DEUXIÈME PARTIE
on $e hlotlisse poar se cacher, ce bat est particulièrement indiqué par m tapir. On $e tapit pour n'être pas vtt« pour 6tre en tapinois , en cachette. Hais il peut se faire qu'on u blottisse sans avoir l'intention de se cacher : c'est ainsi qu'un enfant , pour avoir moins froid, m blottit^ se pelotonne, se couche en rond dans son lit.
TAPISSERIE, TENTURE. Grandes pî&ces d'étoflb qu'on applique sur les murs pour les parer.
Tapisserie a rapport à la façon, à la fabrication de la chose , et tenture à son usage. La tapisserie tsX un ouvrage, le résultat de l'action d'un artiste ou d'un artisan, comme la bijouterie^ la draperie , la coutellerie , la bonneterie , etc. La tenture , c'est ce qui est tendu , ce qui se trouve actuellemeot employé à couvrir les murs et à les^ orner. La manufacture des Gobelins travaille en tapisserie; un décorateur place des tentures, Yoitaire raconte qu'il songea à faire exécuter la Benriade en tapisserie^ promettant a l'artiste d'en acheter pour lui-même une tenture. La tapisserie tendue, mise en place, est tenture; la tenture f considérée dans la main de l'ouvrier qui la fait à raiguille ou au métier, est tapisserie. Une belle tapisserie se distingue par la main-d'œuvre ou le sujet; une belle tenture^ par reflet ou le nombre des pièces dont elle se compose, ce Je me contenterai de parler d'une tapisserie relevée d'or, laquelle on fit remarquer principalement à Psyché, non tant pour l'ouvrage, quoiqu'il fût rare, que pour le sujet. La tenture était composée de six pièces. Dans la première on voyait.... • Lap.
Une seconde difiecence résulte de la terminaison de tenture , et elle est clairement indiquée dans l'exemple précédent, c'est que la tenture est, comme la toiture , la fndture, l'armure, etc., quelque chose de collectif, quelque chose dans quoi entre la tapisserie comme élément. «On distingue les tapisseries par pièces , on les vend à la pièce, on les compte par aunes de cours. Plusieurs pièces qui tapissent un appartement s'appellent une tenture. » Volt. On dit tenture de tapisserie, comme on dit habit de drap ou en broderie, robe de mousseline, bonnet de dentelles. La tenture est donc , suivant l'exacte définition de l'Académie, un certain nombre de pièces de tapisserie ordinairement de même dessin , de môme facture , se servant l'une à l'autre de pendants, ou représentent des sujets ^i font suite l'un à l'autre.
Quand les deux mots s'emploient en parlant d'un ornement qui n'est pas en tapisserie , qui ne consiste pas en une étoffe travaillée à l'aiguille ou au métier , mais qui est composé d'une étoffe ou d'un Ussu quelconque, de cuir, de papier, etc., tapisserie donne idée de la matière, et tenture de l'ensemble : une tapisserie de papier peint (Acad.), une tenture de papiers peints (lo.) ; une tapisserie de brocatelle, une tenture de deuil. Il semble aussi que la tapisserie a moins d'étendue, et que le mot convient mieux quand il est question de petites chambres ou de cabinets.
1" TARDER, RETARDER; — 2» DIFFÉRER, REGULER ; — «• REMETTRE , RENVOYER. Tous ce» verbes*igniûent que, au lieu de faire une chose
sur-le-champ , on se met dans le cas de U fûn ultérieurement, en un temps plus ou moins ïlé gné. On tarde à partir, on retarde son dëput*, on le diffère ou on le recule; on le remet ouo&k renvoie à une autre époque.
!• Tarder t retarder.
Tarder et retarder se distinguent de tow kos synonymes par un caractère frappant, c'est qttib marquent inopportunité , c'est qu'ils ont nppctt à un temps où la chose devrait ou aurait dfl ëtn faite. La chose qu'on larde à faire ou qu'os ntarde se bit ensuite fard, c'est-à-dire apràli temps nécessaire ou déterminé , soit relatlTeoKd à sa destination , soit relativement au iki is ceux qui l'aitendent, et soit que le retard ness de notre faute ou qu'il soit l'efTet d'un accideï, d'un malheur, d'un obstacle. Il faut donc se servir de tarder ou de relarder toutes les fois qu'a aurait dû agir sur-le-champ.
Quant à la différence i mettre entre (ardcrd retarder f elle a été indiquée dani la i" pi-tt, p. 112.
!2* Différer, reculer.
L'un et l'autre se prennent bien dans le sa neutre : on diffère^ on recule, au moment d'tgir: remettre et renvoyer veulent toujours après « un compIén»ent. Quand différer et TecuUr ass actifs, ils ne s'emploient qu'avec des dobb* choses ; remettre et renvoyer se disent égaleuiesl des choses et des personnes. Outre cela, ii^ et reculer expriment un ajournement iod^ai^ii-* ne font point entrevoir de quelle durée tta t délai; les deux autres, qui sont plutôt des te?BB de palais, déterminent l'ajournement, le fsM- Enfin, différer et recuUr dénotent de HiésilHiaB, de la crainte et tout au moins de la pnideeoe, ils tieiment plus aux circonstances doot oi s dispose pas , et de là vient qu'ils ne m&rg^ pas d'époque fixe; remettre et rentoyer soatfe actes d'autorité , des dispositions souveni»' des résolutions bien arrêtées, ils tiennent pbe aux convenances et au libre choix de odoi s^ remet ou rencote , et c'est pourquoi la rtKS i le renvoi sont à époques fixes.
On diffère dans l'espoir de mieux , on mtf dans la crainte du mal. Quan^ on difitn,^^^ perspective d'arriver à un bien; quand on re»^ on se propose uniquement d'éviter un mal "î* dans d^i^rer quelque chose de plus poatiJ^ quelque chose de plus négatif dans rewl^^" (irer, c'est temporiser, c'est-à-dire w Fj^ actuellement, dans l'espérance d'un temps p favorable; reculer, c'est traîner en longa*chercher des détours, des subterfuges, X«^ ser, barguigner, biaiser, tâcher d'éluder qT»?J chose de pénible qu'on ne veut ftire gu'àli»' nière extrémité et à son corps défendant, ^ qu'on sera toujours obligé de subir.
On diffère une chose , parce qu'on coopt*^ ver pour la faire un moment plus V^P^^^ moment actuel; c'est un calcul, un ^^^ dence et de raison. « Dieu peut ^jiP*'*^^* J*^ pense et la peine , selon que l'exige ou le P*^ l'ordre de sa providence. » Mal. « /'aime b»J différer mon plaisir et en jouir i mon ais«»^. « Je voulais goûter dans tout son channc le F
SYNONYMES À RADICAUX DIVERS
sir de la nfoln J*iim&is mkmt le différer w^ peo pour 7 joindre celui d'être ittenda.» Id. «Je n'avais diff/ré jusques alors à tous eiiToyer cette iettre que peur toi» en épargner le port. » Dbsc 311 recuk vue chose, parce qu'on ne TOudrait >as qu'elle se fit, ou parce qu'en Toodrah qu'elle « ftt ie plus tard possible ; ce sot emporte l'idée le gêne , de contrainte ; on cherche à gagner du erniin ou plutôt du tempa : on rnnU le moment l'une entreTue qmi effraye, l'occasion d'un ayeu ]ui coûte , d'u«e ëépease qni pèse, d'une opéraion qui sera dculoureuee. « Pendant m an mon adversaire ne fit que traîner et retuUr le jogenent.» Bcatth. « Le peuple (en nommant des lécemyire) ne songeait qu*à reculer le rètablislement de Tautorité consulaire qui lut était for* mdable. > Viar. • Jugurtha crut qu'il lui restait incore assez de forces pour tnlner la guerre en ongueur, ou du moins pour reculer sa perte de uelque temps. » In. Eriphiie , dsu» tes Amants tagnifiques, déteste le mariage et msmle toujours 9 choix qui la doit engager (Mou).
On diffère Jusqu'à l'occasioa &T0cable; on reuk le plus possible.
On ne cesse pas de ^occuper de la chose difkée^ on ne l'abandonne pas, Ctt est toujours rèt à la faire au premier moment conrenable ; uand on a rectdé une choee , c'est une affaire n'en a laiseée \k , on n'est pas disposé 4 saisir occasion prochaine de la àîn , on s'en oA déurassé et on n'y songe ploa.
a* JRemeOre, renvoyer.
Jleveietrre, c'est ajourner; rencoyer, c'est pns- M rejeter. On rtmet ce qu'en n'a. pu faire; on mvmie eourent ce qu'il ne piatt pas de faire , et insi en s'en débarrasse. Il y a de la réflexion , u calcul , de la prévoyance dans l'action de relettre. «If. Racine est présentement tout occupé finir sa pièce.... H tous prie donc de reineftfs la semaine qui vient le récit que fvns souhaitez ui\ fasse à Mme de Lameignon. • Boa. « le me s «ne petite garde^robe arménienne ; mais l'orage xcité contre moi m'en fit reineMrs l'usage à des ^mps plus tranquilles. • J. J«
uand Yveàn-yvn timet que dans tetre printemps? ardea-foea hien aartent ée rmmmtn à fkatoone.
[aia il 7 a de la hrusquerie , de fhmmenr, de la ïgèreté, de l'indiftérenoe dans raction de remoyer, c Btfwoffer à Aes années de langueur et 'iafirmité Tafiaire du salut, cTest la manquer. » Iass. « Que je ne renoote plus (mon repentir, ma DUTorsion) à un lendemain qfui n'arrive jamais. » ». « De peur que tous ne vous imaginiez peut* tre sur nu lettre d'aujourd'hui que je voudrais mvofer aux Rois votre visite , de quoi je serais ien fâché. • J. J. On doit dire renvoyer ot non as remettre aux calendes grecques. Les tyrans e Tbèbes dans l'ivresse d'un festin rencotewf au mdemain les aflkiras oérieuses. On juge rvmet k uttaine «ne affaire sur laqwUe il veut s'éclairer, ecueillir de plus amples renseignements; Uremoie à huitaine une autrs affinre par lanitude , ar ennui , parce qu'elle lui semble trop longue. n élève fatigué remet son devoir au lendemam; Q élève remcoie au lendemain un devoir dont il
est las, qui lui pèse, qu'il n'a pas le courage de faire.
Quand on r«mef une aAire, on prend dès ce moment avec soi-même l'engagement d'y revenir à l'époque déterminée; m<iis renvoyer exprime, qu'on prend peu de souci de l'affaire , qu'on ne l'a pas à cœur, qu'on tient surtout à sortir de peine , d'ennui , d'embarras.
1CL, SEMBLABLE, PAREIL. Termes de comparaison. Achille, tel qu'un lion, semblable k\m lion, pareil à un lion; de tels discours ou de tels abus, de sem^lo^ies discours ou de cemMo- Met abus, de fareile discours ou de pareils abus , etc.
Tel se distingue des deux autres mots par sa rigueur : il exprime un rapport de conformité absolue, et jusqu'à l'identité. Tel est mon senti* ment : voilà mon sentiment , c'est mon sentiment même. Tel maître, tel valet : dites-moi ^uel est le mettre, son caractère propre, je vous dirai quel est le valet , ses qualités , sa nature. Tel , comme l'adjectif démonstratif u^cetj est propre à rappeler une personne ou une chose dont 11 vient d'être question. « Libanius dit qu'à Athènes un étranger qui se mêlait dans rassemblée du peuple était puni de mort. C'est qu'un tel homme usurpait le droit de souveraineté. » Mon* TBSQ. On dit, de tels ou de semblables discours (Boes.), c'est-à'dire ces discours, ou quelque chose d'approchant, des discours analogues- « Avec de tels ou de semblables sentiments , il faut goûter intérieurement Jésus-Christ » Boss. n Joconde fit un dénombrement des rois et des césars qui avaient vu leurs femmes tomber en teUe ou temblobie pratique. » Lav.
Semblable et pareil sont relatifs, non pas, comme tel^ à l'exactitude du rapport, mais à sa nature. Semblable annonce une rerfemNaiice,un rapport extérieur de traits , de forme , de configuration; et pareiL nn rapport intrinsèque de valeur, de mérite , de force , tme équipollence. On dit, de semi>Mles monuments (Roll.), et un pareil nombre (In. ); de semble^lfs manières (BoonD.), de smiblables disputes (P. R.), et une pareille honte (Mol.), de pareilles lois (Volt.), un pareil mérite (Bouru.). Mes semblables sont faits comme nous; nos parités sont du même degré, du même étage, ils ne nous sont ni supérieurs ni inférieurs pour la condition, le talent, etc. Semblable est un terme de description, concret, significatif dû réel ; paret7 est un terme d'estimation, abstrait, significatif de l'idéal, du possible ou de ThypcÂhétique. « Je ne condamne pas votre réponse ni de semblables dans des cas pamif . » Boss. « La contagion fit un grand dégât dans Athènes : on n'en avait jamais vu de semblable, Thucydide la décrit, afin qu'une relation exacte pût servir d'instruction à la postérité, si un pareil malheur arrivait une seconde fois. »
ROLL
Un irf^et lel qu'un autre n'en difière point; un objet senidiaNe à un autre s'y rapporte; un objet parea à «n autre le vaut, ne loi cède point. Achille, tel qu'un lion, est tout à fiait comme un lion, on le prendrait pour un lion , et on pourrait dire de lui • ce lion s'élance; semtlabZe à un