‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 2)Chapitre 175 sur 255 · TAQUET · texte numérisé non relu

TAQUET

Chez les peuples modernes, au contraire, Fart des tissus semble s'être fort anciennement partagé en deux branches comprenant : l'une, les tapis avec dessins d'ornement proprement dit; l'autre, les tapisseries de tenture auxquelles on s'applique à donner la plus parfaite ressemblance avec les tableaux historiques.

Il suit de là que les progrès de cet art durent dépendre de ceux de la peinture, puisque ce genre de tapisserie ne peut être que la copie d'un ouvrage du pinceau. Aussi, peut-on citer, parmi les plus célèbres tapisseries, celles que Léon X fit faire pour orner les murs d'un certain nombre des salles du Vatican, et dont Raphaël composa les modèles en cartons colorés. C'était l'époque où la fabrication de la tapisserie, en Flandre, avait pris un grand développement. Il y avait alors, dans ce pays, de très célèbres manufactures, où les procédés de cette industrie étaient assez parfaits pour reproduire , avec une grande exactitude, tous les effets de la peinture.

Le succès des fabriques de Flandre porta Louis XIV à propager en France ce genre de goût et d'industrie, et il établit la manufacture des Gobelins où cet art, si on le considère simplement au point de vue de la perfection mécanique, s'est vu porté au plus haut point que l'on puisse atteindre.

Après le xvnc siècle , l'usage des grands intérieurs commença à disparaître. Les appartements des riches euxmêmes se rapetissèrent; le luxe des tapisseries n'eut plus sa raison d'être ; il fit place aux étoffes de soie, aux boiseries dorées, aux ornements arabesques et enfin au système, beaucoup plus économique, des papiers de tenture.

Taquet, s. ni. — On donne ce nom à de petits morceaux de bois qu'on enfonce en terre jusqu'à la tête pour sen ir de repères à un alignement ou pour indiquer les hauteurs de déblais et de remblais dans les ouvrages de terrasse.

TARAUD

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