SOUBASSEMENT
On emploie des ressorts de rappel b (fig. 3173) pour replacer le fil de fer qui, après avoir sonné, pourrait être retenu par des frottements ; au moyen de ce rappel, tout l'appareil revient dans son premier état. Les ressorts de renvoi ou à pompe c servent au même usage.
Les bascules (voy. ce mot) permettent de changer la hauteur ou la direction du tirage.
Le fil est attaché à des mouvements (voy. ce mot) ; le plus voisin de celui qui sonne est appelé mouvement de tirage ; il change en horizontale la direction imprimée parle sonneur. C'est entre les branches de ce mouvement qu'on place la pointe d'arrêt devant laisser à ces branches assez de mouvement libre et les arrêtant alternativement où il faut, de manière à empêcher un renversement et produire le choc désiré. Le fil s'attache ensuite aux divers mouvements jusqu'à la bascule de la sonnette.
On appelle conduits de petits crampons d (fig. 3173) à double pointe qui servent à maintenir le fil de tirage dans sa direction.
Les sonnettes sont classées par numéros et l'on n'emploie guère que celles portant les numéros 4 à 12.
Le mouvement se donne au fil de tirage par l'intermédiaire d'un cordon ou d'un coulisseau (voy. ces mots).
Aujourd'hui, on remplace souvent les sonnettes par des timbres ou des sonneries électriques (voy. Sonnerie, Timbre).
Sorbier, s. m. — Voy. Cormier.
Sorbonne, s. f. — Sorte de plateforme carrée sur laquelle les menuisiers font du feu pour fondre la colle, pour chaufferie bois et le coller.
Soubassement, s. m. — 1" Partie inférieure d'une construction, sorte de piédestal continu sur lequel semble porter tout l'édifice.
Les anciens employaient deux mots
pour exprimer l'idée de soubassement, selon que la masse qu'on y imposait était en colonnes ou sans colonnes. L'un de ces termes est stylobate, formé, en grec, du mot porter et du mot colonne ; l'autre est stéréobate, qui est formé du mot porter et du mot solide. 11 semble donc que stylobate devait s'appliquer à un corps qui porte des colonnes et que stéréobate devait signifier le corps de construction qui sert de support à une masse quelconque. Toutefois, Vitruve, dans le chapitre m du IIIe livre, se sert indifféremment des deux termes par rapport aux colonnes. Quoi qu'il en soit, nous dirons, avec Quatremère de Quincy, qu'en français le mot stylobate est particulièrement employé à signifier ce qui supporte des colonnes, et que le mot soubassement a une acception plus générale, mais qui paraît mieux convenir aux masses de bâtiments sans colonnes qu'aux colonnades mêmes.
Les Grecs avaient coutume d'élever leurs temples sur de très hauts soubassements, en désignant ainsi les trois rangs de degrés très élevés qu'on voit régner uniformément (fig. 3174) sous
Fig. 3174.
les colonnades des temples doriques périptères. D'autres temples ont un soubassement qui règne seulement de trois côtés et qui vient aboutir aux degrés placés en avant de la face antérieure.
Dans les constructions religieuses du moyen âge, les colonnes engagées reposent fréquemment sur un socle continu ou soubassement. Dans l'exemple que nous donnons (fig. 31 7o), la saillie
SOUCHE
SOUCHE
des colonnes est rachetée par des consoles ornées de feuillages.
Fig. 3175.
Parmi les édifices de l'architecture moderne, c'est surtout dans les palais de la Renaissance italienne que Ton voit les soubassements jouer un rôle important. Ordinairement, cette partie de la construction se détache du reste par des bossages ou des refends, dans les compartiments desquels sont quelquefois comprises les petites ouvertures d'un étage, qui est celui des pièces de service. Le plus souvent, il n'est percé que par les fenêtres du rez-de-chaussée.
2° Petit appui à l'intérieur des croisées et que l'on nomme aussi banquette.
3° Planche en plâtre placée sous le manteau d'une cheminée et destinée à diriger la fumée vers le tuvau.
Souche, s. f. — 1° On appelle ainsi ce qui reste en terre du corps d'un arbre après qu'on a coupé le tronc.
2° Souche de cheminée : partie du corps d'une cheminée qui s'élève audessus du comble et qui est formée d'un ou de plusieurs tuyaux.
Suivant un usage ancien, les souches sont souvent faites encore aujourd'hui, pour les constructions ordinaires, en plâtre pur pigeonne à la main et en-
duites des deux côtés avec du plâtre au panier.
On emploie aussi les poteries en terre cuite accolées recouvertes d'un enduit et appuyées fréquemment contre un mur de dossier (voy. Dossier).
Dans les bâtiments considérables, édifices publics, palais, châteaux, on construit les souches en pierres, en briques, avec mortier fin et crampons de fer. On leur donne même une forme monumentale susceptible de contribuer à la décoration des édifices qu'elles surmontent. La figure 3176 représente une
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