DEUXIÈME PARTIE
voilà , qui s*amuse à couper du bois. > On condamne des propositions dans le livre où elles se trouvent , et a on les condamne en qnelque lieu qu'elles se rencontrent, » Pasc. c II n'y a qu'une bonne expression pour chaque pensée : on ne la rencontre pas toujours. » Labr. C'est-à-dire qu'on n'a pas toujours le bonheur ou la chance de la trouver.
3* Trouver marque plutôt quelque chose d'ordinaire et de commun, et rencontrer quelque chose de rare , d'accidentel , d'extraordinaire ou même de simplement possible. « Les obstacles que Charles XII et son armée avaient trouvés jusqu'alors dans la route étaient légers en comparaison de ceux qu'on rencontra dans ce nouveau chemin. > Volt, c Je ne sache pas qu'oji ait encore rencontré du vrai lapis en Europe... On le trouve en Tartarie. On en a aussi V^ncontr^f dans quelques endroits au Pérou et au Chili. » BuFF. « Il y a toute apparence que ce grès, qui se trouve en Turquie, se rencontre aussi dans quelques-unes des îles de l'Archipel.» In. «L'espèce du moyen duc est commune et beaucoup plus nombreuse dans nos climats que celle du grand duc, qu'on n*y rencontre que rarement en hiver; au lieu que le moyen duc y reste toute . l'année , et se trouve même plus aisément en hiver qu'en été. » Id.
TROUVER , DÉCOUVRIR , INVENTER. Arriver à apercevoir, à remarquer ou à connaître quelque chose.
C'est ce que rrout7er exprime simplement, sans aucun accessoire particulier, si ce n'est qu'il marque moins d'effort que les deux autres verbes. On trouve sans peine , même assez souvent par hasard , on a le bonheur de trouver. « Leibnilz donna dans les actes de Leipsick les règles du calcul différentiel , mais il en cacha les démonstrations. Les illustres frères BernouUi les trouvèrent , quoique fort difBules à découvrir, * RoLL. Les premiers télescopes à réfraction ont été trouvés plutôt qu'inventa* (Cond.) , car c'est le hasard qui en a donné l'idée, c Pour une vérité qu'on trouve par hasard , on court risque alors de tomber dans bien des erreurs. » Id. > Quand Molière a intenté un caractère, il en a Irouv^ les traits dans dilTérentes personnes, et il les a comparés pour les réunir dans un certain point de vue. » In. Il arrive quelquefois de trouver une chose en cherchant à en découvrir ou keninventer une autre.
Découvrir, ôter ce qui couvre , dévoiler, c'est trouver quelque chose de caché ou de secret. Ce qu'on trouve était bien sans doute hors de la portée actuelle ou hors de la vue , mais non pas cependant invisible ou couvert. Une chose étant simplement égarée , vous la trouvez quand vous arrivez à la place où elle est, mais tous ne la découvrez pas , car elle est manifeste et sans enveloppe. On trouve une .personne chez elle, un ami à la promenade , des denrées au marché ; on ne les découvre pas, car ils y sont à découvert. Mais on découvre des conspirations, des menées, et on ne les trouve point, parce qu'elles ne sont pas apparentes. La terre a sur sa surface , exposés au grand jour, des animaux et des plantes, on
les trouve; elle renferme dans son sein des mi. nés et des sources , on les d^cowife. On a tmxi une nouvelle végétation, mais une mli&ence d'hommes , dans l'Amérique , àkouurte par C^ lomb , ou dont Colomb a le premier constaté et révélé l'existence.
Inventer^ imaginer, user d'tnveiittofi, être «• ventif^ se distingue aussi par une nuance remarquable : c'est trouver ce qui n'existait point, quelque chose de nouveau.
Si Dieu n'existait pas, il (kodrait ViâwenUr, Tau. On trouve un trésor, on tiiveiits uns machia!. « Richard Coeur de Lion attaqua un châteto h Limousin où il y avait des trésors que le se peu: du lieu avait trouvés. En reconnaissant la piice. il fut tué d'un coup d'arbalète, qui était uoiastrument qu'il avait inventé lui-même. > Bos. On trouve la solution d'un problème; mais od àvente un nouveau problème ou une nouvelle» lution d'un problème. « Les savants de TEunifi firent des tables pour trouver en tout Um^^'i déclinaison des planètes, laquelle étant jointe i l'observation des hauteurs méridiennes, sert i trouver les latitu Jes. Us inventèrent diTers«so^ tes d'instruments pour faciliter l'obsemtioQ^ astres. » Roll.
Entre d^couvrtr et inventer la diflereocc etf par conséquent facile à indiquer.
Pour découvrir, il suffit de mettre ea Iimière ce qui existe, mais caché; ponrtnftter^ il faut mettre au jour ce qui n'tssx\ point jusque-là. Le mérite de découtrif est de lever les obstacles qui empêchent de ^ ou de connaître la chose telle qu'elle «t ts la nature ou en elle-même; mais le mérite d'oventer est surtout dans l'art de créer, ntii qu'il est donné à l'homme de le faire, c'est-à-di^ le plus souvent dans l'art d'employer des moftci particuliers ou de former certaines combiiuLv::3 d'éléments ou de matériaux naturels pour piodi^^ i quelque chose de nouveau. On découvre mh^^'' une planète , on invente un composé nooveM b-- I machine , une méthode ou un système. U ^j avoir découvert les propriétés de l'aimant ^^ inventer la boussole. Harvey a déeoutert Ii circulation du sang; on ne sait pas encore cem^ nement qui a inventa la poudre. « Arant B:c^ on avait découvert des secrets étonnante ; oa v^ inventé la boussole , l'imprimerie, la graTire» estampes, la peinture à l'huile, les glaces. ki lunettes, la poudre à canon , etc. » Voir.» Hsf* gens d^ouvrtt l'anneau et un des sateDites-* Saturne, et Casslni les quatre autres. On W» Huygens, sinon la première invenlio» des bû* ges à pendule, du moins les vrais prineipait^ régularité de leurs mouvements. » lo. « ^ ?f l'âme découvre les règles de U justice, «j bienséance, de la société.... Les anfouuic^ rien tnvent^ de nouveau depuis i'origi^ ^,^ monde. » Boss. La découverte suppose de \'i>^' et des recherches; Vinvention, ds li (^ d'esprit ou du génie. On découvre en ^^J^^^^l en astronomie , par exemple ; mai» on «'«'*• plutôt en industrie et dans les arts. (Voy.i*^' verte , invention , p. 492 et 493.)
TOBE, HJTAU. Corps cylindriqaei, ^t^^
SYNONYMES À RADICAUX DIVERS
iois
dedans, donnant ou pouvant donner passage à Tair ou à tout autre fluide.
Tube est le latin fubu5, qui a le même sens; mais il est douteux que tuyau Tienne du latin ou du grec , ou du moins , s'il en vient , ce n*est certainement pas d'une manière directe et évidente. D'où il suit que tube est un tenue de science, et tuyau un mot de la langue commune. Nous disons le tube d'un baromètre , et un tuyau de cheminée. On appelle proprement tubes des choses dont les savants se servent pour faire des observations et des expériences; les tuyaux sont pour les usages ordinaires et familiers. En physique et en astronomie on étudie la nature et on expérimente à l'aide de tubes; nous employons différentes sortes de tuyaux pour conduire des liquides. L'ingénieur pour les instruments de physique et de mathématiques fait des tubes; l'ouvrier en plomb, en fer, en maçonnerie, faii des tuyaux. De même à Tégard des choses naturelles : le botaniste reconnaît des tubes à certaines fleurs , et parmi les organes que Tanatoxniste découvre dans le corps des animaux se trouve le tube intestinal (Buff.); mais on dit communément un lui/au de plume, un tuyau de paille , le tuyau de Toreille.— «Galilée observa les eflÎBts des pompes aspirantes ; et , s'étant assuré que l'eau n'y monte qu'à 32 pieds , et qu'au delà le tuyau demeure vide , il conclut qu'on n'avait point connu la vraie cause de ce phénomène. Toricelli la chercha : c'est à lui. qu'on doit la première expérience du tube renversé , dans lequel le mercure se soutient à la hauteur de 37 pouces et demi. » CoNn.
Le tube se considère surtout an point de vue scientifique ou abstrait, quant à sa figure. « Le bout de cette foliole est rond et creux, en forme de lu&e. » J. J. « Les stalactites, soit en forme pyramidale ou cylindrique, ou en tubes. ...»'Bvvv. Mais c'est principalement l'idée de la matière ou celle de l'usage de la chose que réveille tuyau. Va tuyau de bois IBeaum.), de fer (Yolt., J. J.), de corne (Volt.)*, un tuyau de fontaine (Acad.), de soufflet (Buff.), de conduite (Acad.). «Pour moi, qui viens d'observer le soleil et la lune à leur lever et à leur coucher, avec un large tuyau de carton qui me cachait tout l'horizon , je puis vous assurer que je les ai vus tout aussi grands que quand mes yeux les regardaient sans tube, 9 Volt.
D'ailleurs, en poésie tube est sensiblement préférable à tuyau. Voltaire dit dans une épître au roi de Prusse :
Songez que les boulets ne vous respectent guère , El qu'on plomb dans un tube entassé par des sols Peut casser d'un seul coup la tôle d'un héros.
TUMULTUEUX , TURBULENT , SÉDITIEUX. Ces
Imots attribuent un défa'ut de tranquillité et I d'ordre.
Mais tumultueux , du verbe latin tumere , être enflé, transporté, représente ce défaut comme actuel ; au lieu que turbulent , de turba , trouble , le fait concevoir en puissance. Ce qui est tumultueux est ou arrive en désordre ; ce qui est tur^ butent excite , porte ou tend au désordre. Ce qui est tumultueux n'est pas paisible, ne se fait pas paisiblement ; ce qui est turbulent n'est pas pacifique , mais propre ou enclin à produire du trouble. Une vie tumultueux se passe et une assemblée tumultueuse se tient au milieu du bruit et de la confusion; un homme ou un esprit furlwttffit est remuant , disposé à fiaire du bruit et à mettre les choses en confusion. « Us devinrent aussi pacifiques qu'ils avaient été auparavant turbulents et inquiets. » Roll.
Le caractère nettement distinctif de séditieux , c'est son rapport à la politique. Une réunion séditieuse est composée de révoltés, de gens animés ou même armés contre l'autorité établie; une réunion tumultueuse est orageuse, bruyante, composée de brouillons , de gens qui ne s'entendent point, qui parlent violemment et sans ordre sur un sujet quelconque.
Séditieux diffère de turbulent d'une manière non moins sensible. Les tribuns du peuple chez les Komains étaient des magistrats séditieux (Boss.) ; on dit des écoliers turbulents (J. J.) . la turbulente jeunesse (lot); un oiseau vif, inquiet et turbulent (Buff.). L'esprit séditieux est un esprit de rébellion qui va ou tend à bouleverser l'état ; l'esprit turbulent est , au physique ou au moral , un besoin de se mouvoir et de brouiller, qui dérange les choses au dehors ou altère la ' paix au dedans, dans les esprits ou dans les ftmes. — Que si quelquefois ce qui est turbulent influe aussi sur le repos public , c'est â'une manière moins directe et moins forte , c'est par de simples partialités, par des brigues, des démêlés, des disputes théologiques, plutôt que par dea soulèvements et par un appel aux armes. < Les partialités se multipliaient à Rome, et les esprits turbulents y trouvaient de nouveaux moyens de brouiller et d'entrependre. » Boss. « La réforma a pris l'esprit turbulent et séditieux qui avait été conçu et qui s'était conservé dans l'hérésie. 9 lo. « Ces sentiments des pharisiens se coulaient in« sensiblement parmi le peuple, qui devenait inquiet , turbulent et séditieux, » In. « Ces missions sont tolérées, malgré le peuple égyptien, toujours turbulent^ séditieux et lâche.» Volt. « Lucius Junius (tribun du peuple) était un homme turbulent et s^difteua;. » Roll.
Concours tumultuextx (J. J.); naturel turbtiUnt (Borr.) ; citoyens séditieux (Roll.).
DEUUÊME PARTIE
, SVPLOTEE, SB SERTIR. Ces trois teiines sont définis de même par l* Académie, faire U99g4 de. C'est là en effet leur signification comamne , qui serait ainsi parfsitement indi^ttée* si MOf e ne dérivait d'user. On dit ea parlant des mots, du tesips, d'une antorilé* de la taiaon, qv'on en «#« , «{u'ou les emploie et qu'on l'en «ert. Bieu ou mal uter «t <c semr d'une chose,. r#fii|iIoyer bien ou mal.
Uier vient du latin uH , Hfum , dont le sens est le même. C'est pourquoi il se dit particulièrement bien en termes de droit et de morale , et emporte ridée de droit ou de devoir. ZZser d'un droit (Volt.), d'une permission (In.), de ri* gueur (Mol.), d'indulgence (Pasc.}, de circonspection (ACAD.), de représailles (Volt.); user sobrement (AcAD.), modérément (1. J.); toutes locutions dans lesijuelles user convient seul. « User de la grandeur avec modération, des richesses avec miséricorde , de la vie avec un généreoi mépris. > Ylècu.. — • Ensuite, user rappelle «SOiire , c'est-à«dire exprime une coutume , quelque chose d'habituel, seul caractère distinctif attribué hueer par I«eroy et CondiUac. User d'un certain régime (Acad.). «Voyez de quel pain tiseni les pauvres, « Bourd. « Usss-vous de beaucoup de vin?»PASC. « Ulysse entre dans le bain. U n'en avait pas usé depuis longtemps. • FéN. « Auguste voulait qju'on usât de répétitions fréquentes plutôt que d'être obscur. » In. « L'on doit user de termes qui soient propres. » Labr. « Si vous étiez parmi deagens qui en usent ordinairement (de tabac) , leur discours et leur mauière vous engageraient peu à peu à vous en servir, et l'usage vous y assujettirait comme les autres. » Mal. « Mithridate pensa que LucuUus userait de sa réserve et de sa circonspection ordinaire.... LucuUus vainquit deux grands et puissants rois par deux voies tout opposées. Il a la gloire d'avoir su employer , soit une lenteur agissante , soit une audace qui écarte le danger en le prévenant. > Koll. — Enfin, user est absolu et ne comporte pas les déterminations. On dira bien en -général et d'une manière toute formelle , c'est-à-dire sans avoir égard à la nature ou au genre de la chose dont il s'agit , user de remèdes,, d'artifice, de violence. Mais si on veut spécifier, user ne sera pas le mot propre, c Les Lapons usent de quelques remèdes.... La seconde manièse i'emplot^er le fromage pour les maux extérieurs ou intérieurs est de..... » Rboh . « Qui sait si vous n'employer pas pour me séduire une adresse mieux entendue? Mais non, vous n'êtes pas capable d'user d'artifice avec moi. » J. J. « Comme pécheurs, nous avons perdu le droit d'tt*er des créatures , et de les faire servir même à nos besoins, loin de les employer à nos plaisirs. » Mass. « Vous me demandez si user d'un tel artifice de parure est un crime? Mais n'en avez-vous jamais abusé? N'avez-vous jamais em-
ployé ces eoîns, cer plaisirs, ces aitifleai nrompre des cœurs? » In.
« Quand on est obligé abuser de qadqQsmfl* leries, fesprit de piété porte i ne 1ae«f)oyr que contre les erreurs. » Pasc.
Employer et se servir ne marquent fia âe moral , d'habituel et d'absolu. Par là , ils dSlBrent nettement d'user. Us ne sont guère moiosdislioâs l'un de l'autre.
Employer^ à'impïieare, plier dsns^ engager dans , c'est appliquer, donner une destiBati(m.Sf servir» c'est tirer un service y une aide. iFiB s'atucbe plutôt rid^ de matière, et à Xvûk celle d'instrument. On emploie de rétoffe (Aos.), du bois , de U pierre (In.) , de l'or (YoLT.),«h tmpiiqyaia, en les faisant entrer comme va&a dans certaios ouvrages ; on emploie de mtoe è l'argent , son bien , une partie de son retenu, aa terrain (Acad.) en les appliquant ou en les aActant à tel ou tel objet. Et on emploie plo en nM>ins de toutes ces choses, peu ou BeaosKPi assez ou trop. Mais on dira plutôt seterdr^ struments (Boss.), de la règle et da m^ (ACAOO , de lunettes (Volt.) , de la boussole (lo.). de certainea armes ((Moht^ sq.) , d'une ctftiiae méthode (Pasc., Cond.)i des signes do Uspge (CoNO.). c Un homme aura employa ses smi réveiller mille faits injurieux et ealomnieix>i se sera servi de la plume pour les tracer sa le papier. » Bouan. — De cette première diflêrflw s'ensuit une seconde , qui est bien remuqas^^^ c'est qu'on emploie ce qu'on a et qu'on uvtiii quelipie chose d'étranger : la matière est qoelq* chose qui est sous notre main , à notre dispos* tion, et un instrument, tout comme un m^ teu/r, est quelque chose d'autre que doqs appelons à notre secours. On emploie tout sos aprit, tout son art, toute son industrie, tous» soins ^ toute son éloquence (Acad.), tous ses^forts (Pasc) , sa puissance et son étude (Id.), pov arriver à quelque but. On se sert des meab.es. des chevaux, de l'argent ou du crédit (IcapI^^ autres, de leur faiblesse , ou de l'amitié (^'^ ont pour nous (Mol.); on se sert d'un enafi» pour en vaincre un autre : c'est ainsi que l^p mains « se servirent d'Euménès et de IbssiBÛtf pour subjuguer Philippe et Antiochus. > f^ TSSO* « Les Carthaginois se servaient de troBps étrangères, et les Romains emplcyaieii ^ leurs. » ID. —Enfin, employer se dit plat&pt' l'ordinaire; et se servir^ par rapport à uoeoc^ casion , dans un cas difficile. On emploit de moyens connus et communs, on empkû^ mêmes mots que tout le monde, et à h au^ de tout le monde : on se sert d'un eipêdiatf (Acad.) ou d'une invention (Bourd.) pour sortir d'embarras, et on se sert de termes étnflg«a Si quelques poètes se sont teirii d'fcew, ^^ par la contrainte de la mesure. » Labs. Oo t^r ploie le temps à telle ou telle chose; oattit^
SYNONYMES k HADICAUX DIVERS.
de la conjoncture CAcàd.) , de foccasioû , comme on se sert de la fortune (Montssq.).
Bien user du temps, des mots, d6 l'autorité, de sa saison, c'est n'en point abuser, c'est en iaire un usage légitimé , conforme au devoir; les bien employer, c'est en faire une Juste applicatioQ , donner à cbaque objet Ce qu'il lui en fkut et autant qu'illui 6n faut, edmm« bien employer une matière , c'est la cotisacrer à ce à quoi elle est propre, et en fournir tme qtiantité aolfisante;
i*&n. bien servir, (^est, d'ans Une circonstance, en tirer tout le parti possible, comme se bien serfDtr d*un instrument ou d'un iertireur, c'est lui faire produire tout le secouni qu'on en peut attendre. — Aveciuer, le mot bien se prend dans son sens moral ; avec employer , il marque une conrenance entre la ebose appliquée et ce à quoi on l'applique; avec^e servir, il désigne Tbabileté avec laquelle on saH profiter d'une certaine aide et suppléer ainsi à ses propres forces.
TAIt^RÈ, 0ËPAT1UK, VAftKÉ des ennemis, en termes d'&rt militaire. Remporter sur eux un avantage.
taincrey vtncere, d'où dérivent caingtwur, victoire et victorieux, se distingue de ses synonymes en ce qu'il est seul immédiatement traduit d'un mot latin ayant la signification conmiune axix trois verbes dont il est ici question. De là lui vient un caractère de noblesse tout particulier qui le rend propre à être employé dans le grand et & réveiller fidée de gloire et de triomphe, c Préférer le bonheur de n'avoir plus d'ennemis à la gloire de les vaincre. » Mass. c Les alliés se retirèrent sous les murs de tfaëstricht après avoir été vaincus , et laissèrent à Louis XV la gloire d'une seconde victoire. « Voit, «e Par le ftimeux combat des Horaces et des Curiaces, Albe fut vaincue et ruinée. » Boss. « Ce fut alors que le cardinal de Sion employa toute son éloquence , et remplit tellement les Suisses de la gloire qu'ils remporteraient à vaincre, sans le secours de leurs alliés, toutes les forces de France, avec leur roi à la tète , qu'ils se résolurent an combat. > In. a Passer sous le joug, cérémonie ignominieuse par laquelle les vainqueurs semblaient attacher une honte étemelle à ht disgrâce des vaincus, s Vert. « Au lieu de répondre à l'accusation intentée contre lui , Scipion dit : Allons au Capitole remercier les dieux de ce qu'en un jour semblable à cehii-ci , je vaimpiis Annibal et les Carthagrinois. » VÈv. « Combien Henri IV distrait par ses amours, perdit de belles occasions de vaincre ses ennemis! » In. « Alexandre (ne recherchant que la gloire) parcourut des royaumes immenses pour les rendre à leurs rois après les avoir vaincus. » Ii>. Il aurait voulu, pour sa gloire , être mort après avoir vaincu Darius (In.). K Sêsoslris revint chargé des dépouilles des peuples vaincus, et couvert de gloire. » Roll.
Défaire^ c'est rompre, désorganiser une armée disposée en bataille, confondre les rangs, y mettre tout pêle-mêle -, ce qui suppose des troupes réglées et ordonnées suivant nn certain plan. K Lesdiguières défit ces armées réglées. » Volt. K Alexandre défit Darius en trois batailles ranges. » Bose. « Les armées romaines , quoique défaites et rompues, combattaient et se ralliaient )Qsqu'à la dernière extrémité. » Id. « Les Gaulois turent défaits; il en périt un grand nombre sur te champ de bataiEe , et le reste , dispersé par la
fuite et sans se potivoir rallier, fUt assommé par les paysans. « Vert. Mais défaire signifie aussi détruire, mettre en pièces et hors de service, et, en conséquence, des armées défaites sont souvent des armées entièrement dissipées , rendues incapables de se rallier et de tenir davantage la campagne. « Enfin Pyrrhus fut défait par le consul Curius, et repassa en Ëpire. v Boss. c César et Antoine d^/irent Brutus et Cassius; la liberté expira avec eux. » In. < Jean ne doutait pas qu'il ne défit tout à fait l'armée ennemie. » Ib. < Si Néron n'eût défait Asdrubai , avant qu'il pût se joindre à son frère, tout était perdu. » Pin. * Avant la bataille de Cannes , deux consub avec leurs armées avaient été entièrement défaits. La république se trouvait sans soldats et sans chefs. » Roll. c La flotte pouvait être facilement défaite et détruite. » In. « L'arrière-garde de Charlemagne fut défaite à Roncevaux. » Volt.
Battre^ c'est seulement se montrer le plus fort« avoir le dessus, maltraiter, faire éprouver des pertes plus ou moins considérables. On peut dire battre^ mais non pas vaincre, ni défaire, un simple détachement, parce que l'idée caractéristique de battre n'est ni celle de gloire, ni celle de coup décisif porté à l'ennemi ou de grand désordre apporté dans ses rangs, et de dispersion, de ruine, lesquelles supposent Tune et l'autre toute une armée ou un grand corps de troupes , mais uniquement l'idée de supériorité de force, d'une part, et celle de désavantage et d'afTaiblissement , de l'autre. « Othon était assez fort pour battre les Hongrois , non pas assez pour les poursuivre et les détruire. » Volt. « Les ennemis supérieurs peuvent vous battre et entrer en France. » Fis. <c Le grand Gustave , qui manquait de tout , eut d'abord besoin de l'argent de la France; mais dans la suite il bcMit les Bavarois et les impériaux; il releva le parti protestant dans toute l'Allemagne. » In. c Déjocès , quoique battu par les Assyriens, laissa son royaume en état de s'accroître sous ses successeurs. » Boss. c Le roi de Hongrie dit aux Français qu'il espérait battre l'avant-garde des Turcs sans beaucoup de peine, qu'ensuite ils attaqueraient tous ensemble le corps de bataille, et le déferaient aisément après le premier désordre. » Id. a Virginius, ravi de voir Sergius battu j refhsa à se^ propres officiers d'envoyer des troupes pour le dégager. • Vbrt. c On parie d'une espèce' de victoire
lOJG
DEUXl£:iUS PARTIK:
du maréchal de Créqui. Il a hatlu les Allémands. » Siv.
VAINCRE , SURMOirnER , DOtfPTER , RÉDUIHK , TRIOlfPHER. Combattre avec succès contre quelqu'un ou quelque chose qui nous est opposé ou qui nous résiste.
Vaincre suppose l'emploi de la force contre la force , un combat contre un ennemi qui se défend; surmonter suppose l'emploi de la force contre quelque chose d'élevé qu'on rencontre en son chemin et qui empêche d'avancer. On dira bien vaincre une difficulté , la difficulté pouvant consister en ce que la personne ou la chose attaquée ne cède pas , mais riposte , repousse Vatiaque ; mais on dit proprement surmonter un obstacle. «Les soldats de Turenne ne trouvent point de difficultés qu'ils ne vainquent , point d'obstacles qu'ils ne surmontent. > Flâcb. « J'approche du terme de ma carrière. Toutes les grandes difficultés sont vaincues , tous les grands obstacles sont furmonf^f. » J. J. « Les maîtres de l'art, qui par une étude longue et assidue en ont vaincu les difficultés et connu les finesses , dédaignent de revenir sur leurs pas pour faciliter la voie aux autres; ou peut-être frappés encore de la multitude et de la nature des obstacles qu'ils ont surmontés , ils redoutent le travail qui serait nécessaire pour les aplanir. » D'Al. « Dans Tancrède , Voltaire a vaincu les plus étonnantes difficultés que jamais un poète tragique ait eues^ combattre , et il s'est élevé d'autant plus haut , qu'il lui avait fallu, pour prendre son essor, partir de plus loin et surmonter plus d obstacles. » Lab. On ne peut vaincre que ce qui est actif, que ce qui réagit; on surmonte ce qui est inerte ou passif, a Vous avez eu tant de passions à t7atncre , tant d'obstacles à surmonter. • Mass. « Si la grâce peut vaincre l'inclination , elle surmontera aussi l'habitude. » Boss. < Avec ce principe , les factieux n'auront plus à vaincre les remords de la conscience, et ils ne penseront plus qu'à surmonter les obstacles du dehori. » Pasg. Courage invincible (Acad.), attrait invincible (Mass.); barrière insurmontable (Acad.) , mal tn«urmontable (Mal.) , travaux insurmontables (Montesq.). Vaincre un désir (J. J.), ses passions (Mal,), sa colère, son amour, son ambition (Acad.); surfnonter sa crainte (Fin.), sa douleur (Id.), sa timidité (J. J.) , sa nonchalance (Boss.) , un éloignement ou un dégoat(P. R.), l'inertie de quelqu'un (J. J.), la peine que l'on éprouve à se rendre attentif (Mal.). — D'unauire côté, l'action de vaincre produit la victoire , c'est-à-dire un avantage complet et définitif; au lieu que l'action de surmonter se borne quelquefois à un succès momentané ou partiel, a On voit continuellement les Romains dans les histoires, quoique surmontés dans le commencement par le nombre ou par l'ardeur des ennemis , arracher enfin la victoire de leurs mains. » Montbsq. «Les corps bruts ne peuvent opposer à la volonté de l'homme qu'une lourde résistance et qu'une inflexible dureté, que sa main sait toujours surmonter et vaincre en les faisant agir les uns contre les autres. » Buff.
Dompter signifie d'abord vaincre des animaux
farouches , et ensuite vaincre des honma %■ roces, indociles , d'un naturel fier, iadépendant, intraitable. « L'homme a opposé les animaux lu animaux , subjuguant les uns par adresse , im^ tant les autres par ia force. > Burr. « S'y pnton jamais de la sorte pour dresser un diml? Est-ce à force de coups qu'on le dompte?» Bol. « J'ai dompté la fougue impétueuse de ma jeunesse. > Volt. « Saint Ambroise dompla la fieiù de Théodose. » Bourd. < Constantin douptade fières nations. » Id. c Moïse ne crut pu poam mieux dompter ni mieux soumettre à l'empire i* Dieu ces esprits fiers et indociles. > lo. c Nwt! vainqueur (le démon), devait avoir la tète écnsée , c'est-à-dire devait voir son orgueil doa^ et son empire abattu. » Boss. « 11 a use {«ncité d'humeur qu'il est impossible de dMipKr. i Acad.
iZ^ut're, de reducere, ramener, faire wà:. c'est vaincre des rebelles ou des réToltés. iligyte se révolta... Xerxès marcha contre les i^ tiens, qu'il réduisit. » Cono. « Eunus, tùn lui-même, souleva les esclaves en Sicile; et i fallut employer à les réduire toute la poiflua romaine. » Bos& « Louis XI combattit ifeck duc de Bourgogne contre les Liégeois qnliiit avait soulevés , et qu'il se vit forcé à l'aider ir»duire. » S. S. — Ou bien, réduire, par sa pKticù initiale qui est itérative , marque la peiae rï£ a , les efTorU qu'on est obligé de faire poarvibcre ou pour dompter. « Vous me direz que liiB une maison on a bifin de la peine à réànin i& esprits difficiles et portés au libertinage. >Bori:- « Rome était aux mains avec les Sami]iis.<> avait une peine extrême à les réduin. » ^« c La difficulté que Darius avait eue à Téàùrtifi villes grecques. » Gond.
Triompher, c'est remporter une grande rétoire , un glorieux avantage. « Jésus-Chmt api rant sur la croix triomphe par sa croix b<* du prince du monde, dompte par sa croiilorgueildu monde. » Bourd. « Qu'y STait-U de pli» beau qu'un empire où le vrai Dieu lrtomp*fl«f* l'iiolâtrie; et l'empire môme des Césars dcU;^ pas une vaine pompe , à comparaison de ce!oi-«' Boss. « Quand, séduit par U maîtresse, ta» (nomp^er à la fois de tes désirs et des sieos n'étais-tu qu'un homme? » J. 1.
VALEUR, PRIX. Mérite ou excellence des cbo^ ses qui les fait désirer et rechercher. Uoeet^ est d'une grande valeur ou d'un grand pris a peu de valeur ou de peu de prix; elle perd (îi« roZeur ou de son prix; connaître U wfetf "rf prix des choses.
Valeur, du latin valere, avoir force oap»voir, être bon ou propre à, serrir à, expmç l'utilité dont les choses peuvent être, lesJ*^' ces qu'on en peut tirer. Prix, latin pfft»»»»* qu'on paye d'une chose, ce qu'on liwod,ia^ que l'estime qu'on fait des choses, leur»» effective, reconnue, leurwOeur dan» Jopiiu* « Les acUons les plus saintes, laites (Unsifl* de péché mortel , ne sont d'aucune %eittr F l'éternité , ni d'aucun prix devant Diett.»»>ff»'
c De deux chosea celle qui est d'une p;^ grande caîeur vaut mieux, et celle que»»**
SYNONYMES À RADICAUX DIVERS
plus grand ffrix vaut plas. » GiR. L'une est meilleure, plus estimable; l'autre est plus estt* née , plus demandée , plus chère,
« Quel jugement porteront tos élèves du vrai mérite des arts et de la yéritable valeur des choses , quand ils verront partout le prix de fantaiûe en contradiction avec le prix tiré de Tutilité réelle, et que plus la cho^ coûte moins elle raut?» J. J. La valeur est donc le prûB tiré de l'utilité réelle, ce que vaut la chose en elle-même ; le 9m est la valeur de fantaisie, ou de conYention, ;e qu'elle coûte ou vaut en fait. Le ftrix peut itre au-dessus ou au-dessous de la valeur , et il le faut lias toujours juger de la valeur par le prix.
c L'or et l'argent ont été établis , par une convention générale , pour être le prix de toutes les narchandises ;et un gage de leur valeur. » Mon- TESQ. « La différence de la valeur réelle des >iens des proscrits et du prix de l'adjudication (tait souvent énorme. > Roll. « Nous vendrons iotre liberté à vil prix, parce que nous sommes ncapables d'en connaître la valeur, » Cond. i Dès'que nous avons besoin d'une chose, elle a le la valeur ; elle en a par cela seul , et avant [u'il soit question de faire un échange. Au conraire, ce n'est que dans nos échanges qu'elle a m prix , et son prix est l'estime que nous faisons le sa valeur, lorsque, dans l'échange, nous la iomparons avec la valeur d'une autre. » In.
Faleur enchérit sur pris , puisque celui-ci déigne quelque chose d'effectif, de variable , d'ar- »itraire , et non pas quelque chose d'esssentiel. ; Ces actions ont devant Dieu leur pris et leur aleur, a> Boa an. « Le prix et la valeur des œu- Tes chrétiennes provient de la grâce sanctiiante. » Boss. «Les pauvres, i qui nous donnons los richesses , les rehaussent de pris jusqu'à une aleur infinie. » In.
YÉXAL , MERCENAIRE. Qui agit OU parle pour le l'argent, parce qu'il est payé.
Vénal, k vendre ou en vente, exprime une capacité; mercertatre, qui travaille pour une réompense ou un salaire , signifie proprement un aétier, une qualité en exercice. Vénal se raptorte plutôt aux sentiments , aux dispositions ; et fiereenaire aux actions, à la conduite. «Des vûcats ont fait de l'éloquence un art mercenaire. «e public a méprisé ces âmes vénales. • D'Ag. : La plus libre et la plus noble de toutes les proesâions devient la plus servile et la plus meree- \aire. Que peut-on attendre de ces âmes vénales [ui, pour un vil intérêt , .vendent publiquement eur réputation et trafiquent de leur gloire?» In. - Un orateur a l'âme vénale, et il ne sort de sa touche mercenaire que des mensonges. < Eshine avait une âme vénale, et il était au nombre des orateurs à gages que Philippe soudoyait. > 4AB. c Le seul éloge digne d'un roi est celui qui e fait entendre , non par la bouche mertenaire l'un orateur, mais par la voix d'un peuple li> >re. » J. J. — » C'est surtout â l'âme que vénal 'applique; mercenaire se dit non-seulement l'un art et de la bouche , mais aussi des mains \i de l'action : prêter ses mains mercenaires >our asservir son pays (Volt.); une mèreiqui ne lourrit pas son enfant le confia à des mains mer*
cenaires (J. J.). «Prodicus gagna beaucoup d'argent au métier de sophiste. Il allait de ville en ville faire parade de son éloquence, et, quoiqu'il le fit d'une façon mercenaire , il ne laissa pas de recevoir de grands honneurs. » Holl.
Vénal est préférable lorsqu'on considère la personne ou la chose relativement à l'achat ou à l'acquisition qu'on en fait , et mercenaire quand il est question de l'opération de cette personne ou de cette chose. « Pourquoi ne pas dire un mot de l'argent avec lequel les envieux de saint Cyrille achetèrent des langues vénales pour le calomnier auprès de l'empereur? » Boss. « Les vices des princes ne trouvent autour d'eux que des yeux favorables et des langues mercenaires. ^ Mass. Une plume vénale est à la discrétion du premier qui voudra la payer; un auteur mercenaire est actuellement aux gages d'un certain homme ou d'une certaine société. « Le puissant se croit en droit de faire exercer ses vengeances par les plumes vénales , qui mettent leurs bassesses à l'enchère. » Beauv. «Le P. Daniel et l'abbé de Camps écrivirent l'un contre l'autre , et l'auteur mercenaire et menteur fut battu par l'abbé qui aimait la vérité. » S. S. L'homme v^nal est corruptible ; le mercenotre est effectivement au service de quelqu'un. « Thémistocle comprit que la république était perdue si l'on nommait pour général Ëpicyde , dont l'âme vénale donnait tout lieu de craindre qu'il ne fût point à l'épreuve de l'or des Perses. » Roll. « Un grand empire n'est servi que par des âmes mercenaires auxquelles il donne toujours plus qu'il ne peut , et qui ne se croient jamais assez payées. « Cohd.
Une autre différence remarquable, c'est que vénal indique un plus grand défaut. L'homme vénal , ou qui se vend , est esclave , ne s'appartient plus , s'est prostitué. « Les flatteurs , âmes vénon les et prostituées. » Boss. L'homme mercenaire travaille pour son profit, comme le journalier, au lieu de le faire gratuitement. Un juge qui n'est pas intègre est un juge inique et vénal (Mabh.); des hommes toujours occupés de leurs intérêts sont des âmes tnereenatre^ (BouRn.). C'était une éloquence vénale que celle des orateurs de la Grèce, vendus à Philippe de Macédoine ; Bourdaloue et Fénelon appellent mercenaire l'éloquence des prédicateurs qui font de beaux mais de vains discours, uniquement en vue de la récompense , pour établir leur crédit et leur réputation.
VÉNÉNEUX, VENIMEUX. Qui a du venin, une sorte de suc malfaisant dont la communication peut tuer.
Vénéneux , latin venenosus , de venenum, poison, venin, veut dire plein de venin. Venimeux n'a pas exactement le môme sens; ce qui est venimeux est plein de ce qui envenime , ou est propre à envenimer^ c'est-à-dire à porter et à introduire son venin; en sorte que venimeus répond au latin venenifer ou veneficus. Le venin est dans la chose vénéneuse, dont ce mot marque la qualité : le venin est versé par la chose venimeuse, dont ce mot désigne l'action. Le corps vénéneux ne communique son venin que par l'usage qu'on en feit; llnsecte venimeux communique le sien