STABILITÉ
Le plus célèbre des sphinx est celui qui a été taillé dans le roc même, près de la seconde pyramide de Gizeh ; la tête et le cou seulement ont 27 mètres de hauteur.
On trouve aussi des sphinx à corps de lion et à tête de bélier, comme celui que représente la ligure 3206.
Spicatum. — Opus spicatum (voy.
Appareil).
Spina. — Mot latin signifiant épine et qui désignait, chez les Romains, une partie exhaussée ordinairement de plusieurs degrés qui s'étendait au milieu d'un cirque (voy. ce mot) dans les trois quarts environ de sa longueur.
La spina , ainsi nommée parce que cette construction partageait l'arène du cirque comme l'épine dorsale le corps des animaux , servait à déterminer la longueur de la course et à empêcher les chars de se heurter face à face. Ceux-ci devaient en faire sept fois le tour. A une très petite distance de chacune des extrémités étaient placées trois bornes ou metœ et, sur ce mur, dans sa longueur, étaient disposés un obélisque au centre , des statues de divinités , des autels, des colonnes, etc.
Spirale, s. f. — Ligne courbe qui, pivotant d'un point, fait plusieurs révolutions en s'éloignant toujours de ce point de départ, mais suivant une certaine loi de régularité.
Cette courbe est employée pour le tracé des volutes.
L'hélice est un cas particulier des spirales.
Square, s. m. — Ce mot anglais, qui signifie carré, a une origine assez curieuse : lorsque Londres fut reconstruit, après le grand incendie du xvne siècle, des carrés furent réservés de distance en distance pour recevoir des plantations, des jardins. Ces squares , entourés d'une large voie publique et
clos de tous côtés par des grilles montées sur appuis bas en pierre, sont à l'usage exclusif des habitants du square. En francisant le mot, on en a étendu la signification et on l'a appliqué à des places transformées en jardins, quelle que soit la forme de leur périmètre.
Stabilité, s. f. — Propriété qu'ont les constructions de demeurer en équilibre permanent, non -seulement sans que les matériaux employés soient exposés à la rupture ou à l'écrasement, mais même sans qu'ils perdent leur élasticité naturelle.
Le même nom s'applique également à la branche de la science des constructions qui comprend les principes en vertu desquels on peut donner aux édifices les plus grandes chances de solidité et de durée. Ces principes se trouvent exposés dans les divers articles de cet ouvrage et plus particulièrement aux mots :
Compression, Résistance, Soutènement, Traction, etc. Nous dirons seulement ici quelques mots sur certains préceptes généraux de stabilité dont l'observation est indispensable.
Ainsi, la stabilité des solides homogènes de même base diminue en raison directe de leur hauteur. De plus, l'expérience a démontré qu'à une hauteur de trente fois sa base environ, un prisme droit , placé sur un plan horizontal , atteint sa limite de stabilité.
D'après ce principe, la stabilité d'un cône est double de celle d'un cylindre de même base et de même hauteur.
C'est pourquoi les Grecs donnaient à leurs colonnes, et particulièrement aux colonnes d'ordre dorique, une forme légèrement conique.
De même, des murs dont les parements sont élevés en talus sont plus solides que ceux dont les parements sont verticaux. On trouve une application de ce principe dans la forme en tronc de pyramide des pylônes égyptiens.
L'action du vent , la compressibilité du terrain sur lequel on bâtit, les im-