‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 2)Chapitre 119 sur 255 · SARCOPHAGE · texte numérisé non relu

SARCOPHAGE

8 pouces d'équarrissage sur 10 à 1-2 mètres de longueur. A soixante ans, il a de 2 mètres à2m,§0 détour; il donne un plot

de Om.oO à 0m,60 de diamètre sur 3"V20 à 3,n.50 de longueur, fait une première pièce de 10 à 12 pouces d'équarrissage sur 12 mètres de longueur et fournit, en outre, un chevron. A soixante-quinze ans. il a 3m.20 à 3m,50 de tour ; il produit 4 plots ou billes de 3m.o0 à 3m,80 de longueur, le premier ayant 0m, 60 à 0m,70de diamètre et le dernier ayant 0m,50 au petit bout, et, en outre, deux pièces. A cent ans, il a communémenl 4 mètres de tour et donne 6 plots ou billes, le premier ayant lm,30 de diamètre, puis une pièce de 9 à 10 mètres de longueur et un chevron. Cent à cent vingt ans sont nécessaires pour former un beau sapin ayant de 3o à 40 mètres de hauteur; alors il cesse de s'élever; mais il continue de grossir insensiblement jusqu'à l'âge de cent cinquante ans, où il commence à dépérir.

La hauteur totale moyenne de cet arbre varie donc de 15 à 40 mètres ; celle du tronc de 8 à 30 mètres ; le diamètre moven est de lm,20.

Le bois de sapin est à grain fin et à fibres très flexibles ; il est tendre et facile à travailler, mais il se conserve mal et est sujet à réchauffement et à la vermoulure; aussi, doit-on l'écorcer aussitôt après labatage,

Sapine, s. f. — Longue pièce de bois de sapin en grume, qui entre dans la construction des monte-charge (voy.

ces mots). Ces derniers appareils reçoivent aussi la même désignation.

Autrefois, le nom de sapine était appliqué à une espèce de grue employée pour descendre et monter la pierre sur le tas ; c'était un grand arbre en sapin, tournant sur un pivot et maintenu à la partie supérieure par un collier dans lequel tournait un fort goujon fixé à son sommet; des haubans, convenablement disposés et en nombre suffisant, retenaient le collier.

Sarcophage, s. m. — Terme que l'on applique d'une manière générale à tous les récipients en pierre ou en marbre destinés à renfermer les restes mortels de grands personnages.

Les sarcophages , particulièrement usités chez les anciens, avaient originairement la forme de caisses en bois ; mais, dans la suite, on les fit en terre cuite, en pierre, en marbre, en porphyre. La capacité en était variable :

certains renfermaient les corps de deux époux et quelquefois même pouvaient contenir toute une famille.

Les couvercles qui fermaient les sarcophages de marbre étaient parfois d'une seule dalle de la même matière.

Quelques-uns de ces couvercles avaient la forme d'une sorte de toiture se terminant par des frontons; d'autres étaient surmontés des figures mêmes des personnages, représentés couchés sur des sortes de matelas.

Ces cercueils étaient décorés de basreliefs offrant tantôt des compositions fantaisistes, tantôt des scènes mythologiques ou historiques, ou bien encore des figures relatives à la profession ou aux goûts du défunt.

Chez les Grecs, les bas-reliefs qui ornent ces monuments funèbres nous montrent fréquemment des scènes d'adieu, tantôt entre parents, tantôt entre amis ; un sujet fréquemment représenté est le combat des amazones, sujet probablement consacré aux guerriers.

En Étrurie, on a découvert des sarcophages en terre cuite, notamment à Volterra et dans la nécropole de Tarquinies. Le musée céramique de Sèvres possède un sarcophage en pâte rougeàtre, engobée d'argile blanche, avec un bas-relief et une figure couchée sur le couvercle, qui provient des fouilles exécutées dans la première de ces deux villes en 1824. Parmi les autres fragments de cercueils qui appartiennent au même établissement, il en est un que M. le baron Taylor a rapporté de Tarquinies, et qui fai-

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