SOL
Ainsi Ton donne ce nom :
Aux plinthes en bois qu'on rapporte au bas d'un lambris ;
Aux plinthes en bois qu'on rapporte également à la partie inférieure des murs d'une pièce et au-dessus desquelles on pose le papier de tenture ;
Aux champs de forme carrée et en saillie qu'on rapporte à entaille au bas des montants des chambranles ;
Aux champs que l'on rapporte au bas des pilastres plats et carrés.
Serrirerie. 1° Bande de tôle rapportée sur le sommier d'une grille.
2° Empâtement en forme de congé que l'on ménage au bas d'un montant de grille d'appui, d'un arc-boutant ou d'une console.
Soffite, s. m. — Surface d'un membre d'architecture qui se présente au-dessous de la tête. Tel est le plafond d'une architrave, d'un larmier présentant, suivant le caractère de l'ordre, des ornements différents.
Une poutre dont le dessous est recouvert de moulures, dans une pièce, dans un vestibule, par exemple, prend également le nom de soffite. La figure 3139 représente, à l'échelle de 0m,0o pour
Fi-. 3139.
mètre, une poutre sur les côtés et le dessous de laquelle ont été ainsi rapportées des moulures. La pièce même est formée de deux solives en bois et d'une poutre en tôle réunies par des cornières.
Sol. s. m. — Superficie du terrain sur lequel on élève la fondation d'une
construction. Le sol est bon, moyennement résistant ou mauvais, incompressible, moyennement compressible ou très compressible, suivant la nature des terrains (voy. ce mot).
Législation. On entend par sol, la superficie du fonds d'un héritage.
Le propriétaire du sol est présumé propriétaire de tout ce qui se trouve dessus et dessous et de tout ce qui s'y unit et s'y incorpore, de quelque manière que ce spit (1).
Le propriétaire du sol peut, à la condition d'observer les lois du voisinage, les règlements, les lois d'ordre public ou d'intérêt général, et en respectant les droits légalement acquis des voisins, établir au-dessus et au-dessous de ce sol toutes les plantations, constructions et travaux que bon lui semble.
Il peut arriver que, sciemment ou par inadvertance, l'un des voisins bâtisse sur tout ou partie du terrain de l'autre ; si l'auteur de la construction savait ou devait savoir que le terrain ne lui appartient pas, il est de mauvaise foi; le propriétaire peut alors, ou retenir les matériaux et le prix de la main-d'œuvre, sans égard à l'augmentation de valeur que le fonds a pu acquérir, ou exiger la suppression des constructions, aux frais de celui qui les a faites, et sans indemnité pour celui-ci, qui peut même être condamné à des dommages-intérêts s'il v a lieu (2).
Si les constructions et ouvrages ont été exécutés par un tiers évincé, le propriétaire du sol a le droit, ou de rembourser la valeur des matériaux et le prix de la main-d'œuvre, ou de payer une somme égale à celle dont le fonds a augmenté de valeur.
Il est défendu à tout propriétaire exécutant une fouille sur son héritage de porter ses travaux sous le sol du voisin.
Un propriétaire ne peut élever ou
(1) Code civil, art. 651 et suivants.
(2) Code civil, art. 555.
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abaisser le 50/ de son héritage qu'en faisant un contre-mur pour soutenir les terres du voisin ou les siennes formant terrasse et en prenant toutes les précautions nécessaires pour ne pas nuire aux intérêts d'autrui.
Solaire, adj. — Cadran solaire (voy.
Cadran, Gnomon).
Sole, s. f. — 1° Nom que Ton donne aux pièces de bois posées de plat qui servent à faire les empâtements des machines, telles que grues, engins, etc.
On dit aussi semelle.
Si ces pièces ont une section à peu près carrée, on les nomme racinaux.
2° En maçonnerie, on appelle soles les jetées de plâtre que les maçons font à la truelle.
Solidification, s. f. — Les mortiers étant composés de sable et de chaux, le mode et le degré de leur solidification varient avec les propriétés particulières de cette dernière substance.
En effet, les mortiers peuvent acquérir en durcissant une adhérence supérieure, égale ou inférieure à leur propre cohésion ; ils peuvent augmenter, diminuer de volume ou garder le même ; ils peuvent enfin durcir par dessiccation ou par une sorte de cristallisation semblable à celle qui a lieu dans la prise du plâtre (1).
Selon M. Vicat, la chaux la plus mauvaise à employer est celle qui adhère mal aux corps siliceux qu'elle enveloppe et qui, de plus, éprouve un retrait considérable. C'est le cas de la chaux grasse éteinte à grande eau dans un mortier noyé et exposé à une dessiccation rapide. Les corps agrégés ne peuvent obéir au retrait , en brisent le mouvement et produisent des mortiers pulvérulents.
L'extinction sèche et le gâchage à bonne consistance, c'est-à-dire avec le moins d'eau possible, sont les procédés re-
(1) Th. Château, Technologie du Bâtiment.
commandés et malheureusement trop peu suivis pour diminuer le retrait de la chaux.
Le phénomène qui a lieu dans la solidification des mortiers de chaux grasse est celui-ci : la chaux, en séchant, se transforme graduellement en carbonate de chaux, sous l'influence de l'acide carbonique contenu dans l'air et son durcissement s'opère. Le sable sert à diviser la chaux, à la rendre plus perméable, à faciliter, par conséquent, sa combinaison avec l'acide carbonique ; de plus, il modère le retrait dû à la dessiccation. A la surface du mortier en contact avec l'air, la chaux se transforme complètement en un carbonate de chaux qui forme croûte. Les parties intérieures forment une combinaison de | carbonate et d'hydrate de chaux qui devient très dure ; seulement, la transformation complète en carbonate est !
excessivement longue et met un grand nombre d'années à se produire, surtout dans les murs épais et dans les lieux humides.
Dans les fondations sous l'eau, on n'emploie pas la chaux grasse, qui se délayerait totalement. Toutefois, dans les endroits où la chaux grasse peut rester longtemps humide sans se dissoudre, il n'y a pas de retrait comme à l'air libre et l'action de l'acide carbonique provoque à la longue une très forte adhérence du carbonate de chaux produit avec le sable. Ce travail, il est vrai, demande plusieurs siècles.
Quelquefois, on a trouvé des mortiers de chaux grasse d'une excessive dureté et qui ne contenaient cependant ' qu'une très faible quantité d'acide carbonique, mais qui renfermaient une , assez forte proportion de silice combinée 1 avec la chaux. On attribue la formation j de ce silicate de chaux à l'action de la ' potasse qui, dans les terres humides imprégnées de dissolutions salines, a pu rendre libre une certaine quantité de silice provenant du sable et la mettre en présence de la chaux.
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