SOLIN
Les mortiers liydrauliques renferment en eux-mêmes et convenablement disposés tous les éléments de leur solidification par voie humide; le durcissement, qui s'opère assez rapidement, ne donne lieu à aucun retrait et a pour résultat une forte adhérence de la gangue au sable.
Toutefois, il est difficile de se rendre compte exactement de ce qui se passe dans la solidification des mortiers hydrauliques en soumettant le phénomène à un examen détaillé, mais on peut remarquer ce fait, en se plaçant à un point de vue général, que la silice, placée dans un état qui lui permette de se combiner avec la chaux, est nécessaire pour former de bons mortiers hydrauliques, sauf le cas, rare d'ailleurs, de chaux dont l'hydraulicité serait due à la magnésie (1).
Quand la chaux contient, au lieu de silice, de la pouzzolane naturelle ou artificielle, c'est à ces matières qu'elle en prend.
Lorsque la chaux contient une quantité de silice suffisante pour la rendre éminemment hydraulique, on peut encore lui donner plus de dureté par l'addition de grains de sable, auxquels elle adhère fortement.
Si la chaux est peu hydraulique, il convient de lui ajouter de la pouzzolane et du sable pour produire les effets que nous venons d'indiquer.
Toutefois, il reste encore actuellement à expliquer pourquoi les chaux hydrauliques, qui acquièrent, étant immergées, plus de dureté qu'exposées à l'air, se comportent d'une manière opposée quand on les mélange avec du sable, de telle sorte que cette matière ne paraît pas avoir d'action sur eux. Peut-être ce résultat est-il dû à l'absence de l'acide carbonique, dont l'action, reconnue par l'expérience, est aussi profitable aux mortiers hydrauliques qu'à ceux de chaux grasse.
[1] Léonce Reynaud, Traité d'architecture.
Solin, s. m. — Quand un toit couvert en zinc ou en plomb recouvre un mur qui s'élève plus haut, on relève le long de ce mur les feuilles de métal, que l'on attache, au besoin, avec des pattes de zinc ou de plomb repliées sur
Fig. 3140.
le rebord et clouées sur ce mur; pardessus ce rebord, on cloue également sur la maçonnerie des lames dites bandes de solin, ourlées et biseautées ; on traîne ensuite des filets de plâtre qui sont les solins proprement dits (fig.
D'autres dispositions, comme le montrent les figures 3141 et 3142, peuvent être adoptées pour la bande de solin ;
Fig. 314t.
dans le premier exemple, cette lame est repliée en dedans, tandis que dans le second elle est coudée en dehors et le