SAS
sait partie d'un sarcophage de plus de 2 mètres de longueur, la figure couchée qui le recouvrait ayant environ lm,60 d'une seule pièce. M. Demmin cite un sarcophage étrusque de 0m,42 de largeur sur 0m,27 de hauteur, plus celle du couvercle en terre cuite sans couverte, avec endroits peints à froid de couleur rouge et bleue. Ce sarcophage remonterait audelà de la conquête romaine, au moins 400 ans avant Jésus-Christ.
Les sarcophages chrétiens étaient décorés de motifs tirés de l'Ancien ou du Nouveau Testament (voy. Tombeau); tel est le fameux sarcophage de Junius Bassus, l'un des premiers grands patriciens qui aient embrassé le christianisme ; on voit, figurés sur ce monument funèbre, le sacrifice d'Isaac, l'arrestation de saint Pierre, la loi donnée aux Apôtres, le Christ emmené par les Juifs, la condamnation par Ponce-Pilate, etc.
Le nom de cénotaphe (voy. ce mot) est réservé aux sarcophages qui ne contiennent pas le corps du défunt et qui ne sont que des monuments élevés en leur honneur.
Sardoine, s f. — Variété d'agate qui est d'un beau jaune fauve ou orangé. On dit également sarcle.
Sardonyx, s. m. — Pierre composée de sarde et d'onyx, d'une teinte brillante, pourpre, remaniée de plusieurs couleurs.
Cette pierre, ainsi que les autres variétés d'agate, est employée, dans l'ornementation, en pièces de rapport et de marqueterie.
Sarlat {Pierre de). — Calcaire gréseux, tendre, provenant de la carrière de Lacombe-Lama, près de Sarlat, dans le département de la Dordogne.
Cette pierre qui durcit à l'air est de couleur jaune et à grain fin; elle mesure 0m,60 de hauteur d'assise et pèse 1,900 kilogr. le mètre cube. La charge nécessaire pour produire l'écrasement
est de carré.
kilogr
par centime Ire
Sarrancolin ( Marbre de). — Marbre qui présente un fond rouge foncé, avec des veines et taches blanches et grises. Ce marbre , le plus riche et le plus beau que l'on extraie en France, se tire du Val-d'Aure, ou de la vallée d'Or, près de Sarrancolin, village du département des Hautes-Pyrénées.
On en trouve encore beaucoup dans le commerce, mais il est tellement inférieur à l'ancien, que l'on peut dire qu'il n'en porte plus que le nom ; il serait, d'ailleurs, difficile de s'en procurer d'autres, la carrière étant épuisée.
Quelques palais nationaux en possèdent, le Louvre notamment.
Sas, s. m. — 1° Tamis de forme cylindrique composé d'un tissu de crin dans lequel on passe le plâtre que l'on emploie ensuite pour faire des enduits.
On dit plâtre au sas (voy. Tamis).
2° Architecture hydraulique. Partie d'une écluse (voy. ce mot) qui est comprise entre la tête d'amont et la tête d'aval.
Les parois latérales du sas sont les bajoijers et le fond est le radier.
Les bajoyers sont construits sur leur parement extérieur, tantôt suivant une ligne verticale, tantôt suivant une ligne courbe, comme cela se fait fréquemment en Angleterre.
Le parement intérieur se construit verticalement, en talus, avec des retraites, ou même en surplomb et quelquefois avec des contreforts.
L'épaisseur de ces murs est calculée de façon à leur permettre de supporter la pression des terres, supposées délayées et le sas étant vide.
L'épaisseur du radier est telle que cette maçonnerie puisse faire équilibre aux sous-pressions dues aux sources adjacentes ou à la différence de hauteur de l'eau dans les deux biefs.
La longueur du sas est établie d'après