‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 2)Chapitre 139 sur 255 · SIFFLET · texte numérisé non relu

SIFFLET

SIGNINUM.

mobile F qui tourne autour de Taxe a ; cette plaque fixée au-dessus du dallage du cabinet d'aisances est munie de deux tourillons et repose en un point b sur l'extrémité d'une tige de fer dont l'autre bout est attaché, au moyen d'un boulon libre, au petit bras d'un levier cd dont l'appui est en e ; le poids de l'enfant,

Fig. 3134.

dont les pieds sont posés sur les semelles, fait abaisser la plaque et tourner le clapet de manière à ouvrir la cuvette ; quand les pieds de l'enfant quittent les semelles, tout le système bascule en sens inverse sous l'action du contrepoids. Le dallage du cabinet, en avant de la plaque, est établi en pente vers la cuvette pour l'écoulement des liquides.

Sifflet, s. m. — Enture qui appartient cà la catégorie des assemblages appelés joints de bout.

Le joint en sifflet, dit aussi joint de

Fig. 3135.

paume, est formé (fig. 3135) par la réu-

nion de deux coupes obliques faites à chacun des morceaux placés bout à bout.

Cette enture s'emploie pour former une grande longueur de pièces horizontales soutenues à leur point de jonction et n'ayant à résister dans aucun sens à des efforts de poussée.

Quelquefois, ainsi qu'on le voit sur la

Fig. 31 30.

figure 3136, on désaboute le joint en sifflet.

Signal, s. m. — On donne ce nom, d'une manière générale, aux divers appareils, employés sur les voies de chemins de fer, pour renseigner, aussi rapidement et aussi sûrement que possible, les agents des trains en marche sur l'état du chemin et ceux de la voie sur le mouvement des trains.

Les différents moyens et systèmes employés à cet effet sont : les télégraphes électriques ou optiques, les signaux à disque tournant, les signaux acoustiques, tels que sifflets, cloches, etc.

(voy. Disque, Télégraphe).

Signe, 5. m. — Les charpentiers nomment ainsi les chiffres, lettres et| figures diverses qu'ils emploient clans la marque des bois (voy. Marque).

Signinum. — Nom que Vitruve donne à une sorte de mortier dont or faisait usage, de son temps, pour les puits et les citernes. On mêlait ensemble cinq parties de sable pur et deux d( chaux ; on remuait bien ce mélange e on y mettait de petits morceaux d< pierre ou de tuf, du poids d'environ un* livre ; ensuite, on le battait avec de masses de bois Garnies de fer.

SILICATISATION.

oot

SILICATISATION.

Pline rapporte qu'on faisait aussi le

• „ A~~ f„:i^^ ™1Â.™ «+ An In

»rw avec des tuiles pilées et de la

sigmn chaux

Silex, 5. m. — Voy. Caillou.

Silicatisation, 5. /".—Application des silicates solubles au durcissement des pierres et à la peinture.

Le durcissement des pierres poreuses et des plâtrages ainsi que la consolidation des grès ou des briques d'une désagrégation facile s'opèrent au moyen du silicate de potasse. Le silicate de soude, tout en produisant le même durcissement, donne lieu à des efflorescences d'aspect désagréable.

La dissolution siliceuse que l'on emploie est fixée à 35 degrés, afin qu'il suffise de l'étendre d'une fois et demie son volume d'eau pour obtenir le liquide dont le degré de concentration est le plus convenable au durcissement des pierres. Les dissolutions trop faibles exigent un certain nombre d'opérations d'imprégnation, tandis que les dissolutions trop concentrées se prêtent mal à un durcissement convenable de la pierre (1).

Le phénomène qui se produit est le suivant : la dissolution siliceuse est absorbée par les pierres poreuses ; après vingt-quatre heures d'exposition à l'air, une nouvelle quantité de dissolution est absorbée, et ainsi de suite jusqu'à ce que l'absorption soit nulle, c'est-à-dire jusqu'à ce que les pores de la pierre soient complètement bouchés par la pâte siliceuse concrétée.

La quantité de dissolution absorbée varie avec la nature de la pierre, la grosseur de son grain et sa porosité.

Pour une pierre de moyenne porosité, la dépense en silicate par mètre carré de surface ne dépasse pas 1 kilogr. 1/2.

Le mode d'application du silicate varie avec la nature des travaux. Dans

(1) Kublmann, Instruction pratique sur l'application des silicates solubles au durcissement des pierres.

les constructions neuves, l'application peut se faire immédiatement. Dans les constructions anciennes, il faut préalablement nettoyer les pierres pour faciliter la pénétration de la dissolution siliceuse. Un grattage à vif est préférable à un simple lavage ; si l'on emploie ce dernier moyen, il faut le faire avec une brosse dure ou une lessive de potasse caustique ; l'eau acidulée doit être proscrite.

Lorsque la pierre à durcir occupe un petit volume, on procède par immersions répétées de l'objet dans la dissolution siliceuse, chaque immersion durant quelques heures.

Pour des murs à grandes surfaces, on agit par arrosement à l'aide de pompes à incendie, de pompes ou de grandes seringues à jet divisé. Si l'on ne veut silicatiser que certaines parties telles que des sculptures, on emploie des brosses molles formant éponge, de manière à retenir beaucoup de liquide et en fournir aux surfaces autant que par les procédés indiqués ci-dessus.

En général, trois applications faites dans trois journées consécutives suffisent pour durcir la pierre.

Dans le cas de pierres excessivement poreuses, M. Kublmann propose comme excellent le procédé qui consiste à faire pénétrer dans ces sortes de pierres de nature calcaire, avant la silicatisation, de l'alumine et du sulfate de chaux par des imbibitions réitérées de dissolution de sulfate d'alumine à 6 degrés de l'aréomètre de Beaumé.

L'opération de la silicatisation ne doit pas se faire par les fortes gelées. En outre, on choisit un temps couvert, de préférence à un temps chaud et sec, pour éviter une dessiccation trop rapide.

L'application de peintures siliceuses sur les surfaces contribue à la conservation des objets. Celte application se fait . au pinceau.

Pour la peinture sur pierre, les couleurs brovées sont délavées dans une

SILICATISATIOX.

- 3oi —

Page 1