‹ Dictionnaire des synonymes de la langue françaiseChapitre 5 sur 444 · PRÉFACE. T · texte numérisé non relu

PRÉFACE. T

dans Topinion à leurs travaux et à leurs productions philologiques. Gomme on réprouva les unes, on rejeta les autres, quoiqu'il n'y ait entre les unes et les autres aucune connexité. Les funestes doctrines des Encyclopédistes n'empêchent pas qu'ils n'aient possédé au plus haut degré l'esprit philosophique et qu'ils ne l'aient fort heureusement employé , linon à rendre la langue française plus parfaite, au moins à en perpétuer l'usage, en faisant mieux connaître toutes ses perfections et son aptitude merveilleuse à servir tous les besoins de la pensée. Aujourd'hui que l'ardeur de la réaction s'est calmée et que la philosophie a repris la droite voie, nous sommes plus capables de juger sans passion le siècle dernier, nous avons moins de peine à reconnaître les services qu'il a rendus à la langue et à estimer, comme écrivains, des hommes que nous condamnons absolument ou en partie comme philosophes. Avec ces dispositions à l'impartialité, notre temps, selon toute apparence, saura convenablement apprécier dans le présent livre une des meilleures choses que nous ait laissées la philosophie du xviii* siècle, c'est-à-dire ses observations sur les significations exactes des mots vulgairement réputés synonymes.

Notre littérature et notre langue classiques jouissent en ce moment d'un retour de faveur signalé. Jamais on n'en a mieux senti le prix que depuis certaines tentatives d'indépendance dont on ne s'avise plus guère de vanter le succès. Jamais on n'a plus généralement reconnu notre impuissance à réussir dans les lettres autrement qu'en nous remettant sous la forte discipline des grands écrivains, qui n'y ont si merveilleusement réussi qu'à cause de la parfaite conformité de leurs idées et de leurs expressions avec notre caractère national. Le temps n'est plus où, 80DS prétexte de donner l'essor au génie, on prenait plaisir à dénigrer notre passé littéraire, où on regardait comme une marque de petitesse d'esprit d'observer des règles, de respecter la tradition et Tusjige, de rechercher dans l'emploi des mots la netteté et la justesse. Pour le style

ea pii^vil^r^ mué mvc(Xioki9 Btttûrelloméfit à nklvà du èoii* Mti», à aélui qui se distiugtie atatlt lotft pfiir la elstié, et qu'on peut àppelcif proprement le Gityle firainçais, tant il convient à nos histmcts intellectMls*. En conserver les formes et les expressions essentielles, tdles qu'elles ont été eonsaorées par les chéfiHl'Oduvre des deux derniers siiclesi paraît être devenu désonnais en littérature une obligation août ne saurait dispenser le génie même.

LISTE DES AUTÊimS

CITÉS EN ABRÉGÉ DANS Œ DICnONNABB.

AOAD. Académie. Lt dktiaAotirt dtl'

Bàeth. Barthélémy.

BiAVM. Beaamarchfliiw

BiAuz* Beauzée.

Bon. Boileaa*

Boas. Bossuet.

BooB. Bouhoun.

BouRD. Bourdalone.

Bdff. Bttffon.

Gbarr. Charron.

CoND. Condillao.

Corn. Corneille.

D'ao. D'Aguessean.

D'al. D'Alembert.

Dblaf. Mme de La Fayette.

Dbsc. Descartes.

Dbst. Destouches.

DucL. Duclos.

DoDEFF. Mme du Deflfand.

Fin. Fénelon.

FlAcb. Fléchier.

FoHT. FonteoeUe.

GiR. Girard.

Ovu. Guizot

Haic. HamiltOD.

J.B. RODss Jean-Baptiste BomieiD»

J. J. Jean- Jacques Rousseau.

IiABR. labniyère.

Laf. Lafontaine.

Lab. Laharpe.

Larocb. Laroehefoucaold.

Lay. Loveaox,

Lbs. Lesage.

Mal. Malebranetae.

Malb. Malherbe*

Mark. MarmoMeL

Mass. MassiUon.

Mol. Molière.

MoNTAion. Montaigne.

MoNTBSQ. Montesquieu.

Nie. Nicole.

P. A. Le Père Andf«.

Pasc. Pascal.

P.-R. Port-RoyaL

Rac. Racine.

Ratn. Raynal.

RioB. RegnanL

RiY. RivaroL

ROLL. RoUio*

RouB. Roubaud.

S.-S. Le dua de Saînt-Sfinoib

SCARR. Scarron.

Sàv. Mme de Sèrigné.

Trév. TréTOttx. Le dictionnaire de Tréroax.

VATfo. Vaugelas.

Yauy. Vauvenargues.

Vbrt. Vertot.

Volt. Yoltaire.

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