TAPISSERIE
Les dalles qui recouvrent les fosses sont munies d'anneaux qui permettent de les enlever (voy. Anneau).
On donne le même nom aux plaques de fonte qui s'emboîtent dans les châssis également en fonte, fermant les bouches d'égout.
2° Morceau de bois fermant le haut d'un corps de pompe ou d'un tuyau.
3° Plaque de bois circulaire qui recouvre l'orifice d'un siège d'aisances.
On nomme encore ainsi une sorte de bouchon qui servait, dans les anciens sièges, à en fermer l'ouverture; on les retirait au moven d'un crochet (vov.
(Garde-robe).
4° Cheville de bois dont on remplit un trou percé dans la pierre ou le marbre afin de pouvoir y placer une patte, une vis, un clou, une ferrure à pointe, etc.
Tamponner, v. a. — 1° Boucher un orifice, un trou, avec un tampon (voy. ce mot).
2° Poser des tampons dans un mur pour y recevoir des clous ou des vis.
Tamponnier, s. m. — Outil de fer aciéré, ayant la forme d'un petit ciseau à froid et servant à percer, dans les murs, dans la pierre et dans la brique de petits trous qu'on bouche avec des tampons de bois (voy. Tampon).
Tanchis, s. m. — Partie biaise de comble recouverte par une noue en tuiles, en ardoises ou en plomb.
Tanevot, s. m. — Moulure qui forme le quart d'un ovale et qui est accompagnée d'un filet et d'un dégagement.
Tanin, s. m. — Substance dite aussi acide tannique et qui est extraite del'écorce du chêne et d'autres végétaux.
On emploie le tanin, comme le pyrolignite de fer, pour la conservation des bois voy. ce mot).
On écrit aussi tannin.
Tapée, s. f. — Réunion par collage de plusieurs bouts de planches de manière à former une saillie qui doit être ensuite débillardée ou sculptée.
Taper, r. a. — Terme de peinture qui signifie frapper plusieurs petits coups de brosse pour faire entrer la couleur dans tous les creux de la sculpture.
Tapis, s. m. — Terme de jardinage emprunté à l'art d'orner les intérieurs d'appartements et qui désigne de grandes pièces de gazon pleines et sans découpure.
Tapisserie, s. f. — 1° Ensemble des ouvrages qui servent à l'ornement et à la tenture des murs.
2° On donne également ce nom à Part même ou aux procédés qui servent à exécuter ces sortes d'ouvrages (voy.
Papier, Tenture).
Le mot tapisserie, dans la langue architecturale, désigne les ouvrages qui, quel que soit le mode de leur fabrication, servent spécialement à l'ornement et à la tenture des murs, et de quelques autres parties encore, mais qui doivent, d'ordinaire, être placés verticalement et non horizontalement, comme les tapis.
Quant à la tapisserie , considérée comme l'art d'exécuter les tentures auxquelles on donne le même nom, nous dirons seulement que cet art est très ancien et qu'on en découvre les traces dans les traditions historiques primitives. Une foule de passages des écrivains de l'antiquité nous montrent ce genre d'ouvrages comme étant l'occupation des femmes.
Si nous n'avons pas la preuve qu'on les fit servir de tentures ou d'ornements aux murs dans les intérieurs des palais ou des monuments publics, nous savons que de véritables tapisseries, selon la signification du mot parapetasma (ce qui couvre, ce qui s'étend, ce qui se déploie), ornaient les sanctuaires