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TIRE-LIGNE

d'un couvercle fermant hermétiquement sont appelées fosses inodores. On se sert de ces tinettes dans le système diviseur (voy. Diviseur).

Tinne, s. f. — Nom que Ton donne à des tonneaux malaxeurs ou broyeurs, employés dans la fabrication des briques, pour la préparation des pâtes.

Tirage, s. m. — 1° Fil de fer qui sert à manœuvrer un loquet eau ou à faire agir une sonnette (voy. ces mots).

2° Bouton de tirage : bouton placé à l'extrémité de la tige d'un coulisseau (voy. ce mot) ou fixé par une tige et un écrou au vantail d'une porte et qui sert à attirer, pousser ou à tirer à soi cette porte pour l'ouvrir ou la fermer (voy.

Bouton).

3° On appelle mouvement de tirage, le mouvement (voy. ce mot) où est fixé le fil de tirage.

Tirant, s. m. — 1° Pièce de bois qui, dans une ferme en bois, reçoit par assemblage le pied des arbalétriers.

Le tirant est une pièce soumise à un effort de traction ; il est soulagé de son propre poids par le poinçon qui vient s'assembler en son milieu par un tenon passant, ou s'y relier par une bride boulonnée (voy. Ferme, Poinçon).

Le tirant peut porter un plancher.

Dans les combles en fer, le tirant est une tringle d'une seule pièce ou de deux pièces réunies entre elles par des brides, fourrures, verrins, etc.

Ces tirants sont également soulagés par un poinçon (voy. Assemblage, Poinçon).

2° Pièce que Ton classe dans la catégorie des gros fers et qui est un fer plat portant d'un bout un œil dans lequel passe une ancre.

Le tirant s'oppose à l'écartement des murs et se fixe sur la charpente, sur les solives d'un plancher par exemple.

Tire-cale, s. m. — Outil qui sert à

retirer les cales de dessous les pierres

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Fig. 329o.

posées; cet outil a la forme indiquée par la figure 3295.

Tire-clous, s. m. — Lame de fer mince qui se recourbe à l'une de ses

Fig. 3296.

extrémités (fig. 3296) et qui est pourvue de dents comme une crémaillère.

Les couvreurs s'en servent pour arracher les clous.

Tire-fond , s. m. — Longue vis dont la tête est remplacée par un anneau et que Ton fixe au milieu du plafond d'une pièce pour recevoir un crochet destiné à la suspension d'une lampe.

Tire-joints, .9. m. — Outil formé d'une lige recourbée, en fer, et que l'on emploie dans les rejointoiements, en la faisant glisser le long d'une règle, pour lisser les joints, quand on veut que leur surface vue soit plate et affleure le nu du parement.

Tire-ligne, s. m. — 1° Nom que les plombiers donnent à une sorte de couteau à manche de bois tranchant par le bout et que l'on passe sur le trait à la craie marquant les limites d'une table à couper.

Cet instrument pratique ainsi une première entaille et l'on achève l'opération au moyen du couteau ordinaire.

2° Instrument employé par les dessinateurs pour tirer des traits à l'encre de Chine ou à la couleur.

On fait aussi des compas à tire-ligne (voy. Compas).

TOILE

Tire-plomb , s. m. — Rouet de plombier servant à réduire le plomb en petites lanières et baguettes , par exemple pour monter les verres des panneaux à compartiments.

Tirer, v. a. — Étirer les métaux au banc ou à la filière.

Tirer de long : blanchir une pièce dans le sens de sa longueur.

Tiroir, s. m. — Caisse en bois (fîg.

3297) formée d'un fond et de quatre

Fig. 3297.

faces et qui entre à coulisse dans une armoire, une table, un comptoir, un établi, etc.

On agit sur le tiroir soit par un ou plusieurs boutons en bois ou en métal, soit par une poignée à charnière ou à tourillons.

11 y a des tiroirs pourvus de serrures.

Tisonnier, s. m. — Tige de fer droite ou recourbée qui sert à attiser le feu de la forge.

Toile, s. f. — 1° Tissu de fil de lin, de chanvre ou de coton qui sert à divers usages dans la construction.

Toiles à tentures (voy. Tenture).

Toiles peintes, cirées ou gommées : on emploie quelquefois ces toiles à faire des couvertures légères pour petits appentis, hangars, constructions provisoires ; on cloue ces toiles sur un voligeage en les posant par lés horizontaux en recouvrement les uns sur les autres.

Toiles cartonnées ou bitumées (système Chameroy et Ge) : on se sert très avantageusement de ce produit pour les

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toitures et le revêtement des surfaces que Ton veut préserver de l'humidité.

2° On donne encore le nom de toile au rideau qui sépare la scène de la salle (voy. Théâtre).

3° On fait aussi des toiles métalliques formées d'un tissu de fil de laiton ou de fil d'archal très fin pour garnir certains châssis, certaines baies, par exemple les fenêtres de poulailler pour empêcher l'invasion des animaux nuisibles, les garde-manger que l'on a coutume d'établir sur les fenêtres des cuisines, les garde-feu, etc.

Toilette, s. f. — Cabinet de toilette (voy. Cabinet).

Toise, s. f. — Ancienne mesure de longueur qui valait lm,959 et à laquelle on a substitué le double-mètre en 1812 et définitivement le mètre en 1840.

Toisé, s. m. — A proprement parler, mesurage à la toise ; en terme général, art de mesurer ou opération du mesurage. On dit aujourd'hui métré (voy. ce mot).

Celui qui fait le toisé prend le nom de toiseur ou métreur.

Toit, 5. m. — 1° Partie la plus élevée d'un bâtiment, qui sert à le couvrir, à le mettre à l'abri des intempéries de l'atmosphère.

On dit dans le même sens comble, couverture (voy. ces mots).

2° On donne spécialement le nom de toits à porcs aux petites loges dans lesquelles on enferme ces animaux (voy.

Porcherie).

Tôle, s. f. — Fer. ou acier réduit en feuilles sous la pression des laminoirs.

La tôle de bonne qualité doit avoir une épaisseur uniforme et une surface parfaitement lisse ; il faut que l'on puisse la plier plusieurs fois en tous sens avant qu'elle se casse.

On fabrique des tôles épaisses avec

TOLE.

TOLE.

du ferpuddlé, mais elles sont de qualité inférieure si le fer n'a pas été soumis à plusieurs corroyages.

On emploie les tôles pour former des poutres en fer à T, des poutres armées, des portes en fer, etc.

Les feuilles de tôle s'assemblent suivant divers systèmes; elles peuvent être placées à recouvrement, comme le mon-

cr

Fig. 3298.

tre la figure 3298, et reliées ensemble au moyen de rivets, ou être posées bout à bout et maintenues par deux couvre-

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Fig. 3299.

Fig. 3300.

joints (fig. 3299). La seconde disposition, quoique plus dispendieuse que la première, donne plus de résistance et répartit mieux les effets de traction.

L'assemblage de deux feuilles bout à bout peut avoir lieu aussi à l'aide de fers à T pour éviter les flexions latérales (fig. 3300).

Deux tôles verticales perpendiculaires l'une à l'autre sont réunies par des cornières (fig. 3301). Sur l'arête supérieure de la feuille verticale est placée une tôle

horizontale fixée à la précédente par des cornières ; cette dernière feuille empê-

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ta.

Fig. 3301.

che toute flexion dans le sens latéral. La même figure représente une vue de côté de l'assemblage précédent.

Enfin, nous donnons (fig. 3302), également sur deux faces, l'assemblage de

Fig. 3302.

deux tôles verticales perpendiculaires l'une à l'autre avec une feuille horizontale.

On applique à un grand nombre d'usages et particulièrement à la fabrication de divers ustensiles la tôle étamée. c'est-à-dire le fer-blanc (voy. ce mot\

L'emploi des feuilles de tôle de fer pour la couverture des édifices n'a pas pris naissance en France. Depuis longtemps, l'Angleterre, la Russie, la Suède et l'Allemagne font usage de ce genre de toiture. En Russie particulièrement, les feuilles de tôle sont planes, posées à recouvrement, suivant la pente du toit, sur un lattis en bois, et maintenues par des agrafes clouées sur les lattes qui saisissent ces feuilles et se ra-

TOLE.

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