‹ Dictionnaire des synonymes de la langue françaiseChapitre 6 sur 444 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

L Objet el aéçjMfté te ti«mia.de k l«UjCol«gie rtliOiTenMiiAUZ ^jmKfixm*

Dès l'âge le plus tendre et avant tonte rëflexioo» nom apprenons de nos parents à parler. Plus tard ce qui n'avait élé qu'un jeu devient une étude : d^ maîtres nous enseignent à bien paiitr. Bien parler» c'est , tout ensemble , parler purement, parler eorreetament et parler couTenablement eu égard au sujet, à la âtuation, au temps» au lieu, aux pers(HMies. La première condition re* garde les mots pris en eux-mêmes; comme ils sont les matériaux qui entrent dans la conipoâtion du discours, il faut avant tout les connaître, en savoir la nature, la valeur, les diverses acceptions , de manière h ne les point confondre. On donne le nom de texieolùgie à la science qui s'occupe de déterminer les, s^nifications des mots , et celui de dictioimaires aux livres où ses décisions se trouvent consignées. Ensuite, les éléments que les dictionnaires donnent séparés doivent subir certaines modifications et certaines combinaisons d'après des r^^ prescrites et sanctionnées par l'usage : aar ce point , c'est la gram" maire qu'il faut consulter. Elle est une espèce de code où sont recueillis les arrêts de l'usage concernant l'organisation matérîdle ou le mécanisme du discours , le tour des phrases , les inflexions et la disposition des mots , suivant les rapports qu'on leur Teut faire exprimer. Enfin les rhétoriques et les peé^ tigmes ont pour objet les convenances du style , les procédés et les artifices de langage nécessaires quand on veut traiter aivee succès tel ou tel si^et, pro* dnire sûrement telle ou telle impression.

Entre ces trois parties de l'art de bien dire, qui se ra{»pertent, la première h la justesse, la seconde à la correction et la troisième à l'expression , la defn mère est d'une utilité moins générale. Le dictionnaire et la grammaire sont pour tous les hommes des manuels indispensables , parce que tous les hommes doivent employer les termes propres, et dans leur arrangement se conformer à la pratique commune ; mais la rhétorique et la poétique ne s'adressent qu'au petit nombre de ceux qui se proposent d'exercer par la parole une certaine influence sur l'esprit ou le cœur de leurs semblables. A cette première différence s'en joint une seconde tout aussi importante. La lexicologie et la gram-* maire commandent , imposent des règles ; la rhétorique donne des conseils. On ne saurait désobéh* aux unes ou même en négliger l'étude , sans encourir le reproche d'ignorance et de barbarie , sans dler contre le but du langage, qui Qt de se fidre comprendre ; pelui qui ne connaît ou ne suit pas les prescrip* fons de la rhétorique ne s'expose pas par cela éeul et néoessairôment à mau-> Vier l'effet qu'il attend de ses paroles. C'est que la lexicologie et la grammaire

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