TOMBALE
battent sur elles. Ces tôles ont 0m,70 sur 0m,50 et 0m,008 d'épaisseur. On préserve ces couvertures de l'oxydation au moyen de couches de peinture à l'huile.
En Angleterre, et cet usage s'est répandu en France, on recouvre fréquemment les toits au moyen de tôles cannelées et courbées suivant un arc plus ou moins surbaissé. Les feuilles ont ainsi
Fig. 3303.
une grande rigidité et permettent de supprimer le lattis et le chevronnage du toit ; on les réunit entre elles à recouvrement en les fixant à l'aide de clous rivés. La figure 3303 représente l'aspect d'une couverture ainsi disposée.
Parfois, la couverture n'est pas cintrée comme dans le cas que nous indiquons ici ; elle est formée de deux
Fig. 3304.
pentes droites qui se réunissent suivant une ligne de faîte recouverte par une série de tôles faîtières reliées aux deux
pans du toit par des agrafes, ainsi qu'on le voit sur la figure 3304. La coupe (fig.
Fig. 3305.
3305) montre le dessous de cette couverture et la manière dont les feuilles se recouvrent.
On préserve ces tôles de l'oxydation en trempant chaque feuille à chaud dans un bain de goudron de houille ou d'huile de baleine.
Un autre procédé de conservation, qui est encore préférable aux précédents, est le galvanisage ou étamage au zinc.
Les couvertures en tôle galvanisée se disposent soit en feuilles planes ou courbées avec couvre-joints, comme les couvertures de zinc, soit en petites feuilles se repliant sur les côtés, qui prennent le nom d'ardoises métalliques et qui ont les dimensions des ardoises ordinaires.
Tombale, adj. — Pierre tombale :
dalle en pierre ou en marbre recouvrant un tombeau.
Les Romains ont fait usage de pierres tombales plates et carrées au milieu desquelles était percé un trou qui servait pour verser des parfums dans l'intérieur du tombeau. Mais les véritables pierres tombales placées au niveau du pavé et quelquefois aussi dans des niches le long des murs n'ont été usitées qu'à partir duve siècle. Certaines pierres de cette époque étaient recouvertes d'ornements gravés au trait.
C'est surtout pendant la période romane que l'usage s'établit de recouvrir de grandes dalles, faites ordinairement d'un seul bloc, les cercueils enterrés sous le pavé des églises.