ROUE
ROUET
tournant dans le sens indiqué par les flèches; l'eau qui s'introduit entre deux palettes consécutives se trouve bientôt contenue dans une sorte de vase formé par ces palettes, le coursier circulaire etlesbajoyers; cette eau est ainsi élevée jusqu'au sommet du coursier, où elle s'écoule dans un canal disposé pour la recevoir.
La roue à godets (fig. 3048) est une roue également verticale, à la circonférence de laquelle sont fixés des seaux ou godets; l'eau ne peut s'élever qu'à une hauteur égale au diamètre intérieur de la roue, puis elle est déversée dans des
canaux d'écoulement ; souvent, on remplace les coffres fixes par des godets mobiles autour d'un axe qui se trouve au-dessus de leur centre de gravité ; de cette façon, ils restent dans une position verticale et ne versent l'eau qu'au sommet ; on gagne ainsi de la hauteur.
C'esL le courant même de la rivière dans laquelle on installe ces roues qui leur donne le mouvement, car il fait tourner une roue à palettes montée sur le même arbre que la roue à godets.
Les Romains se servaient de roues analogues sur lesquelles étaient disposées des boîtes en bois ou des jarres en terre qui s'emplissaient par immersion dans le courant et qui arrivées au sommet de la révolution laissaient tomber à côté de la roue leur contenu dans une auge qui conduisait l'eau aux points auxquels elle était destinée.
Roue à rochet : roue qui porte à sa circonférence (fig. 3049) des dents inclinées et plus ou moins aiguës entre lesquelles peut pénétrer un levier d, appelé rochet ou cliquet, mobile autour d'un axe o et constamment pressé par un
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Fig. 3049.
ressort r ; la roue, en tournant, soulève le cliquet et les dents échappent en faisant fléchir le ressort ; si l'on fait tourner la roue en sens contraire, les dents viennent buter contre le cliquet maintenu par la pression du ressort et le mouvement est arrêté.
On emploie les roues à rochet dans un grand nombre de machines.
Roue dentée : roue armée de dents sur sa circonférence et destinée à engrener avec une autre roue également dentée, soit pour lui transmettre un mouvement de rotation, soit pour le recevoir (voy. Engrenage).
Rouet, s. m. — 1° Assemblage circulaire de plusieurs pièces de charpente ou madriers de 0m,10 à 0m,20 d'épaisseur, bien assemblés et chevillés et sur lesquels on pose la première assise de pierres ou de moellons à sec, pour fonder un puits ou un bassin de fontaine.
2° Enrayure de charpente ronde ou à pans, qui est posée à la base d'une llèche de clocher ou d'une lanterne de dôme.
3° Roue garnie de dents qui est placée sur l'arbre d'un moulin à vent ou à eau et qui engrène avec les fuseaux de la lanterne (voy. Moulin).
4° Garde ou garniture de serrure qui consiste en un morceau de tôle en arc de cercle entrant dans une fente ménagée
ROUGE
ROULEAU
à cet effet sur le panneton de la clef (voy. Panneton).
Cette fente prend elle-même le nom de rouet.
l\ y a, dans ce sens, plusieurs sortes de rouets :
Le rouet simple, qui n'est qu'une fente parallèle à la lige de la clef;
Le rouet à fond de cuve, fente oblique à la tige de la clef ;
Le rouet foncé, le rouet à faucillon (voy. Panneton).
Rouge, s. m. — Couleur employée dans la peinture.
On distingue les rouges minéraux, à base d'oxyde de fer, d'oxyde de plomb, de cobalt, de mercure, etc., et les rouges végétaux extraits de la garance, des bois rouges, du carlbame et delà cochenille.
Comme couleurs ferrugineuses, nous citerons le colcotar ou rouge d'Angleterre (voy. Colcotar), et les ocres, parmi lesquelles on distingue : les ocres proprement dites (voy. Ocre) ; le rouge de Venise, dont la teinte est plus belle que celle de l'ocre rouge : le rouge d'Anvers, semblable au précédent; le bol d'Arménie ou terre de Lemnos (voy. Bol).
Les sels de cobalt communiquent à certaines terres des teintes que l'on a utilisées pour la fabrication de couleurs rouges et roses très belles : la chaux métallique ou arséniate de cobalt, couleur qui est peu connue en France, mais que Ton emploie très fréquemment en Angleterre; le rose de cobalt, obtenu par la calcination des sels de cobalt avec la magnésie.
Les couleurs rouges à base de plomb sont les miniums (voy. ce mot).
Si Ton fond dans un creuset un mélange de 10 parties de minium et de 1 partie de colcotar, on obtient une matière d'un brun foncé qui prend une teinte rougeâtre et qu'on emploie quelquefois dans la peinture à l'huile.
Comme couleurs rouges à base de mercure, il faut signaler le vermillon ou cinabre et le scarlet (voy. ces mots).
Le pourpre de Cassius est une couleur aurifère obtenue en décomposant le chlorure d'or par le protochlorure et le biodure d'étain.
Le réalgar (voy. ce mot) est une couleur à base d'arsenic.
Parmi les couleurs rouges végétales, nous devons citer : la laque de garance: la laque de Fernambouc; la laque plate d'Italie (voy. Laque) ; le carthame, provenant d'une petite plante du même nom contenant deux matières colorantes, Tune jaune et l'autre rouge, que Ton extrait et que l'on mélange en y ajoutant de la colle et qui sert à la mise en couleur des parquets ; le carmin et la laque carminée (voy. Carmin).
Rouille, s. f. — 1° Couche ocreuse d'hydrate d'oxyde de fer qui recouvre, au bout de quelque temps, la surface du fer mis en contact avec Tair humide.
2° Maladie des arbres qui se reconnaît à une poussière rouge dont les feuilles et la tige se sont recouvertes.
Roulé, adj
lure).
Bois roulé (voy. Bou-
Rouleau, s. m. — 1° Morceau de bois fusiforme que les maçons poseurs,
Fig. 3050.
les bardeurs et les tailleurs de pierre emploient pour conduire les blocs d'un endroit à un autre (fig. 30o0).
On dit aussi roule.
2° Les charpentiers se servent de rouleaux cylindriques pour transporter des pièces que leur longueur et leur poids ne permettent pas de placer sur le trinqueballe (voy. ce mot).
La figure 3051 montre, en projections horizontale et verticale, une pièce ainsi posée sur deux rouleaux. Le transport se fait ainsi : on pousse la pièce avec les mains dans le sens de sa longueur et
ROULEAU
ROULEAU
avant que le bout de la pièce ait atteint le rouleau de droite, si le mouvement est de droite à gauche, on place un troisième rouleau à l'autre extrémité ; la pièce s'engage au-dessus de ce rouleau
Fig. 3031.
et abandonne le premier, qui doit être reporté en avant pour recevoir la pièce lorsqu'elle abandonnera le rouleau suivant ; on voit ainsi qu'à l'aide de trois rouleaux seulement on peut faire parcourir au bois une distance quelconque.
On appelle rouleaux sans fin des rouleaux qui servent au transport de pièces de bois très lourdes et qui se composent (fig. 3052) de deux fortes pièces méplates, maintenues parallèles au moyen de deux entretoises, qui leur sont assemblées à entailles et boulonnées ; ces deux pièces entrent, de toute
Fig. 3052.
leur épaisseur, dans les gorges creusées autour du rouleau, dont les extrémités, frettées de fer, sont percées de mortaises pour embarrer les leviers au moyen desquels on le fait tourner. On agit sur les deux rouleaux en même temps et dans le même sens ; on fait ainsi avancer la pièce dans la direction que l'on veut suivre.
3° Morceau de bois cylindrique ou en fuseau (fig. 3053) que l'on emploie pour empêcher les chevaux ou les moutons de se blesser soit quand ils sortent de l'écurie ou de la bergerie, soit lorsqu'ils y rentrent. Ces rouleaux sont munis de
deux tourillons engagés dans des tenons scellés dans le mur ou sur un des mon-, tants de la porte et tournant sur euxmêmes sous l'action du frottement des animaux, quand ils se portent à droite
Fig. 3053.
ou à gauche de l'axe de la baie. Ces rouleaux sont particulièrement utiles dans les écuries destinées à l'élevage, où sont enfermés des juments et des poulains.
Dans les parcs attenants aux marchés à bestiaux des abattoirs, on place des
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Fit?. 3054.
tambours à rouleaux frotteurs qui facilitent l'écoulement des animaux et, par