‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 2)Chapitre 152 sur 255 · SOUDURE · texte numérisé non relu

SOUDURE

celle des plombiers est composée tantôt de 2 parties de plomb et 1 d'étain, tantôt de parties égales de plomb et d'étain.

M. Woor a inventé une soudure dans laquelle il remplace le plomb par le cadmium et le cuivre ; l'alliage formé se compose de 2 parties de cadmium , 2 parties de cuivre, 4 parties d'étain.

Les pièces de cuivre se soudent avec un alliage composé de 2 parties de cuivre et 1 de zinc ou encore de 1 d'étain fin et 1 de plomb.

C'est en fondant à l'air la soudure des plombiers que l'on obtient par oxydation la potée d'étain (voy. Potée).

On appelle soudure autogène un système de soudure qui s'applique au plomb et qui est dû à M. Desbassyns de Richemont. C'est la soudure d'un métal par lui-même, obtenue à l'aide de la fusion seule, sans l'intermédiaire d'un autre métal ou alliage plus fusible. De cette façon, il y a reconstitution des pièces de métal en une seule masse homogène et dont aucune partie ne peut être distinguée du reste par l'analyse chimique.

Les soudures autogènes s'obtiennent à l'aide de dards de flammes très intenses rendues maniables comme de véritables outils. M. de Richemont emploie, à cet effet, un chalumeau à hydrogène et à air qu'il désigne sous le nom de chalumeau aérhydrique. Pour souder le plomb sur lui-même, l'ouvrier place bord à bord les parties à réunir, les décape avec le grattoir en appuyant sur l'arête, de manière à enlever un peu plus que la partie salie ou oxydée et, tenant d'une main une mince lanière ou baguette de plomb découpée et, de l'autre, le dard de la flamme, il opère, en avançant assez rapidement, la fusion simultanée des deux parties rapprochées et de l'extrémité de la baguette, de sorte que, celle-ci rétablissant ce qui a dû être enlevé sur les arêtes par le grattoir, la réunion se trouve complète (1).

(1) Laboulayc, Dict. des arts et manufactures.

SOUFFLURE.

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