OLT
Fig. 2715,
dont il s'assure en visant le long de C D. Il pratique alors une seconde ciselure suivant cette dernière ligne, une autre le long de B D, et il fait sauter l'excédant, de façon qu'une règle posée sur les ciselures coïncide, dans toutes les directions, avec la surface obtenue ; le parement est alors bien dressé.
2° Les charpentiers donnent le nom de plumée de dévers à une petite portion de la face d'établissement d'une pièce de bois qui a été dressée sur la largeur de cette pièce pour la mettre de dévers et la rétablir une seconde fois.
Plus-value, s. f. — Augmentation de prix accordée, dans le règlement des mémoires , pour des ouvrages d'une nature spéciale ou qui ont exigé soit plus de façon que d'autres qui leur sont similaires, soit des dimensions plus foi'tes que celles qui avaient été prévues.
Pluteus. — Vitruve désigne ainsi une sorte de mur d'appui ou de balustrade qu'on plaçait en avant des portiques des temples et entre les colonnes.
Podium. — Terme d'architecture ancienne qui désigne : 1° le soubassement qui, dans un amphithéâtre, était élevé de quelques mètres au-dessus de l'arène et qui était destiné à l'empereur, aux magistrats et aux vestales (voy. Amphithéâtre).
2° Sorte de console ou pièce en saillie sur le nu d'une façade pour porter des vases, des bustes ou d'autres ornements.
Poêle, s. m. — Appareil de chauffage qui agit sur lair ambiant par l'intermédiaire des parois.
On distingue : les poêles proprement dits, les poêles calorifères et les poêlesfourneaux.
Poêles. Ces appareils se construisent en terre cuite, en tôle ou en fonte. Les parties essentielles qui les composent sont : une capacité destinée à renfermer le combustible, un cendrier, une grille, un orifice de chargement et un tuyau d'émission pour la fumée.
Les poêles ainsi disposés permettent d'utiliser dans la salle la presque totalité de la chaleur dégagée, mais ils présentent divers inconvénients : ceux qui sont en terre cuite se dégradent rapidement si la construction n'en est pas très soignée. Les poêles en fonte sont sujets à se fendre par le refroidissement ; de plus, ils donnent, en rougissant, une odeur désagréable et malsaine qui provient de la combustion, au contact du métal rougi, des corpuscules organiques contenus dans l'air. Mais leur plus nuisible effet est la puissance absorbante pour l'eau qu'ils donnent à l'atmosphère échauffée de la salle, puissance qui a pour résultat le dessèchement des corps humides que cet air enveloppe, et particulièrement des poumons des personnes présentes; de là proviennent des malaises, des maux de tête, etc. On remédie à cet inconvénient en faisant évaporer peu à peu de l'eau contenue dans un vase que l'on place sur le poêle.
Ajoutons que ces appareils ne laissent
POÊLE
POÊLE
pas jouir de la vue du feu, comme les cheminées ouvertes.
Quoi qu'il en soit, la simplicité et le prix des poêles à foyer unique, chauffant directement l'air de la salle comme ceux en faïence, en tôle ou en fonte, en assurent l'emploi pour le chauffage des habitations modestes.
Un grand nombre sont même disposés pour le service culinaire : ceux-ci sont généralement en tôle ; ils sont composés d'un foyer conique à la houille, dont la flamme passe dans un tuyau méplat percé de trous avec tampons mobiles et sur lesquels se fait la cuisson des aliments.
Poêles calorifères. On désigne ainsi les appareils placés dans les pièces à chauffer et dans lesquels l'air circule et s'échauffe avant de se mêler à l'air ambiant ou de le remplacer.
En Suède et en Russie, on fait des poêles calorifères qui sont entièrement en briques ou en terre cuite ; la fumée y circule dans plusieurs conduits verticaux et la chaleur se transmet aux pièces à chauffer à travers les parois en terre.
Les poêles que l'on établit dans les salles à manger sont construits avec une enveloppe de briques et un foyer entouré de tuyaux de fonte qui reçoivent, par leur partie inférieure, l'air amené de l'extérieur, le chauffent et le rejettent dans la salle par des bouches de chaleur placées de chaque côté d'un réservoir supérieur d'air chaud.
Les poêles métalliques à double enveloppe sont fréquemment employés en Allemagne et en France.
L'air contenu entre les deux enveloppes est échauffé par la circulation de la fumée et sort par des ouvertures grillagées.
Certains de ces appareils ont été disposés soit pour diminuer la consommation de combustible, soit pour assurer une marche régulière et dont on n'ait pas à s'occuper; ces poêles sont dits à combustion lente ; ils sont ordinairement
composés d'un cylindre fermé par le haut et dans lequel on place le combustible ; les gaz redescendent toujours sur ce foyer, le traversent et brûlent en s'échappant par son périmètre ; on obtient ainsi une combustion complète. Ce système s'applique à l'utilisation du coke comme combustible, parce qu'il permet de le brûler en masse.
La Compagnie parisienne de chauffage et d'éclairage emploie un appareil qui présente un cylindre (fig. 2716) dans lequel s'entasse le combustible en masse. Après ce chargement, on met un tampon à joint de sable et le couvercle supérieur. De petites portes à coulisses règlent l'admission de l'air à travers et autour du foyer pour achever de brûler les gaz de la combustion. Ces derniers,
Fi g. 2716.
dans la transmission de la chaleur à travers les parois, perdent difficilement leur chaleur et peuvent alors s'échapper plus chauds qu'il ne le faut pour un bon tirage ; de plus, l'air est mauvais conducteur et absorbe difficilement la chaleur ; il en résulte une accumulation de calorique là où le métal est en contact avec le foyer, et par suite, le rougissement des surfaces et l'altération de l'air, ainsi que nous l'avons dit plus haut.
POÊLE
On peut citer, comme obviant à ces inconvénients, l'appareil Gurney , représenté en plan et en élévation, à l'échelle de 0m,0o pour mètre, par la figure 2717; le combustible est placé dans un cylindre en fonte dont les parois sont garnies de nervures saillantes. La fonte étant bonne conductrice de la chaleur, l'absorbe rapidement , et par
POÊLE
Fig. 2717.
les nombreuses surfaces de contact qu'elle présente h l'air, elle perd vite cette chaleur et ne rougit pas. A cet appareil est ajouté un réservoir annulaire où se produit la vapeur d'eau, qui se mêle à l'air à son arrivée sur les parois. La ligure 2718 donne la coupe de ce poêle, accompagnée de quelques détails, entre autres du mode d'assemblage des plaques à nervures saillantes A, du pro-
fil du réservoir C et de l'orifice de sor-
Fig. 2718.
tie D des produits gazeux de la combustion.
On appelle cheminées-poêles des ap pareils métalliques placés au milieu d'une salle à chauffer ou quelquefois dans des coffres de cheminées, disposés comme des poêles, mais qui sont pourvus d'une large bouche fermée par une trappe verticale à crémaillère ou à contre-poids qui, baissée, en fait un poêle et, ouverte, une cheminée. Les cheminées à la prussienne appartiennent à cette catégorie d'appareils (voy.
Prussienne.)
On donne le nom de poêles d'eau à des récipients que, dans le système de chauffage à circulation d'eau chaude, on place dans les salles à chauffer et qui font eux-mêmes partie de l'appareil circu-
POÊLE
POÊLE
latoire. Ces poêles sont pleins d'eau, tantôt avec des tuyaux intérieurs à air, tantôt avec des enveloppes concentriques, chauffant directement ou par circulation l'air de la salle ou l'air extérieur qui doit être versé à l'intérieur. On adopte
Fig. 2719.
pour ces poêles des formes qui sont en rapport avec la décoration: nous citerons, comme exemple (fig. 2719), les poêles qui sont placés dans les travées de la grande salle de la Bibliothèque nationale, à Paris.
On attribue aux poêles différentes dé-
nominations, suivant leurs formes et leur construction :
Poêle sur ferrure, sur châssis ou portatif : poêle composé d'un certain nombre de carreaux montés sur un châssis et de pieds qui permettent de l'isoler du sol ; plusieurs cercles en tôle ou en cuivre forment bandages et le toit est recouvert d'une tablette.
Poêle à tiroir : poêle portatif, dont chaque carreau est entouré d'un cadre rectangulaire, imitant la tête d'un tiroir.
Poêle rond : poêle portatif k carreaux cintrés, qui est garni d'une tablette en marbre ordinairement surmontée d'une colonne en faïence, destinée à cacher le tuyau en tôle (voy. Bague).
Poêle de construction : poêle que l'on construit sur place, avec des carreaux de faïence et sur des dimensions qui sont en rapport avec l'emplacement dont on dispose. Dans les salles à manger, on établit, aujourd'hui, des poêles de construction qui contiennent un réservoir de chaleur appelé chauffe-assiettes.
Poêle à la suédoise : gros poêle qui occupe toute la largeur de la pièce.
Poêle à buffet : poêle à la suédoise dont la partie supérieure, à hauteur d'appui, forme arrière-corps.
Poêle garni : celui dans lequel on a rapporté des briques et des tuiles pour former des cloisons et des planchers, afin qu'il procure plus de chaleur et la conserve plus longtemps.
Poêles-fourneaux : dans certaines régions, et particulièrement dans le nord de la France, on emploie des poêles en briques et en fonte, à double usage, c'est-à-dire servant d'appareil pour le chauffage et de fourneau pour la cuisson des aliments. Ces poêles sont formés d'une plaque de fonte percée de trois trous et soutenue par des montants en briques ; des cloisons en fonte dirigent l'air chaud sous les fourneaux, depuis le foyer jusqu'au tuyau de cheminée.
Législation. Nous extravons de l'or-
POÊLE
donnance concernant les incendies, du 45 septembre 1875, les prescriptions suivantes :
« Art. 2. Il est interdit d'adosser les foyers de cheminée, les poêles, les fourneaux et autres appareils de chauffage à des pans de bois ou à des cloisons contenant du bois.
« On doit toujours laisser entre le parement extérieur du mur entourant ces foyers et lesdits pans de bois ou cloisons un isolement ou une charge de plâtre d'au moins 0m,16.
« Art. 5. Les poêles mobiles et autres appareils de chauffage également mobiles doivent être posés sur une plateforme en matériaux incombustibles dépassant d'au moins 0m,20 la face de l'ouverture du foyer; ils devront, de plus, être élevés sur pied, de telle sorte que, au-dessous de la plate-forme, il y ait un vide de 0m,08 au moins. »
Poêle, s. f. — Les plombiers donnent le nom de poêle à l'espèce de cuiller
Fig. 2720.
dans laquelle ils fondent le plomb ; la figure 2720 montre une poêle avec la grille qui sert à la soutenir.
Ils nomment encore poêle la marmite
Fig. 2721.
ou fourneau en fonte (fig. 2721) dans
40 — POIDS
laquelle on fait chauffer le fer à souder et fondre la soudure à l'aide d'une cuiller.
Poêlerie, s. f. — Branche de la construction qui comprend la fourniture et rétablissement des poêles portatifs et de ceux dits de construction.
La poêlerie est comprise dans la fumisterie (voy. ce mot).
Poids, s. m. — Effet qu'un corps exerce, en vertu de la pesanteur, sur l'obstacle qui le soutient.
Le poids spécifique d'un corps est le poids de l'unité de volume de ce corps. On exprime cette valeur par des chiffres qui indiquent le rapport entre le poids de chaque substance et le poids d'un égal volume d'eau.
Nous donnerons ici les poids spécifiques de quelques-uns des principaux matériaux de construction, que nous exprimerons en kilogrammes, en prenant pour unité le poids d'un décimètre
cube.
Métaux.
Acier écroui non trempé. . . . 7,84
— et trempé .... 7,81
Acier non écroui ni trempé . . 7,83
— trempé non écroui. . . . 7,81 Argent fondu 10,47
forgé 10,37
Bronze 8,62
Cuivre en fil 8,88
— fondu 8,79
— laiton fondu 8,39
— laiton en fil 8,54
Étain 7,29
Fer fondu . 7,21
— forgé 7,79
Mercure 13,60
Or fondu 19,26
- forgé 19,50
Platine écroui 23,00
— en fil 21,04
— forgé 20,34
— laminé 22,67
Plomb 11,35
Zinc fondu 6,86
— laminé ......... 7,20
POIDS
Bois.
Acacia
Aune 0,51
Bouleau
Buis de France
— de Hollande
Cèdre 0,56
Cerisier 0,68
Charme
Châtaignier
Chêne, aubier
— cœur
sec 0,64
vert 0,93
Cyprès
Ébénier d'Amérique
des Indes
Érable plane
— champêtre
— duret 0,73
Frêne 0,72
Hêtre
Liège
Marronnier dinde
Mélèze
Merisier
Noyer 0,63
Peuplier noir
blanc 0,33
d'Italie
de la Caroline ....
Pin de Genève
Platane
Sapin femelle
— mâle 0,46
— rouge
Saule
Sycomore
Tilleul 0,60
Tremble
Substances diverses.
Albâtre d'Europe
— oriental
Ardoise
Argile
Asphalte
Basalte d'Auvergne
Béton de cailloux
— de meulière concassée. .
ki
oo
41 — POIGNÉE
Béton de recoupures de pierres. 2,60
Caoutchouc 0,93
Chaux sulfatée cristallisée . . . 2,41
Chaux vive 0,84
Cire blanche 0,96
— jaune 0,97
Cristal de Saint-Gobain .... 2,48
Granit des Vosges 2,71
— gris 2,73
— de Bretagne 2,73
— rouge d'Egypte 2,65
Pierre à plâtre 2,17
Pierre meulière 2,48
Plâtre broyé 0,96
Porphyre rouge 2,76
Sable.! 1,34
— de rivière 1,88
Soufre natif 2,03
Terre argileuse 1 ,24
— ordinaire végétale. ... 1,11
Matériaux de construction (1).
Argile et glaise. . . . 1,656 à 1,756
Bois de chêne le plus
pesant, cœur . ... 1,170
Bois de chêne le plus
léger, sec 0,850
Bois de sapin 0,650 à 0,720
Bois de sciage, planches 0,614
Brique 1,000 à 1,471
Cailloux 1,658
Chaux vive 0,800 à 0,857
— éteinte 1,328 à 1,428
Ciment 1,000 à 1,600
Gravier 1,371 à 1,485
Maçonnerie de pierre
de taille 2,400 à 2,700
Mortier 1,856 à 2,142
Plâtre tamisé 1,242 à 1,257
— gâché 1,571 à 1,600
Pouzzolane 1,085 à 1,228
Sable . . 1,399 à 1,900
Poignée, s. f. — Pièce de serrurerie que l'on saisit avec la main pour enlever, tirer à soi, ouvrir divers objets.
1° Poignée d'espagnolette : pièce qui
(1) D'après Genièys.
POIGNÉE
POIGNÉE
agit comme un levier pour tourner la
tringle d'une espagnolette (voy. ce mot).
On distingue la poignée ordinaire, ou
pleine, et la poignée évidée, que l'on dé-
Fig. 21-22.
signe de la manière suivante d'après la forme de ses ornements : poignée à la
Fig. 2723.
grecque (fig. 2722), poignée en feuille de persil (fig. 2723).
2° Poignée de crémone : les crémones sont aussi munies de poignées qui, par un mouvement de bascule, font lever ou abaisser les deux portions de la tringle.
Dans les crémones ordinaires, la poi-
Fig. 2724.
gnée est un bouton à olive simple ou
orné (voy. Crémone), mais on en fait qui sont très richement décorées ; la figure 2724 représente ainsi en profil et en élévation une poignée dont le mouvement a lieu de gauche à droite et de droite à
BElLOCHE
gauche et la figure 2725 une poignée ou tige à bascule qui se meut de bas en haut pour ouvrir et de haut en bas pour fermer.
3° Poignée à pointe molle et poignée à patte : la première est fixée sur le bois par ses deux branches et sert à tirer
Fig. 2726.
une porte à soi (fig. 2726) ; la seconde, représentée par la même figure, est à pattes et à vis et propre au même usage.
POIGNÉE
POIGNÉE
Ces poignées se font en fer ou en cuivre ; suivant leur forme, elles sont dites à bâton de maréchal ou à balustre. On en fait encore et particulièrement en fer forgé, qui sont très ornementées ; la
siennes se repliant les uns sur les autres.
Fig. 2727.
figure 2727 représente un de ces objets dont la tige, en forme de tresse, a ses branches fixées sur des platines en tôle découpée ; fautre poignée que nous donnons (fig. 2728) est accompagnée d'un anneau servant de heurtoir.
On les appelle aussi poignées de tirage.
4° Poignée brisée ou à tourillons :
poignée dont les branches entrent dans des lacets à pointe ou à vis ou dans des lacets de forme olive qui sont montés eux-mêmes sur platine (fig. 2729).
Ces poignées servent soit à ouvrir des tiroirs, soit à. lever et à mettre en place des volets. Il y en a q.ui sont ornées (fig. 2730).
On fait aussi des poignées mobiles de la forme indiquée par la figure 2731 pour faire mouvoir des volets de per-
Fig. 2728.
Poignée de fléau
WVvi
bouton monté
Fig. 2729.
sur la platine d'un fléau (voy. ce mot) pour la mettre en mouvement.
Fig. 2730.
6° Poignée de robinet : partie supé-
POINÇON. — 44
rieure d'un robinet, sur laquelle on pose la main pour faire tourner la tige dans son boisseau (voy. Robinet).
POINÇON
Pour s'opposer à la flexion du tirant,
Fig. 2731.
7° Vieux morceau de feutre au moyen duquel on saisit la plane de plombier et autres outils pour ne pas se brûler quand ils sont chauds.
Poil, s. m. — Mot qui s'applique à différentes qualités d'ardoises.
On dit ainsi poil noir, poil roux, poil taché (voy. Ardoise).
Poinçon, s. m. — 1° Pièce de charpente qui, dans une ferme en bois, remplit plusieurs fonctions très importantes : il reçoit, par assemblage, les sommets des arbalétriers et souvent les contrefiches qui en diminuent le poids; il s'assemble avec le tirant qu'il soulage : de plus, il supporte le faîtage et reçoit les liens ou aisseliers qui ont pour objet d'assurer la position verticale delà ferme (voy. ce mot).
Nous donnerons quelques détails sur le mode d'assemblage du poinçon avec ces différentes pièces.
La figure 2732 représente la jonction, à tenon et mortaise avec embrèvement, des deux arbalétriers à la partie supérieure du poinçon ; celui-ci s'assemble, en outre, à tenon avec le faîtage, que l'on voit en coupe et sur lequel reposent les abouts des chevrons.
Fig. 2732.
le poinçon se réunit à cette pièce, soit par un tenon passant avec cheville ou
Fig. 2733.
clef (fig. 2733), soit par un étrier ou lien en fer (voy. Étrier).
Souvent, la ferme possède un second tirant ou entrait, qui permet de ménager un étage habitable dans le comble ou qui n'a simplement pour objet que de relier entre eux directement les milieux des arbalétriers ; le poinçon, dans ce cas, s'assemble avec l'entrait par l'un des procédés que nous venons d'indiquer.
Lorsqu'on veut, néanmoins, dans ce genre de fermes, soulager le tirant qui joint les pieds des arbalétriers, on peut employer le système indiqué par la figure 2734 ; deux plates-bandes doublement coudées et reliées au poinçon et à l'entrait par des boulons sont percées, à leur extrémité inférieure, de trous dans lesquels passe une cheville à écrou que vient embrasser une tige en fer rond; par le bas, cette tige traverse une bride en fer plat qu'elle retient au
POINÇON
moyen d'une clavette; c'est dans cette bride que passe le tirant.
Fig. 2734.
Quelquefois l'entrait est moisé (fig.
2735) et le poinçon est saisi par une
Fig. 2735.
bride clans laquelle se visse l'extrémité taraudée de la tige de fer.
Dans les fermes en fer, le poinçon est une tringle en fer rond qui se rattache, au tirant, soit par le moyen indiqué, en plan et en perspective, par la figure
- POINÇON
2736, c'est-à-dire par l'intermédiaire d'une plaque soutenant un manchon dans lequel se vissent avec écrou les deux parties qui composent le tirant, soit par un lien embrassant le tirant et
Fig. 2736.
boulonné sur l'extrémité aplatie du poinçon (voy. Assemblage). Le sommet de ce dernier se joint aux arbalétriers au moyen de plaques d'assemblage boulonnées sur les fers pleins ou évidés (voy. Faîtage).
L'extrémité inférieure du poinçon est souvent décorée en cul-de-lampe (voy. ce mot).
Dans les fermes en bois et fer, à arbalétriers en bois, on peut faire entrer les extrémités supérieures de ceux-ci dans
Fig. 2737.
un sabot en fonte au-dessous duquel vient se boulonner une plaque où s'attache le poinçon. La figure 2737 donne
POINÇON
en A Télévation d'un système de faîtage ainsi conçu et appliqué aux fermes de la halle de voyageurs dans la gare de Paris à Lyon ; le sabot est composé de deux parties solidaires par le bas et réunies par le haut dans chacune desquelles vient se loger l'un des arbalétriers ; ces deux pièces sont traversées par des boulons qui relient au sabot, la plaque vue en coupe sur le détail B et en dessous sur le détail C ; cette plaque est double et traversée par une cheville de fer qu'embrasse l'extrémité de la tige de suspension.
Vitruve nous apprend que dans les combles à grande portée les Romains se servaient de poinçons.
Au moyen âge, les poinçons soulagent aussi les tirants de grande ' longueur. Nous citerons un curieux exemple de suspension de ces pièces, appartenant à l'église Saint-Ouen de Rouen et dans lequel on remarque l'emploi du fer dans la charpente, dès le xive siècle ; le poinçon repose sur le tirant, qui est soutenu lui-même dans des encoches ménagées sur deux pièces de bois reliées entre elles au moyen d'une clef ou cheville de bois avec clavette en fer et qui, embrassant à la fois l'entrait et le poinçon, se rattachent à ce dernier par des boulons à écrous.
Au xvie siècle, les charpentes apparentes étant fort en usage, les bois qui
les composent sont plus ou moins ornés ; nous donnons (fig. 2738) un
POINÇON
poinçon reposant sur un entrait et dont les arêtes sont abattues ; l'extrémité inférieure de cette pièce est taillée en forme de base, de manière à conserver au bois toute sa force au droit de l'assemblage ; toute l'épaisseur du tirant est de même conservée en ce point.
Dans les combles pyramidaux ou coniques, on dispose un poinçon central qui reçoit les abouts des arbalétriers
Fig. 2739.
par assemblage à tenons et mortaises, et auquel on donne plus d'épaisseur au point de réunion de ces pièces (fig.
Dans ce genre de charpente, l'extrémité du poinçon perce souvent le comble et est recouverte d'ornements en plomb.
2° Outil de fer qui a la forme d'une
Fig. 2710.
tige prismatique, à pointe quadrangulaire aciérée (fig. 2740), et qui sert aux
POIXTAL.
POINTE
tailleurs de pierre à abattre les plus fortes aspérités laissées sur la pierre par le travail du marteau.
3° Outil d'acier qui sert à percer le
Fig. 27 il.
fer à froid ou à chaud et qui est de
Fïg. 2742.
forme prismatique (fig. 2741). carrée ou méplate (fig. 2742).
Point, s. m.
l°Lieu de rencontre
de deux lignes qui se coupent.
2° Point d'appui : terme général qui désigne un support quelconque, un pilier, une colonne, un pied-droit, etc.
3° Point de Hongrie : désignation appliquée à certains parquets ou planchers, que l'on nomme encore planchers à fougère ou à la capucine (voy. Parquet).
Pointai, s. m. — Pièce de bois posée d'aplomb pour étayer.
On s'en sert principalement pour soutenir les planchers trop faillies, pour supporter les fardeaux dont on peut les charger momentanément, ou lorsque leur vétusté peut faire craindre un effondrement, ou bien encore lorsque des travaux faits en sous- œuvre nécessitent des démolitions qui les laisseraient sans soutien, au moins en partie.
La figure 2743 représente un étalement de plancher dans lequel sont employés des pointaux a presque verticaux ou suffisamment inclinés pour qu'on puisse les serrer, au moyen de coins, de
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manière à soutenir les planchers supérieurs. Ces étais sont posés sur des semelles ou couches b et pressent, par le haut, des pièces de bois ou lambourdes qui soutiennent les solives.
Les pointaux sont taillés en biseau, à leurs deux extrémités, de manière à porter sur une arête, pour que l'effort auquel ils sont soumis soit dirigé suivant leur ligne de milieu.
Pointe, s. f. — 1° D'une manière générale, extrémité aiguë d'un corps quelconque.
2° Un objet de quincaillerie est dit- à pointe lorsqu'il est muni d'une partie aiguë et piquante au moyen de laquelle cet objet est fixé.
3° Clou sans tète qui sert à arrêter des fiches dans leur mortaise.
4° Clou d'épingle fin.
o° Petit clou d'épingle sans tête au moyen duquel on maintient les verres dans les feuillures des châssis, indépendamment du mastic que l'on met pardessus.
6° Pointe d'arrêt : broche que l'on pose sous l'une des branches d'un mou-
POINTE
POIRE
vement de sonnette pour en limiter la course.
7° Pointe molle : extrémité aiguë d'un lacet, d'un piton, d'une poignée, amincie de manière à pouvoir être courbée et rivée.
8° Ciseau de sculpteur qui sert à ébaucher l'ouvrage après que le bloc de pierre ou de marbre a été dégrossi. Cette opération se nomme approcher à la pointe. On emploie encore, dans ce travail, la double pointe, ciseau fendu par le bout.
9° Pointe carrée : outil vu de profil
Fig. 2744.
et de face en A et B (ûg. 2744), qui sert à percer le bois pour amorcer les vis.
10° Cherche-pointe : poinçon que l'on emploie pour chercher les trous des ailes des fiches afin de les pointer et de les arrêter au moyen de pointes. Un talon que cet outil porte à l'extrémité non aiguë permet de le retirer du trou quand on l'a enfoncé de force.
11° Pointe à tracer : outil très pointu en fer ou en cuivre, au moyen duquel on trace des lignes ou des repères sur les métaux.
12° Les treillageurs donnent le nom de pointes à des petits bouts de fil de fer dont ils se servent comme clous.
13° Terme de paveur qui désigne l'extrémité du tas droit au milieu d'une
chaussée où deux ruisseaux se rencontrent.
14° Forme pyramidale en bossage donnée au parement d'une pierre de taille (voy. Bossage).
15° Jonction d'onglet de quatre joints, tels que ceux de deux petits montants qui se croisent dans une fenêtre.
16° Panneau de menuiserie saillant et taillé à facettes de manière à présenter des arêtes qui tendent au centre.
Pointeau, s. m. — Outil de serrurier terminé en pointe conique et sur lequel on frappe avec un marteau pour marquer un point qui serve d'amorce au foret à l'endroit où l'on veut percer un trou.
Pointer, v. a. — 1° Rapporter sur un panneau ou sur une pierre les dimensions relevées sur une épure.
Pour cette opération, on emploie le compas et la fausse équerre.
2° Amorcer, faire des points avec le pointeau (voy. ce mot).
Pointerolle, s. f. — Sorte de pic servant à tailler les roches, telles que les granits.
Poire, s. f. — Boîte en forme de poire que l'on place à l'extrémité d'un cordon de sonnette électrique ( flg.
2745). Un bouton placé en dessous
Fig. 2745.
permet, par la pression du doigt, de rétablir la communication entre deux