TABLETTE
TABOURET
lignes voulues. Cette règle est équilibrée par un contre-poids et maintenue dans sa position par un châssis triangulaire qui glisse dans une coulisse placée sur la face postérieure de la planche.
On peut enlever la règle ou l'adopter en la faisant fléchir. Pour le tracé des ligues verticales, on emploie une règle également graduée I, articulée sur le bord de la planche au moyen de deux bras M formant un parallélogramme et équilibrée par un contre-poids J. On
Fig. 3238.
peut même tracer des parallèles à une oblique quelconque et diviser une ligne soit verticale, soit horizontale, en parties égales au moyen d'une troisième règle graduée 0 (fig. 3238), qui s'adapte sur la règle horizontale mobile et peut prendre un angle quelconque. Ainsi disposé, cet appareil peut servir à l'exécution de tous les dessins à grande échelle.
4° On appelle tableau, dans une sonnerie électrique (voy. Sonnerie), un appareil qui sert à indiquer la pièce de laquelle on a sonné par un numéro ou par un mot qui apparaît au moment où la sonnerie fonctionne.
Tablette, s. f. — Maçonnerie. Dalle de pierre dure débitée pour couvrir un mur de terrasse ou le bord d'un réservoir, d'un bassin, etc.
Tablette d'appui : dalle de pierre plus
ou moins épaisse qui couvre l'appui d'une croisée, d'un balcon (voy. Appui).
Tablette de jambe étrière : dernière pierre qui couronne une jambe étrière et qui porte quelque moulure en saillie sous un ou deux poitrails.
On dit aussi sommier.
On appelle cette pierre imposte ou coussinet lorsqu'elle reçoit la retombée d'une arcade.
Marbrerie. Tablette de cheminée :
dalle de pierre ou tranche de marbre posée sur le chambranle d'une cheminée.
Menuiserie. Planche sur laquelle on pose certains objets.
La tablette est tantôt adossée à un mur et soutenue par des potences ou des supports d'assemblage, tantôt placée dans un placard, une armoire, une bibliothèque, où elle repose sur des tasseaux.
Tablier, s. m. — 1° A proprement parler, on donne le nom de tablier à la plate-forme qui constitue le plancher d'un pont (voy. ce mol).
Le même terme comprend, particulièrement dans les ponts en fer et les ponts suspendus, l'ensemble du plancher et des poutres armées ou des balustrades qui soutiennent le tablier proprement dit ou reposent dessus.
2° Partie d'une forge où l'on fait le feu.
Tablinium. — Nom que les Romains donnaient à une pièce de la maison particulière qui tenait immédiatement à Y atrium et aux fauces (voy.
Maison).
On pense que cette pièce, qui peutêtre même était la partie de l'atrium faisant face à l'entrée, servait de dépôt des archives ou de cabinet d'affaires, dans les premiers temps de Rome et de salle à manger, plus tard.
Tabouret, s. m. — Siège sans dossier employé à divers usages et par di-
TAILLADES
TAILLE
vers corps d'état; on s'en sert particulièrement pour les classes de dessin.
On fait diverses sortes de tabourets; les plus simples sont montés sur quatre pieds et recouverts en paille.
Il y a de ces meubles qui peuvent à volonté se lever ou s'abaisser, c'est-àdire qu'ils sont mobiles dans le sens vertical au moyen d'une crémaillère et d'un ressort qui font mouvoir un plateau sur lequel la personne qui travaille prend place.
Tabularium. — Mot latin qui désignait une salle formant dépendance d'un temple, d'un édifice public ou d'une maison particulière et dans laquelle on renfermait des documents publics ou privés. C'était en quelque sorte une salle des archives. Quelquefois même, on en faisait un édifice séparé.
Tel était le tabularium situé sur le Forum romain et dans lequel se trouvaient exposées les tables de bronze destinées à recevoir l'inscription des actes publics. Cet édifice se compose actuellement d'un portique à arcades doriques, donnant sur le Forum, de salles dont une est entièrement conservée, et d'un grand escalier à deux rampes accédant du Forum au tabularium.
Tâche, s. f. — Travail à la tache :
ouvrage que l'entrepreneur fait exécuter à des ouvriers à des prix débattus (voy. Marchandage).
Tâcheron, s. m,
(voy. Marchandage).
— Marchandeur
Taillades {Pierre des). — Calcaire celluleux, jaunâtre, provenant de la carrière des Taillades, dans l'arrondissement d'Avignon (Vaucluse).
Cette pierre, d'un grain grossier, est propre aux travaux hydrauliques ; elle possède une hauteur d'assise de 0m,2o à 0m,40, pèse de 2,040 à 2,070 kilogr. le mètre cube et s'écrase sous une charge
de 80 à carré.
90 kilogr. par centimètre
Taillage, s. m. — Opération de la préparation des terres dans la fabrication des briques.
Les terres qui n'ont été ni hivernées ni lavées ne sauraient être employées, au sortir de la carrière, à la fabrication des pâtes ; il faut en écarter les pierres et réduire la masse en petits fragments de même volume. Dans les briqueteries de peu d'importance, on se contente de diviser la terre et d'extraire ou de briser les pierres en coupant à la pelle dans tous les sens l'argile extraite mise en tas. Dans les usines plus importantes, on emploie des procédés mécaniques.
On brise la terre si elle est sèche. Si elle est humide, ou bien elle ne renferme que peu de pierres et alors on la coupe en minces copeaux, à l'aide d'une machine appelée tailleuse ; ou bien la quantité de pierres est notable et l'on broie, dans ce cas, la terre entre des cylindres très rapprochés. Quelquefois, on applique successivement les deux procédés , en ayant soin de Iremper l'argile avant son passage entre les cylindres.
Le principe sur lequel repose la construction des tailleuses employées dans un grand nombre d'usines est le suivant: un plateau circulaire en fonte, monté sur un arbre vertical ou horizontal, est percé de fentes dirigées suivant des rayons et garnies de lames ou couteaux d'acier. Si l'on imprime à ce plateau un mouvement de rotation, la masse argileuse, mise en contact avec les lames, est coupée par celles-ci et, passant à travers les fentes, tombe dans la fosse de trempage, ordinairement placée audessous.
Taillant,
outil.
— Tranchant d'un
Taille, s. f. — En général, opération par laquelle on coupe, on divise un corps
TAILLE
TAILLE
suivant certaines données, afin de faire revêtir à ce corps une forme prévue à l'avance.
La taille des pierres est l'assemblage des méthodes qui permettent de donner à chaque bloc la forme qu'il doit avoir pour occuper la place à laquelle il est destiné.
On dit aussi, dans ce sens : application du trait sur la pierre.
On distingue deux méthodes pour tailler la pierre : la taille par équarrissement et la taille par beuveau.
Voici en quoi consiste la première méthode, qui est la plus exacte : on choisit un bloc prismatique capable de contenir la pierre qu'il s'agit de tailler ; à cet effet, on s'aide de la projection de la pierre, soit sur un plan vertical, soit sur un plan horizontal ; on donne à la pierre une face plane sur laquelle on trace la projection considérée, qui peut être rectiligne ou curviligne ; on enlève alors l'excédant de pierre en donnant au bloc la forme d'un prisme qui a pour base cette même projection. Les faces sont alors planes ou cylindriques ; on y applique des panneaux flexibles, en carton ou en fer-blanc mince , taillés à l'avance d'après l'épure, et l'on trace sur ces faces les lignes suivant lesquelles elles sont coupées par les faces qui ne sont pas encore obtenues.
Dans la taille par beuveau, on donne à la pierre une première face plane, de laquelle on déduit toutes les autres au moyen des angles qu'elles font avec la première et entre elles. Cette taille se pratique avec le beuveau, instrument qui a beaucoup d'analogie avec la fausse équerre (voy. Beuveau). Cette méthode est susceptible d'entraîner l'ouvrier a des erreurs, mais elle est la plus économique et est souvent préférée par les entrepreneurs.
C'est au sortir de la carrière que les pierres sont le plus faciles à tailler, parce qu'elles n'ont pas encore perdu, par l'évaporation, une partie de l'eau qu'elles renferment; les ouvriers disent
qu'elles sont encore vertes. Cette évaporation, quand elle se produit, amène à la surface de la pierre une sorte de cristallisation résultant du carbonate de chaux en dissolution qu'entraîne avec elle l'eau qui s'évapore. Cette cristallisation forme, sur le parement de la pierre, une croûte préservatrice des agents extérieurs ; aussi est-il avantageux, quand on le peut, de tailler la pierre à pied d'oeuvre au moment où elle arrive de la carrière. Le nu extérieur de la construction se revêt alors d'une croûte très résistante qui prend même une très belle couleur.
C'est pour cette raison qu'il y a inconvénient à ravaler des façades en pierre longtemps après la pose ; en effet, la matière ne contient plus assez d'eau pour que, par l'évaporation, se forme, sur le parement définitif, cette croûte qui existait déjà sur le parement de l'épannelage. La même raison fait du grattage des édifices une opération désastreuse, parce qu'elle détruit, pour toujours, la patine protectrice des parements et entraine la décomposition de la pierre.
Selon leur grain, les pierres sont dures ou tendres et se débitent à la scie à eau sans dents avec du grès étendu d'eau, ou bien à la scie dentée, ou au passe-partout.
Les autres outils employés pour tailler la pierre sont : pour les calcaires durs, le têtu, le ciseau, la gradine, la pioche, le poinçon, le marteau bretté, la boucharde, la ripe (voy. ces mots); pour les calcaires tendres, le ciseau, la pioche à pierre tendre, le marteau dit rustique et le marteau tranchant.
Pour tailler les parements et les lits de la pierre suivant des surfaces horizontales et perpendiculaires les unes aux autres, le tailleur de pierre se sert de règles plates de bois et d'équerres de fer. Il commence par dresser grossièrement au ciseau les rives du parement pour guider Y ébauche ou ébaucha ge, qui se fait au moyen de la pioche ; ensuite,
TAILLE
TAILLE
il relève les ciselures (voy. ce mol) à fleur du Irait et dresse le parement soit à la bouchante, soit au moyen du marteau à dents appelé rustique ; cela fait, il taille le parement au marteau d'abord, puis le repasse à la brettelure ou laye ; enfin, lorsque la pierre est en place, il enlève les balèvres, bouche les joints et ragrée le tout à la ripe, c'est-à-dire fait le ravalement ou ragrément. C'est de là que sont venues les dénominations de:
taille ébauchée ou taille des lits et joints, qui est considérée, dans le métrage, comme équivalente au quart du travail parachevé ; taille rustique , qui se compte comme demi-taille ; taille layée, comptée aux trois quarts, et enfin taille ravalée ou r agréée, qui est considérée comme l'unité de taille.
Ces tailles, qui s'exécutent sur plan droit, sur face circulaire, à simple courbure, à double courbure ou en calotte, se divisent en quatre classes principales : tailles planes, tailles circulaires, tailles moulurées, tailles à double courbure, que Ton peut estimer séparément, mais qu'il est d'usage de réduire à une seule mesure commune pour n'avoir qu'une seule sorte de taille et un seul prix.
Il semble convenable de prendre pour entier ou unité de taille la taille ragréée ou ravalée ; mais, comme un grand nombre d'ouvrages, tels que les étages souterrains, n'ont jamais leurs parements ragréés, mais seulement layés, on a pris, pour point de comparaison et de réduction, c'est-à-dire pour unité, la taille layée ou finie, qui se compose de plusieurs opérations distinctes : 1° la mise en chantier ; 2° les plumées ou ciselures ; 3° le dé grossissement de la pierre avec la pointe du marteau ; 4° la taille rustiquée au moyen de la bouchante ; 5° le logement par le marteau brelté ou lavé.
Les tailles planes comprennent :
1° Le sciage (voy. ce mot) ;
2° La taille des lits et joints, qui a pour objet de dresser exactement les côtés des pierres brutes sortant des carrières
ou des pierres grossièrement équarries ; cette taille doit également être grossière pour que le mortier adhère bien à la pierre ;
3° La taille des parements droits, rustiques ou layés ;
4° Le dérasement, opération qui consiste dans la recoupe des différences qui existent inévitablement dans la hauteur des pierres de chaque assise lors de leur mise en œuvre ;
5" Les r agréments ou ravalements.
La taille des parements circulaires , bien moins difficul tueuse que la taille droite, une fois l'ébauche évaluée à part, se compte, d'après les règlements de la ville de Paris : pour les parements circulaires à simple courbure, une fois 1/3 les prix des tailles planes, c'est-àdire 1,33 ; pour les ravalements destinés à obtenir le galbe d'une colonne, 1 1/2.
La taille à double courbure exige des outils spéciaux, beaucoup de temps et de soins ; aussi l'évalue-t-on le double de la taille plane.
Il y a des plus-values pour angles, arêtes, arrière-corps et feuillures.
La taille des moulures exige deux opérations : Yépannelage (voy. ce mot) et le profilement des moulures sur le tas après que la pierre est mise en œuvre.
Les moulures ou corps de moulures doivent être mesurées selon leur longueur réduite, prise au milieu de leurs saillies, et l'on ajoute à cette longueur 0m,10 pour chaque angle saillant, 0m,20 pour angle rentrant et 0m,05 pour amortissement.
Chaque moulure courbe développant moins de 0m,10 doit être comptée pour 0m,15 courant de taille unité, y compris les épannelages faits sur le tas pour dégagement des moulures. Chaque face plane entre les moulures courbes sera comptée 0m,75. Les moulures courbes qui développent plus de 0m,10, sont comptées lm,l/2. Les faces planes audessus de 0in,075 sont comptées pour leur développement réel seulement.