‹ Dictionnaire des synonymes de la langue françaiseChapitre 431 sur 444 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

par l'atteinte qu'il porta. L'aq>ic a «n ocgme particulier rempli d'une humeur vémiMUU ; la morsure deTaspic eat venimèutê. Une langue qui répand ou distille le Teain a*appeUe, ooa pas vénénêute^ mais veuimeruê; on dit da mèma les traits venimeux de la médisance (Mass.).

En général, vénéneux se dit spécialement des plantes, et venimeux des animaux. Cela doit itre. Les plantes renferment seulament en elles des principes mortels ou malins, ilikut en éviter l'usage; tandis que les animaux piquent, mordent et déposent le yenin dans la plaie* « C'est une obserraUon du célèbre Linnée , que les plantes vénéneuses ont une couleur Uvide et un aspeat repoussant. Elle peut s'étendre au règne aniioal. Tous les animaux venimeux ou féroces ont dans ; l'œil quelque chose qui inspire l'aTersionoa laj crainte. » Jouffrot , traduction de Reid,

Toutefois , on peut se senrir ^ venimeux an parlant d'une plante considérée comme déTolop* pant actuellement sa propriété dététèiOf «t de vénéneux en parlant d'un animal qui a du venin, mais qui , en vertu de n'importe quelle circonstance , ne le conununiqoe pas. « Leurs flèches sont tren4>ées dana Le suc de oertaioes herbes venimeuses^ dont le poison est morteL »FéH. • Ces marécages , couverts de plantes aquatiques et fétides « ne nourrissent que des insectes «tfii^Miai, et servent de repaire aux animaux immondes. »

BOFP.

VÉRIFIER, AVÉRER, CONSTATER. S'asawrer

de la certitude d'une chose.

Vérifier et avérer ont même radical. ICatssiAri- /Ser signifie proprement reconoattre si une chose ou qu'une chose est vériMU; et avérer , reconnaitie si une chose ou qu'une chose est «rata. Vérifier s'applique à une allégation, à une aseertion, à un récit; avérer, à une chose considérée en soi, indépendamment de nous, de notre croyance et de nos discours. Une aocuaatioa est vérité [Lah.) , c'est-à-dire trouvée exacte, fidèle ; un crime est anéré (Rag.), c'est-à-dire trouvé effectif ou réel. On dit djune parole (Boosn.) , d'une prédiction (Roll,), d'un calcul (Volt.) , d'un oracle (Bourd.), qu'ils sont vérifiés ; et d'une dette (Boss., Volt.), d'une qualité ou d'un défaut (Mass., Laf.), d'un miracle (Booan.), qu'ils êoni avérés, Yousvérifiejt un rapport; vous a/eérex un faiL L'écriture et la signature d'un biÛat étant vérifiées , reconnues conformes à la main du souscripteur, l'obligation est avér^, la conviction de sa valeur est établie. L'action de vérv^ fier a pour effet de montrer qu'il n'y a point eu tromperie ; et l'action d'avérer lait voir que la chose est, que ce n'est point une chose en l'air, une imagination. « Elle me dit que son cœur loi battait aussi par la frayeur de toml)er; c'était presque une invitation de vérifier la chose.» J..J. Et j'ai BU par mes jeux mvérer aujoud'hui Le commerce secret de ma femme et de lui» lloi>. Constater^ s'assurer qu'une chose conaleou est constante, veut dire vérifier ou avérer d'une manière authentique et solide. Un fait conetoÂé est devenu notoire par suite d'une enquête formelle. « Les anecdotes de la vie privée des geaa de lettres sont quelquefois ce qu'il y a de plus

à WiifUr «t & ceMMer dm kir k»

toire.» D'Al. « Toatétaftt ainii aeM,eti)inliquament eowloltf , OB Bène les deei esnpdib a For-l'Évèqoau » TobT. «Q ùnt i^ta teiir iiz faita public» «t «matotéi.» In. « Un ocmoL da minaafut établi po» coiMtalw ai les eiptoitiliflB dooneaaient plua da prefit qu'elles ne colierÙBt da déyaaae* » I». « Aratua aaoïté dcniaiÉ qu'oft n'omit avcmB daa moyens witàietfnidb pour aouaonar wi CûtAvast qna da poctirfifiiR au coqaail publia. » Boll. « U aio«tait<iMdai la quinaaiaa] an deivaia donner nna leeôade » présentation da iteviis, qui aoaatBlffgif|iywi da tout la pvhiia le plain anacia éa h pRmièra. > J. 1.

VBftSKR, mtVArantS. Fai» sortir « tn»

porter une liqiiear kor» du vase qui la «oatiot

C'ait m qna vovaer exprima aimptewaLl^ fXMMlra^auirà cetta idée oeile de ce qw deiitf la liqnauv dépkoéaieUe sTHaDd, s'élak,sii» pafia^ Fmaarmarciae affMioa,etffÉ^aa*f4fr sioQ* Oa «irsa as baa; on fépeeé de tdlak odiéa. «Si vooaaappoeei fae tous ki kasi sont pauvm, an vain la cid fafsanrktn sas iaflseneaa, lea fleuves en vaia Vvaseài r^pomlfia dana laa direnes eostréai hftr&li» at l'abondanca. v Laaa. Ce qna vous air» ic* en corps, em. amaa, apcès l'action, ea eatiinp sur «a aaml point; aa que vow fépteix x trouve « aprèa i'antiony 4»rpillé, àmimoit,i^ çà et là. Aussi dtton oaraer da vindasiuAirR; et à nn kamma qui porta un vase pki&,pRB3 garda de tépeixén.

On ^Hfee à deasaia; on ripenà pMt sus k vouloir; l'ean ne ae verws paa elle-silB», aai alla sa répaimA on eila réfemi. « Ceox qui «^ affaire de la lumière d'une lampe ont soin i] verser de l'hvile. » Boll. «Si lafasDedeee:^ qui boit dans cetia oaapa ast infidèle, tMtk s r^MMid à telva. • Lav.

Au figurer refMMdra a'âppliqoe seal à plmrts choses non Uquides> qu'an ne se représeoli p comme décattlant at tombant d'an nsepade ou incliné («arsHt), mais coasme s'étordute tous sens, an différente peints, es éiSxeM lieux, an différente tempa, idée totaioant («• gère au waelveirser. Réfxnére se» ^'"'''^ tous cdtéa; répemdre partout la teneur: kfokl répand U lumièra^ aoa flaur r^paa4 di^ parfuma dana U caanpipm^î un géaéralrf^ ses troupaa dana tous les villages de* eauvin On répand au km uœ dactdne, vm ^V"^ une kéréaie, un bruit, une MoveUai oo f^ r^and dana aoa aurraga dea prinoptt* * maûmaa, da la clarté, da l'agrémaat, àf^ jouemant, aia. «Téiémaqua répanéêW* oorpa da Piaistrata des fleurs à pleines xêM'i^ y ajoutait dea parfums axqois, et ^^^^ larmes amères. » Fiv. < Lee calaaiiés htfn)»* dont catU te^km a inondé si loofteois ^ las paya où aUe eat parvanaa, m'alfligeot^ font verser daa larmes; mais les heneBrt v«^ nalea, qu'elle a r^Msidaet dans lei ti«isi«7">' mes, déchirent mes entrailles. » Voir.

Lorsque lea deux verbes se disent àet ><'* choses, verser signifie les faire couler ou vo»

SYNONYMES À KADIGAUX DIVERS.

rec choix ot mesure, on bien sur un seul point , ir un seul objet; répandre ^ au contraire, anonce qu*on les fait couler ou tomber en plus rande abondance, avec moins de réserve, ou iT un certain nombre de points ou d'objets. «Il if use de vendre son sang à un prince étranger, arce qu*il ne doit le verger que pour son pays , t il veut maintenant le répandre en désespéré 3ntre Texpresse défense des lois. » J. J. — Le tême auteur remercie le prince de Gontf < des ienfaits qu'il a verset sur Mlle Levasseur, et dea }ins dont il a daigné Thonorer. « Ailfeurs il :rit : « Les bienfaits du roi de Prusse , souvent fpandus avec plus 4e générosité cjue de choix , e sont pas une preuve bien sûre qu'on les mé- Lte. > Les bienfaits versés sont des attentions, es distinctions , des faveurs spéciales ; les bienlits répandus sont des largesses. — Dieu verse es grâces sur ses élus ; il les répand sur tous les ommes. — On verse l'argent en petite quantité , u par une continuité d'écoulement, une succèsion pl#s ou moins rapide de dons ou de dépenses our le même objet ou pour un petit nombre 'objets considérés ensemble; répandre l'argent idique étendue et multiplicité de dépenses et de ons, çà et là dispersés sur plusieurs objets. -* On oit une chose sans verser une larme , ou on ne eut la voir sans répandre bien dei larmes : Quoi l vous verset des larmes I Hélas I tout ce lie je vous ai dit m'en fait bien répandre! » ''OLT. c Sans avoir presque versé une goutte de ang^ni répandu de larmes, la Grèce....» Roll. - Un assassin verse le sang d'un homme dont il . résolu la mort; un prince conquérant répand e sang d'une foule d'inconnus, dont aucun n'est aé en conséquence d'un dessein spécial.

J*ai plongé dans son flanc (de Zopire) Ce glaive coosacré qui dnt verser ton sang.

(Séide dans Mahomee). Volt.

: Que de peuples sacrifiés & l'idole de leur orgueil des rois ambitieux)! que de sang répandu qui ;rie vengeance contre leur tête ! » Mass. — On )erse d'une main avare ou au moins avec retelue; on répand à pleines mains. Que si quelquebis on verse aussi à pleines mains , c'est sur un >eal sujet , et non sur toute une classe de perionoes ou de choses.

Les dons (de ce roi) , versSt avec Justloe,

Du pile calomniaienr

Ni da servile adulateur

Ke moiTisaeiil point Vi

lion sa joste renommée ,

Bépandue au delà des mers..

Jusqu'aux deux bouts de Tuniverf

Avec éclat sera semée. 1. B. Rouas.

VERSION, TRADUCTION. Reproduction dans ane langue d'un discours premièrement énoncé ians une autre.

Version^ du latin vertere, tourner, signifie proprement qu'un discours est tourné d'une langue dans une autre; et traduction^ de tradueere, transporter, marque qu'il est transporté d'une langue dans une autre. Or, comme il faut une moindre action pour tourner une chose d'un autre côté , que pour la fkire changer de place, le

mot wrsttm annonce de la part de celui qui fait ce travail une participation moins grande que celle de l'auteur d'une traducHon, La version est littérale; celui qui la fait ne se permet d'altérer le sens en quoi que ce soit , ni même de changer l'ordre grammatical du texte et la construction des phrases; il se conforme au génie et reproduit les idiotismes de l'original. « Le latin des fioritures n'est qu'une version littérale, où l'on a conservé par respect beaucoup de phrases hébraïques et grecques.» Fân. < Rédiger un abrégé de la Bible en meilleur latin que la Yulgate , dont les auteurs n'ont songé qu'à U littéralité de la version. » Lab. Le mot verston signifie par luimême, dans ixne autre acception, sens, opinion, manière de tourner ou d'interpréter : à y a sur ce fait différentes venions,

La fr(uhic(toii laisse au traducteur plus de liberté*; et de là vient même qu'on £t , une tra» duction libre , et jamais une version libre. Si la version n'est qu'une copie , un calque, la Irodiicîion est une imitation plus ou moins approchée. Le traducteur y ajoute aux découvertes de la oersn'ofile tour du génie de sa langue; il s'y conforme aux lois de la correction jet de rélégance; en un mot, il cherche à rendre les pensées comme il les aurait rendues s'il les avait conçues de luimême. Atissi a-t-il son style à lui , et une bonne traduction peut être dans la langue du traducteur une belle œuvre littéraire : telle est la Wor* ducHon fttmçaise dea Géorgiques de Virgile par Delille.

« 3i le traducteur s'éloigne trop de roriginat, 11 ne traduit plus, il imite; s'il le copie trop servilement , il Ikit une version. N'y aurait-il pas un milieu à prendre? » Haric. < Si la version (du Nouveau Testament) de Hons a quelque chose de blâmable, c'est principalement qu'elle afiiecte trop de politesse, et qu'elle veut faire trouver, dans la froducriiim, un agrément que le Saintï^prit a dédaigné dans l'original. » Boss. « Quel* que peut que sdt le volume de Longin, je ne croinis pas avoir fait un médiocre présent au public , si je lui en avais donné une bonne trar duction en notre langue. Je n'y ai point épargné mes soins ni mes peines. Qu'on ne s'attende pas pourtant de trouver ici une version timide et scrupuleuse des paroles de Longin. » BoiL. Gueudeville, traducteur de ff Utopie de Th. tforus, dit, dans sa préface, qu'il a fait une traduction libre, et que, ci on n'aime que les versions scrupuleuses, il ne conseille pas de lire son œuvre. Pour l'explication du latin, Dumarsais veut qu'on place < au-dessous du texte ta version interlinéaire , et au-dessous de cette version la vraie traduction en langue française,... L'enfant passant de la version interlinéaire à une traduction libre , s'accoutumera insensiblement à connaître par le seul usage les façons de parler propres à la bmgue latine et à la langue flrançaise. » D'As.

Au lieu de version interiinéaire (d'Al., Lab.), l'Académie dit traduclion interlinéaire. C'est à tort : l'adjectif interlinéaire a plus d'analogie avec version qu'avec traduction; car il donne, comme version^ Tidée d'un simple mot à mot, d'une fidèle littéralité.

DEUXIEME PAKTIE

Quand on fait la traduction d*un texte, on en lait d'abord la version mentalement; en sorte que la version est le préliminaire de la traduction. Et quand la traduction est achevée, on peut y distinguer la version comme une partie spéciale , c'est celle qui se rapporte à Texacte reproduction du sens. Fénelo:! écrit à Lamotte : « On m'a dit que vous allez donner au public une traduction d'Homère en français. Je ne doute poiat ni de la fidélité de la t^erston, ni de la magnificence des vers. »

Toutes les versions latines, grecques, syriaques, arabes, etc., de l'Écriture sainte , s'appellent exclusivement versions. C'est que les auteurs, par respect pour le texte sacré, ont tâché de le suivre littéralement, de remplacer chaque mot par un mot équivalent de .leur langue , laissant à chaque phrase sa construction , et de mettre l'hébreu lui-même à la portée du vulgaire sous un vêtement latin, grec, syriaque, arabe, etc. Mais il ne suit pas de ce fait, comme l'a pensé Girard « que la version soit essentiellement en langue ancienne , et la traduction essentiellement en langue moderne. D'une part, Bossuet parle des saints empressements des évêques de France à donner des livres d'église , écrits en latin, de fidèles versions. Il dit, à propos d'un de ses ouvrages, qu'il s'en fit une v^sion irlandaise , et qu'on travaille à une version italienne. D'un autre côté , le même écrivain dit quelque part que saint Augustin a soutenu la véritable tradttotion d'un endroit de saint Paul (de grec en latin) avec une parfaite connaissance de la vérité. Rollin dit avoir remarqué beaucoup de fautes dans une vieille traduction latine de Diodore de Sicile; et il recommande en général, pour la connaissance des écrivains grecs , de ne pas se borner aux traductions latines.

La différence incontestable de ces deux mots s'explique encore d'une autre manière que par l'étymologie. C'est que, comme au mot traduction seul correspond un yerbe français , traduire , ce mot doit seul rappeler la part ou le travail , ou l'action du traducteur. Si bien que la version est comme un objet qui se considère par rapport à ses qualités essentielles : elle est vraie ou fausse , exacte ou infidèle, pleine de contresens, ou bien latine, française, allemande, italienne; il exisle d'un livre ou d'un passage plusieurs versions, La traduction^ au contraire, se qualifie par rapport à celui qui en est l'auteur : elle est élégante, dégagée ou lourde, diffuse, prétentieuse. Une version parfaite est très-fidèle , et rien de plus ; une tniiuction parfaite a toutes les qualités de style qu'a su lui donner le traducteur conformément au génie de sa propre langue. Fénelon dit en parlant des livres qu'on doit faire lire au duc de Bourgogne suivant le plan de ses études : c Je ne croirais pas qu'on dût se borner à la Yulgate pour la Sagesse et pour T Ecclésiastique. Je crois qu'on peut se servir de quelque traduction moins imparfaite. >

Le DQot traduction rappelle tellement le verbe traduire, qu'il en exprime quelquefois l'action pendant qu'elle se passe, a L'évêque de Munster faisait Uaduire TouTrage en latin. Mais les guer-

res ayant retardé cette trainutioii, V. rèièq:» de Castorie souhaita de faire imprimer uoe ur* sion latine que l'auteur avait reçue. « Bos:.

Si on appeUe versions les traductiont quoi donne à faire aux élèves dans les coUéret, ctsi moins encore parce qu'on leur demande m:t tout le sens des textes qu'on leur soumet, i;j parce qu'il ne convient pas d'appeler leur tnni^ qui n'est point encore fait, d'un nom quia prime ce travail comme lait avec les qualiié^iji dépendent de celui qui en est l'auteur.

VERTU , PROBITE , W^TÉGRITÉ ; - HOieit- TETÉ , HONNEUR. Tous ces mots désignent Hie:reuse habitude de faire le bien et de fuir le jsù

Vertu est le plus général: il s'applique au.]:! la conduite de l'homme , particalièremeQt i c$ j qui ne regarde que lui, qui ne le suppose ;•::: en relation avec ses semblables. L'homme ttrtueux est moralement bon sous tous les n\p^ il obéit à la raison, il accomplit le deroir ^ qu'il lui en coûte , en dépit même de U sesèlité et des passions. « Il n'y a point detfffiisci combat. Le mot de vertu vient de fortt;]ifn est la base de toute vertu, La «ertu Lmir^c qu'à un être faible par sa nature, et fortpira volonté, s J. J. La vertu est le contraire du!»: « Molière a donné un tour gracieux au rice m: une austérité ridicule et odieuse à la t«rli. <

FÉK.

La probité est uniquement relative au d'vc-s envers autrui , aux devoirs de U vie cirik et consiste dans l'obéissance aux lois institoce ;:-' la société. « Les lois empruntent lean Icre» uniquement des mœurs qui sont autant an-dssus d'elles que la vertu est au-dessus de lip^t bité, » Barth. « L'observation des lois nature!!* écrites est ce qu'on nomme probité; la pratiq» des lois naturelles non écrites est ce qu'co tpelle vertu; cette pratique est proprement Ic^ jet de la morale. ■ D'Aï. Réprimer les pasi.« et les mouvements de la sensualité, rester tjajours maître de soi, est une partie esscttiîU de la vertu, parce que c'en est une de la œ '-« mais la probité se borne , comme les lois éern«, à nous prescrire ce que nous devons faire en* ciété, la conduite que nous devons unir «tffl les autres hommes. « Une religion sanspn*^ c'est-à-dire sans une conduite irréprochable «j vant les honmies , et sans une exacte régalti«» remplir les devoirs de la yic civile » Bore c U probité est un attachement à toutes bT»tus civiles. » Vauv. — Et encore, dans c« limites, la proWl^ est un principe d'action insf fisant, si la vertu ne s'y ajoute pour le m* ter; purement négative, comme la j"^^^*t quelle elle dispose et sert de mobile, éHtàtUt^ mais elle ne commande rien, elle se coD^Jj d'empêcher de nuire , mais elle ne porte ^^ bien faire. La vertu^ au contraire, m«1°-;^' garde autrui, nous donne des ordres posj^ nous commande même ce à quoi nous ne iob^ pas extérieurement et légalement obliges, c»^ à-dire des sacrifices , des actes de h^«"'* 'y^ dévouement. La probité nous rend irreprocû»i« au point de vue de la loi, rien de plus; o»» j^ vertu nous faisant suivre les préceptes

SYNONYMES A RADICAUX DIVEWS.

on science et les inspirations bienfaisantes du œur, nous rend respectables. Cette distinction

été très-nettement développée par Duclos dans 3 passage suivant de ses ContidéraHons tur les laurs. « La fidélité aux lois , aux mœurs et à la onscience , qui ne sont guère que prohibitives , lit rexacte probité: la vertu, supérieure à la rohité , exige qu'on fasse le bien , et y déterline. La probité défend , il fiiut obéir : la vertu omn^ande , mais Tobéissance est libre , à moins ue la vertu n'emprunte la voix de la religion. tn estime la probité^ on respecte la vertu. La robité consiste presque dans rinaction; la vertu git. On doit de la reconnaissance à la vertu : n pourrait s'en dispenser & Tégard de la proité, parce qu'un homme éclairé, n'eût-il que on intérêt pour objet , n'a pat , pour y parvenir , e moyens plus sûrs que la probité, » — Il suit le là que vertu dit plus que probité, c Le péché st un mal plus grand que la perte de la raison . arce que c'est la perte de la probité et de la ertu. » Boss.

Intégrité^ du latin integery intègre ^ intact, ntier, qui n'a point été entamé , touché , souillé, âté , est le nom de la vertu qui n'est point en ore corrompue ou qui ne peut l'être. A ce mo 'attache l'idée particulière de pureté ou de contance à repousser les sollicitations de l'intérêt u les efforts de la séduction. «La disposition our recevoir la pénitence comme remède des échés passés , c'est une fuite des occasions dans 3squelles nous savons par expérience que notre ntégrité a déjà tant de fois fait naufrage. > Boss.

L'homme encore chaste , et dans la première ntégrité de ses mœurs. » Bourd. « Une incor> uptible intégrité, » In. « Vous supposez donc upiter moins intigre (qu'un magistrat) et plus isé à corrompre? » lo. « Je cessai de regarder 'un œil de cupidité le coffre-fort du vieux marhand ; je crois môme qu'il n'eût tenu qu*à moi /en tirer des sacs , que je n'en aurais rien fait, 'avouerai pourtant qu'il y aurait eu de l'impruence à mettre à cette épreuve mon intégrité aissante. » Lks. c Rome avait des généraux ssez désintéressés pour conserver leur intégrité u milieu de leurs conquêtes. » YEai. « En Perse is rois veillaient avec grand soin à ce que la istice fût administrée avec beaucoup d'intégrité X de désintéressement. » Roll. a Intégrité pariite et qui se maintint toujours à l'épreuve de la orniption. » In. « Vintégrité^ l'incorruptibilité, ont des vertus qui méritent à peine d'être releées dans Scévola. » In. « La crainte salutaire le la censure était comme la gardienne de la Qodestie , de la pudeur, de la justice , et en géléral de Vintégrité des mœurs. » Id.

Honnêteté et honneur viennent tous deux du atin honor, qui signifie ornement, parure, eauté , estime, considération. Les principes d'acion quMls expriment portent à faire, non pas ce :ui est moralement bon, mais ce qui est moraleaent beau , non pas précisément ce qu'on doit , nais ce qui convient; ou ils portent à faire ce jui est bon et ce qu'on doit, considéré comme léccnt, distingué, ennoblissant. En faisant ce lue demandent la vertu et la probité , on s'ac-

quitte, on mérite, on satisfait au devoir; en suivant les règles de Vhonnéteté et de Yhonneur, on s'honore , on s'élève , on grandit à ses propres yeux , on gagne en dignité , on devient à un certain degré admirable, ou au moins comme il f^ut, on orne, pour ainsi dire, sa vie et son ftme. On commet une mauvaise action, on se rend coupable, digne de châtiment , en manquant à la vertu et à la probité; c*est une honte , une bassesse, une dégradation, de manquer à Vhonnêté et à Vhonneur , on doit en rougir.

Quant à.la différence de Vhonnéteté et de Vhonneur ^ elle est palpable. Vhonnéteté est subjective et réside dans Tâme; l'/umneur est objectif et dépend de l'opinion des autres à notre égard. « Couvre ma faute de Vhonnéteté de tes sentiments ; (fM ton mérite efface ma honte. Le seul honneur qui me reste est tout en toi; et, tant que tu seras digne de respect, je ne serai pas tout i fait méprisable. 9 J. J. c II est temps de sacrifier au devoir et à Vhonnéteté une passion honteuse. Ecoutez une fois ce que Vhonneur d'un père et le vôtre exigent de vous. » In. Vhonnéteté d'une femme, c'est sa manière de sentir, de penser et d'agir; son honneur, c'est la réputation dont elle jouit. Qui agit par honnê^ teté tient à l'estime de lui-même ; qui agit par honneur tient à l'estime du monde. Il se peut que Vhonnéteté exige le sacrifice de Vhonneur. On ne perd Vhonnéteté qu'en se dépravant; il suffit quelquefois d'être calomnié pour perdre T/ionneur. Les règles de l'honnêteté sont essentielles et fixes comme celles de la vertu; les règles de l'honneur sont variables et sujettes aux préjugés, cooune l'opinion. — La crainte du mépris est si puissante, qu'elle nous porte souvent à des actes de délicatesse et de générosité dont nous serions peut-être incapables sans ce motif; aussi, dans l'esprit des hommes, l'honneur l'emporte sur Vhonnéteté y il marque plus de loyauté, de magnanimité , de noblesse.

VESTIGE, TRACE. Marque du passage d'un animal et particulièrement de l'hoinme.

Vestige y latin ^vestigium, signifie, dans les deux langues, l'empreinte des pas. Tracer du \aX\i trahere, traîner, tirer en long, d'où tractue, traînée, sillon, suite, exprime quelque chose de long ou d'étendu : une voiture , la foudre, un reptile, tout insecte qui rampe, et rhomme qui glisse laissent une trace ou des tracée.

Les vestiges sont formés par un animal ou un homme qui marche ixir la terre mo!le, le sable, la neige, où ses pas restent imprimés; et si ces vestiges ou ces pas sont sur une ligne plus ou moins prolongée , ils font une trace.

Le vestige indique qu'il a passé là un homme ou même quel est cet homme. « Que ue ferait point un homme transporté dans une île déserte pour y chercher quelque marque d'habitation, quelque vestige d'homme? » Fén. On sait quelle fut la joie de Robinson , lorsqu'il découvrit des vestiges d'homme sur le rivage de la mer. On confronte quelquefois la chaussure d'un accusé avec àes vestiges remarqués autour de la demeure d'un homme ([\n a été tué (Volt.). Mais la trace

DEUXIËHE PARTIS:

indique 1& Toia qu'a raiTie un homoiA : ètm ou marcher tur les traeet de quelqu'un. Lorsque U lionne qui a mis bas craint d'être dèoouferte, elle eflaee ses fra«ef avec sa queue (Botf.)- 7- • Un satyre, qui suiTait une nymphe qui fuyait tout éplorée , s'arrAU et dit : Je passe ma yie siff les traeei d'une bergère forouche, malheureux quand je la poursuis, plus malheureux encore lorsque je l'ai atUinte. » MoimsQ. — On reconnaît, on constate des vestiges; on suit ijne froee ou des traces, Ge qu'on considère dana le ossl^, c'est son existence même ou la foone; daaa la trace f c'est sa direction.

Vestige, qui désigne an propre une ma«|ae profonde et distincte, produite par Timprevien d'un corps, signifie au figuré quelque chose de réel on qui a de la consistance , un raete ou une partie qui reste d'un objet qui n'est plus. La Irooe est plus légère, plus superficielle, plus abs^ traite; c'est un trait, une oîsibre ou je ne sais quoi de yague. Il ne reste d'une chose réelle aucun vestige , et de son existence aucune froce. «Les cailloux creux se forment, dit-on, autour d'un noyau. Mais.on ne Yoit aucun débris, aucun vestige de cette prétendue matière du noyau.... Doit-on supposer qu'un aussi gros noyau se f At anéanti , sans laisser aucune trace de son existence? » Buff. « On &xt semer du foin sur tous les endroits labourés, et fherbe cache bien> tôt les vestiges du travail... ; et on ne voit nulle part la moindre trace de culture. » J. J. Un fait n'a laissé dans l'histoire aucun vestige , quand il n'est consacré par aucun monument historique; il n'a laissé dans Tbistoire aucune fracs , quand rien d'historique n'y fait allusion. Il ne reste plus de vestige d'un édi6ce (Mass.) , d'un bourg |Laf.), d'une nation (Mass.), d'une couleur (BoFF.); il ne reste plus de trace d'ordre (FâH.), de liberté (Gond.) , de certaines doctrines (In.) , de certaines Tentés (Boss.), d'une querelle (Volt.), on regarde les souvenirs comme des traces faites dans l'esprit ou dans la mémoire.

Du reste, comme vestige est le seul de ces deux mots qui reproduise exactement un mot latin de même signification , il ne diffère quellefois de trace qu'en ce qu'il est plus noble : selon l'Académie, on l'emploie surtout dans le style soutenu. Massillon dit des croisés qu'ils allaient en terre sainte adorer <x les traces des pieds du Sauveur, » et quelques lignes plus loin, cses sacrès vestiges. »

VÊTEMENT, HABIT, MABlLLElfBRT , AGOOU- TREHENT. Ce qui sert à couvrir le corps.

Le vêtement ne se considère que par rapport à cette destination commune. 11 est cominode ou gênant, large ou étroit, chaud ou léger, dur ou délicat. Et cette destination, le mot vêtement la marque bien d'une manière absolue. « Suivant les stoïciens, quand nous laissons notre corps, nous ne faisons que poser un vêtement incommode. > J. J. « Qu'était-ce que le vêtement de sainte Thérèse? un rude ciUce. » ^ouan. « Saint François Xavier était aussi peu attentif à sa nourriture , à sa demeure , A son vêtemmU, » In. « Fournir à quelqu'un la nourriture et le vête- «enl. > In. « Pourquoi vous mettez-vous en peine

' pour le oAsuMil? » P. B. «le nagiitmfiA yetUer A ce que l'escbfe ail u noarritut asi vétetuni^ « Hohtiso. c Les viritaUn fnvm sans «êtemetU et sans nourritnn. • Tou. lûm trouvé dans plus d'une Hé des peupla fd a connaissaient pas les vêteakeiOs. aïs. «De boa» maisons , de bons vêtem/snts , de la boa&e de», avec de bonnes lois et de la liberti. > lD.ib lait de religion on a en une coodaite dinctaot contraire A celle qu'on a eue eu fût d« «Aami de Jogemeat et de norniitore. » b. c Lapracr pales occupationa de notre espèce sont k kp ment, la Maffntare«tle«éliaMRl.«I]k

Bàkii^ du latia AobOut, nMDièfed«tai (habere) son ooipe, dent en se tieotexlènc» ment , âgnifio le vétemmi quant i sa fcnae si son apparenoe : rJMtlestdetelkoalcUic»

leur, riche ou ptwrt, briUaii ou Dodesti,ii mode om suranné , long on eovt. J. J. IWisai dans son Antle, recommande de tenir Isa' UluU au laife dans leur vêtemetU^ et ûrH d'insensés gouTemeurs qui menacent kuistfn d'un habit plue grossier et pins simple cm é'ua diâtiment. C'est pomqnoi, an lin ^^ vitemaU n'est que pour l'usage et hoonu^ Vhabit est aussi pour l'onemeat, ctni^ comparé à celui de vêtement, est propit lisgner quelque chose de plus dikingvé m ii moins commun. Sabit à la mode, à tofruti« à l'espagnole, A l'antique (Acas.). La nan^J hii6cfi (Bounn.). « Un ministre de Dinqs:! de sa profession que le caractère etl^ii^ en avoir la sainteté et le zèle.» I». «StresiA* dans ses habiU,» In. «Se montrera réglée »« des habiU magnifiques et brillaoU. > I^ <'^ Mnl de bourgeois. » Boss. < La bsise se es» souvent sous un habit de piélé. > Id.

Et le poil et YkahU déguisent «rudoMBl. H^ « Dès rige de douze ans, Marc Anrèkprill» Int de philosophe. » BoiL. c Auxxreiin'» des , le pourpoint et le petit masteav ^ VhabU de toutes les cours. » Volt. « I^ P^ Edouard et ses oompagnoiis errsieDt tat^^ vage n'ayant pour habits que des Umbeau J»' chirés de vêtements à l'usage des inootigtin^' ID. « Là votts changepei vos vétesmti « * vages en habUs royaux. » In. « Uij«w à\\ i» mée : Je vous demande que voos e^"^* vêtemente délabrés en magnifiqnes ^^i«- '

Ensuite, comme hoWI se rapporte 1 1|^ rieur, il exprime les diverses f»"»**.*^ ments que l'usage et U mode oot fau*^^ suivant les temps , les lieux, les sexes. ^ ditions, les états, les saisons, «wP^'f^ exercices comme la chasse, »» P*''^ divertissements, un bal, une noce, onp^ (êtes et des cérémonies, ou pour tèswigBff deuil à la mort d'un parent. ^

VhabîUement, manière de •'habiller «^ nière d'habit, est propre à une perwnne. f'

Boss. C'est souvent' un habU de fanUis»-

STNOimi» A, RAMGAUX DIVERS.

portrait ^e Koro fait par hii-mâaao eat una groaw tête avec une barbe norrible, um physionomie ftntasque et un habHUfMMi fM Teat ancore plas. » Fin. « Au lieu de chapeau, il n'avait qu'un bonnet de nuit, entortillé de jaxratiècea de différentes couleurs , et cet habiUm$»t de t6te était une manière de turban. * Scajiiu Bourdaloue, dans un de sea sennona» a'élére contre certains hafnllements inunodestea, que ni la coutume ni la mode n'autoriseront Jamais , suivant lui. V habit est réglé par l'usage, rAaWUemenl dépend du goût ou de U fantaisie de chacun. Deux personnes portant le même habU peuvent néanmoins différer par VhabUUmenit suivant leur manière de s'ajuster, suivant qu'elles aftvant disposer leur hatni avec plua ou moins de aoin ou de négligence, ou suivant qu'elles emploient ou n'emploient pas , on qu'elles emploient bien ou mal certains accessoire* arbiicaires, destinés à rehausser Vhabii sans en faire eaaenAiellement partie, comme dentelles, rubans, manchettes, jabot, omeoMUts de tête, colliers, boucles et différents bijoux placés sur différentes parties du corps. « Le jour de la représentation venu, chaque acteur ne s'occupa que de son habUle- «lenl. 9 Les. « Pourquoi ne suia-je pas distinguée des autres par l'or et Ja pourpre que je suis en état de Caire briller dans mon babillêmitd? » RoLL. Mme de Sévigné dit au s^jet d'une femme qui ne savait pas s'ajuster : « Son habiUewient m'a paru une mascarade. »

Quelquefois rhahtUemenI, an Ueu d'être propre aune seule personne» convient à uttee^)èce dans le genre : parmi les soldats qui toua portent Vhàbit militaire, les hussards se distinguent par la richesse de leur hakUUmnU. La toge ^t VhabU des Romains, at le laticlave (sorte de toge à large bordure da pourpr^} , VhMllewant des séoateur» (Rou^).

L'oecoHlremefit est un haHUament singulier, bizarre , ridicule. Voltaire dit au aujet daa pénitente : « Ce Bendt un beau spectacle que rEuropc en capuchon et en masque, avec dau^ petits trous ronds devant les yeuxl Pense-t-on de bonne foi que 0ieu préfère cet OM^ulremMl à un jusuucorps? » Il se peut aussi que Yatcoutretnent soit quelque chose de misérable. Sertorius s'attachait les barbarea de rjSspagne en leur donnant des tuniques et des cottes d'armes des plus belles étoffes; c et cola chatmaii ces peuples, qui n'avaient jamais connu qu'une vie preaque sauvage et les pkia vils occontremenlc. > Rou.

TÊTU, EBVÉTU, HABlUl , AVFDRUfc, JA- GOTÉ. Dont le corps est couvert ou enveloppé de certaines choses.

74tu et reKêtm ont été distingués Tua de l'autre dans la I** partie, p. 111. On est «tf(u de ce qu'on porte d'ordinaire pour le besoin et la oommodité ; on est revdl« de ce qu'on porte par-dessus le vêtement comme un insigne, une marque d'honneur ou de dignité. Le prAtre et la magistrat, vêtus plus ou moins légèrement suivant la saison, se montsent dans l'exercice de leur charge revitui de tels ou tels habite, comme il convient aux hommes de leur ordre. EabiUéy du latin AoMhia, extédoo^ a rapport

i la fonnet, à l'air, & la manière dont on est mis, an pdat de vue du goût, de la mode, ou relati* vement à certaines circonstances, comme una . cérémonie joyeuse ou funèbre, un bal, une noce, ou un enterrement. Vêtu ou revêtu, on est couvert ; hàUllêt on est ajusté ou mis de telle façon. « Par un progrès ultérieur et révolutionnaire, les femmes en sont venues à s'habiller sans sa vêtir , grâce aux tissus légers qui , en dessinant les formes de leur sexe , ne refusent aux yeux que là nudité absolue. » Lab. Un homme bien vêtu , c'est-à-dire commodément , de façon à braver les intempéries , peut être mal habillé ^ c'està-dire sans élégance, comme on ne s'habille plus, ou comme on ne doit pas s'habiller dans le cas où il se trouve. On est différemment hahiUé chex les différentes nations , et dans une même nation suivant les caprices de la mode. U y a des personnes toujours mal habillées faute de soin ou de goût pour la toilette.

Affublé et fagoté signifient étrangement habillé. Mais ce qu'il y a d'étrange dans VaffubleuierU, c'est la chose même , elle n'est point faite pour être portée par celui qui en est couvert ; ce qu'il y a d'étrange dans la personne fagotée , c'est la manière dont elle est ajustée. Aussi affublé ne se dit-il qu'avec indication de la chose, et fagoté, avec indication de la manière. « Le dronte a des ailes et une queue disproportionnées ; on le pren* drait pour une tortue affublée de la dépouUle d'un oiseau. » Buff.

Vous voUé Ja^ê d'une plaisante sorte.

(MascariUe a LéUe, déguisé en Aiménien, dans VÉtaurdi]. Mol.

«- « Quelquefois les chasseurs, pour surprendre les oies sauvages, se présentent affublés d'une peau de vache et n^archent en quadrupèdes. » BuFv.cAh I mon Dieu! miséricorde 1 Est-il temps d'aller en masque? Qui vous a fagoté comme cela?» (Mme Jourdain à M. Jourdain, babillé en Turc, dans le Bourgeois gentilhomme). Mol.

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