‹ Dictionnaire des synonymes de la langue françaiseChapitre 62 sur 444 · TÂCHER A · texte numérisé non relu

TÂCHER A

« rû tâdié à^ taire du bien au monde , il ne a 'a fût que du mal. » FAr.

O«*oiitai lifre Psyché, qu'elle iMe k M plaire.

LÂv.

Cest moi qui dois tMer A Hfn9 lai torts que m'ont fait lot ennuis. Laf.

Cest un tyran qu'on aime , Qui ^ cent lâchetés tdeke k lo maintenir in nm oà par la force il a su parvenir. Rac. U a'adte contre elle et Uuhc a la braver (Agrippine). RiB eafin mes efforts ne me servent de rien.

Racdix (Néron dans Britannieus).

Bk ticàe k couvrir d*un faux zèle de prude GefK chez rile on Toit d'aflVeuse solitude. Mol.

- Tédier de. « La fée arrêta le coup et tdeha de k consoler. » Yin. « Hippias tâche eu Tain de se souteuir. « Boss. « Il tâcha de chasser de Rome fOQ fils Maxence. » In. c Tâchex de quitter M. de Baffon.» Volt.

El SOI ses pieds en Tsin séchant de se hausser. Bon.. Cett ce qoe je idchm de lui faire comprendre. Mol.

OBUdR, FORGER, CONTRAINDRE A et DE.

A montre dans Téloignement ce à quoi on Mige, force ou contraint; de le détermine, le distingue , le spécialise , le fait voir présent. De là deux diflérences.

Avec d on désignera une contrainte , en même tonps plus générale et moins stricte. Plus générale, c'est-à-dire qu'on se servira de la préposition d en parlant d'une loi imposée à tout un genre d'actions, et de la préposition de pour marquer une contrainte particuUëre ou une contrainte exercée dans telle circonstance. « La charité vous lAlige à pardonner , lorsque tous serez oiemé : vous étet obligé de pardonner dans le cas précis de l'ofTense. La circonstance tous oblige de fîûre ce que la règle tous Mige à faire. » Bû[jB. Ensuite d marque moins d'instance et de rigueur, une influence ou sollicitation morale plvtdt qu'une contrainte physique et de fait. C'est ce que Harmontel a bien senti : « Obliger à , ditil, n'exprime qu'une simple invitation; obliger de porte contrainte , et c'est pourquoi l'on ne dit point tsrtter de , engager de, »

}itis il importe d'appliquer cette double distinction aux trois Terbes cités en l'appuyant par «les exemples.

OBUGER A et DE.

* Les rois étaient obligés plus que tous les autres à virre selon les lois. » Boss. «Un souTerain estril fibligé à se soumettre à des étrangers sur retendue de sa domination ?» Fbn. « La Traie rebnon doit aToir pour marque d'o62iflier d aimer ûKu.» Pasc.

Bê ! veulea-Tous, madame, empêcher qu'on ne cause? (^Qiriet-Toas obliger lout le monde a se taire? Mol.

Le caractère incontestable de généralité qui distiagae obliger à dans toutes ces phrases ne conlieat phis du tout à oh^Hjrer de dans celles qui suivait «Je fus obligé d'aller À Clazomène. » Fsn. *n se pourrait que Mme du Châtelet fût obligée '•lier à Cirey. » Volt.

La solfies obligea île descendre en un puits. Lap. Avant que de partir, l'esprit dit à ses botes On m*oblige de vous quiUer.

(Ordre lui était Tenu de se rendre ailleurs). In. D'autre part , combien le sens d'obliger d ne se montre-t-il pas faible et relâché , en comparaison de celui diObUger de , dans les passages suiTants? « Seigneur , que ferai-je , pour tous obliger à répanàreTOtre esprit sur cette misérable terre?» Pa8c. (Prière à Dieu). Et dans un autre endroit : c Mes prières n'ont pas de mérite qui tous oblige de les accorder de nécessité. » « Il demanda aTec douceur à l'assassin ce qui l'aTait obligé à commettre une acti<m si noire. » Fin. Et suirant le même écrirain : < Pittacus disait que la nécessité était quelque chose de si fort, que les dieux mêmes étaient obligés d'obéir à ses lois. » < Des légions romaines s'dbHgèreni par serment ds mourir ou de raincre. » Moutaigr.

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