STRIÉ
ticulièrcment pour désigner les pierres funéraires posées sur les tombes dans les cimetières.
La ligure 3219 représente une stèle de Duc, architecte, sur laquelle sont sculptés des emblèmes et des instruments rappelant le mérite et la profession du défunt (voy. Cippe, Obélisque, Terme).
Stère, s. m. — Mesure de capacité équivalente à 1 mètre cube, qui s'applique aux bois de chauffage et de construction.
Stéréobate, s. m. — Terme d'origine grecque, qui est composé de deux mots signifiant l'un solide, l'autre porter. Vitruve emploie ce mot dans le même sens que stylobate (voy. ce mot).
Il sert plus souvent, en français, comme synonyme de soubassement (voy. ce mot).
D'après Gagliani, le mot stéréobate doit particulièrement signifier, dans les soubassements de colonnades des temples, ce petit mur sur lequel s'élèvent des colonnes, avec cette distinction qu'il doit être lisse et sans profil, tandis que le mot stylobate est réservé pour désigner les soubassements ornés de bases et de corniches.
Stéréochromie, s. f. — Procédé de peinture murale dont l'invention, qui remonte à quelques années seulement, est attribuée à un artiste de Munich, le professeur Von Fuchs.
La base de la stéréochromie est le silicate de potasse. Cette peinture s'exécute sur un enduit de mortier sec et fait d'avance.
On peut y employer toutes les couleurs, et leur préparation fait qu'elles ne changent pas en séchant. Les peintures terminées, on les couvre d'une dissolution de silicate, et cette espèce de vernis absolument incolore qui se vitrifie à l'air, les garantit de toute influence atmosphérique. C'est à son inaltérabilité que cette peinture doit son nom.
Le peintre Kaulbach a fait l'épreuve du procédé dans les peintures qu'il a exécutées à l'intérieur des salles du Muséum de Berlin.
Stéréotomie, s. f. — Application de la géométrie descriptive à la coupe des pierres et à la charpente (voy. ces mots).
Stil, s. m. — Stil de grain : nom que Ton donnait autrefois, d'une manière générale, aux laques fabriquées avec la matière colorante de la graine d'Avignon, de la gaude, des baies de nerprun, etc. (voy. Graine).
Store, s. m. — Toile montée sur un cylindre de bois autour duquel elle s'enroule par un mécanisme spécial.
Les stores sont employés pour diminuer le jour ou s'opposer au passage des rayons solaires aux devantures de boutiques (voy. Banne), dans les serres, aux' fenêtres d'appartements, etc.
Les stores de croisées sont montés sur des rouleaux en bois garnis de viroles et de poulies en cuivre ; on les manœuvre au moven de cordelettes et de fils de tension.
On fait des stores en calicot peint, en bois taillé, en jonc ou en lamelles de 0m,03 de largeur; on en fabrique même qui sont en fer et sont composés de lames de tôle s'enroulant sur un cylindre et servant à fermer de petites baies.
Strapontin, s. m. — Petit siège se levant et s'abaissant en abatant, que fou dispose dans les théâtres, entre les banquettes, afin d'augmenter le nombre des places.
Strie, s. f. — Nom que l'on donne à la partie pleine qui sépare deux cannelures dans une colonne cannelée.
On dit aussi listel.
Strié, adj. — 1° Se dit d'un pilastre
STUC
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orné, dans tonte sa hauteur, de cannelures avec listels.
2° Se dit également d'une plaque de verre ou de métal qui porte des cannelures ou des stries, comme la tôle ondulée.
Le verre strié est employé, au lieu de verre dépoli, pour intercepter les regards.
Les plaques de fonte placées sur les gargouilles sont souvent striées, pour empêcher de glisser ceux qui viennent à poser le pied sur leur surface.
Strigile, s. f. — Cannelure en forme d'S, employée par les anciens pour décorer des membres d'architecture et principalement des sarcophages, de grandes baignoires en marbre, etc.
Cette désignation vient de ce que celte cannelure ressemblait , par sa forme, à l'instrument appelé strigile, que les baigneurs employaient pour se frotter la peau en sortant du bain.
Structure, s. f. — 1° Mot qui exprime la manière dont un édifice est construit et qui diffère du mot construction en ce sens que ce dernier terme s'applique soit à la partie matérielle, mécanique, scientifique, de cet art, soit à la qualité des matériaux ou ta leur emploi dans un bâtiment, tandis que le mot structure embrasse, dans un édifice, la hardiesse des masses, la beauté des formes, les proportions des ordonnances et l'habileté apparente de l'exécution.
2° Caractère physique d'un minéral qui n'est autre chose que l'agencement des molécules qui le composent.
La structure est compacte, granuleuse, lamellaire, saccharo'ide, fibreuse, grésiforme, grossière, terreuse, cellulaire ou schistoïde (voy. ces mots).
Stuc, s. m. — Mot qui vient de l'italien stucco signifiant matière propre à boucher, enduit, etc.
On donne ce nom à une composition
imitant le marbre et que l'on fait avec de la chaux éteinte depuis longtemps, de la craie et de la poudre de marbre blanc.
Les constructions romaines, faites en petits matériaux, étaient particulièrement favorables à l'emploi du stuc. On en étendait plusieurs couches et la plus fine, posée la dernière, pouvait recevoir un beau poli. Ce stuc était désigné sous le nom d'albarium opus. Il y en avait de deux sortes : l'un composé de chaux et de poussière de marbre, l'autre formé d'un mélange de grès, de brique et de marbre broyés ensemble, dont on revêtait plus spécialement les surfaces extérieures.
Pline et Vilruve attestent le prix que les anciens attachaient à cet enduit à cause de la qualité qu'il possédait d'imiter le marbre blanc, et c'est même sous le nom de marbre blanc qu'il est fréquemment question de ce produit chez les écrivains grecs.
On l'employait au revêtement des colonnes et des murs des monuments, au moulage des bas-reliefs et à la confection de dalles destinées à recevoir des inscriptions ou des figures. On a découvert à Pompéi de nombreux exemples de ces albaria.
Les architectes italiens de la Renaissance employèrent le procédé antique consistant à fabriquer des stucs au moyen de chaux et de poussière de marbre.
On en trouve notamment l'application faite au temps de Raphaël, pour la décoration des loges du Vatican et par Bramante dans l'ornementation des voûtes qu'il avait commencées à Saint- Pierre.
De nos jours, on est parvenu cà donner à la pierre à plâtre ou gypse une dureté suffisante , des colorations assez variées, etunpoli dont le brillant est tel, qu'on peut, avec cette matière, imiter les marbres les plus précieux.
Mais la dureté que le gypse doit acquérir pour remplir ces conditions
STUC
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dépend du degré de calcination qu'il faut lui faire subir ; aussi, importe-t-il que cette opération soit surveillée par les fabricants eux-mêmes. Lorsque la pierre à plâtre est refroidie, on la pulvérise, on la passe au tamis de soie et on l'emploie le plus promptement possible. A cet effet, on détrempe ce plâtre avec de l'eau collée qui exige une préparation spéciale. On casse en petits morceaux de la colle de Flandre de première qualité ; on la fait tremper dans un litre d'eau pendant vingt-quatre heures, et on la dissout en la faisant fortement chauffer. On forme une pâte de consistance molle avec une pincée de gypse tamisé et un peu d'eau de colle encore chaude. On laisse cette pâte reposer sur une assiette pendant une demiheure. Si, après ce temps, elle n'est pas trop durcie, la colle est bien préparée ; si la pâte est entièrement dure, c'est que la colle est trop forte. On y remédie en ajoutant de l'eau ordinaire.
Pour colorer les stucs, on mélange le plâtre avec des couleurs minérales, en ayant soin de rejeter celles qui n'auraient pas de durée. Les veines s'obtiennent de la manière suivante.
Avec l'eau de colle chaude, préparée comme il est dit plus haut, on détrempe dans différents plats vernissés les couleurs que l'on remarque dans le marbre que l'on veut imiter ; on délaye avec chacune de ces eaux colorées un peu de plâtre en poudre ; on en forme de petites plaques ou galettes, à peu près de la grandeur de la main et plus ou moins épaisses, selon que les couleurs sont plus ou moins dominantes ou plus larges. On prend toutes ces galettes ensemble, on les place sur le champ et., dans cette position, on les coupe par tranches et on les étend ensuite sur le noyau de l'ouvrage qu'on veut faire, et on les y aplatit au moyen d'une truelle. C'est ainsi qu'on parvient à imiter les dessins bizarres des diverses couleurs dont les marbres sont pénétrés.
On imite les brèches en introduisant dans la pâte des fragments de stucs colorés, les granits et les porphyres soit à la façon des brèches, soit en taillant et piquant le stuc, puis remplissant les trous avec une pâte ayant la couleur des cristaux que l'on veut figurer. Lorsque le stuc est sec, on le polit avec le grès pilé et une molette de pierre : il se produit alors des cavités que l'on rebouche avec du stuc plus liquide ; on le passe à la pierre ponce, puis on rebouche de nouveau tous les trous, en recommençant ces opérations jusqu'à ce que la surface soit parfaitement unie. Enfin, on donne le dernier poli avec de la pierre de touche et le brillant en frottant avec des chiffons de laine légèrement enduits de cire (1).
Ce stuc ainsi préparé ne peut s'employer qu'à l'intérieur.
On peut encore obtenir des stucs en durcissant simplement le plâtre, soit par le procédé Abbati, soit par sa calcination avec de l'alun.
Le premier de ces moyens a pour principe de ne faire absorber au plâtre que la quantité d'eau strictement nécessaire pour en amener la prise. A cet effet, on place le plâtre dans un tambour cylindrique tournant horizontalement sur son axe et mis en communication avec un générateur de vapeur. Avec le plâtre ainsi préparé, on remplit des moules et on soumet le tout à l'action de puissantes presses hydrauliques.
On prépare le plâtre aluné par deux procédés différents : le premier de ces procédés consiste à calciner les plus beaux morceaux de gypse dans des fours à réverbère, puis à les tremper, à leur sortie du four, dans une eau contenant 10 0/0 d'alun ; l'imbibilion dure deux ou trois heures ; le plâtre aluné est ensuite réduit au rouge vif, et enfin soigneusement pulvérisé et tamisé.
Un plâtre aluné préférable au précédent est obtenu en mêlant à du
(1) Th. Château, Technologie du bâtiment.