SICCATIF
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broyée à l'huile , déjà siccative par elle-même. On peut remplacer cette substance par le sel de Saturne.
La couperose blanche seule, appelée aussi vitriol blanc (sulfate de zinc) s'emploie comme siccatif. On s'en sert de préférence avec les couleurs claires, mais cette matière a le défaut d'être sujette à faire jaunir les tons
Les sels de manganèse permettent de rendre siccative l'huile employée pour le blanc de zinc sans altérer cette couleur. Le siccatif proposé par M. Leclaire est un mélange de 97 parties de blanc de zinc avec une partie de sulfate de manganèse pur, une partie d'acétate de manganèse pur et une partie de sulfate de zinc calciné. On mêle ce siccatif réduit en poudre impalpable dans la proportion de 11/2 à 1 pour 100 avec le blanc de zinc.
h' huile grasse est le meilleur des siccatifs. On l'appelle encore huile cuite et huile lithargée et, pour la préparer, on fait bouillir sur un feu doux, pendant deux heures, un mélange ainsi composé :
Huile de lin 1^,000
Litharge 0 ,030
Céruse 0 ,030
Terre d'ombre 0 ,030
Talc 0 ,030
On remue constamment pour que le mélange ne noircisse pas, et on l'écume quand il mousse; on laisse reposer; l'huile s'éclaircit et on la met, pour la conserver, dans des bouteilles bien bouchées (1).
Les règles générales à observer dans
l'emploi des siccatifs sont les suivantes :
Ne mettre le siccatif qu'au moment
de l'application de la couleur, pour qu'il
n'épaississe pas.
Si Ton veut vernir, ne mettre de siccatif que dans la première couche, les deux ou trois couches employées à l'essence devant sécher seules.
Avec les couleurs sombres, on peut mettre, en la détrempant, 30 grammes
(1) Th. Château, Technologie du bâtiment.
de litharge pour chaque kilogramme de couleur.
Avec les couleurs claires , mettre , pour chaque kilogramme de couleur détrempée dans de l'huile de noix ou d'œillette, 3 à 4 grammes de couperose blanche.
Si l'on emploie l'huile grasse, qui convient surtout pour certaines couleurs, telles que les citrons et les verts de composition, on met, par chaque kilogramme de couleur , un peu d'huile grasse et l'on détrempe le tout à l'essence pure.
D'une manière générale, plus est forte la proportion de siccatif employé, plus la dessiccation est rapide; mais les couleurs contenant du siccatif ont peu d'adhérence et s'écaillent souvent quelque temps après leur application; aussi, ne doit-on employer les siccatifs que dans des cas exceptionnels ou avec des couleurs très lentes à sécher.
Siccité, s. f.— l°Etat de ce qui est
sec.
On dit la siccité d'un ciment.
2° Appareil destiné à empêcher l'eau de pénétrer sous les vantaux des portes ou des croisées (voy. Jet d'eau).
Sidobre [Granit du). — Granit très dur, blanc-grisâtre, à éléments assez gros, que l'on tire des carrières des plateaux et ravins du Sidobre , dans la commune de Lacrouzette, près de Castres.
La hauteur d'assise de cette pierre est de 1 mètre ; elle pèse 2,6o0 kilogr. le mètre cube et s'écrase sous une charge de 980 kilogr. par centimètre carré.
Siège, s. m. — 1° Meuble fait pour s'asseoir.
Sur la façade des temples anciens, on voyait quelquefois des sièges fixes en marbre, consacrés à des divinités. L'enceinte sacrée de Némésis, à Rhamnus, renfermait deux temples, dont l'un était
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un hexastylè périptère et l'autre un temple inantis. Pour distinguer le dernier, Stuart l'appelle temple de Thémis, tout en avouant qu'il n'a aucune autorité pour cette dénomination. L'un des sièges
Fig. 3120.
en marbre de son pronaos, que représente la figure 3120, est, à la vérité, dédié à Thémis, comme le prouve clairement l'inscription qui y est gravée ; mais le siège correspondant porte une preuve semblable de sa dédicace à Némésis.
Dans les thermes des Romains, on voyait aussi des sièges faits de matières précieuses, telles que l'onyx, le porphyre, le jaspe, l'albâtre et les marbres
Fig. 3121.
les plus rares, matières également employées pour les baignoires, les bassins, les incrustations dans les murailles et dans les pavés. Nous empruntons au Dictionnaire des antiquités grecques et
romaines, de MM. Daremberg et Saglio, la figure 3121, qui représente un siège de bain, en marbre.
Dans les églises du moyen âge, les sièges des évêques , ou chaires épiscopales, particulièrement dans la première période, étaienten pierre. M. de Caumont cite, comme remontant au xic siècle, la
chaire en marbre rouge, dans laquelle venaient s'asseoir les évêques de Baveux, à Saint-Vigor, lors de leur prise de possession; le siège représenté par la figure 3122 est très simple et taillé dans un seul bloc.
Le même auteur fait mention de sièges creusés dans la pierre entre les colonnes (fig. 3123), de manière que chaque arcature correspondait à un siège.
Enfin, nous donnerons un exemple des sièges de luxe de l'époque romane, dans lesquels on trouve des ornements empruntés à l'architecture, comme le montre la figure 3124. Les principaux étaient les bancs munis d'appui, les fourmes ou formes, sortes de bancs sur lesquels chaque place était marquée par une séparation , sièges d'honneur à l'usage des juridictions seigneuriales et des églises; les faudesteuils, sièges d'honneur, avec ou sans dossiers ni accoudoirs, à l'usage des rois, des évêques et des seigneurs ; les chaires ou chaises avec ou sans accoudoirs, etc. Le
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plus grand nombre de ces sièges n'étaient décorés que de quelques orne-
ments gravés ou sculptés, les plus riches étaient rehaussés de peintures, dorures
Fig. 3124.
et incrustations en forme de mosaïques, d'or, d'argent, d'ivoire et de cuivre.
Actuellement, on fait des sièges fixes ou mobiles, avec le bois ou la pierre, et affectant les formes les plus diverses.
- Siège d'aisances : maçonnerie établie en contre-haut du sol d'un cabinet d'aisances et sur laquelle on s'appuie.
Cette forme de siège est employée pour les latrines communes.
Le siège n'est souvent aussi qu'une simple planche percée d'un trou. Dans les appartements, les appareils de garderobe sont renfermés dans un siège composé d'une tablette percée d'un trou et fermée par un tampon circulaire ou par un abatant (voy. ce mot). Le devant du siège est formé par un soubassement en lambris. Sur le pourtour de la tablette, on fixe généralement au mur une plinthe de 0m,10 à Om,ll de largeur.
Dans les écoles communales, les latrines destinées aux filles renferment des sièges en bois contenant une cuvette en fonte émaillée. La figure 3125 repré-
Fig. 3125.
sente, à l'échelle de 0m.0o pour mètre, la coupe d'un de ces appareils; derrière les cuvettes, un conduit fermé par un treillage est ménagé pour la ventilation. Les sièges destinés aux garçons sont
Fig. 3126.
généralement revêtus en pierre (fig.
On appelle également sièges les appareils que l'on établit dans les latrines
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communes et sur lesquels on ne s'assied pas , mais où Ton place seulement les pieds.
Les plus simples sont ceux que Ton appelle sièges à la turque. Ils sont uniquement formés d'un trou légèrement évasé, de 0m,15 à 0m,20 de diamètre et percé dans le sol même du cabinet. Ce sol est disposé de manière à ramener par des pentes les liquides vers le trou, de chaque côté duquel sont ménagées deux saillies en forme de semelles où l'on pose les pieds.
On a imaginé, pour intercepter le passage des gaz méphitiques par l'ouverture béante, d'appliquer aux lieux à la turque un système de cuvettes à bascule. Nous citerons le système Rogier- Mothes, représenté en coupe par la
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un des plus répandus; il a 0m,62 de largeur, 0m,36 de profondeur, 0m,28 de
figure 3127 et dans lequel l'appareil et la cuvette sont enterrés jusqu'au niveau du sol. Les autres sièges sont élevés audessus du sol de 0m,20 h 0m,25 ; ils sont fixes ou à bascule.
Les sièges fixes sont construits en maçonnerie ou en fonte. Les écoles primaires offrent des exemples de sièges du premier genre ; la figure 3128 représente en coupe des latrines avec sièges en maçonnerie, telles qu'on en établit dans les écoles communales; une prise d'air, passant par-dessous, est ménagée pour la ventilation.
Gomme siège fixe en fonte, l'appareil Rogier-Mothes (fig. 3129) est également
Fig. 3128.
hauteur ; ce siège se place sur l'appareil qui supporte la cuvette dans le système
Fig. 3129.
Rogier-Mothes que nous avons donné ci-dessus.
Les systèmes à bascule sont très nombreux. Ils sont formés d'un abatant posant à 0m,20 du sol et pouvant basculer au moyen d'un mécanisme spécial sous l'action du poids de la personne qu'il supporte.
Le système Havard, représenté parla
ligure 3130, se compose d'un abatant
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appuyé sur deux tiges à charnière fixées au levier cintré à deux branches parallèles. A l'extrémité de ce levier est attachée une tige dentée s'engrenant avec le secteur de la valvule qui ferme l'orifice inférieur de la cuvette. Ce levier fait aussi l'office de contre-poids et, en venant appuyer sous la cuvette de fonte sa partie qui décrit la plus longue course,
Fig. 3131.
il assure l'ouverture complète de celte valvule. Une cuiller, placée au niveau du sol, sert à l'écoulement des liquides, comme on le voit sur la perspective que nous donnons (fig. 3131). Cet appareil, bien que pourvu d'un excellent mécanisme, a l'inconvénient de tenir la valvule abaissée pendant tout le temps que l'on reste sur le siège, ce qui permet aux émanations de la fosse de remonter.
Le système Pion (fig. 3132) consiste
Fig. 3132.
en un siège à bascule, à double mouvement et à urinoir; le mécanisme est à
engrenage. Avec cet appareil, on évite les mouvements précipités qui détériorent généralement les sièges à bascule.
La valve ferme la cuvette hermétiquement, mais elle a aussi l'inconvénient de ne pas clore l'urinoir en même temps, de sorte qu'il reste un passage toujours béant pour les mauvaises odeurs.
Le système Cazaubon est un siège inodore à bascule avec fermeture hermétique. Il est pourvu (fig. 3133) d'un
Fig. 3133.
mécanisme à engrenage et d'un contrepoids qui assurent au mouvement une grande régularité et diminuent le déplacement de la plaque mobile (1).
On a cherché à intercepter complètement l'émanation des gaz méphitiques au moyen d'une fermeture hydraulique; on a, pour y parvenir, disposé le siège sur un siphon renfermant un mécanisme qui fonctionne par le poids de la personne. Nous citerons le système Dumuis dans lequel un robinet automatique agissant sous le poids du corps alimente le siège, dont la cuvette, peu profonde, est lavée d'avant en arrière. Les eaux de lavage entraînent avec elles dans le siphon les matières qui de là sont précipitées dans le tuyau de chute.
On fait aussi, pour les écoles, des sièges qui sont à bascule et qui ne s'élèvent pas au-dessus du sol des cabinets, ainsi que le montre la figure 3134. Le tuyau de chute A est raccordé, en B, avec l'orifice circulaire de la cuvette C, où s'ouvre le clapet D ; la deuxième cuvette E est recouverte par la plaque
(1) Liger, Fosses d'aisances.