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SÉCHOIR

localités exposées à des pluies fréquentes, le séchage s'effectue à couvert. Les briques sont mises en haie sous des hangars en bois couverts de chaume ou de genêt, quelquefois de tuiles; les hangars doivent être assez élevés pour que les ouvriers puissent passer sous les abouls. On ménage , entre chaque haie, un passage libre de 0m?70 à 0m.80. Aujourd'hui, les séchoirs sont généralement disposés de façon que le rebattage puisse y être opéré facilement. Les briques ne sont plus alors mises en haie, mais posées sur des rayons. Quand elles ont acquis une consistance suffisante, on les rebat et on les remet sur les planches pour achever de sécher. Cet usage, quoique dispendieux, est excellent ; car les briques, ne supportant que leur propre poids, ont une tendance moins grande à se déformer.

Séchage artificiel. Il est généralement admis qu'il n'y a pas de moyen de séchage qui puisse concourir avec celui de l'exposition à l'air libre sous des hangars. Ce n'est pas que l'on manque, à cet égard, de procédés très divers appliqués dans un grand nombre d'industries; mais tous les systèmes employés sont trop coûteux pour la dessiccation des briques, produits dont la valeur est relativement très faible. Cependant, il est certain que l'état atmosphérique n'est pas toujours favorable à la dessiccation des terres moulées, que celte opération ait lieu à l'air libre ou même sous des hangars; aussi, les pertes et les déchets que l'on doit aux intempéries des saisons se traduisent-ils par un déficit quelquefois important; il y a, de plus, dans ces conditions, incertitude sur le chiffre de production que Ton peut atteindre dans l'année. Bien que le séchage artificiel soit très difficile à obtenir pour la brique, en raison de son épaisseur et des tendances diverses que présentent les différentes qualités d'argile à se prêter à la dessiccation, il est donc désirable de s'affranchir des influences atmosphériques, afin d'obtenir

une fabrication régulière, et même, s'il est possible, pendant la mauvaise saison. Des essais ont été faits dans ce sens. Nous ne citerons que pour mémoire la manière d'opérer le séchage artificiel qui se pratique dans quelques localités de l'Angleterre, principalement à Suffolk.

Les produits sont placés sous des abris ou maisons à sécher qui sont garnis de calorifères. Les briques y restent de douze à dix-huit jours pour arriver à une dessiccation complète. L'idée qui s'est présentée naturellement chez les fabricants a été de chercher à utiliser la chaleur perdue des fours qui servent à la cuisson des briques et de trouver des dispositions au moyen desquelles les briques rapprochées de ces fours pussent être portées, en peu de temps, au point de siccité convenable pour être ensuite soumises à la cuisson. Il semble qu'on puisse arriver ainsi à une dessiccation rapide, égale, facile à graduer, et obtenir un travail continu, bien circonscrit par journée, une surveillance aisée , une main-d'œuvre modérée et une fabrication soignée. Nous avons parlé de cette question en faisant la description des fours (voy. ce mot) et nous avons cité quelques applications qui ont été faites de ce principe. Quant aux moyens divers employés dans certaines industries, tels que le chauffage à l'air chaud, à la vapeur ou à l'eau chaude, la dessiccation accélérée par des ventilateurs, nous le répétons, ce sont des procédés trop dispendieux pour la fabrication d'un produit d'aussi mince valeur que la brique.

Séchoir, s. m. — Local dans lequel on produit l'opération du séchage, soit à l'air libre, soit en échauffant les substances ; ce dernier svstème a fait donner aussi le nom d'étuves aux lieux dans lesquels on l'applique.

Les séchoirs à l'air libre sont établis dans les conditions suivantes : ce sont ordinairement des constructions en bois élevées au-dessus du rez-de-chaussée et

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