‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 2)Chapitre 162 sur 255 · STYLOBATE · texte numérisé non relu

STYLOBATE

plâtre en poudre de la poussière d'alun très divisée ; on obtient alors par le gâchage une composition qui durcit assez bien.

On donne le nom de stuc-lustre à un stuc que Ton emploie beaucoup en Italie et qui est composé de chaux et de marbre ou d'albâtre calcaire, en poudre fine passée ou tamis ; quelquefois, on substitue du sablon à l'un de ces deux derniers corps. On ajoute les couleurs nécessaires ; on gâche la matière en consistance telle que Ton puisse l'appliquer à la truelle sans qu'elle s'échappe. On fait un crépi de chaux et de sable sur lequel on étend une couche de stuc de l'épaisseur du dos d'un couteau, à l'aide d'une taloche en bois ; puis on passe successivement sur la surface une planche recouverte d'un feutre blanc et une truelle d'acier poli à angles tranchants. Pour obtenir les veines, on délaye dans de l'eau légèrement collée les couleurs convenables, et on les passe avec un pinceau en blaireau, en tenant la surface mouillée. Les couleurs étant sèches, on passe le lustre. Celui-ci reçoit la composition suivante : 1 litre d'eau, 96 à 128 grammes de cire blanche ou jaune, suivant la couleur du stuc.

64 grammes de savon et autant de sel de tartre. On fait bouillir la cire et la potasse jusqu'à ce que la cire ait disparu, et l'on ajoute le savon. On frotte le stuc avec un tampon de laine. S'il se forme à la surface une légère pellicule blanche, on passe le dos de la truelle avec précaution par bandes égales et toujours dans le même sens ; on obtient ainsi un beau poli.

Stucage, s. m. — 1° Opération qui consiste à poser du stuc.

2° Travail qui résulte de cette opération.

Stucateur, s. m. — Ouvrier qui fait les stucs (voy. ce mot).

Style, s. m. — Mot qui vient du grec

stulos signifiant tantôt un corps circulaire comme une colonne, tantôt un poinçon ou une forte aiguille avec laquelle les anciens traçaient des lettres sur des feuilles préparées avec un enduit quelconque de cire.

Par métonymie ce mot a été employé pour spécifier la manière dont l'écrivain exprime ses pensées et de la littérature ce terme a passé dans la langue théorique des beaux-arts, indiquant la façon particulière à chaque artiste d'exprimer ses pensées, de leur donner une forme par le choix des objets, l'agencement des contours, la couleur et le dessin.

En architecture, le style des édifices est ce qui forme le trait caractérisque du goût local de chaque nation ou du goût de chaque époque. C'est au style que l'on reconnaît l'âge et la nationalité d'un monument (voy. les articles consacrés à chaque genre d'architecture).

L'aiguille des cadrans solaires prend aussi le nom de style.

Stylobate, s. m. — 1° Terme qui est formé de deux mots grecs, stulos, colonne, et bâtes, venant du verbe bainein, porter; il signifie donc porte-

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Fig. 3220.

colonne. C'est en effet, dans le langage usuel, une sorte de piédestal continu servant de support à des colonnes (fig. 3220).

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