêeher, qui a ibnnd aussi priàMÊtaf- De tt k différenee.

Le sermon est un objet , la prédieaHon un ta. Le «srmofi ae prend pour les choses dits* pv l< prédicateur; et la fféâiuOhn, pour l'é? énsnest. ou le fait de le dire. A« moment oè les K^ gnols allaient attaquer lee PéruvieDs, on ta^ fit à eenirti an long jeraiof». « Les histornssir s'aeeoident paa ear la manièn dent le iR«a fut reçu ; mais ila comnssnent te» que hpr^ eenHon finit par le combat. » Volt. « Des ivraea trop IHiquena» avâiseentlb pr^ésalioa et lepi^ dicateur. y In.

c Oa vent de ta morale dans fee armo"*-' Boss. Bonrdaloue dit dans mi sermn pour ^ mercredi- des oandJrea r « Vbid par eà je coa* menoe le coarv de mer pr^dlcafioas. v

Réussir dans see sermenr, c'est nîûn^ mérite réel et qui subsiste : qu'on léossase àa see- prédUestiens , o^est an ikit et liea de plis* « Sérieusement le ooadjuteur est heureux* ^

SYNONYMES À RADICAUX DIVERS

yisage est solaire. Tons verrez comme H réussira dans les prédications qu'il doit foire. » Sér.

Le sermon est quelque chose qui subsiste après la prédication ou Tactioa de le prononcer, et qui existe quelquefois même avant. « Dans les commencements saint Augustin écrivait ses sermons et les apprenait par cœur. » Roll. On appelle sermons^ et non, pas prédications^ les discours chrétiens que nous lisons dans les livres. « If. Dubois a donné la traduction des sermons de saint Augustin. > Roll. c S^int Ambroise insère dans un de ses livres un sermon entier du pape Libérius. » Boss. c Telle est l'aventure que rapporte saint Augustin dans son sermon de la prédicatUm de Jésus-Christ sur la montagne. 9 Volt. Les prédications^ au contraire , ne durent que le temps pendant lequel parle l'orateur, c Ne vous fiez pas à ces émotions sensibles , si TOUS en expérimentez quelquefois dans les saintes prédications. » Boss. Dans les saintes prédica- Hons, c'est-à-dire pendant qu'on vous prêche. « Dieu accompagna de prodiges les prédications de saint Bernard. » Boss. , Vass. — < C'est à ses prédications que l'abbé de Beaulieu doit la réputation dont il a joui de son vivant. Elle fut assez grande pour faire désirer de l'entendre à la cour.... On a de lui deux volumes de ser^ mûnsy qui ont été imprimés après sa mort. « D'Al.

Enfin, fermo en latin signifiant lui-même discours, au lieu que prsBdicaiio ne s'est jamais pris en cette acception que dans la basse latinité, sermon exprime mn discours plus travaillé et phis solennel, a Nous n'avons point de prédicateur en notre siècle qui ait été aussi figuré dans ses sermons les plus préparés que Jésus- Christ l'a été dans ses prédications populaires. » FiN.

SERVrABLE, OBLIGBilNT, OFROEIIX. Ûui aime ou est porté à se rendre vtiie ou agréable aux autres, à les aider, i les assister dans leurs besoins.

Serviàblê^ de service, servir, et d'afiord du latin servus, esclave, serviteur, est un terme familier et plus vulgaire que les deux autres. Il a rapport aux petits serviises qu'on se rend dans la société, comme defiire one commission, ou bien même 4 ceux de gens bas placés et qui ont un métier peu honorable. Ce mot ne se trouve point dans les grands écnvains dU siècle de Louis XIV. Molière l'a employé une seule fbis. C'est dans V Avare, en parlant deJProsine, femme d^trigue, qui se définit elle-même une entremetteuse : c Je viens faire ici ce que je fids partout ailleurs, nfentremettre d'affaires, me rendre seroiable aux gens, et profiter, du mieux qu'il m'est possible, des petits talents que je puis aToir; » Cest à peu près aussi le sens de servia- Ue dans l'unique passage où Mme. de Sévigné s'en est servie. Au sujet d'une femme infidèle, elle dit que le père de cette femme a éclaté , et elle ajoute : c Vous savez bien rhumeur complaisante et même smrUsbtè de la mère. » « Le jésuite Ménou est grand cabaleur ,. grand intrigant, alerte, servîabley, ennemi dangereux et grand convertisseur. » Tolt. « Parmi ceux qui

faisaient les honneurs de la ville, il y avait un petit abbé Périgourdin, l'un de ces gens empressés ,. toujours alertes » toujours sertiables, effrontés, caressants, accommodants, qui guettent les étrangers à leur passage, leur content l'histoire scandaleuse de la ville, et leur offrent des plaisirs à tous prix. » In. Cependant ce mot n'a pas toujours, une signification si mauvaise. D'ordinaire, il se dit seulement des petits services, ou des services d'un inférieur, d'un secrétaire, d'un honmie d'affaires, d'un messager, d'un homme du peuple par rapport à un grand. C'est le sens que lui donnent souvent Voltaire et Saint-Simon. « Pourquoi avez- vous battu ce chien-là T Savezvous quelle ftme fanimef Cest bien certainement celle d'un homme vigilant, sertiab^e, reconnaissant , d'un ami sensible et fidèle. » Marm.

Bon honmie,. ingénu ,.4)rrvMi&fo^ Tù te fais haîr comme un diable Avecqoe toute la bonté. J. B. RoiTas.

Deux différences séparent obligeant ^officieux.

D'abord, l'homme obligeant vous attend, et Vofficieux vous prévient. L'un vous recevra bien; vous ne vous adresserez pas en vain à lui; fautre se fait un devoir, officium^ de rechercher les moyens de vous être utile. L'un est très-bien disposé; vous n'avez qu'à demander, U ne vous refusera pas son concours; l'antre est toujours là, aux petits soins pour vous , zélé , obséquieux, et ses attentions vont quelquefois jusqu'à fimportunité. La terminaison eux marque abondance, plénitude, ou même excès. Officieux enchérit donc sur obligeant , puisque l'homme officieux va au-devant des occasions , et que l'obligeant se borne à les attendre et à ne pas les laisser échapper. L^empressement , et un grand empressement est tellement propre à l'homme officieux^ que ce mot désigne quelquefois une qualité excessive ou affectée. On fait Voff^ieux , comme on fait l'empressé.

Ensuite, obligeant est plus accidentel, etplUs relatif à l'extérieur et au langage : paroles (Mol.), façons de parler pn.), oflVcs (Volt.), assurances (Mol.), promesses (Bduro.) obligeantes; air (Rbgn.), ton (Mol.), accueil (Regn.), termes (Corn., Booan.), propos (Volt.), mots (BouRn. , J. J.) obligeants. « Les Japonais sont civils et obligeantSt parlant bien, féconds en compliments, mais inconstants et fort vains. » Bcff. « Celui qui parie est obligeant et civil : il a donc raison. 3» Mal.

Ces affablM donneon d'embrassades frivoles,

Cm obiEgeanU diseura d'InuUles paroles »

Qui de cîTilités avec tous ftmt combat. Mol.

Officieux exprime quelque chose d'habituel, et a rapporta l'intérieur, aux sentiments : pitié (Mol.), charité (Boss., Bourd.), bontés (Volt.) officieuses; zèle (Rac), amour (BouRn.), cœur (FiN.) officieux. < Les Français sont naturellement off^ cteiic, humains, bienveillants. » J. J. « Vous serez bon ami , poli , officieux,^ complaisant. » Fiir. « Ami tendre et officieux. » Boil. A proprement parler , ce sont les manières qui sont obligeantes^ et la personne qui est officieuse. « Que tout marque en vous de la noblesse , de l'élévation , un

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