TÉ
Couverture. Tasseau de couvre-joint :
tringle de bois sur laquelle on fixe les couvre-joints dans les couvertures en zinc.
On donne à la section de ces tringles la forme d'un trapèze B (fig. 3256) pour permettre aux feuilles de zinc poussées
Fig. 3256.
par les dilatations transversales de glisser suffisamment sur les faces inclinées.
Lorsque le tasseau recouvre un arêtier ou un faîtage, on l'évide en dessous suivant les faces inclinées du voligeage, comme le montre en A la même figure.
Tassement, 5. m. — Effet que produit la pression des matériaux dans un bâtiment, effet qui a lieu partout d'une manière égale lorsqu'on a élevé les constructions sur un terrain uni et de même nature. Cet effet se produit inégalement soit lorsque le terrain n'a pas partout la même consistance, soit lorsque les matériaux, par leur diversité, présentent des parties de construction beaucoup plus lourdes que les autres.
La compressibilité du terrain, l'épaisseur plus ou moins grande des joints du mortier sont des causes de tassement; mais c'est surtout son inégalité qui est dangereuse, parce qu'elle peut être la cause de ruptures et de désunions qui entraînent la ruine de l'édifice.
Dans les terrassements, les terres de déblais foisonnent d'abord, c'est-à-dire occupent un plus grand volume ; puis, sous l'action de la pesanteur, les vides se comblent et ces terres éprouvent alors un tassement.
Il y a certaines précautions à prendre, dans la construction des bâtiments, contre les tassements qui peuvent en
amener la ruine, ou v causer de sérieux dommages. Nous signalerons ainsi l'emploi d'un cours de libages de roche dure sous tous les murs en maçonnerie, afin de répartir, aussi uniformément que possible, la charge sur les fondations, et la substitution du hourdis en mortier de ciment au hourdis de plâtre, employé généralement. On fait, du reste, aujourd'hui un usage de plus en plus fréquent de ce dernier système dans la construction des murs mitoyens.
Il est des cas, cependant, où le constructeur est obligé, par économie, de renoncer au mortier de ciment. Il serait bon alors de déterminer, au moyen d'expériences directes , le tassement qu'éprouve, par mètre d'élévation, un mur en maçonnerie sous son propre poids et par suite de l'évaporation de l'eau du hourdis. En comparant les résultats de ces expériences faites sur des murs en moellon, en brique et en pierre, on trouverait, sans doute , le moyen d'empêcher les déchirements qui ont toujours lieu aux jonctions de ces murs entre eux et qui sont dus aux inégalités de tassement. Il n'y a malheureusement encore aucune étude qui ail été faite spécialement sur cette importance question.
Tasser, v. a. et v. n. — 1° On dit
que des terres, qu'une construction tassent lorsqu'elles produisent elles-mêmes un tassement (voy. ce mot).
2° Tasser des terres : les pilonner (voy. ce mol).
Té, s. m. — 1° Double règle composée de deux branches dont Tune s'assemble au milieu de l'autre à angle droit.
Les dessinateurs se servent du té en faisant glisser la plus courte branche le long d'une planche à dessin ; l'autre branche est la règle proprement dite qui sert au tracé des lignes droites.
2° Ferrure ou équerre ayant la forme d'un T qui se place sur les croisées, les
TEAK.
TEGULA.
persiennes et autres menuiseries pour en consolider les assemblages.
On donne encore ce nom à toute pièce dont la forme ou la section est en T : fer à té, fer à simple ou à double té.
3° Les fumistes nomment ainsi un bout de tuyau qui en porte un autre en travers de manière à former un T et dans les branches duquel s'emboîtent d'autres parties de tuyaux.
Ils appellent té à débouchure un bout de tuyau en forme de T dont la branche inférieure est fermée dans le bas par une boîte que Ton retire à volonté pour ôter la suie et nettoyer le tuyau.
Le té à abat-vent est une mitre (voy.
ce mot) en forme de T.
Teak, s. m. — Arbre de première grandeur qui fournit un bois propre à la construction.
Parmi les variétés de cet arbre, la plus estimée est celle qui provient de la colonie hollandaise de Java, et dont la couleur jaune-verdâtre, quand il est fraîchement coupé, se change en brun très sombre par l'exposition à l'air.
Vient ensuite le teak de la côte de Malabar, dont la couleur est moins prononcée que celle de l'essence précédente.
Ces deux variétés sont aujourd'hui très rares et ne sont pas l'objet d'un commerce actif.
On emploie communément le teak de l'Inde qui, à l'âge de 50 ou 60 ans, âge où on l'exploite, atteint la hauteur de 25 à 35 mètres et de 0m,60 à 0m,80 de diamètre. C'est un bois qui se fend peu, qui n'a pas de nœuds, qui est de droit fil, a une densité moyenne de 0,750 et dure plus que tous les autres bois que nous employons, quand il est de bonne qualité.
Il est donc préférable à tout autre pour la menuiserie et la charpente des parties exposées à l'humidité et à la chaleur.
On l'emploie dans les constructions navales.
Tectorium. — Tectorium opus. Il importe de distinguer ce que les anciens désignaient ainsi de ce qu'ils appelaient albarium opus. Ce dernier terme, de signification plus restreinte, s'appliquait à un enduit léger, dans lequel on employait de la chaux mêlée soit de poussière de marbre, soit de plâtre.
La désignation de tectorium opus, beaucoup plus générale, s'appliquait aux enduits plus ou moins épais qui recouvraient les constructions de briques, de moellons ou de toute autre matière.
Pour faire cet enduit, on choisissait une chaux de première qualité, éteinte bien longtemps avant son emploi. Le tectorium était composé de trois couches de mortier avec chaux vive et de trois autres couches d'un mortier mêlé de poudre de marbre, ce qui lui faisait prendre le nom de marmoratiim. L'épaisseur de ces six couches ne dépassait pas 0m,027. La dernière couche était battue et parfaitement égalisée avec un instrument de bois, puis enfin polie avec du marbre, de manière à prendre un lustré mat. L'enduit que l'on obtenait ainsi était très uni, très fin et très propre à recevoir les peintures dont on décorait l'intérieur des bâtiments. Les couleurs les plus brillantes étaient employées , le minium ou le rouge, Yarmenium ou le bleu, le purpurissum ou le pourpre foncé, dont on formait des fonds tantôt unis, tantôt ornés de figures et de compartiments.
On conservait l'éclat des peintures en les frottant avec de la cire mêlée d'un peu d'huile très pure, le tout fondu et appliqué très chaud. On laissait refroidir le mélange sur le mur; puis, avec un réchaud rempli de charbons ardents, on le réchauffait et l'on faisait pénétrer dans l'enduit tout ce qu'il pouvait recevoir (voy. Cire, Encaustique).
Tegula. — Nom que les Romains donnaient à un genre de tuile plate (voy. Tuile).