‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 2)Chapitre 156 sur 255 · SOUTERRAIN · texte numérisé non relu

SOUTERRAIN

établi dans ces murs des contreforts espacés de 6 mètres les uns des autres, ayant 2m,20 de longueur et de lm,20 ta lm,50 de largeur et on ne les a reliés que par un seul étage de voûtes à la partie supérieure.

Au siècle dernier, Gauthey avait appliqué ce genre de construction au mur de quai de Chalon-sur-Saône, en donnant 1/12 de fruit sur le parement extérieur. La hauteur du mur est de 5 à 6 mètres ; son épaisseur au sommet 0m,65, à la base lm,15 ; les contreforts ont 1 mètre de largeur et 1 mètre de saillie, sont espacés de 5m,30 d'axe en axe et reliés entre eux par trois étages de voûtes de lm,60 de hauteur sous clef.

Le même système a encore été employé à l'ancien pont de la rue de Courcelles, moins le fruit extérieur. Les contreforts sont distants de 3m,17 à 4m,05 d'axe en axe suivant les cas ; ils ont 1 mètre de saillie sur 0m,80 de largeur depuis la base jusqu'au premier étage de voûtes et 0m,70 de saillie sur 0m,60 de largeur au-dessus du premier étage. Les voûtes forment deux étages ayant 0m,50 d'épaisseur à la clef, et lm,50 de hauteur sous clef; la hauteur moyenne du mur au-dessus des fondations est de 5m,50; l'épaisseur du masque de 0m,80.

Ces quelques exemples suffisent pour donner, sur l'emploi de ces murs, des indications qui puissent guider le constructeur dans la pratique. Notons seulement que le cas le plus économique est celui qui correspond aux murs avec fruit extérieur et une épaisseur de masque au sommet égale au J/20 de la hauteur. Si le mur est vertical, on

peut adopter — pour cette dernière dimension. En outre, 2m,20 est un espacement convenable d'axe en axe pour les voûtes ; il en résulte :

2 étages de voûtes pour les murs de 5m;

Quelquefois, on adopte, pour soutenir les terres, des murs à profil courbe extérieurement et, dans la plupart des cas, on les consolide par des retraites ou des contreforts intérieurs.

En résumé, il ressort de cette élude des divers murs de soutènement que le mur vertical type, dont l'épaisseur est les 0,30 de la hauteur, est le plus coûteux et que l'économie réalisable par l'emploi d'autres murs, à stabilité égale, peut aller jusqu'à près de 1/3.

Si les terres à soutenir contiennent de l'eau ou sont susceptibles d'en être imprégnées, il faut, pour ménager un écoulement du liquide qui s'accumule derrière le mur, établir des barbacanes en plus ou moins grand nombre, suivant l'abondance de l'eau à évacuer. On les place de préférence à la partie inférieure de la construction et, pour empêcher leur obstruction par les terres, il est bon de les garnir à l'intérieur d'un bourrelet en pierres sèches.

Souterrain, s. m. — On donne ce nom à tout lieu qui se trouve sous terre, qu'il soit l'ouvrage de la nature ou de la main de l'homme.

Les souterrains naturels prennent plus spécialement les noms de grottes, antres ou cavernes. C'est dans ces lieux que les hommes primitifs durent établir leurs habitations.

Les souterrains artificiels comprennent : les galeries creusées dans le roc telles que celles qu'on trouve dans, l'Inde et qui servirent aux peuples del cette contrée d'édifices religieux ; les excavations égyptiennes connues sous1 le nom tf hypogées (voy. ce mot) ; les catacombes qui servirent à l'habitation et à la sépulture des premiers chrétiens; dans l'ancienne Rome ; les carrières] creusées à proximité des villes poui l'extraction des pierres nécessaires a leur construction ; enfin, les tunnel percés à travers les montagnes ou le:

collines pour le passage des voies di chemins de fer.

SPATULE. - 39o

- Mastic des fontai-

SPEOS.

Spalte, s. m.

niers (voy. Mastic

Spalter, s. m. — Brosse employée par les peintres.

On distingue :

Le spalter en petit gris a (fig. 3201),

qui sert à veiner et faire le faux bois et dont la garniture est en métal :

Le spalter à dents b, également utilisé pour le faux bois et qui possède aussi une garniture en métal.

Spatule, s. f. — 1° Outil de fer

Fig. 3202.

(fig. 3502) que les marbriers emploient pour gâcher le plâtre.

2° Outil à manche dont le fer est

Fig'. 3203.

large et plat (fig. 3203) et qui sert aux peintres pour réparer les moulures.

Spéculaire, adj. — Pierre spéculaire : variété d'albâtre gypseux et transparent que l'on employait, dans l'antiquité, pour garnir les baies.

Les anciens employaient pour le vitrage des fenêtres plusieurs sortes de pierres spéculaires. Il y en avait dont la transparence égalait celle du verre. Les Romains en faisaient venir d'Espagne, de Chypre , de Cappadoce , de Sicile et d'Afrique. L'Espagne fournissait les meilleures. La Cappadoce donnait de plus grandes dalles ; mais leur substance était plus molle et leur transparence plus terne.

Si, comme on peut en juger par un passage de Séné que, l'emploi des carreaux de verre semble n'avoir daté à Rome que de son siècle, il ne faut pas s'en étonner outre mesure.

Parmi les causes qui l'ont répandu si généralement chez les modernes, il faut compter, sans doute, le bon marché de la fabrication du verre, mais particulièrement aussi le manque presque absolu de ces pierres spéculaires, qui étaient autrefois aussi nombreuses que diverses et qui donnaient un véritable équivalent du verre.

Specus. — Mot latin qui désignait, dans un aqueduc, le canal même servant de conduite pour l'eau (voy. Aqueduc).

Speos. s. m. — Nom que l'on donne aux temples souterrains de l'ancienne Egypte.

Les sanctuaires taillés dans le roc étaient pourvus de façades de grandes dimensions ornées de statues colossales représentant des souverains.

Parmi les speos les plus remarquables, nous citerons celui de Phré, à Abousembil, en Nubie. La façade a plus de 32 mètres de longueur et est décorée de quatre statues de 21 mètres d'élévation. On pénètre , par une porte centrale .

comme le montre le plan (fig. 3204) .

dans une première salle ou pronaos soutenue par huit piliers carrés, contre

Page 1