FORCER A
Cet ascendant malin qui tous forée k rimer. Bon..
a L'amour charitable que tous doTez à tos frères tous doit faire désirer les occasions qui peu- Tent les forcer à tous en rendre. » Boss. « Digne fils d'Ulysse, TOtre Tertu me force à tous aimer. » Féir.
Forcez TOtre amour à se taire. Rac.
— Fweer de, < Galérius força Dioclétien de quitter l'empire. » Boss. « Ce dernier jour où la mort nous forcera de confesser toutes nos erreurs. » In.
L'arèhe qui fit tomber tant de superbes tours, "El/orea le Jourdain <<e rebrousser son coure. Rac.
COI?rRAINDRE A.
«Tâchez de contraindre tos ennemis d tous aimer. » Boss. « Il a fallu une loi pour régler l'extérieur del'aTOcat et le contraindre ainsi à être graTO et plus respecté. » Labr.
Elle a, pour premier point, Exigé qu'un époux ne la contraindrait poin. A traîner après eHe un pompeux équipage. Bon-
— Contraindre de. « Hérode fût contraint de se donner au Tainqueur, Persée de se liTrer entre les mains de Paul Emile , Maximien de se donner la mort à lui-même. » Boss. « Cerbère que je contraignis de voir la lumière. » Fbn. « J'ai été contraint de m'enfuir presque seul. » In.
De ces trois Terbes , celui qui a le plus d'affinité pour d , c'est obliger , parce que de lui-même il est propre à marquer une influence générale, abstraite, idéale, morale, en même temps que douce, modérée. Plusieurs philologues ont prétendu qu'il était essentiel à ces Terbes employés au passif, c'est-à-dire au participe passé , de prendre de plutôt que d. L'usage suiri par nos grands écriTains ne confirme point cette opinion , et , le fait fût-il aussi certain qu'il l'est peu*, il s'expliquerait par le besoin d'éTiter l'hiatus de forcé à , obligé à , besoin qui est pour les poètes une nécessité , mais auquel dédaignent sourent de s'assujettir les plus illustres prosateurs.
SE JOUER A, SE JOUER DE. Ces deux Terbes donnent l'idée d'une entreprise ou d'une attaque contre quelqu'un qu'on deTrait respecter.
Se jouer, à montre dans l'éloignement it le
PREMIfiRB PARTIE :
tague robjet qui nçolt rattemtd. Cest une expression qui signifie plutôt une tentative qu'une action proprement dite. De sorte que se jouer à quelqu'un , c'est simplement ne pas craindre de se porter son égal , de se mettre en comparaison ou en lutte arec lui; ce qui n'annonce que de la témérité ou même de l'étourderie. Se jtmer de marque, à la rigueur, une atteinte effective et directe. Se jouet de quelqu'un , c'eft se moquer de lui avec intention, l'insulter, voubir en &ire son jouet , sa dupe ; c'est témoigner qu'on ne fait de lui aucun cas , qu'on se soucie peu de sa vengeance. Ce n'est plus seulement de l'audace et comme une familiarité inconvenante, un sansfaçon irrespectueux; c'est de l'insolence. Bossuet dit en parlant des pécheurs qui , malgré les gr&ces obtenues par la pénitence , reviennent toujours à leurs premiers égarements : « 0 jeu funeste pour nous ! qu'une créature impuissante ose ainsi se jouer à Dieu , et , ce qui est bien plus horrible , se jouer de Dieu l C'est se jouer de Dieu, que de se jouer de ses dons, »
PRIER À DÎNER , PRIER DE dInER.
Les expressions synonymiques , prier à dîner et prier de dîner , nous montrent à et d« joiiant le même rôle que dans les précédentes.
Prier à dîner laisse dans l'esprit quelque chose de vague et d'indéterminé quant au temps du dîner. Prier de dîner précise bien davantage , c'est inviter à dîner sur^le-cbamp. Or, comme on est rarement en mesure d'offrir à dîner dans le moment môme , il s'ensuit que l'expression , prier de dîner , ne doit presque Jamais être employée , et que , prier à dîner , doit être une expression trèsusuelle. C'est effectivement ce qui a lieu. « Prier de dîner , dit Beauzée , est un terme de rencontre ou d'occasion. » a Les Sybarites priaient les gens à manger un an avant le jour du repas, pour avoir le loisir de le faire aussi délicat qu'ils le voulaient. » Font. « Térence vint lire VAndrienne à Cécilius. Il n'eut pas plutôt lu quelques vers que Cécilius le pria de souper. y> DAasR. a Pria de souper est bien là , ajoute Bouhours . parce que la chose se fit sur-le-champ et par hasard , sans cérémonie et sans dessein prémédité. » cf Mme d'Elbeuf , qui demeure pour quelques jours chez le cardinal de Bouillon, me pria hier de dîner avec eux deux , pour parler de leur affiîction. » SÉv.