POISSY
POITRAIL
fils métalliques contenus dans le cordon ; le courant passe et agit sur un timbre disposé à cet effet.
Les cordons à air qui servent aux concierges à ouvrir les portes d'entrée des habitations sont également munis de poires en caoutchouc sur lesquelles on agit, par la pression de la main.
Poirier, s. m. — Arbre de la famille des rosacées, dont le bois qui est d'une contexture fine et rougeâtre se rabote, se coupe bien dans tous les sens, se fend rarement et prend très facilement le poli.
Son poids spécifique est de 0,657 à 0,714.
On emploie le bois de poirier pour les montures d'outils de menuisiers, pour les rouages de la charpenterie des machines ; les sculpteurs surbois en font le plus grand cas, après le buis et le cormier.
Le poirier est le seul bois qui, noirci, imite, à s'y tromper, le bois d'ébène; on peut bien donner aussi au charme et au grisard une teinte uniforme, mais ils ne reproduisent pas, comme le poirier, les effets nets et francs de l'ébène. On noircit le poirier en faisant infuser cinq cents grammes de bois d'Inde dans un litre d'eau, réduit ensuite à un demilitre par le chauffage; on étend cette préparation sur le bois à noircir, pendant qu'elle est encore chaude et, avant qu'elle soit sèche, on y passe du vinaigre où l'on a fait dissoudre des clous ou de la limaille de fer pendant trois ou quatre semaines ; on laisse sécher, on polit et l'on vernit.
Poissy {Roche de). — Calcaire gréseux, demi-dur, provenant des carrières de Poissy, dans la commune de ce nom, arrondissement de Versailles.
Cette pierre est de couleur blancgrisàtre, à grains fins. Elle porte de 0m,30 à lm,20 de hauteur d'assise et pèse de 1,900 à 2,300 kilogr. le mètre cube ; elle s'écrase sous une charge de 120 à 380 kilogr. par centimètre carré.
Poitrail, s. m. — Poutre en bois ou en fer formée d'une ou plusieurs pièces pour servir de linteau à des baies de grandes dimensions, des ouvertures de boutiques, par exemple.
Lorsque le poitrail est en bois, c'est une seule poutre de fortéquarrissage ou bien ce sont deux pièces réunies entre elles par des boulons (voy. Linteau) ; dans tous les cas, les poitrails doivent avoir la même épaisseur que les murs qu'ils supportent, et reposer, par chaque bout, sur des points d'appui en pierre dure, avec une portée de 0m,32 au moins.
Dans un pan de bois où sont pratiquées de grandes ouvertures au-dessous d'un poitrail, on renforce souvent ce
itn h h m iunnnnniM h h m i/i r/i h
Pig. 2746.
dernier au moyen d'une pièce contrebutée, de chaque côté, par des écharpes (fig. 2746).
L'étude des constructions de Pompéi a permis de reconnaître la présence du bois dans les maçonneries, comme linteaux, montants et jambages des portes ; on a constaté que des entablements de pierre reposaient sur des linteaux ou poitrails dune portée parfois considérable. Viollet Le Duc, qui s'est occupé de cette question, fait observer que le portique entourant l'aire sur laquelle est bâti le temple de Vénus, à Pompéi, est surmonté d'une frise formée de morceaux de pierre dont les joints sont tous verticaux ; il fallait donc un poitrail en bois pour la porter; à en juger par la
POITRAIL
coupe de la pierre, ce poitrail devait être composé, comme l'indique la coupe représentée par la figure 2747, de deux pièces de bois, Tune placée en avant et ayant 0m,10 d'épaisseur, l'autre posée de champ et servant à renforcer la première. Bien que la taille des claveaux témoigne de l'emploi du bois pour le poitrail ainsi formé, on a peine à comprendre comment cette structure pou-