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SÉCHAGE

un petit vase en bois auquel ils ajustent une anse en fil de fer et dans lequel ils trempent l'extrémité de leurs pinceaux.

Sébestier, 5. m. — Arbre de la famille des borraginées, qui croît dans les régions intertropicales et qui donne des produits de troisième grandeur.

Une variété, le sébestier domestique ou mysea, fournit un bois blanc propre à être employé dans la menuiserie.

Sébile, s. f. — 1° Vase en bois dans lequel les marbriers gâchent le plâtre destiné au scellement des pièces de marbre.

2° Vase en bois rond dont les plombiers se servent pour faire le lavage des cendrées.

Sec, adj. — Maçonner à sec, construire en pierres sèches : exécuter un ouvrage au moyen de pierres posées les unes sur les autres, sans chaux, ni plâtre, ni mortier.

Les puisards sont particulièrement établis en pierres sèches.

Séchage, s. m. — Séchage des briques. Au moment même de leur fabrication par voie humide ou mécaniquement, les briques renferment une certaine quantité d'eau, dite ÏÏévaporation, que l'on expulse par le séchage.

Cette opération, très importante, doit être opérée lentement ; l'èvaporation doit se faire d'une manière égale à la surface et dans toute la masse des briques; quinze à vingt jours sont nécessaires pour une dessiccation complète par un temps sec; le séchage n'est jamais parfait si le temps est mauvais, mais il se complète dans le four par l'enfumage, opération préliminaire de la cuisson.

On distingue le séchage en plein air et le séchage sous abris ou hangars, le premier de ces procédés convenant aux briques de qualité ordinaire et s'em-

ployant surtout dans la fabrication dite flamande ou wallonne , le second usité dans les briqueteries permanentes et surtout dans les localités exposées à des pluies fréquentes. Il y a aussi le séchage artificiel.

Séchage en plein air. On sait que le porteur chargé de démouler les briques fraîchement faites les pose à plat sur une aire sablée. Si le temps est couvert et qu'il survienne, paréclaircies, des coups de soleil un peu vifs, susceptibles de produire une dessiccation irrégulière, il faut saupoudrer les briques de sable pour modérer l'èvaporation ; en cas de pluie, on les couvre de paillassons. Au bout de dix ou douze heures, lorsque les briques commencent à se raffermir, on les relève sur champ, à la place même qu'elles occupaient, et, quand elles ont pris assez de consistance pour qu'on puisse les manier sans les déformer, on les pare, c'est-à-dire qu'on enlève, avec un couteau de bois, les bavures qu'a laissées le moule, ainsi que les ordures que la brique fraîche peut ramasser ; puis on procède au mettage en haie. A cet effet, on forme, avec les briques, sur un sol parfaitement damé et recouvert d'une couche de sable de 0m,10 à 0m,15 d'épaisseur, une sorte de muraille à claire-voie comprenant, sur sa hauteur, de quatorze à dix-sept assises de briques posées de champ. Le premier lit est formé de quatre rangées de briques, dont la plus grande dimension est perpendiculaire à la ligne de front. Les lits supérieurs ont une direction oblique, contrariée, pour chaque lit, avec celle du lit inférieur ; on ne monte les différents lits qu'au fur et à mesure delà dessiccation de la dernière assise posée. On termine ces haies en gradins et on les recouvre de paillassons, destinés à protéger les briques contre la pluie et les rayons d'un soleil trop vif. Les briques mises en haie y restent jusqu'au moment de la cuisson.

Séchage à couvert. Dans les briqueteries permanentes et surtout dans les

SECHAGE.

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