‹ Dictionnaire des synonymes de la langue françaiseChapitre 407 sur 444 · I. Stupide {hébété) y imbécile , idiot ^ inepte · texte numérisé non relu

I. Stupide {hébété) y imbécile , idiot ^ inepte

Dépourvu des qualitée d'esprit qui font apprendre ou oomprendro, concevoir ou imaginer facilement.

Stupide, latin stupidus, de stupere^ rester fixe , immobile, engourdi, exprime la pesanteur et comjne la torpeur de l'esprit. Le stupide ne s'émeut ni ne se meut : il est impassible , insensible aux impressions, rien ne peut le tirer de son assoupissement, il est comme paralysé. «La stupidité est en nous une pesanteur d'esprit qui accompagne nos discours et nos actions. >» Labr. ce L*on voit peu d'esprits entièrement lourds et stupides, » lÂ. a Supposons dans l'esprit du sauvage autant d'intelligence et de lumières qu'on lui trouve en effet de pesanteur et desiuptdif^.» ♦ J. J. a II faut croire avoir affaire à un stupide ÎQC^able d'aucune sorte de sentiment pour ima giner de lui faire oublier cette perfidie. » S. S. « Ce mortel assoupissement et cette stupide insensibilité oà nous vivons à Tégard du salut. » BouRo. c Le plus souvent Charles VI était daoas une «fuptdt*(^ et une insensibilité prodigieuse. » Boss. c Les douleurs muettes et stupides.» Labr. '« Phédon est abstrait, rêveur-, et il a, avec de Tesprit , l'air d'un stupide. » Id. <& ^ous prendriez souvent Ménalque pour un stupide , car il n'écoule point, et il parle encore moins. » Id. «Un homme (Lafontaine) parait grossier , lourd , stu* pide; il ne sait pas parler ni raconter ce qu'il vient de voir. » Id. « Rome mit d'abord les rois dans le silence , et les rendit comme stupides. » UoNTBSQ. « ie restais immobile et stupide sans |

pouvoir agir ni penser. » J. J. — Boftia qna* lifie de stupides des animaux sédentaires, ^uesseux , indifférents au péril , qui ne s'épouTuiteia ni ne fuient à Tappro^e de l'homme '.

Imbécile y latin tmbectUtts^ dempdvatit.et de bacillus ou baculus^ bâton , signifie primitiT^ ment sans bâton , sans appui , faiible. La faiblesse caractérise en effet Vin&écile. U est &ible (f esprit, languissant, sans énergie, pusinvùmc «Humiliezrvous, raison impuissante-, taisez-vom, nature imbécile. 9 Pasc. «c Traiter de iaiblesse, d'imbécillité et de travers d'esprit la ferveur et la fidélité des serviteurs de Dieu. » Miss, c Cest le ca& d'appeler les choses par leur Dom : cette faiblesse est en effet Vimbécillité la plus complète. > Lah. c Les gens mous et inappliqués, quelque génie qu'ils aient, se rendent inhécila, et se dégradent eux-mêmes. » FÂa. Les rois énervés par les délices et la flatterie, lâches, sus caractère, méritent i'épithète d'tmb^ctles : rùibédle Claude (Mohtbsq.). «L'Egypte aurait p être formidable; mais la cruauté de ses rois, leur lâcheté , leur avarice , leur imbédiUti, lena affreuses voluptés les rendirent odieux à leus sujets. » Id. — Imbécile se dit particulièremeot bien des enfants et des vieillartjs, et en génén! de tous ceux qui sont faibles de corps, U isiblesse des organes se trouvant jointe d'ordioain à celle de l'esprit.

VimUeile Ibnhim , sans craindre sa nttfsaBce, Traîne, exempt de péril, une éurnelle cabncc.

Bac

« Ils traînent une vieillesse imbécile et méisisable. > Volt. « Vieux père de famille imbécik.» lo. c L'âge et le chagrin levaient fort approché de Yimbécile. » S. S. « Le vieux eunuque qui est à notre tête est un imbécile à qui l'on faitcroin tout ce qu'on veut. » Movtbsq. — Comme l'espiii faible est le contraire de l'esprit fort, de l'esprii incrédule , Visnbéeillité consiste parfois à croin trop aisément. « Une crédulité imbécile. > Volt. oc Des superstitions imbéciles. » In. < La diTination fut inventée par le premier fripon qui rescontra un imbécile. » Id. « On me prendra pour un grand sot, si j'ai cru persuader mesiectems (du désintéressement du régent), et pouruoMhédle si je l'ai cru moi-même.» S. S.— Du reste, imbécile enchérit sur stupide , et indique ud (défaut plus grand, plus avilissant, plusbooteni-

4. Hèhétè^ du latin hehes^ émoussé, semble éqoin^ loir tout à fait à stupide. Cependant, comme c'est os participe passé, et non pas an adjectif par, il nppHlc une aciion aoulTerle, un effet éprouvé de U pvi dt certaines choses et daou oertaines clrconstaiioea. \â stupide est tel ; ïkàbeie a été rendu lel. Je kùise aux doucereur ce Luigage affété, Qd a'endorl un esprit de mollesse kebsté,

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