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SOMMIER

les solives débitées dans une pièce plus forte :

LONGUEUR

de

Solives de brin.

ÉQUARRISSAGE

0m,14 sur 0m,19

Solives de sciage

0m,16sur0m.22

ECARTEMENT 0«n,16

Dans les cas extraordinaires, il est nécessaire de se rendre compte directement des équarrissages à adopter pour que les flexions ne dépassent pas une certaine limite ; mais il suffit, dans la plupart des cas, de s'en rapporter aux données de l'expérience. M. Léonce Reynaud, dans son Traité d'architecture , adopte les formules empiriques suivantes, qui supposent l'emploi de bois de chêne ou de sapin de bonne qualité. Pour les solives ordinaires, espacées habituellement d'une fois et demie leur épaisseur, on peut déterminer les hauteurs b en fonction des longueurs l au moyen de la formule b = 0,05 /.

Les épaisseurs sont ordinairement

b b comprises entre — et -•

On donne généralement aux chevêtres et aux solives d'enchevêtrure 0m,03 de plus qu'aux autres solives dans l'un et l'autre sens.

On appelle solive de ferme une solive sur laquelle les arbalétriers d'une ferme sont assemblés.

Dans les planchers en fer, les solives ont la forme des fers à T, et leurs dimensions en hauteur peuvent être moindres, ce qui permet de gagner de l'espace en diminuant l'épaisseur du plancher (voy. ce mot).

Soliveau, s.

remplissage.

Petite solive de

Soliveau en empanon : petite solive qui, dans un plancher en enrayure, est assemblée obliquement, soit d'un bout, soit des deux bouts.

Sommation, s. f. — Acte par lequel un architecte signifie à un entrepreneur de tenir ses engagements et de se conformer, pour l'exécution des travaux dont il s'est chargé, aux clauses renfermées dans ses cahiers des charges générales et particulières.

Somme, s. f. — Synonyme de panier de verre, contenant environ 10 mètres carrés de vitrage.

Sommet, s. m. — Point culminant d'un corps, d'un édifice, d'un membre d'architecture.

On dit : le sommet d'un fronton, d'un obélisque.

Sommier, s. m. — 1° Pierre qui se pose la première dans la construction d'un arc ou d'une arcade et qui se place de chaque côté sur les pieds-droits.

Dans une plate-bande, le sommier est une pierre posant sur le jambage d'une baie ou sur un pilier, et qui est taillée en coupe oblique pour recevoir le premier claveau de la plate-bande.

Les voûtes des églises ont leurs retombées sur des sommiers placés sur les

Fig. 3143.

piles. La figure 3143 représente un sommier posé sur une pile, à la naissance d'une voûte d'arête.

SON

SON

On donne le même nom aux pierres de taille que l'on met souvent à la partie supérieure d'une pile en briques pour recevoir la portée d'un linteau en fer ou d'un poitrail.

2° Pièce de charpente reposant sur deux poteaux ou deux pieds-droits.

On désigne ainsi, dans un pont de bois, la traverse qui s'appuie sur la tête des pieux.

3° Planche qui est placée à la partie supérieure d'une jalousie et sur laquelle sont assemblées les poulies et les cordes.

4° Sommier de grille : pièce de ferméplate percée de trous pour recevoir les barreaux.

Son, s. m. — Le mode de propagation du son dans l'atmosphère a une très grande importance au point de vue de la construction des espaces clos dans lesquels la voix humaine est appelée à se faire entendre.

On sait, d'une manière générale, que la vitesse de transmission du son dans l'air est d'environ 340 mètres par seconde. La force du son, comme l'intensité de la lumière, diminue rapidement à mesure que la distance augmente ; il résulte des expériences de Saunders, rapportées dans son ouvrage sur les théâtres, le fait pratique suivant : si un orateur se place à l'une des extrémités d'un parallélogramme de 21ra,33 de longueur sur une largeur un peu moindre, il peut se faire entendre de toutes les parties de cette enceinte, pourvu que le son ne rencontre aucun obstacle et notamment ne soit troublé par aucun écho.

Par conséquent, lorsqu'un architecte doit construire une salle de moins de 21m,33 sur 15 mètres à 18 mètres environ, il doit chercher d'abord à éviter toute cause de perturbation et faire en sorte que le son agisse seulement par radiation directe. Dans les salles d'une plus grande étendue, il doit, en outre, s'efforcer de favoriser artificiellement la propagation du son. Il y a donc matière

à étude pour satisfaire, dans ces deux cas principaux, aux conditions d'une bonne audition.

Dans les salles qui appartiennent à la première catégorie, c'est-à-dire dans celles qui ont une vingtaine de mètres de longueur sur 15 à 18 de largeur, le principal obstacle qui se présente semble être l'écho produit par la réflexion directe sur les murs, le plancher, le plafond et particulièrement sur la paroi placée en face même de l'orateur. Par suite, les auditeurs placés au milieu de la salle ou près de l'orchestre, dans un théâtre dont les dimensions se rapprochent de celles que nous venons d'indiquer, ne perçoivent le son réfléchi qu'après un intervalle de temps appréciable ; il en résulte de la confusion et même un trouble dans l'harmonie.

M. Roger Smith, dans un mémoire lu sur ce sujet à la Société d'architecture d'Angleterre et intitulé : De la construction des édifices sous le rapport des conditions acoustiques, recommande de disposer une galerie de face, de telle manière qu'elle ne produise pas d'écho.

Il faut, pour cela, qu'elle ne soit pas trop profonde et que son appui soit à jour, ou courbe ou incliné en arrière ; dans ces conditions, cette galerie amortira assez bien l'écho du mur qui limite la salle en face de l'orateur ou des musiciens.

Dans les pièces de dimension quelconque, mais très élevées, l'écho est toujours perceptible.

Telles sont donc, d'une manière générale, les précautions à prendre pour les salles de grandeur ordinaire : ne pas tenir les plafonds trop hauts s'ils sont plans ; si leur grande élévation est nécessaire , leur donner une forme courbe, en voussure ou ornée de panneaux ; masquer le mur placé en face de l'orateur par une galerie ; le percer de fenêtres, s'il est possible, parce que le verre réfléchit mal le son ; le briser par des niches ou par des arcades ; lui donner une forme courbe ou plane ; le

SON

SON

couvrir de tapisserie. Les tapis épais étendus sur les parquets sont encore une bonne précaution.

Un autre obstacle à la radiation du son est la position même qu'occupent les auditeurs par rapport à l'orateur : il importe qu'aucun des assistants ne soit masqué par les têtes de ceux qui sont placés devant lui. Pour satisfaire à celte condition, qui intéresse aussi bien la vue que l'ouïe, il faut établir les sièges sur une surface courbe (voy. Amphithéâtre, Gradin).

La disposition des murs en éventail est une bonne condition pour l'acoustique, ces murs tendant à renforcer le son comme les parois d'un porte-voix.

Un troisième obstacle à la perception distincte du son est la trop grande résonnance. Ce cas se présente lorsque plusieurs échos successifs ou des vibralions à l'unisson partent de points trop voisins de leur cause pour que la distance entre le son direct et le son réfléchi plusieurs fois soit perceptible. Le son est alors prolongé, sans que l'on distingue les intervalles. Ce fait, qui se remarque dans la plupart des cathédrales, est favorable à la musique, mais non pas à l'audition d'un discours.

On diminue cette propriété des grandes salles vides en couvrant le plancher de tapis et en les emplissant de monde.

Dans les salles de vastes dimensions, on doit rechercher les moyens qui sont propres à renforcer le son, de manière à donner à la voix humaine une portée qu'elle ne peut avoir en plein air. Mais il faut, en même temps, prendre les précautions nécessaires pour éviter la confusion des sons. L'architecte doit s'appliquer : 1° à éviter l'existence de grands espaces vides, surtout près de l'orateur ; 2° à faire continuer et en matériaux favorables les parois qui peuvent réfléchir avantageusement le son ; 3° à détruire les ondes sonores qui côtoient les murs à une certaine distance de l'orateur ; 4° à renforcer artificiellement le son par des moyens différents de

l'écho. Examinons, d'après le mémoire de M. Roger Smith, quels sont les moyens de réaliser ces diverses conditions :

1° Pour éviter les grands espaces vides, il faut faire les salles peu élevées par rapport à l'orateur ; si l'on est obligé de leur donner une grande hauteur, il faut faire en sorte que l'espace qui se trouve au-dessus de l'orateur n'ait pas trop de largeur.

2° Pour augmenter l'intensité du son par la réflexion des parois, il faut éviter de percer des ouvertures dans les murs latéraux et le plafond ou d'y établir des inégalités. La forme et la hauteur du plafond sont surtout très importantes à cet égard. La meilleure disposition est celle qui consiste à tenir le milieu du plafond plan et les parties latérales inclinées. Les plafonds à jour ne peuvent être considérés comme favorables au son. Quant au mur qui est placé derrière l'orateur, il tend, par réflexion, à pousser la voix en avant ; mais, comme les murs latéraux, il doit être uni.

3° On a remarqué que les ondes sonores ne sont qu'imparfaitement réfléchies par une surface, lorsque l'angle d'incidence est supérieur à 45° et qu'elles ne le sont plus du tout, lorsqu'il est moindre que 30°.

Le son rase alors les murs dans les salles où ce cas se présente, de telle sorte qu'une personne placée près de ces murs peut entendre la voix de l'orateur, sans qu'un autre auditeur, placé à 0,n,30 ou 0m,60 en arrière du premier, puisse la percevoir.

Cet effet se produit dans les parties éloignées des salles d'une grande longueur ; on l'évite en anéantissant par l'emploi de colonnes, de pilastres, d'enfoncements ou de tapisseries les sons qui se trouvent ainsi conduits et non réfléchis par les murs. On aurait recours aux mêmes moyens pour le mur qui fait face à l'orateur, parce que le son qui y arrive, bien qu'il soit faible dans les longues salles, donne lieu, par réflexion,

SONDAGE

SONDAGE

à des sons secondaires perçus par une partie, au moins, de l'auditoire.

4° Quant au renforcement du son par des moyens autres que l'écho, on doit reconnaître que la question n'est encore que posée dans l'état actuel de la science acoustique. On sait seulement, par expérience, qu'il est avantageux d'exécuter en bois une surface dont la réflexion est utile et derrière laquelle se trouve un espace creux et que, pour un mur, la surface doit être, à la fois, très douce et très dure, que, par conséquent, la paroi doit être construite en pierre ou enduite en plâtre de bonne qualité.

Vitruve parle des vases acoustiques (voy. ce mot), que les anciens employaient dans les théâtres pour renforcer le son ; peut-être y aurait-il là, pour les architectes, un intéressant sujet d'étude dans une question sur laquelle on n'a encore que des données si incertaines.

Sondage, s. m. — Opération par laquelle on reconnaît la nature et la qualité du fond d'un terrain sur lequel on veut bâtir ou creuser un puits artésien.

Le sondage s'opère au moyen d'outils appelés sondes et qui doivent remplir à la fois les fonctions de tire-bouchon et de cuiller pour pénétrer profondément dans le sol et en extraire les éléments qui permettent d'en apprécier la valeur.

Il y a plusieurs espèces de sondes.

D'une manière générale, ces appareils sont composés de la tête, de la tige et des outils qui attaquent le terrain au fond du trou et sur ses parois ; c'est par ces dernières pièces que les sondes diffèrent.

La tête est une barre de fer ronde ou à section carrée qui se termine, à la partie supérieure, soit par un œil avec une ouverture carrée A (fig. 3144) dans laquelle on place la poignée destinée à faire mouvoir l'instrument, soit par un anneau tournant B qui sert à suspendre la sonde, et un ou deux œils destinés à

recevoir les leviers qui impriment le mouvement de rotation.

Fig. 3144.

La tige est composée d'un nombre indéterminé de barres également en fer rond ou carré, de 0m,025 de largeur pour un trou de 0m,06 à 0m,07 de diamètre et 20 mètres au plus de profondeur ; de 0m,030 de côté pour un trou de 0m,08 à 0m,10 de diamètre et d£ 20 à 50 mètres de profondeur ; de 0m,03o de

Fig. 3145.

côté pour un trou de 50 à 150 mètres, etc. Chaque bout de lige peut avoir jusqu'à 6 mètres de longueur. Ces bouts s'assemblent de différentes manières avec la tête. Tantôt l'extrémité inférieure de cette dernière pièce est un bourrelet carré A (flg. 3145), percé

SONDAGE

SONDAGE

d'une mortaise qui doit recevoir un tenon destiné à assujettir la lige ; les deux pièces entées et emboîtées l'une dans l'autre, sont maintenues ensemble au moyen d'une cheville rivée ; tantôt l'assemblage est à enfourchement.

comme on le voit en B ou à vis et à douille, ainsi que le montre la même figure, en C ; ce dernier mode d'assemblage est le plus souvent usité pour les grandes sondes ; il offre seulement l'inconvénient de ne se prêter au mouvement de rotation que dans un seul sens.

C'est aussi par ces divers modes de réunion que toutes les barres ou rallonges qui composent la tige s'assemblent entre elles et avec les outils.

Ceux-ci se divisent en plusieurs classes, suivant qu'ils attaquent la roche par son extrémité ou latéralement et surtout suivant qu'ils agissent par rotation ou par percussion.

Les sondes agissant par rotation sont armées d'outils en forme de cuiller A (fig. 3146) ou de tarière B pour percer

ïï f

Fig. 3146.

des terrains tendres et friables et ramener en même temps au jour les matières désagrégées. Dans les argiles, on supprime la mèche , et l'outil est appelé

tarière à glaise C. Dans les sables faiblement agrégés, on remplace souvent la mèche de la tarière ordinaire par un trépan rubanné D, qui sert à désagréger le sable, que la tarière ramène ensuite au jour.

Les sondes que nous venons de décrire ne sont pas propres, si l'instrument opère dans l'eau, à ramènera la surface le sol foré. Pour ce cas spécial, on emploie la sonde ou cuillère à soupape.

L'extrémité de cet outil est cylindrique (lig. 3147) avec une pointe tranchante par le bas ; dans la partie inférieure et à l'intérieur du cylindre est adapté un

Fig. 3117.

petit bourrelet qui en rapetisse l'orifice et est fermé au moyen d'une soupape à charnière. Lorsque la sonde fonctionne, la soupape est soulevée par l'action de la terre forée, qui vient remplir le cylindre ; quand on retire la sonde, le poids de la terre entrée dans la cuillère fait, par sa pression, fermer la soupape et laisse arriver la substance qui y est contenue à la surface du sol.

Les outils agissant par percussion sont employés dans les roches qui présentent une certaine dureté ; on leur donne le nom de trépans ou de ciseaux.

Il y a le trépan simple A (lig. 3148),

SONDAGE

SONDAGE

qui est droit, courbe ou à pointe et à double biseau, et le trépan à téton B, qui porte , en son milieu , un second biseau plus petit ou téton, servant à commencer le trou sur un plus faible

Fig. 3148.

diamètre. On se sert aussi quelquefois de trépans à tranchant en croix, cloches cylindriques creuses à bords tranchants et aciérés C, ou à pointes D, pour couper les rognons de silex que Ton rencontre dans les terrains de craie.

Pour traverser ou percer des couches de cailloux roulés, limons ou calcaires, on emploie un outil en forme de poinçon, qui ressemble à l'extrémité des pieux servant aux pilotis.

Les outils employés à la manœuvre

Fig. 3149.

(fig. 3149), qui se place au-dessous d'un renflement de la tige et maintient la sonde suspendue dans le trou; le pied de bœuf ou clef de relevée B, qui saisit également la ligne des tiges sous un épaulement et qui sert à les suspendre au câble de l'engin; enfin, le tourne-àgauche, qui a la même forme que la clef de retenue et avec lequel on désassemble les tiges.

Pour le cas où une sonde est brisée dans le trou, on se sert d'outils accrocheurs : la caracole, le tire-bourre, la cloche à écrou et les accrocheurs à pièces, avec ou sans ressorts.

La caracole (fig. 3150) est une barre de fer dont l'extrémité forme un tour de spire assez large pour permettre à la tige de la sonde d'être saisie au-dessous

Fig. 3130.

de la sonde sont : la clef de retenue A

d'un collet. Pour s'en servir, on l'adapte à l'extrémité de la dernière barre de la tige de la sonde , et on la descend, à l'aide du câble, jusqu'à l'endroit où l'on veut la faire agir.

Le tire-bourre , qui a la forme des tire bourres employés pour décharger les armes à feu, n'est guère utilisé que pour retirer la corde du cylindre à soupape, lorsqu'elle s'est rompue et qu'une partie est restée dans le trou avec la cloche.

La cloche à écrou est un entonnoir qui est taraudé à l'intérieur et présente une filière conique. Cette filière coitïe l'extrémité de. la tige, s'y incruste par

SONDAGE

SONNERIE

le rodage et y creuse un pas de vis permettant de retirer la sonde après qu'elle a été saisie. La cloche à écrou s'emploie quand on ne peut saisir la tige avec la caracole , parce que la rupture a eu lieu à une trop grande distance d'un emmanchement.

Les accrocheurs à pinces sont des espèces de cloches dans lesquelles la tige peut entrer, mais dont elle ne peut sortir, parce qu'elle est arrêtée par des crans en acier, disposés angulairement et pressés par des ressorts. L'acier s'incruste dans la tige et la saisit solidement.

Les engins que l'on emploie pour manœuvrer la sonde sont : une chèvre avec un treuil qui sert à descendre et à remonter la sonde ; le levier de battage, qu'on fait mouvoir à l'aide de cames placées sur le treuil ; le levier d'équilibre, destiné, pendant le battage, à équilibrer une partie du poids de la sonde pour ne pas fatiguer les outils.

Dans les sondages que l'on pratique pour s'assurer de l'état et de la qualité du terrain à bâtir, il est inutile d'aller au-delà de la profondeur qui offre la résistance convenable au but proposé et qui indique le genre de fondations à employer. Mais si l'on veut établir un puits artésien, par exemple, qui exige une grande profondeur de forage, on est ordinairement obligé de faire le tubage du trou, pour le garantir contre les éboulements probables des parois, c'est-à-dire que l'on descend dans l'intérieur du trou déjà foré des tubes ou des buses qui doivent servir à former le conduit intérieur. Ces tuyaux ou buses sont disposés de manière à pouvoir entrer les uns dans les autres. L'extrémité intérieure de chaque buse est armée d'une frette.

Nous dirons quelques mots du sondage à la corde ou sondage chinois, qui est le procédé de sondage le plus simple que l'on connaisse et en même temps le plus ancien, puisque les Chinois, qui n'en connaissent pas d'autre, remploient de

temps immémorial. L'engin dont on se sert habituellement est une simple chèvre munie d'une poulie de renvoi et d'un treuil sur lequel s'enroule la corde.

On imprime à celle-ci un mouvement de sonnette au moyen de cordelettes sur lesquelles agissent les ouvriers employés au battage. Les cordelettes sont fixées à la corde par une sorte de portemousqueton que l'on peut faire glisser sur la corde au fur et à mesure que le puits s'approfondit. La levée de la sonde varie de 0m,30 à 0m,60 au plus (1).

Sonde, s. f. — Voy. Sondage.

Sonnerie, s. f. — Appareil qui sert à établir des communications entre des points plus ou moins éloignés.

Les sonneries les plus simples sont les sonnettes, aujourd'hui fréquemment remplacées dans les habitations par les sonneries électriques qui sont, d'ailleurs, d'un usage constant dans les chemins de fer.

Une installation de sonneries électriques comprend essentiellement :

1° Une pile produisant l'électricité, composée d'éléments plus ou moins nombreux, suivant l'importance de l'installation, c'est-à-dire le nombre d'appareils qui doivent se trouver dans le circuit, ainsi que l'étendue du parcours;

2° Des fils métalliques, conducteurs de l'électricité, lesquels, pour l'intérieur des maisons, sont en cuivre rouge recouvert d'une enveloppe de gutta-percha, pour les isoler et les préserver de l'humidité, puis d'une couche de coton guipé, de couleurs assorties aux tentures des appartements ;

3° Une ou plusieurs sonneries composées (fig. 3151) d'un timbre fixé sur une boîte et d'un marteau qui, mis en mouvement par le courant électrique, frappe sur le timbre ; ordinairement, ces sonneries, qu'on appelle aussi trembleuses,

(1) Laboulaye, Dictionnaire des arts et manufactures.

SONNERIE

ont plusieurs fils qui aboutissent de différents locaux à un tableau indicateur

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