TOMBALE
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Les pierres tombales du xiie siècle ayant été usées par la chaussure des fidèles, il n'en reste que de rares spécimens ornés de moulures en creux et parfois d'ornements en méplat, entrelacs, zigzags, losanges, croix, etc.
Les pierres tumulaires historiées et incrustées dans le pavé des églises sont très nombreuses au xme siècle.
Sur celles qui recouvraient les cercueils des personnages les plus notables était gravée l'image du défunt sous une arcarde avec les accessoires indiquant la dignité dont il était revêtu. La figure 3306, empruntée à Y Abécédaire
Fig. 3306.
d'archéologie de M. de Caumont, représente la pierre tombale d'un abbé de Saint-Ouen de Rouen, qui est figuré au milieu d une arcade trilobée, les mains croisées sur la poitrine, la crosse inclinée et maintenue par le bras droit.
Au xivc siècle, les pierres tombales ont été exécutées avec une grande richesse de détails, tant pour les costumes des personnages que pour les compositions architecturales qui les accompagnent.
Dans le nord de la France et dans les Pays-Bas, on employait des dalles de marbre gris et noir. Dans certaines provinces, telles que lTle-de-France et la Normandie , c'étaient des tables de pierre calcaire blanche ou jaune ; enfin, dans les régions granitiques et schisteuses, on se servait de dalles fournies par ces roches.
A partir du xve siècle, les détails d'architecture prennent encore une plus grande importance sur les pierres tombales. Quelques-unes ont des dimensions très considérables en longueur et en largeur. Il faut signaler l'usage qui s'établit, à cette époque, de former la tête, les mains, les pieds du défunt avec des pièces de marbre rapportées, quelquefois même avec du cuivre.
Les plus belles de ces dalles sont en pierre calcaire plus ou moins dure ; certaines sont en schiste tégulaire ou ardoise; d'autres, en granit. Ces dernières, dit M. de Caumont, n'ont reçu que très peu de dessins en raison de leur taille difficile.
Pendant le xvie siècle, les formes architecturales figurées sur les pierres tombales subirent les mêmes changements que celles qui étaient alors adoptées pour les édifices : le plein-cintre remplaça l'ogive dans l'arcade qui encadrait l'effigie du mort. Dans les pays où l'on était obligé d'employer le granit, les grès ou certaines roches dures, les dalles funéraires ne recurent, comme auparavant, que très peu de moulures ; on y figurait simplement en creux ou en relief une croix avec quelques attributs rappelant la profession du défunt.
Tombe, s. f. — Voy. Tombeau.
Tombeau, s. m. — Nom générique
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donné aux monuments funéraires que l'on divise en tombes, pierres tumulaires, mausolées, sépulcres, hypogées, cippes, tumuli, etc.
Ces monuments, qui témoignent de la vénération des peuples pour les morts, appartiennent à tous les temps et a tous les degrés de la civilisation, de telle sorte qu'on pourrait faire l'histoire de l'humanité à l'aide des tombeaux.
Nous nous bornerons ici à réunir les notions générales que cet objet comporte, en faisant ressortir brièvement les différences caractéristiques des tom-
beaux anciens et modernes et donnant des exemples de leurs principaux types.
Nous commencerons par l'Inde, qui semble avoir été le berceau des peuples occupant actuellement le globe. On trouve dans cette contrée des édifices cylindriques couverts d'une coupole sphérique à joints non rayonnants et auxquels on a donné les noms de topes ou stupas. Au milieu de la masse est pratiquée une tombe sépulcrale à plan carré et de faible dimension. L'ensemble est souvent couronné par quatre sphères placées en pyramides.
Fig. 3307.
Les tombeaux ou dagobas de l'île de Ceylan ont ordinairement la forme conique, sont gazonnés et recouverts ou entourés d'un mur en briques. Une construction d'aspect ovoïde les surmonte quelquefois, comme on le voit au plus célèbre de ces édifices appelé Djata- Ouana-Bama.
La Chine possède des monuments funéraires qui présentent une grande analogie avec ceux de l'Inde et que l'on désigne, suivant leur forme, sous les noms de tha (tour) et sou-tu-po (éminence).
Près des ruines de Persépolis se trou-
vent des sépultures exécutées sur une grande échelle. Les plus célèbres sont celles encore subsistantes de Naschi- Boustam que l'on appelle tombes royales, parce que les bas-reliefs et les inscriptions qui ornent les parois ont fait penser que ces tombes ont renfermé les dépouilles mortelles de Darius Nothus, d'Artaxerxès Longue-Main, d'Ochus et d'Artaxerxès Mnémon.
D'après M. Flandrin, voyageur en Perse, ces sépultures royales de Persépolis étaient ainsi disposées : deux tombes étaient creusées dans la roche vive sur la pente de la montagne qui
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forme l'enceinte du palais à Test; aucune pièce rapportée ne figurait dans leur façade ornée de lignes architecturales et de bas-reliefs, aucun escalier n'y conduisait. Le rocher, habilement taillé, présente, à sa base, un portique simulé par quatre colonnes engagées; leur chapiteaux sont formés de deux corps adossés de taureaux, supportant une corniche à denticules (fig. 3307).
Au-dessus de l'entablement, la façade se rétrécit et, dans un cadre compris entre deux parties saillantes du rocher, se trouve un grand bas-relief dont le motif paraît être la consécration de la foi au culte du feu par le souverain dont la dépouille mortelle a été déposée dans ce caveau. Tandis que la façade de ces tombeaux est richement ornée, Tintérieur est des plus simples ; c'est une chambre oblongue au fond de laquelle sont pratiquées des niches qui contenaient les sarcophages.
Le tombeau de Cyrus, placé dans l'ancienne cité de Pasagarde, était, suivant Arrien, un édifice carré, posé sur une plate-forme de pierre, contenant une petite salle dans laquelle on ne pouvait entrer que par une porte étroite et basse. Conformément aux croyances religieuses des sectateurs de Zoroastre qui ne voulaient souiller la terre ou le feu par le contact d'aucun cadavre, le cercueil d'or qui renfermait les restes de Cyrus était simplement posé sur un lit au milieu de la chambre sépulcrale. On croit avoir retrouvé récemment cet antique tombeau dans une construction de forme pyramidale, exécutée en blocs de marbre de grande dimension et conforme à la description des auteurs anciens.
Le plus célèbre des tombeaux que renferme l'Asie Mineure est celui que la reine Artémise fit élever à Halicarnasse en l'honneur de son époux, Mausole, roi de Carie. Ce monument, qui a été mis au nombre des sept merveilles du monde, prit le nom de mausolée, donné, dans la suite, aux édifices funéraires du
même genre (voy. Mausolée). Il consistait en un soubassement carré (fig.
Fig. 3308.
3308), entouré de colonnes, couronné de statues et surmonté d'une pyramide qui supportait un quadrige.
Les tombeaux des rois de Phrygie étaient taillés dans le roc. Dans la région montagneuse qu'arrose le fleuve Sangarius, une vallée qui se trouve remplie de monuments funéraires passe pour avoir été le lieu de sépulture de toute une dynastie de ces rois qui aurait porté le nom de Midas; aussi, le plus important de ces monuments est-il appelé tombeau de Midas (fig. 3309). Selon le récit de M. Texier, ce monument est sculpté sur un rocher isolé de tous les autres et présentant une surface de 400 mètres carrés environ de méandres en relief, de pilastres et d'une frise surmontée d'une espèce de fronton, orné aussi de différents ajustements de losanges, en creux et en relief.
Les monuments consacrés aux sépultures royales en Lycie étaient également taillés dans le roc.
Ces derniers souterrains ont des entrées souvent accompagnées de portiques et présentent des dispositions qui rappellent les constructions en charpente. La figure 3310 représente un des types les plus connus de ces entrées sépulcrales, et qui offre l'aspect d'un assemblage de poteaux et de traverses quadrangulaires en bois. Sur les parois sont figurés des panneaux en planches avec une série de plans qui se coupent à angle droit. La toiture est également représentée et le plafond intérieur de
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l'édifice est accusé par une série de rondins ou troncs d'arbre juxtaposés formant saillie.
Quelques tombeaux lyciens, construits à découvert, présentent cette particularité qu'ils sont surmontés de toits bom-
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Fig. 3309.
bés affectant la forme ogivale (fig. 3311);
leur construction semble également être
une imitation des ouvrages en charpente.
Près de Mylasa, l'ancienne capitale de la Carie, il est resté un tombeau très curieux, de construction toute différente ; il se compose d'un soubassement dans lequel se trouve la chambre sépulcrale, et qui est surmonté d'un édicule en forme de quadrilatère, dont chaque face est ornée de colonnes à chapiteaux décorés de feuilles d'acanthe ; les angles sont formés par quatre pilastres carrés. Cet édifice paraît remonter, tout au plus, au ne siècle de notre ère.
En Palestine, on remarque aussi des tombeaux extérieurs, notamment ceux d'Absalon et de Zacharie dans la vallée de Josaphat, reproduits par 31. de Saulcy
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dans son ouvrage intitulé : Voyage au-
Fig. 3311.
tour de la mer Morte et dans les terres bibliques.
La- figure 3312 représente l'un des monuments que Ton rencontre dans cette vallée, le tombeau d'Absalon. monolithe cubique, dont la base est taillée dans le roc et dont la partie supérieure est en maçonnerie. Celte dernière partie se compose, dit le Guide en Orient, d'un dé carré, surmonté d'un cylindre, qui se termine par un tore, figurant un énorme câble tordu ; le tout est surmonté d'une sorte de pyramide évidée en gorge et couronnée d'une touffe de palmes. La hauteur totale de l'édifice est de 16m,36 ; sa base est à demi enterrée sous les pierres que. depuis des siècles, les Juifs lancent contre la tombe maudite. Ce monument était désigné autrefois sous le nom de tom-
beau d'É-échias ; on le croit contemporain d'Hérode.
Dans la même région se trouvent les tombeaux de Josaphat,de Saint- Jacques, de Zacharie, etc., ce dernier entièrement monolithe. Bien que ces sépultures soient l'objet d'une grande vénération, il est difficile de fixer une date certaine à leur construction.
Fig. 3312.
Nous citerons enfin comme appartenant à cette même vallée de Josaphat le monument connu sous le nom de Sépulcre des rois, et qui renferme des salles carrées plus ou moins vastes, taillées dans le roc. Dans les parois de ces salles sont pratiqués des trous destinés à recevoir des cercueils. Les portes qui ferment ces chambres sont de la même pierre que la grotte, ainsi que les gonds et les pivots sur lesquels elles tournent.
Dans l'ancienne Phénicie , les seuls monuments qui subsistent sont des tombeaux. Les plus anciens semblent être
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des excavations naturelles ou artificielles offrant une ou plusieurs cham-
Fig. 3313.
bres dans lesquelles sont disposées des niches où l'on plaçait les cercueils. Les
plus récents sont des monuments de pierre de forme quadrangulaire (fig.
3313) ou cylindrique (fig. 3314) ; selon M. Renan, ce dernier édifice est un vrai chef-d'œuvre de proportion, d'élégance et de majesté ; dans la vue d'ensemble que nous en donnons ici, les parties manquantes ont été restituées par M. Thobois, l'architecte qui a accompagné M. Renan en Phénicie.
L'Egypte est le pays où la construction des tombeaux a eu la plus grande importance ; il n'y a pas, en effet, de peuple qui ait recherché avec plus de soin que les Égyptiens les moyens propres à empêcher les effets d'insalubrité causés par la dissolution des corps. On retrouve, après quelques milliers d'années, dans un parfait état de conservation, les corps qui avaient reçu les préparations usitées. On les enfermait dans des caisses ou gaines faites le plus sou-
Fig. 3314.
vent en bois et précieusement peintes ; d'autres étaient taillées en pierres dures et en marbres de toute espèce. Suivant
l'état de leur fortune ou le rang des défunts, ces sarcophages étaient placés dans des monuments de plusieurs sor-
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tes : tantôt des grottes naturelles, d'anciennes carrières , de longues galeries percées dans les rochers, des puits profonds ; tantôt de massifs monuments élevés au-dessus du sol avec une solidité dont le but était d'assurer une éternelle conservation aux dépouilles qu'ils recouvraient.
Ces derniers édifices sont désignés sous le nom de pyramides (voy. ce mot) et représentent lune des deux classes principales de tombeaux égyptiens. Ils sont très fréquemment entourés de monuments funéraires ; ainsi, des tombes très nombreuses et des puits sépulcraux disposés sur six rangées, occupent tout le terrain aux alentours de la pyramide de Mycérinus, la troisième des pyramides de Gizeh; la plupart de ces tombes paraissent à peu près contemporaines des pyramides, et plusieurs sont décorées de peintures offrant des sujets tirés des mœurs de l'ancienne Egypte.
Dans une tombe égyptienne complète, il y a une chapelle extérieure, un puits et des caveaux souterrains. (Test dans la chapelle extérieure, comprenant une ou plusieurs chambres, que s'accomplissaient les cérémonies en l'honneur des défunts. Au-dessous de la chapelle, se trouve le puits qui conduit dans le caveau mortuaire où sont disposées les momies; on y déposait des meubles, des ustensiles divers et des statuettes ; ensuite, on bouchait le puits en le remplissant de décombres, pour mettre la sépulture à l'abri de toute violation.
Les pyramides de Sakkarah et de Dashour sont entourées de tombes, comme celle de Giseh.
L'autre classe, très nombreuse, de tombeaux égyptiens, comprend les hypogées ou syringes. Ce sont des tombeaux creusés dans le flanc des montagnes et composés ordinairement de couloirs, diversement dirigés, et de plusieurs salles dont les plafonds sont soutenus par des piliers, comme le montre (fig. 331". le plan de l'un des tombeaux des célèbres hypogées de Beni-Hassan. C'est.
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une salle à peu près carrée contenant quatre piliers ou colonnes cannelées qui rappellent, par leur aspect, l'ordre dori-
Fig. 3313.
que des Grecs ; une niche sépulcrale s'ouvre dans le fond de celte chambre, qui est elle-même précédée d'un por-
Fig. 3316.
tique de deux colonnes à huit pans non creusés, ainsi que le représente la figure 3316.
Près de l'ancienne Thèbes est un vallon qui a reçu des Arabes le nom de Btban-el-Molouk, et qui renferme les
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tombeaux des Pharaons, hypogées pénétrant dans l'intérieur de la montagne, sur un plan plus ou moins incliné, mais qui va toujours en descendant.
De nos jours, ces hypogées ont été fréquemment visités et soigneusement étudiés ; on y a découvert des bas-reliefs, des peintures parfaitement conservés, représentant les usages des anciens habitants de l'Egypte.
Outre ces deux grandes classes de monuments funéraires, on compte encore, en Egypte, les nécropoles, vastes galeries souterraines où l'on empilait les corps grossièrement embaumés des gens du peuple.
Dans son exploration de la Thébaïde, M. Mariette a découvert, à Gournah, des tombes qu'il a classées en quatre catégories. « Les premières, dit-il, sont des hypogées creusés sur la déclivité des collines de l'ouest et consistant en une ou plusieurs chambres situées sur un plan horizontal et destinées à contenir des momies . . . Les tombes de la seconde sorte sont situées dans la plaine ; on bâtissait un édifice quelconque, souvent massif et de forme pyramidale; dans cette masse, on ménageait une chambre qui contenait la momie et à laquelle donnait accès une porte toujours praticable... Les tombes de la troisième sorte ont encore des chapelles extérieures, mais ces chapelles recouvrent, en un endroit ignoré, un puits vertical, qui, lui-même, aboutit à des caveaux souterrains ; après les cérémonies de l'enterrement, le puits était comblé avec du sable, de la terre et des pierres. . . Les tombes de la quatrième sorte sont les plus simples ; dans le sol pierreux de la plaine, on faisait un trou de quelques mètres de profondeur ; on descendait le cercueil dans ce trou, qui était ensuite rebouché. . . Ainsi, les quatre sortes de tombes peuvent se réduire à deux : celles dont les momies étaient accessibles en tout temps..., et celles dont les momies, après les funérailles, étaient pour jamais cachées à tous les yeux. »
Il y avait aussi, en Egypte, des nécropoles ou des tombes particulières pour les animaux sacrés tels que les crocodiles, les ibis, les apis, etc.
Les Grecs ne déployèrent pas dans la construction des tombeaux le même luxe que les Égyptiens et certains peuples de l'Asie, ce qui tient à la nature du gouvernement populaire, à certaines lois somptuaires, et surtout au peu de richesse des petits États qui se partageaient cette contrée.
Les tombes étaient rarement tolérées dans l'intérieur des villes ; on les plaçait ordinairement au bord des routes et près des portes des cités.
Dans le principe, les monuments consacrés à la sépulture furent d'une grande simplicité : c'étaient ordinairement des tumuli en terre, de dimensions plus ou moins considérables, où l'on déposait l'urne cinéraire, qu'on entourait d'un mur et qu'on surmontait d'une stèle ou d'une colonne commémorative. Quelques-uns étaient creusés dans les rochers, comme les hypogées égyptiens, dont ils n'avaient cependant pas les dimensions; l'entrée en était décorée d'une porte très simple et d'un petit portique d'ordre ionique.
D'autres monuments funèbres présentaient un aspect tout différent. Selon Pausanias, les Sicyoniens creusaient une fosse pour y déposer le cercueil qu'ils recouvraient ensuite de terre; ils élevaient au-dessus un édicule porlé sur quatre colonnes et surmonté d'un toit comme un temple.
Certaines sépultures, comme le tombeau de Théron (fig. 3317) (1), à Agrigente, ont l'aspect de constructions massives composées d'un soubassement et d'un étage décoré de colonnes. Dans l'édifice que nous venons de citer, une porte en pierre est figurée sur chacune des faces de l'étage principal, symbole de l'immobilité qui accompagne la mort. On peut noter, comme particularité, celle que
(1) P. Chabat, Fiagments d'architecture.
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olo —
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présente un entablement dorique superposé à des colonnes ioniques. Quant à la manière dont ce monument était terminé, les archéologues ne sont nulle-
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Fig. 3317.
ment d'accord; les uns supposent une pyramide, les autres un toit à deux versants ; quelques-uns n'admettent ni toit, ni pyramide.
Un grand nombre de tombeaux formaient des constructions moins importantes, mais que l'on peut mettre au rang des productions les plus remarquables de l'art grec. Ce sont de petits monuments ayant l'aspect de cippes (voy. ce mot) ornés de bas-reliefs représentant des personnages ou les instruments habituels du défunt. C'étaient souvent de minces dalles de marbre de forme rectangulaire portant une inscription commémorative et couronnées de palmes d'une admirable exécution.
Enfin, les tombeaux macédoniens présentaient une disposition spéciale ; ceux que M. Heuzey a découverts sont des
chambres taillées dans le flanc des collines et qui contiennent non pas des sarcophages creusés pour enfermer un corps, mais des massifs pleins, imitant la forme d'un lit.
Dans l'Italie méridionale ou Grande- Grèce, les tombeaux ou sarcophages que l'on a découverts sont rangés souvent à plusieurs étages, les uns sur les autres, dans des espaces creusés exprès et recouverts de dalles formant toit. A côté du mort ou suspendus au mur avec des clous de bronze, on plaçait des vases peints de formes et de grandeurs diverses.
Dans l'Italie centrale et plus particulièrement chez les Étrusques, les tombeaux peuvent se classer en deux catégories bien distinctes : l'une comprenant les monuments élevés audessus du sol, en forme de pyramide ou
Fig. 3318.
de tour ronde ou carrée, sous lesquels cependant il existait souvent des excavations plus ou moins étendues; l'autre renfermant les monuments funéraires creusés au-dessous du sol, tels que ceux de Quasi, Faléries, Volterra, Castel d'Asso, Corneto, etc.
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C'est à celte dernière catégorie qu'appartient le tombeau découvert près de Volterra et dont la figure 3318 représente le plan à l'échelle de 0m,007o pour mètre. Sur les gradins circulaires ménagés dans cet édifice, on a trouvé un grand nombre d'urnes funéraires accompagnées d'armures en métal et de vases en terre cuite et en bronze.
Les tombeaux étrusques considérés comme les plus anciens sont ceux qui sont creusés dans le flanc des rochers et qui n'ont d'apparent que la façade.
Tels sont les tombeaux de Castel d'Asso.
C'est dans ces édifices que l'on trouve la forme en alticurge donnée aux baies
Fig. 3319.
(fig. 3319), forme regardée comme un indice des rapports qui lient l'art grec et l'art étrusque.
L'ancienne Cœré est un des points de l'Élrurie où Ton trouve les tombeaux les plus intéressants. Ces monuments offrent, dans la plupart des cas, de grandes chambres autour desquelles
sont disposées des urnes et des sarcophages et dont les murailles sont recouvertes de peintures, comme on le voit sur la figure 3320. Les sujets disposés sur ces parois représentent soit
Fig. 3320.
les jeux ou les combats accompagnant les cérémonies funèbres, soit des sacrifices offerts pour le repos de l'âme du défunt, ou bien même des images licencieuses offrant le spectacle des délices promises dans l'autre vie.
Quant aux tumuli et aux constructions élevées sur la dépouille des morts, leurs dimensions étaient parfois considérables. Le tombeau de Porsenna (tig.
3321 ) consistait en un soubassement
Fig. 3321.
construit en belles pierres d'appareil et qui avait 16 mètres de hauteur sur 300 pieds romains de côté (1). A l'inté-
(1) Daniel Ramée, Histoire générale Je l'architecture.
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rieur de ce monument, se trouvait un labyrinthe formé d'une multitude de corridors et de chambres. Enfin, sur ce soubassement, s'élevaient trois terrasses en retraite, la supérieure portant cinq grandes pyramides, une au centre et quatre aux angles. Au-dessus, s'élevait un toit conique qui formait le soubassement de cinq autres pyramides de plus petite dimension.
Les Romains ont eu pour maîtres les Étrusques d'abord, les Grecs ensuite, et leurs sépultures, qui se ressentaient de cette double influence, présentent des formes très diverses : tumuli, pyramides, édicules décorés de pilastres ou
de colonnes, hypogées, sarcophages, stèles avec ou sans figures, etc.
Le tumulus semble avoir été la disposition primitivement adoptée ; on la retrouve, du reste, dans les monuments funèbres ou mausolées d'Auguste et d'Adrien (voy. Mausolée).
A la même catégorie que les tumuli appartiennent les tombeaux qui ont la forme de tours exécutées en maçonnerie, comme le monument funéraire de Cécilia Métella. Ce mausolée a 26 mètres de diamètre ; il présente, à l'extérieur, une masse imposante, construite en travertin; une frise en marbre décore la partie supérieure. On croit gé-
Fig. 3322.
néralement que le dessus de l'édifice était recouvert par une plantation de cyprès ; d'autres archéologues estiment que le monument était surmonté d'une coupole ; à l'intérieur, il y a une salle ronde, en forme de pain de sucre (fig. 3322), dont le sommet est maintenant a découvert.
La forme de cippe , fréquemment adoptée, se retrouve dans les noraghes de la Sardaigne, constructions sur l'origine desquelles les archéologues ne sont pas d'accord.
La pyramide triangulaire se rencontre aussi, par exemple dans le tombeau de Caïus Sextius, près de la porte d'Ostie à Rome.
On trouve même des hypogées tels que celui qui formait le tombeau de la famille des Scipions et qui était creusé dans une petite colline séparant la voie Appienne de la voie Latine. Cette excavation renfermait un sarcophage en pierre où était déposé le corps de Scipion Barbatus.
La voie Appienne en particulier, la
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voie dite des Tombeaux, à Pompéi, nous offrent d'autres exemples de sarcophages, dont la plupart, exécutés en marbre blanc, sont placés sur des socles plus ou moins élevés et recouverts de dalles plates, bombées ou en forme de toits à deux égouts ; les angles sont décorés de palmettes ou de figures ; les faces verticales sont ornées de sculptures.
Nous citerons le tombeau de Sénèque, représenté par la figure 3323, qui est un essai de restauration du monument, d'après Canina. Ce dernier avait, à cet effet, réuni le bas-relief qui servait de décoration à la partie supérieure avec les masques placés aux extrémités ; un fragment du bas-relief qui devait orner
Fig. 3323.
l'un des côtés du sarcophage ; une tête qui fut trouvée parmi les débris du monument, que Ton pense être celle de Sénèque et qui devait être placée sur la face antérieure. La scène représentée sur l'un des côtés est la mort du fils de Crésus, tué par Adraste, qui lui porte le coup destiné à un sanglier.
En parlant du mausolée d'Auguste, Strabon nous apprend que lorsqu'on entrait dans Rome du côté où sont situés les restes de ce monument funéraire, il y avait là comme une sorte de nécropole où les tombeaux étaient si multipliés, qu'on prenait de loin cette ville des morts pour la ville même de
Rome. Il ne reste aujourd'hui sur ce vaste emplacement aucun vestige qui rappelle l'existence de cet immense cimetière. Cependant, Rome a conservé assez de ces monuments dans son enceinte et dans ses environs pour qu'on puisse y recueillir des exemples de toutes les espèces de tombeaux qu'on voit ailleurs.
Toutes les voies romaines, aux approches de la ville, paraissent avoir été bordées de monuments sépulcraux, dont l'architecture varia les formes à l'infini. Tantôt un énorme sarcophage s'élevait sur un très haut soubassement, comme celui qu'on appelle, sur la voie Flaminienne : tombeau d'un affranchi de Néron ; tantôt des masses carrées, ornées de bas-reliefs sur leurs faces, étaient posées sur des piédestaux qui devaient se terminer par les statues des personnages renfermés dans la chambre sépulcrale du soubassement, ou dans un local souterrain.
Les Romains ont, de plus, emprunté aux Grecs les stèles funéraires avec palmes et portant, les unes des basreliefs, les autres des niches dans lesquelles on voit le buste du défunt.
Enfin , les urnes cinéraires , aux formes les plus variées, sont très nombreuses et exécutées en marbre , en pierre ou en terre cuite. Ces urnes étaient placées dans des salles souterraines, dont les parois étaient ,' percées de plusieurs rangs de petites niches superposées. Ces monuments, appelés columbaria, étaient soigneusement fermés, inaccessibles à toute curiosité et cependant ornés de toutes les délicatesses des ornements tant en peintures qu'en stucs. C'est le soin avec lequel on fermait les columbaria qui a permis à un certain nombre de ces tombeaux de parvenir jusqu'à nous , remarquablement conservés.
En dehors de l'Italie, certaines régions de l'ancien empire romain possèdent encore quelques tombeaux intéressants.
Nous citerons le tombeau de Saint-Rémi,
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près d'Arles, qui est très bien conservé et qui forme une sorte de pyramide composée de trois ordonnances ; un tombeau romain, situé près de Tarragone, et qu'on désigne ordinairement sous le nom de tombeau des Scipions, sans que cette appellation soit fondée sur aucun document sérieux ; le tombeau d'Igel, construit sur la route de Luxembourg à Trêves , obélisque à quatre pans, construit en grès rouge,
haut de 26 mètres, et dont chaque face, divisée en trois parties, présente un soubassement, un étage décoré de pilastres supportant un entablement complet et un attique qui sert de base au fronton et au toit qui le surmonte.
Dans les tombeaux gallo-romains, on trouve une grande quantité d'objets. La figure 3324 montre la coupe d'une sépulture gallo-romaine découverte près de la ville de Saint-Médard-des-Prés,
Fig. 3324.
en Vendée, par M. Benjamin Fillon. On y voit très bien la place qu'occupaient les urnes et les vases funéraires auprès du défunt, dont le corps est couché dans sa bière.
Ici se termine la nomenclature des tombeaux anciens, dans lesquels le caractère qui paraît dominer est celui d'édifices qui ne doivent éveiller dans l'esprit de l'observateur aucune idée funèbre, la mort se présentant plutôt comme une continuation de la vie dans d'heureuses conditions. Tout autre fut le sentiment qui domina dans les œuvres sépulturales des premiers chrétiens ; les adeptes du nouveau culte opposèrent à l'idée des plaisirs sensuels et des vanités mondaines celles de la damnation et de la décomposition cadavérique.
C'est dans les catacombes de Rome qu'il faut aller chercher les premières sépultures chrétiennes. Ce sont des niches allongées creusées dans les parois des corridors et des cryptes et fermées par des tablettes de marbre.
La figure 3325 (1) présente une de ces tombes avec la dalle qui la clôt et sur laquelle on voit gravés une épitaphe et quatre des symboles chrétiens les plus
(1] Abbé Marligny, Antiquités chrétiennes.
usités : le monogramme du Christ,
CYRIAŒDVLCÏbllMfo DEPOSlLfc III PAGE ,VIXrT.AITIIOSXXXV IDIBV3 /MARTI IS
Fig. 3325.
l'ancre, la colombe avec une branche d'olivier au bec, et enfin la palme.
Pour fermer hermétiquement le loculus et de manière à intercepter toute
Fig. 3326.
odeur de putréfaction, cette niche était quelquefois close par des briques cimentées avec de la chaux (fig. 3326). Le vase que Ton voit scellé à l'une des extrémités de la figure était un vase de sang et servait à indiquer la tombe d'un martyr,
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Enfin, la figure 3327 montre un loculus avec deux briques enlevées et laisse voir l'intérieur avec le cadavre.
Pig. 3327.
Vers la fin de l'empire, les chrétiens, pouvant pratiquer leur culte au grand jour, construisirent des tombeaux dont la forme la plus ordinaire fut, depuis Constantin, la forme circulaire. L'église du Saint -Sépulcre, à Jérusalem, est l'édifice de ce genre le plus remarquable qui ait été élevé à cette époque.
Toutefois, il serait assez difficile de suivre l'histoire des tombeaux construits dans les bas-siècles de l'empire. Rien de plus incertain que les traditions établies par l'ignorance de ces temps sur un grand nombre de ruines, dépouillées de tous les caractères qui pourraient faire reconnaître leur ancienne destination. Seul, le tombeau de Théodoric, à Ravenne, semble être un souvenir de l'antiquité romaine.
Après l'entière destruction du monde romain, les églises chrétiennes devinrent insensiblement, dans leurs souterrains ou cryptes et dans les emplacements consacrés ou cimetières qui les entouraient, des lieux de sépulture particulière et publique.
Les tombes primitives de l'ancienne France du v° au ixc siècle ne furent, pour la plupart, que de simples auges en pierre. On distingue toutefois, dans la période mérovingienne, les tombeaux apparents, c'est-à-dire restés visibles et ornés de sculptures, et les tombeaux non apparents, beaucoup plus nombreux, mais simplement composés d'un cercueil dépourvu, en général, de toute ornementation et toujours enfoui sous le sol.
Les tombeaux apparents durent, à l'origine, être placés à découvert soit dans les cimetières, soit sous de petits édicules, soit dans les églises et les chapelles, ou bien encore sous des arcades, dans des cryptes ou des caveaux funéraires. Les plus remarquables sont des sarcophages en marbre décorés souvent de personnages en bas-reliefs et de moulures. Le midi de la France offre de nombreux exemples de ces tombeaux.
Les principaux sujets reproduits par les sculptures ont rapport à l'histoire du Christ ou sont puisés dans les traditions bibliques. On y trouve également les sujets emblématiques symbolisés par les Pères de l'Église, comme les palmiers chargés de fruits, les agneaux, les colombes, le monogramme du Christ, la couronne, signe funéraire de la plus haute antiquité.
M. de Caumont rapporte que les chrétiens des premiers siècles ont aussi utilisé pour les tombeaux les débris des monuments romains.
Une forme fréquemment employée
Fig. 3328.
était celle d'auges plus larges du côté
de la tête que du côté des pieds, et re-
TOMBEAU
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couvertes de pierres plates ou en forme de toits à double pente. Ces formes subsistèrent jusqu'au xu9 siècle. La figure 3328 montre un tombeau recouvert d'une dalle plate; la figure 3329, un tombeau avec la pierre de recouvrement en dos d'âne, tous deux provenant de l'église Saint-Gilles (Gard). Le même édifice renferme des cercueils placés
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Fi?. 3330.
dans des arcades pratiquées dans les murs (fig. 3330), usage fréquemment adopté à cette époque. D'autres tom-
Fig. 3331.
beaux étaient posés sur des colonnetles ou des supports en maçonnerie (fig.
Dès le xie siècle, et peut-être même avant, on commença à placer des statues sur les tombeaux ; mais cet usage ne devint général qu'un siècle plus tard. A la même époque, les pierres tombales
ou dalles recouvrant les cercueils enfouis dans le sol reçurent une ornementation des plus riches (voy. Tombale).
Au xnie siècle, les tombeaux présentent les trois types principaux que nous venons d'examiner dans les sépultures des siècles précédents :
1° Les tombeaux avec arcades pratiquées dans les murs ou adossées contre eux :
2° Les tombeaux isolés ;
3° Les grandes dalles historiées, incrustées dans le pavé des églises.
L'image du défunt est reproduite en relief sur les tombes abritées sous des arcades et sur les tombes isolées ; elle est gravée sur les pierres tombales.
Quelquefois, on a coulé en bronze les statues destinées à recouvrir les cercueils , mais les sépultures enfoncées sous le pave des églises sont beaucoup plus nombreuses pendant ce siècle que les monuments élevés hors de terre.
Au siècle suivant, les mêmes usages subsistent pour les tombeaux, qui ne diffèrent de ceux du xme que par la manière dont les ornements sont traités.
Les tombeaux du xv9 siècle , aussi bien ceux qui sont placés sous des arcades que les tombes isolées, offrent une grande richesse de détails architectoniques. Toutefois, les monuments en pierre élevés à ciel ouvert dans les cimetières sont beaucoup plus simples ; ils sont disposés de manière à favoriser l'écoulement des eaux et taillés en forme de toits.
L'époque de la Renaissance amena la représentation de la vie sur les tombeaux par des personnages, accompagnée de l'idée ou des emblèmes de la mort. Ainsi, à partir du xvie siècle, on figura quelquefois le défunt à genoux ; on cite, comme exemples de cette disposition , les tombeaux des cardinaux d'Amboise dans la cathédrale de Rouen, de Louis XII et d'Anne de Bretagne, ainsi que de François Ier et de Henri II, à Saint-Denis.
Dans certains monuments funéraires,
TOMBEAU
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le personnage est représenté dans la position la plus conforme à sa carrière et à ses habitudes ; mais alors, et c'est ce qui s'observe du reste dans plusieurs des tombeaux que nous venons de citer, le cadavre couché est placé au-dessous reposant sur le sarcophage. Tel est le tombeau élevé au sire Louis de Brézé, dans la cathédrale de Rouen. Le cadavre presque nu est couché sur un sarcophage de marbre presque noir ; à ses pieds est une statue de la Vierge ; derrière sa tête, la veuve éplorée esta genoux, en prières ; le guerrier à cheval, armé de pied en cap, domine la composition.
Fig. 3332.
On trouve en Italie un grand nombre de monuments de ce genre. Nous citerons les tombeaux d'Arvenghieri, cé-
lèbre professeur de droit, mort en 1374 à Sienne; de Guido Tarlati, évêque d'Arezzo ; de Pierre Noceto , exécuté par Civitali dans la basilique de Saint- Martin à Lucques. Nous donnons (fig.
3332) une élévation de ce tombeau , composé d'une niche élevée sur un double socle ; sur le second socle est placé le sarcophage que surmonte le lit funéraire et la figure couchée du défunt ; au-dessus de l'entablement, dans l'intérieur d'un arc demi-circulaire est un grand médaillon avec la Vierge et l'enfant Jésus.
Le xvne siècle introduisit un nouveau genre de tombeaux composés de la statue du défunt et d'un sarcophage accompagné de figures allégoriques ; tels sont les tombeaux de Colbert et de Mazarin.
De nos jours, l'architecture des tombeaux dépend du caprice de l'artiste et de son talent. On y remarque fréquemment l'imitation de formes grecques et romaines.
Nous ne terminerons pas cette étude
Fig. 3333.
sans dire quelques mots sur les sépultures arabes. Les formes en sont di-
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